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POLITIQUE EN PACA & POLICY IN THE WORLD in English, French and Italian 0632173633 - diaconesco@gmail.com

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21 juillet 2026

L'IMMOBLIER VA-T-IL MOURIR COMPLETEMENT EN FRANCE OU  REPARTIR APRES LE DEPART  DE MACRON EN 2027 ?

 

L'IMMOBLIER VA-T-IL MOURIR

 

COMPLETEMENT EN FRANCE OU 

 

REPARTIR APRES LE DEPART  DE

 

MACRON EN 2027 ?

 

Pourquoi le marché immobilier est-il bloqué ?

Editorial de Charles SANNAT

 

Nous le savons tous et nous avons compris comment les gouvernements successifs ont réussi à détruire ce marché.

Il aura fallu 8 ans au président Macron pour atteindre ce résultat "brillant", lui, qui lors de sa première campagne électorale disait haut et fort qu'il fallait devenir une start-up nation et qu'il fallait taxer l'improductif à commencer par l'immobilier.


Taxer l'improductif comme l'immobilier. Tout part de là !

Sa première mesure fut la suppression de l'ISF pour le remplacer par l'IFI pesant uniquement sur l'immobilier. Au bout de 10 ans, de DPE et de quelques contraintes en plus voici le pays confronté à sa plus grande crise du logement depuis... 50 ans. Brillant. Vraiment. Pourtant, c'est au son du canon que se font les meilleures affaires.

Mais avant listons les raisons principales de ce naufrage !

 

  • Fiscalité très élevée (revenus fonciers imposés à l’IRPP + 17.2 % de CSG/CRDS).
  •  L’encadrement des loyers.
  •  Le permis de louer.
  •  Les interdictions de louer (DPE, décence énergétique, minimum de surface etc).
  •  Les normes de construction de plus en plus coûteuses.
  •  Les interdictions contradictoires imposées par les différentes lois (DPE d’un côté contre ABF de l’autre).
  • Taux d’intérêt plus élevés (emprunt à plus de 3 %).
  •  Effondrement de la capacité d’achat. 1 % de taux en plus, c’est 8 % de pouvoir d’achat en moins !
  •  Verrou du HCSF, 35 % de taux d’endettement sur 25 ans max.
  •  Fin de la défiscalisation Pinel (allègement de la fiscalité confiscatoire).
  •  Hausse vertigineuse de la taxe foncière.
  •  Peur des impayés et complexité des relations avec les locataires (inexpulsables).
  •  IFI (impôt sur la fortune immobilière) vient taxer la valeur du patrimoine immobilier réduisant encore la rentabilité et le rendement du patrimoine détenu.

Faut-il investir ou fuir ?

Voici la principale question qui se pose à chacune et chacun de vous, à chacun de nous, et l'achat immobilier est généralement celui d'une vie, c'est celui que l'on fait avec un crédit sur 20 ou 25 ans, l'immobilier représente également 80 à 90% du patrimoine des Français. C'est le choix patrimonial le plus significatif. 

Alors faut-il acheter ou fuir ?

Disons que c'est au son du canon que l'on fait les meilleures affaires même si cela peut sembler stressant quand tout le monde doute. Personne ne doutait quand les prix étaient à plus de 12 000 euros le m² à Paris, mais à 8 000, "Tout le monde" à peur. 

Disons aussi qu'il n'y a plus un marché immobilier mais des marchés immobiliers, le marché de Paris, de l'Ile de France, des banlieues belles et nettement moins belles, il y a le marché des grandes métropoles ou encore celui des petites villes moyennes, avec ou sans train, très loin ou proches des centres urbains majeurs, il y a le marché des passoires thermiques et demain celui des bouilloires. 

Disons qu'il y a la problématique de l'achat de sa résidence principale ou... d'un investissement locatif. 

Disons qu'il y a aussi avec l'immobilier la possibilité d'acheter avec de l'argent que l'on n'a pas (le crédit de la banque) un bien qui sera remboursé par le loyer versé par le locataire. L'immobilier est le seul actif à effet de levier à votre disposition et avec lequel VOUS pouvez créer du patrimoine avec l'argent des autres. Plus les prix baissent, plus les opérations sont rentables pour l'investisseur. 

Alors, faut-il acheter ou fuir ? Cela va dépendre de très nombreux éléments de réflexion et des nouvelles tendances 2026. 

 



C'est la raison pour laquelle je consacre tout un dossier STRATEGIES à ce sujet. Un dossier intitulé " Immobilier. Les nouvelles tendances 2026". Votre dossier est disponible en téléchargement dans vos espaces lecteurs. Pour celles et ceux qui ne sont pas encore abonnés vous pouvez cliquer sur le gros bouton rouge ci-dessous. J'en profite enfin pour vous rappeler que tout abonnement permet d'accéder à l'ensemble des dossiers déjà édités afin de pouvoir profiter de dizaines de dossiers et de centaines de pages d'analyses et de conseils. 

Je souhaite d'excellentes vacances à tous ceux qui y sont, à ceux qui vont y être et un bon repos à ceux qui ne pourront pas partir. 

Amicalement. 

Charles SANNAT

La Côte d'Azur et la ville de Nice sont les meilleurs lieux géographiques pour les placements en matière immobilière en FRANCE !

 

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8 juillet 2026

« Les pompiers sans camion pendant les feux à cause… de l’AdBlue qu’il faut remplir ou qui ne marche plus »

 

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Tous les propriétaires de voitures avec AdBlue savent que ce nouveau système antipollution est infernal en gestion pour ceux qui ont besoin de pouvoir compter sur leur voiture car c’est évidemment générateur de pannes dès que la sonde a un problème et signale une erreur plus ou moins juste. Cela bloque tout simplement le véhicule qui ne peut pas démarrer.

 

Le problème c’est que c’est la même chose pour les camions pompiers (tous) qui sont soumis aux mêmes normes. Résultat ? Pendant les feux de forêts il faut retirer des camions du front pour aller faire le plein d’AdBlue ou pour réparer les systèmes AdBlue qui sont en panne ce qui est hélas trop courant et pose de vrais problèmes opérationnels aux pompiers en opérations.

 

Je vous laisse imaginer le bazar quand on exigera des pompiers des camions électriques à faible autonomie et qu’il faudra recharger… en pleine forêt, ou encore quand on imposera au char de la future armée européenne de faire des guerres sales pour les hommes qu’il faut tuer, mais propre pour l’environnement avec soi des chars à batterie soit des chars avec AdBlue…

 

 

LE PROBLEME N'EST PAS L'ERREUR.

 

LE PROBLEME C'EST LE TEMPS DE CORRECTION !

 

Que celui qui n’a jamais fait une seule erreur dans sa vie jette la première pierre. Je ne serai pas celui-là. Je n’ai aucun problème avec les erreurs. Seuls ceux qui ne font rien, n’essaient rien, ne tentent rien, et passent à côté de toute la richesse de la vie peuvent se targuer de ne pas faire d’erreur.

 

Je n’ai aucune animosité à l’égard de l’action publique quand elle fait des âneries sauf dans deux cas de figure.

 

Le premier c’est quand les effets secondaires sont évidents et prévisibles, qu’ils sont prévus et annoncés et que nos mamamouchis par idéologie foncent dans le mur que tout le monde leur a montré. Pensez au logement, aux DPE et à la crise immobilière parfaitement prévisible. Il faut être soit très bête soit très idéologue pour arriver à ce résultat et ils y sont parvenus avec un succès incroyable…

 

Le deuxième c’est lorsque l’ânerie devient évidente et qu’il leur faut des années avant de le reconnaître et de corriger les effets négatifs de leurs propres décisions, et là, disons-le nous avons des champions du monde. Imaginez une France où l’on prend une décision et où, très rapidement, les remontées du terrain font état de mauvais résultats… dans un monde normal « ON » corrigerait aussitôt ses âneries. Mais pas en France. Nos énarques et nos dirigeants sont « infaillibles ». Ils ne se trompent jamais.

 

Article 1, un mamamouchi (quel que soit son niveau de maire, à député jusqu’ à ministre ou président) a toujours raison.

 

Article 2, lorsqu’un mamamouchi a tort se reporter à l’article 1.

 

Article 3, quand la réalité montre un échec, ce n’est pas la mamamouchi qui a tort, c’est la réalité qui se trompe.

 

Et vous avez là, résumé sous la forme d’un règlement politique intérieur de 3 articles le drame notre pays.

 

Le problème c’est que tout accélère. Le monde accélère et l’action publique doit accéler aussi.

 

Se tromper est admissible. Sincèrement. Mais ne pas corriger rapidement, voilà le vrai problème.

 

C’est cette culture de l’infaillibilité en politique et de l’échec qu’il va falloir totalement changer, parce que diriger sans commettre d’erreur dans un monde de plus en plus complexe sera de plus en plus difficile.

 

Mais dans ce que je dis, en réalité il n’y a rien de nouveau…

... errare humanum est… perseverare diabolicum.

 

L’erreur est humaine mais persévérer (dans l’erreur) est diabolique.

 

Ce n’est pas de moi.

 

Cette locution latine est attribuée parfois à Sénèque… il y a 2 000 ans, mais en réalité existait déjà avant !

 

Afuera.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

7 juillet 2026

 

« Chaos chez Lidl, ce serait à cause du marketing ciblant les gentils pauvres ! »

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 6 Juil 2026 | A la uneDéveloppement Personnel | 26 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Comme vous le savez le marketing et la publicité cela ne marche pas sur moi, ni sur vous, c’est pour cela que les marques et les entreprises dépensent des centaines de milliards chaque année pour en faire toujours plus ! Bien évidemment que le marketing et la publicité fonctionnent et vous en êtes tous les victimes souvent inconscientes d’ailleurs. Quand on est « riche » on se précipite faire la queue devant un Apple Store de bobo pour acheter le dernier « i-truc » qu’il faut absolument avoir quand on est un geek à la pointe du modernisme. Quand on est « pauvre » on se retrouve dans une émeute de la climatisation chez Lidl pour un pauvre ventilo pour améliorer le quotidien.

Est-ce que Lidl est coupable de son marketing ? Sans aucun doute. Bien peu de climatiseurs, beaucoup de ventilateurs, un stock limité annoncé à l’avance comme pour les « i-trucs » d’ailleurs, un prix « bas » donc attractif.

Méchants riches ou gentils pauvres, en réalité nous sommes tous les victimes des techniques marketing qui utilisent désormais les neurosciences et vous connaissez mon point de vue, j’interdirais la publicité si j’étais président, ce qui, rassurez-vous n’arrivera jamais ! La publicité avec ses raffinements actuels entraîne une aliénation terrifiante faisant augmenter significativement la frustration, et l’impression de malheur sans la possession ce qui conduit des millions de gens à acheter des bidules dont ils n’ont pas besoin avec de l’argent qu’ils n’ont pas ou qui va leur manquer ce qui les fragilise et les appauvrit.

Le signalement de la député écologiste est donc assez logique.

Publicité mensongère, tensions « organisées » … Après les cohues dans des Lidl, la députée écologiste Delphine Batho fait un signalement contre l’enseigne https://t.co/14Hf6AGTPQ

— BFM Business (@bfmbusiness) July 4, 2026

De son côté Anasse KAZIB, notre cheminot marxiste du syndicat Sud y voit « ni plus ni moins qu’une « humiliation de classe » : l’organisation consciente d’une opération commerciale créant les conditions de la cohue, afin de générer des images spectaculaires qui ridiculisent, une fois de plus, les classes populaires.

Car oui, ce ne sont pas les catégories les plus aisées, les cadres supérieurs ou les dirigeants qui font la queue dès 5 heures du matin devant un Lidl pour acheter un climatiseur à 170 €. Ceux qui disposent de revenus confortables sont déjà équipés ou peuvent faire installer une climatisation de qualité par un professionnel, sans attendre des heures devant un magasin, simplement en sortant leur carte bancaire.

La responsabilité est donc celle de l’enseigne. Pendant des jours, Lidl a orchestré une campagne publicitaire massive autour de cette offre, avant de ne mettre en vente qu’un nombre dérisoire de climatiseurs face à une demande prévisible de plusieurs centaines de personnes. Beaucoup n’ont pas fermé l’œil de la nuit dans l’espoir d’en obtenir un.

Et pourquoi ? Parce que beaucoup ont souffert de la chaleur. Parce qu’ils redoutent de passer l’été dans des appartements transformés en fours. Parce qu’ils vivent avec de faibles revenus, qu’ils ont des enfants en bas âge, des personnes âgées ou malades à leur charge, et qu’ils voyaient dans cette promotion une rare occasion d’améliorer un peu leur quotidien ».

 

🔴 [Billet Lidl] La bien-pensance et la belle vertu voudraient que l’on se moque des scènes survenues chez Lidl et que l’on condamne ceux qui y ont participé.

La réalité est pourtant tout autre. Ce que nous avons vu ce matin dans plusieurs magasins Lidl n’est ni plus ni moins… https://t.co/PRoFGttXpv

— Anasse Kazib (@AnasseKazib) July 2, 2026

On ne peut pas donner totalement tort au camarade Anasse sur certains points mais la vision purement lutte des classes est à mon sens erronée car les gentils pauvres des classes populaires défendus par notre aimable marxiste sont aussi des capitalistes comme les autres et…

Revendent leur climatiseur arraché des mains d’autres gentils pauvres sur Leboncoin toujours emballés à des prix prohibitifs faisant une forte marge et essayant de profiter de la chaleur, de la canicule et du besoin de frais pour faire de la mauvaise « marge ». Les prix « d’occasion » sont désormais a minima 2 fois plus cher que le prix de vente en magasin et le x3 est courant. Comme quoi les gentils pauvres restent avant tout des agents économiques aussi rationnels que… malins, faisant avec le jeu et les cartes qu’ils ont en mains.

 

Quant aux représentants des gentils pauvres dont ils font leurs fonds de commerce politique et je pense particulièrement au maire de Paris bien de gauche qui aime tant les pauvres, il ne veut surtout pas les climatiser et souhaite les voir continuer à mourir de chaud en toute pauvreté…

– ête-vous pour ou contre que les Parisiens s’équipent de climatisation dans leur logement
– la réponse est non, je suis contre. pic.twitter.com/xDND1SF6gj

— Enzo Morel (@mtwit75) July 5, 2026

 

La leçon est donc toujours la même.

N’attendez pas la permission de nos mamamouchis encore moins leur permission « morale ».

N’attendez pas l’hiver pour le chauffage ou l’été pour installer la climatisation et anticipez.

Enfin, protégez-vous du marketing, de la publicité et de manière générale de la consommation, puisque l’on veut nous réduire à l’état de simple consommateur et de K€ sur pattes dont le jeu consiste juste à faire tomber l’argent de nos porte-monnaie.

Je le dis à mes enfants. L’argent ne tombe pas du ciel, il tombe des poches des pauvres (et nous sommes tous le pauvre de quelqu’un) alors ne soyez pas de ceux dont on vide les poches.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

6 juillet 2026

 

IV- IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE ( SUITE )

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 24

LE RETOUR A LA PAIX

Ce conflit s’achève sans réel vainqueur sur le plan militaire. Les belligérants sont tous épuisés, ruinés et saignés à blanc. Quand l’Allemagne demande l’armistice le 11 novembre 1918, ses troupes sont en France et en Belgique, le « Vater land » est inviolé. C’est d’ailleurs là-dessus qu’HITLER

basera sa propagande avec le mythe du coup de poignard dans le dos.  Cette guerre a sonné le glas de l’hégémonie Européenne. La chute de trois empires et la victoire des démocraties, voit l’émergence des Etats-Unis et l’apparition de deux systèmes économiques opposés. Le vieil équilibre monétaire est à jamais déréglé par l’inflation. La mobilisation en France et dans le Comté avait frappé majoritairement les populations rurales. Des cantons comme : Guillaumes ou saint Martin-de-Vésubie perdent près de 20% de leurs habitants, ce qui accélère le dépeuplement de l’arrière-pays. Après la paix certains villages ou hameaux, ne retrouveront pas leur démographie et l’agriculture en pâtira. Des familles entières ont été décimées et il suffit de lire les trop longues listes de noms des monuments pour s’en convaincre. Des villages comme Sospel, voient près du tiers des hommes mobilisés mourir sur les champs de bataille. Durant toutes les hostilités, l’Eclaireur de Nice publie un supplément hebdomadaire : « Bulletin des hôpitaux de Nice et de la région » qui rend compte des morts au combat ou suite à leurs blessures. Des poèmes et des nouvelles entretiennent la fibre patriotique. La ville de Nice va éditer le livre d’or de la guerre. Ce dernier consacrera une fiche biographique pour chacun des 3655 Niçois morts durant ce conflit. La municipalité reprend la suggestion de monsieur Louis Martiny qui en janvier 1915, demandait un monument pour les morts de la guerre. L’éclaireur publie la séance du conseil municipal du 23 novembre 1917 qui décide l’apposition d’une plaque au 12 quai Rauba Capeu. Cette dernière sera inaugurée le 26 janvier 1918. Le 31 décembre 1918 sur le rapport du conseiller municipal Jules Febvre, la municipalité lance un concours sur un projet de monument aux morts, qui sera érigé à Rauba Capeu, au pied de la colline du château. En attendant, pour le premier anniversaire de l’armistice, un cénotaphe est installé. Il sera déplacé place Bellevue, près de la statue de Charles Félix

quand les travaux du monument commenceront. Le monument définitif est inauguré le 29 janvier 1928 par le maire Alexandre MARI 

en présence du maréchal Foch. Chaque village du Comté élèvera à ses fils un monument ou une stèle, afin que leur sacrifice reste un exemple pour les générations futures.  Si la guerre n’avait pas touché le Comté dans sa terre, en revanche, les familles donnèrent le tribut du sang. Combien n’avaient plus de fils ou de mari pour continuer l’exploitation agricole ou le commerce familial ? Combien d’épouses se retrouvaient seuls avec des enfants qui ne connaîtraient jamais leur papa et sans ressources ? C’est pour cela que des associations se créèrent afin de venir en aide à ces familles dont les fils ou les époux avaient donnés leur vie pour la liberté. Pour toutes les citer, il faudrait y consacrer un ouvrage. Nous nous contenterons d’en nommer que quelques-unes : La cocarde du souvenir, qui deviendra le souvenir français, s’occupe des tombes de soldats et l’on peut voir dans les cimetières, une cocarde tricolore honorer une tombe. Des fois c’est comme à Caucade ou au cimetière d’Eze village, un carré militaire. Le club des aveugles des Alpes Maritimes, ou d’autres associations , des amicales : les anciens de tel ou tel régiment , toutes ces structures ont pour but d’aider les anciens combattants, les éclopés, les veuves ou les orphelins et de défendre leur mémoire et leurs intérêts. On les trouve un peu partout : Boulevard Mac MAHON 

qui deviendra Bd des Italiens en l’honneur de notre alliée, rue Gioffredo, rue de Russie, mais il semble que la rue Chauvain selon l’indicateur de Nice et des Alpes Maritimes de 1921, en concentra le plus grand nombres.

T Jan.

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 25

L’ENTRE DEUX GUERRES

‘Plus jamais ça ! » Tout le monde s’accorde la dessus, plus jamais cet enfer.  Nice a perdu 3655 de ses fils sur les champs de bataille. Tout le monde aspire à la paix et une opinion fait au lendemain de la guerre l’unanimité : « Plus jamais ça ! ».  La société, les mœurs et l’aspiration générale, font que chacun a une soif de plaisir et un peu comme pour exorciser les souvenirs de cette horrible boucherie, les artistes et les écrivains mènent les nouveaux courants artistiques et littéraires. Il faut à la fois témoigner pour le respect de la mémoire des sacrifiés et dénoncer le cynisme des états-majors qui n’étaient guère avare des vies humaines. Dès 1920 la politique voit l’explosion des socialistes et l’émergence du parti communiste avec Virgile BAREL, héros de la guerre. Cet instituteur adepte de la méthode Freinet sera durant 50 ans le chef du parti communiste des Alpes Maritimes et du Comté. La vie politique s’anime dès la fin des hostilités. Un an après l’armistice, de nouvelles élections vont créer ce que l’on a appelé : « La chambre bleue horizon » L’élection se fait sur liste. La liste Raiberti remporta le plus de suffrages et Flaminius RAIBERTI sera élu avec ses colistiers : Humbert Ricolfi, Léon Barety et Edouard Grinda. La presse avec l’Eclaireur, soutient cette liste. En 1924, Raiberti est devenu sénateur, mais les trois autres députés de Nice sont à nouveau élus toujours au suffrage de liste. Pour la première fois, un petit instituteur, Virgile Barel se présente sur la liste du : Bloc ouvrier et paysan, il est battu. Le 29 avril 1928, le mode d’élection change et l’on passe au scrutin d’arrondissement. La ville de Nice a quatre circonscriptions. Les sortants sont réélus : Grinda dans la 1°, Barety dans la 2ème, Ricolfi dans la 3ème et un nouveau, Antonin Gianotti dans la 4ème. Les 4 élus appartiennent au même parti et ont le soutien de l’Eclaireur. Le 8 mai 1932 Jean Médecin qui est maire depuis quatre ans est élu député dans la première circonscription. Si Léon BARETY

retrouve son siège dans la 2ème, la 3ème voit élire Paul Deudon qui bat Ricolfi et la 4ème investi Henri TORRES qui élimine Bastianelli. Ces deux hommes sont des adversaires de Jean Médecin et de l’Eclaireur. Pourtant Deudon fut un conseiller municipal de Médecin, il tentera sans succès de le battre aux municipales de 1935 et fera élire Barel en 1936. Lors des élections du 3 mai 1936, Médecin et Barety conservent leurs sièges, étant même élus au premier tour. Virgile Barel conquière la 3ème circonscription quant à Henri TORRES,

il perd la 4ème au profil de Jean Hennessy. Léon Barety, fonde le 14 mai un groupe modéré à l’assemblée sous le nom : « Gauche démocratique et radicale » Le Sénat renouvelle lui aussi ses membres, mais un peu plus tard, au début des années vingt. Honoré Sauvan sera remplacé en 1922 par Flaminius Raiberti qui restera au palais du Luxembourg jusqu’en 1929. Jean Amic élu au palais du Luxembourg en 1911 reste sénateur jusqu’à 1926, lui succède Eugène Charabot jusqu’à 1937. Alfred Donadéi prend la suite de Raiberti et demeure au sénat jusqu’à 1933, c’est Antonin Gianotti qui le remplace jusqu’en 1938. Le successeur de Charabot est Louis  Dreyfus en 1937. Jean Médecin sera sénateur en 1939 et votera les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Le conseil général  fut présidé successivement par : Flaminius Raiberti durant 15 ans. En 1926 Louis Gassin le préside jusqu’à 1931. Joseph Bermond ne conserve la présidence que durant un an. Léon Barety prend la présidence en 1932 et la conserve jusqu’à la guerre. La mairie de Nice avec Honoré Sauvan retrouvant son fauteuil de maire en 1919, le général Goiran renonçant à se représenter. Pierre Gautier lui succède en 1922, ce dernier mettra Jean Médecin le pied à l’étrier en le faisant élire sur sa liste en 1925. En 1927 c’est l’éphémère Alexandre Mari qui devient maire, immédiatement suivit en 1928 par Jean Médecin.  L’entre-deux guerres est une période où les grèves sont fréquentes. Une période de crise économique où le chômage menace. Les syndicats, intermédiaires entre le personnel de l’entreprise ou de l’usine et les patrons s’activent. C’est l’heure des grandes revendications avec 1936. A Nice les grèves vont toucher : les grands magasins et les magasins à bon marché. L’usine à gaz, les services du gaz et de l’électricité, l’usine des asphaltiers de saint Roch, les TNL, la compagnie des eaux, les établissements Michel spécialisés dans le matériel ferroviaire, le palais de la Jetée Promenade, la fabrique de chaussure Reppelin, les abattoirs, etc… Les grèves se poursuivront durant tout le mois de juin et quand une situation semblait se débloquer, une autre entreprise prenait le relais. Finalement les directeurs d’hôtels fermeront leurs portes, attendant la fin du conflit social. Ce sont les Galeries Lafayette qui furent les premiers en grève avec l’occupation du magasin par les employés. Cette crise prendra fin avec les accords de Matignon et les premiers congés payés, ce qui aura pour Nice d’importantes conséquences avec l’arrivée des Estivants.

T Jan.

 

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 26

LES HOMMES POLITIQUES ET LA PRESSE  DES ANNÉÉS ‘30’

BAREL VIRGILE

Il est né le 17 décembre 1889 à Drap et est mort le 7 novembre 1979 à Nice. Cet instituteur adepte de la méthode Freinet, sera durant un demi-siècle le leader du parti communiste dans les Alpes Maritimes. Il collabora à plusieurs journaux dont : « le cri des travailleurs », « l’aurore de Nice » et « le Patriote ». En 1936, il sera élu député avec l’aide de Deudon dans la 3ème circonscription de Nice. Après la guerre il tente vainement de conquérir la mairie, il sera néanmoins conseiller général et municipal. Il retrouve son siège au palais Bourbon en 1967 et reste élu de la I° de Nice jusqu’à 1978.

BARETY LEON

Il voit le jour à Nice le 18 octobre 1883. Ce docteur en droit sera à 27 ans conseiller général de Puget Théniers et le restera durant 30 ans. Il prend en 1932 la présidence du conseil général. Elu député il conservera son siège jusqu’au front populaire. Il fut aussi ministre et ami de Jean Médecin, défendit la politique touristique. De 1962 à sa mort en 1971, il présidera l’Academia Nissarda.

DEUDON PAUL

Ce niçois nait le 2 avril 1896, avocat, héros de la guerre, il est conseiller municipal en 1925 avec Jean Médecin et adjoint de celui-ci en 1928. En 1932 il bat Ricolfi dans la 3ème de Nice, il devient un adversaire de Médecin et tente sans succès de le battre en 1935. Il sera un artisan de la victoire de Barel en 1936. Après la guerre il échoue aux municipales. Il meurt à Neuilly le 22 mai 1956.

GRINDA EDOUARD

De par son âge, il est un homme de l’avant-guerre, d’une autre génération, né en 1866 et fait un peu figure d’homme du siècle, puisqu’il mourra dans sa ville en 1959. Il connut ainsi cinq régimes politiques. On le surnommait le médecin des pauvres. Il fut chirurgien en chef des hôpitaux de Nice. Elu député en 1919, il le restera jusqu’en 1932 où il se retire en appelant à voter Médecin, il occupa en 1930 un ministère.

RICOLFI HUMBERT

Cet avocat né en 1886, réformé, s’engage volontaire à la guerre en 1914. Après le conflit il sera conseiller général en 1919 et député sur la liste de Raiberti. Avec la division des modérés, il perd son siège en 1932. Il décède à Contes, sa ville natale le 28 novembre 1959.

MEDECIN JEAN

Il est né le 2 décembre 1890, conseiller sur la liste de Pierre GAUTIER, il devient maire en 1928, conseiller général de Sospel en 1931, député de la 1ère de Nice en 1932 et sénateur en 1939. Il votera les pleins pouvoirs à Pétain et aura d’ailleurs rejoint le PPF de Doriot. Après la guerre il retrouve assez rapidement ses mandats : le conseil général avec le IV° canton de Nice en septembre 1945, député en 1946 et la mairie l’année suivante. Il présidera de 1951 à 1961 le conseil général. Il renonce alors à ses mandats, ne conservant que la mairie qu’il conserve jusqu’à sa mort le 18 décembre 1965. Jean Médecin fut un honorable candidat à la présidence de la république en 1953.

LA PRESSE A NICE AVANT 1939

Le rôle des journaux perd son avantage de rapidité dans la divulgation des informations, ce avec le développement de la radio. La presse magazine illustrées et les revues politiques comme : « Voilà », obligent les quotidiens à diversifier leur contenu.

Le « Petit Niçois » jusqu’à présent, faisait jeu égal avec son concurrent :

« L’Eclaireur ». Ce dernier se régionalise et étend son influence jusque dans le Var. Le journal créé par Borriglione perd ainsi des parts de marché. En 1926, un troisième quotidien est proposé aux Niçois : « La France de Nice et du sud est ». Ce journal du matin est dirigé par Albert Dubarry maire de Beaulieu sur mer et Edouard Péguilhan. Des personnalités du monde intellectuel de Paris y collaborent comme : Victor Marguerite, Albert Dauzat ou Gaston Vidal. Ce journal est opposé aux hommes en place comme Jean Médecin. « La France de Nice et du sud est » insère une page en italien, afin de se fidéliser l’importante communauté transalpine réfugiée et anti fasciste. Dubarry quittera la direction de son journal en décembre 1927, ce dernier perdurera péniblement jusqu’à sa disparition le 22 mars 1930.

D’autres journaux comme :

 

« La côte d’azur et les alpes françaises » de Dominique DURANDY directeur du « Petit Niçois » qui défend l’idée d’un tourisme populaire et promeut l’arrière-pays.

« L’écho des Palaces » lancé en 1924 fait la promotion des stations de sports d’hiver comme : Beuil, Peira cava et la Colmiane.

L’humour et la critique ont leur journal avec le journal satirique :

« Le Caméléon ». Ce dernier fera une campagne critique sur l’image publicitaire de St Martin Vésubie :

 « La Suisse Niçoise ».

T Jan.

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 27

LA VIE INTELLECTUELLE ET ÉCONOMIQUE  Á NICE DURANT LES ANNÉÉS FOLLES

UN  NOUVEAU  TYPE DE TOURISME

La nouvelle mode en 1925 va à l’encontre de tous les canons de l’avant-guerre : il faut maintenant être bronzé et s’adonner aux bains de mer. C’est les Américains dont un couple sulfureux : « Les Gould » qui lanceront la station de Juan les Pins et la mode de la plage. La saison d’été va inciter les touristes à se rapprocher du bord de la mer et les palaces comme le Regina ou l’hôtel Impérial étant trop éloignés des plages seront désertés  par cette nouvelle clientèle balnéaire. Après 1936 et le front populaire, les congés payés amènent la clientèle populaire, laquelle va développer les meublés, ces hôtels où l’on peut séjourner et y cuisiner. Les quartiers autours de la gare et de la Buffa vont voir ces petits marchands de sommeil à caractère familiaux se multiplier. Les établissements balnéaires s’installent le long de la promenade des Anglais pour une riche clientèle non aristocratique mais exigeante et qui fréquente les palaces ou les hôtels de premier ordre du front de mer. Nice a désormais deux saisons : les hivernants et les estivants se succèdent dans la capitale du Comté.

LES REALISATIONS ARTS DECOS

On ne construit plus de châteaux ou de villas démesurés, mais des immeubles d’habitation. Un art nouveau nait à l’occasion de l’exposition des arts décoratifs à Paris en 1925. Ce dernier se caractérise par une simplicité des volumes et le dépouillement, il utilise les lignes géométriques et a une prédilection pour la mosaïque. A Nice c’est sur la promenade : le Forum, l’immeuble du comité des fêtes, la Mascotte, le palais bel azur. Le Gloria Mansions rue de France, le Palladium boulevard Gambetta. Un immeuble à souligner pour sa participation à la libération en 1944 (palais Stella) au 20 Bd de Cessole.  Les églises de ce style, construites à Nice : Notre Dame Auxiliatrice place Don Bosco. Elle est remarquable par sa décoration intérieure de style néo-Byzantin. Eglise Sainte Jeanne d’Arc rue Charles Péguy, son intérêt est dans ses coupoles et son porche. Entièrement en béton avec à l’intérieur une statue de Jeanne d’Arc sculptée dans celui-ci, elle marque un nouveau pas dans l’expression de l’art religieux. L’abbaye de Roselande est une exception qui mérite d’être soulignée. Elle n’a jamais été une abbaye, mais une maison des champs, un de ces lieux de villégiature des familles nobles Niçoises. En 1925

Edouard LARCASE antiquaire originaire du sud-ouest, acquière cette maison et va la transformer par des éléments provenant de l’époque Médiévale et du XV° siècle. Il ajoute à ce bâtiment du XIX° en trompe l’œil : une chapelle et un cloître dont les 26 colonnades proviennent de la Daurade édifice religieux du V° siècle et du cloître de Bonnefond, tous deux originaires de la région Toulousaine.

CHARLES DALMAS ET LES ARCHITECTES NICOIS

Ce célèbre architecte niçois s’il continue dans le style belle époque avec le bâtiment de la BNP avenue de la Victoire, va en revanche exprimer

l’art Déco avec le palais de la Méditerranée en 1929 avec son fils Marcel. C’est Franck J Gould qui en a l’initiative, souhaitant ouvrir un casino d’été à Nice Un autre architecte, Guillaume TRONCHET construit en 1931 la poste Thiers avec ses briques rouges. Clément Guyénèche l’année précédente décorera la salle du conseil municipal, des fresques et le bureau du maire .En 1930 Jacques Oroz pour l’église sainte Jeanne d’Arc et Jules Fébvre et Marius Deporta pour notre Dame Auxiliatrice en 1933.

NICE CAPITALE DU CINEMA

En 1930 Nice a 6 studios de cinéma, ce qui la place au deuxième rang après Paris. Ces studios sont : Carras, saint Laurent du Var, la Californie, saint André, route de Turin qui fermeront avec la disparition du muet, ne restera que les Studios de la Victorine ou de Saint Augustin.

Avant la guerre, les studios de la route de Turin, dirigés par Roméo ROSSETTI se chargeaient du comique avec la « comica » de Pathé. La Sultane, la Croisade, un Ours et le Chevalier de Gaby furent des succès de Walpas à la Victorine. Jean Renoir en 1927 à la Grave de Peille tourne la Marquita. D’autres comme Jacques Feyder, Marcel l’Herbier ou Rex Ingram, choisiront la riviera pour la beauté de ses paysages et surtout sa lumière. L’origine de la Victorine remonte au Duc de Rivoli qui baptisa sa propriété d’agrément ainsi en s’inspirant de sa nièce qui se prénommait : Victoire. En 1919 Louis Walpas et Serge Sandberg y créent des studios de cinéma. En 1928 on compte à Nice une quinzaine de salles de cinéma.

LE DEVELOPPEMENT URBAIN

Depuis le rattachement, la population de Nice est passée de 48 000 habitants à 242 000 en 1936. La loi du 4 mars 1919 dites plan Cornodet, définie les canons urbanistiques de l’aménagement et de l’extension des villes. Durant cette période de vingt ans, trois municipalités vont se succéder à Nice. Les maires : Gautier, Mari et Médecin vont tracer et percer de nouvelles avenues et surtout développer le réseau d’assainissement des eaux usées. En une dizaine d’années les égouts vont s’étendre, d’abord dans les collines, puis sur la promenade avec des émissaires en mer qui au pont Magnan ou au champ d’aviation seront enfouis. Les boulevards

Auguste RAYNAUD en 1926, trois ans plus tard Gustave Desplaces aujourd’hui : De Cessole, Gorbella en 1934, Saint Roch en 1936, l’avenue Paul Arène est prolongée le 23 mai 1936 par le percement de deux tunnels sous l’hôtel Impérial, ce qui élimine le cul de sac où le tram numéro 3 venait faire sa manœuvre. Ce percement permet un accès sud nord vers les collines par la Mantéga.  La municipalité encourage l’essor de l’aérodrome, cela entraîne une polémique dans le petit Niçois du 25 avril 1938. Les riverains ne veulent pas d’un aéroport à la Californie. Ils arguent que cet endroit est la seule plage de sable de la baie des anges, laquelle assurerait le succès de la saison d’été. Certains voudraient y construire un casino. Des études seront faites pour la construction d’un aérodrome à Villeneuve Loubet dans la plaine d’Antibes.

L’INDUSTRIE A NICE

Il y a deux pôles principaux de l’activité industrielle à Nice : Riquier et la rive gauche du Paillon, on y trouve entre autres le port et ses dockers, la manufacture des tabacs de la rue Barla, au 20 de la route de Turin il y a l’usine qui à partir du « coke » produit le gaz pour Nice, du 9 au 15 du boulevard de Riquier on trouve la brasserie Rubens, la fabrique de comptoir de bar « Unica » a son usine au 93 quai Pasteur, les fonderies Giordan frères 76 rue Barbéris, la marbrerie Bardi place Saluzzo aujourd’hui Max Barel et les pâtes Albertiny 23 quai Pasteur. La Madeleine, on peut citer : ses blanchisseries, la biscuiterie Hugues et les huiles Alziari. D’autres entreprises se trouvent dans la ville moderne, on évoquera les transports Sazias 5 rue du maréchal Pétain qui sera après la guerre, la rue de la liberté, Manufrance au 21 du boulevard Gambetta, l’imprimerie de l’Eclaireur 21 rue Meyerbeer ou encore le tailleur Sigrand 37 avenue de la victoire. Ainsi, avec le tourisme et ces industries, Nice dispose d’un tissu économique qui assure l’emploi  pour sa population.

T Jan

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 28

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

LA POLITIQUE A LA VEILLE DE LA GUERRE

Afin de répondre aux revendications de Mussolini, des hommes comme Jouan Nicola et la Ciamada Nissarda en 1925 et surtout Francis Gag et son théâtre niçois en 1933, vont développer ce qu’on appellera la « nissartitude ». La colonie italienne est très importante. Elle se compose de réfugiés ayant fui  la nuit fasciste et de provocateurs qui militent pour un retour du Comté à l’Italie.  Les partis de gauche sont à l’aube des années trente, faibles. Les communistes menés par

Virgile BAREL, Boivert au PTT ou Defaut au PLM, ne comptent que 300 membres. La SFIO de Fabiani est encore plus squelettique. Les deux partis vont s’unir à la fin 1934, c’est le front populaire. 1936 avec la victoire de la gauche unie et Barel élu député, le meeting de Thorez et l’abbé Daumas qui répond à la politique de la main tendue et les premiers congés payés, amènent une nouvelle vision de la société où les loisirs deviennent une légitimité pour chacun. C’est aussi la guerre d’Espagne et le départ des volontaires niçois en novembre. L’Italie durcie sa politique et revendique Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie et Djibouti. Le président du conseil général exprime son inquiétude. 1939 l’année terrible, « Le Cri des Travailleurs » affirme Nice comme terre française, en février un défilé naval dans la baie des anges, montre la puissance maritime de la France. Un Junker 52 allemand, revenant d’Espagne, s’écrase à Roubion le 24 février avec 11 personnes à son bord. Le 26 mars Jacques Bounin est élu député en remplacement de

Jean MEDECIN devenu sénateur. Il est un candidat du colonel De La Rocque.  Le 20 août pour le 150° anniversaire de la révolution, Thorez fait un discours à Nice. Une semaine plus tard, suite au pacte germano soviétique, il y a des manifestations contre la vente du « Cri Des Travailleurs » En septembre ce sera les affiches de la mobilisation.

 

 

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

« …La guerre d’aujourd’hui détruit ce qu’elle prétend favoriser….. » (Saint Exupéry : Terre des hommes.)

 

Le plébiscite de 1860 a toujours été un sujet de polémique entre les tenants de la Nice française et ceux qui arguaient d’une consultation truquée et revendiquaient Nice italienne. L’irrédentisme de 1929 à 1939 plaide la thèse italienne et le consulat devient : « la casa d’Italia » véritable relais et foyer de propagande pour les fascistes et les partisans de l’Italie. On trouve à Nice une importante colonie italienne. Certains de ceux-ci sont des réfugiés qui ont fui l’éclipse de la liberté, tel un futur président de la république italienne : « Sandro Pertini ». Mais d’autres sont des agents provocateurs de Mussolini. Le maire de Nice par sa forte personnalité défend le particularisme du Comté et en même temps son fidèle attachement à la France. Avant même l’avènement du fascisme, l’Italie marquait sa volonté de récupérer le Comté. Devant la rumeur d’une possible annexion, le 10 juillet 1920, Nice pavoisait aux couleurs de la France. A chaque fois le peuple niçois a confirmé son attachement à la France. Durant la guerre deux hommes vont marquer de leur empreinte le cours des événements : le premier Jean Médecin, le roi Jean et surtout monseigneur Rémond, l’évêque de Nice qui avec l’aide du curé de saint Pierre d’Arène cachera des enfants juifs dont celui qui deviendra l’écrivain

 

Joseph JOFFO. La guerre amène à prendre des mesures de suretés. Dès le 5 septembre, les ressortissants Allemands ou Autrichiens sont internés au fort carré d’Antibes. L’Italie est neutre, mais par précaution, le bureau du tourisme italien est fermé le 15 du même mois. Suite au pacte germano soviétique, les communistes sont arrêtés et Virgile Barel le sera le 8 octobre. Le 24 novembre un paquebot italien est arraisonné et conduit à Villefranche. Les Alpes Maritimes sont un département frontière avec un pays potentiellement hostile. Les tensions sont de plus en plus vives entre la France et l’Italie. La ligne Maginot couvre les crêtes alpines et des casernements un peu partout dans l’arrière-pays, assurent la protection des vallées. Ainsi la Bévéra est défendue par la caserne Salel à Sospel. La frontière n’est cependant pas fermée et on peut la franchir avec son passeport de part en part. L’Italie est la sœur Latine et combien ont des parents de chaque côté du lime ? Malgré les rodomontades du dictateur italien, combien croient vraiment entre une guerre entre ces deux nations ?

UNE GUERRE FRATRICIDE

Suite à l’attaque allemande du 10 mai 1940, les mesures de sécurité se durcissent après l’épisode de la drôle de guerre. Ainsi le 25 mai est décrétée la fermeture des casinos et dancing, quatre jours plus tard, les premiers réfugiés arrivent à Nice. Le front bientôt s’écroule et c’est alors, tandis que nos armées sont en pleine déroute, que le 10 juin l’Italie déclare lâchement la guerre à la France déjà vaincue. Cette bassesse a été justement appelée le coup de poignard dans le dos. Le 12 juin on note les premiers combats près d’Isola. Les fascistes notoires sont internés au fort carré. Le 14 juin le soldat Rigot est le premier tué français sur le front italien au Capelet. Durant une dizaine de jours l’aviation italienne va bombarder les populations civiles faisant de nombreuses victimes. La guerre aura duré quinze jours, l’armistice est signée avec l’Italie le 15 juin 1940. L’agresseur en fait avait été repoussé par des forces six fois inférieures aux siennes. Les forts avaient admirablement remplis leur rôle. Mussolini voulait Nice, il ne l’aura pas, devant se contenter que de : Fontan, une partie d’Isola, Menton, Rimplas, saint Martin Vésubie, Belvédère, Roquebillière, Saorge, Breil, Sospel et Castellar.

 

Le Duce Benito MUSSOLINI avait avant sa lâche agression déclaré : « J’ai besoin de quelques millier de morts pour pouvoir m’asseoir à la table des négociations » Il en aura 631, on peut ainsi mesurer le cas qu’il faisait des vies humaines. La France remportera une victoire contre l’Italie le 22 juin 1940 : Le train blindé numéro 2 de la marine italienne qui depuis la Mortola bombardait nos rivages, sera neutralisé par un tir provenant du mont Agel. Une plaque commémore les six morts italiens à Vintimille. L’armée des Alpes était invaincue quand le maréchal Pétain signa l’armistice avec l’Allemagne et l’Italie. Nice avait montré sa fidélité à la France.

 

à suivre ... à suivre ... à suivre ...

1 juillet 2026

 

TROISIEME PARTIE

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE DE THIERRY JAN ECRIVAIN-HISTORIEN NICOIS DISPARU DEPUIS VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DE NISSA DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 21

LES PERSONNALITES POLITIQUES

ALZIARY DE MALAUSSENE

Il est né en 1836 à Nice et est mort dans la même ville en 1905. C’est lui qui, avec Jules Gilly battra Borriglione aux municipales. Après le retrait pour maladie de l’éphémère Gilly, il devient maire de Nice en 1886. Dix ans plus tard Honoré Sauvan le fera tomber à son tour.

 

ALFRED BORRIGLIONE

Il est certainement le plus emblématique de son époque. Alfred Borriglione est né à Nice en 1841. Après des études d’avocat, un moment militant pour le séparatisme, il débute aux législatives de 1876 sa brillante carrière politique avec son parrain : le Baron Boissard Di Bellet. Ils seront tous deux élus députés. Deux ans plus tard il remplace Auguste Raynaud, dont il fut conseiller municipal, au fauteuil de maire. Il sera un bâtisseur et organisera une exposition universelle au Piol en 1884. On lui reprochera d’avoir détruit le cimetière saint Etienne et ses nombreux travaux. Il perd d’ailleurs la mairie en 1886. Borriglione et ses « Turcos » ainsi appelés en référence aux troupes d’élites de la guerre de 1870, tiennent le « Babazouk » et les quartiers populaires. Cette troupe d’environ mille membres, quadrillent la ville. Ils sont ses agents électoraux. Aux législatives de 1885, on innove avec un scrutin de liste. Bischoffsheim tente avec le docteur Balestre et Gazagnaire de Cannes de déboulonner Borriglione de la députation. Alfred Borriglione avec Rouvier qui vient de Marseille et le maire de Grasse : Roure, sont élus tous les trois. Borriglione a son journal : « Le Petit Niçois » et son parti : « parti du riz ». C’est un symbole, le riz étant l’alimentation populaire. Borriglione et son parti défendent le particularisme et l’identité niçoise. L’autre parti : « parti dou pèbre » ou du poivre est pro français et Provençal. Raiberti va devenir son adversaire de droite et même le battre à une législative en 1889. L’année suivante Borriglione triomphe dans la circonscription de Nice campagne. En 1894, il rejoint le sénat et meurt en 1902.

 

 

BISCHOFFSHEIM

Cet Hollandais né à Amsterdam en 1823 fera des études d’ingénieur à l’école centrale. C’est avant tout un mondain, qui charge Charles Garnier de lui construire une villa à Bordighera. En 1880 il est naturalisé Français et ayant acheté un an avant des terrains au mont Gros, il y fait édifier un observatoire.

PORTRAIT DE CHARLES GARNIER ARCHITECT DE L'OPERA DE PARIS

 

En 1881 il se présente aux élections dans la circonscription de Nice campagne et il est élu avec la neutralité de Borriglione.  Après son échec de 1885 et une invalidation en 1889 à Nice, il est élu député en 1893 à Puget Théniers. Il va être le mécène de sa circonscription et des campagnes, offrant des fontaines et des lavoirs et surtout un hôpital à la sous-préfecture des Alpes Maritimes. Il est battu en 1906 et meurt peu après.

 

 

FRANCOIS DIEUDE DEFLY

1809-1884, diplomate, sénateur des Alpes Maritimes du 30 janvier 1876 au 19 juillet 1884, date de son décès.

 

JOSEPH DURANDY

C’est une grande figure de Nice. La ville lui doit beaucoup. On citera entre autres : sa situation sanitaire, alimentation en eau avec le canal de la Vésubie, le gaz, l’électricité et d’une manière générale, le développement de la cité en cette fin de XIX° siècle. Durandy est né à Guillaumes en 1834 et décéda à Borgo san Dalmazzo près de Cuneo en 1912. C’est lui qui ouvrit les boulevards : Victor Hugo, Carabacel, Dubouchage, Gambetta. C’est encore Durandy qui œuvra pour les lignes ferroviaires Nice Digne et Nice Cuneo. Il fut président du conseil général et abandonnera celui-ci en 1899. Auguste Raynaud fut un de ses principaux soutient.

 

DOMINIQUE DURANDY

1868-1922 fut aussi conseiller général de Villefranche sur mer et député. Directeur du Petit Niçois, il était le fils de Joseph et le gendre de Borriglione.

 

GENERAL GOIRAN

Il est né en 1847 à Nice, polytechnicien en 1866. Il est élu maire de Nice à sa retraite, battant Honoré Sauvan en 1912. Il sera le maire de la guerre et ne se représentant pas en 1919, il laisse Sauvan récupérer son fauteuil.

 

 

FRANCOIS MALAUSSENA

Ce Levensois voit le jour en 1814. Longtemps hésitant, il se rallie au parti français et soutient le rattachement. Il fut syndic en 1857 et organise le plébiscite en 1860. Il restera fidèle à Napoléon III qui l’aida dans le développement de Nice. Il perd sa mairie avec la chute de l’empire, mais reste jusqu’à sa mort en 1882, président du conseil général.

 

 

FLAMINIUS RAIBERTI

Il est né à Nice en 1862, apparenté par mariage à Malausséna, il est député en 1889 après l’invalidation de Bischoffsheim, il le restera jusqu’en 1922. Il devient alors sénateur, ce qu’il restera jusqu’à sa mort en 1929. Il présidera le conseil général durant 15 ans .

 

 

AUGUSTE RAYNAUD

Né et mort à Nice : 1829-1896. Il succède à Malausséna  et organise le premier carnaval en 1873. C’est sous sa municipalité que fut tracé le tramway à chevaux. Il sera conseiller général de 1887 à 1892. Après avoir été battu par Borriglione à la mairie, il se consacra à la chambre de commerce.

 

MAURICE ROUVIER

Il est né le 17 avril 1842 à Aix en Provence, fut député des Alpes Maritimes de 1885 à 1903 et sénateur de 1903 à 1911. Il sera aussi président du conseil général du même département de 1890 à 1911, date de sa mort à Neuilly sur Sein.

 

HONORE SAUVAN

Il est né l’année du rattachement, maire à 36 ans, il le restera jusqu’à 1912, pour retrouver son fauteuil après la guerre. Il est conseiller général de Levens. En 1886 il est 4ème adjoint sur la liste d’Alziary de Malaussene. Il sera élu sénateur en 1903. Il meurt en 1922.

T Jan.

 

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

NUMÉRO : 22

NICE ET LE 1° CONFLIT MONDIAL

La vie à Nice en juin 1914, ne laisse pas présager de cet orage qui va bientôt éclater et anéantir un style de vie et une certaine société.  La saison d’été a été préparée avec soin. Pierre Ivaldi, le directeur du théâtre de l’Eldorado a signé des contrats et programmé une belle affiche. Le grand magasin de la Riviera, inaugure le 5 avril les nouvelles installations et le « Petit Niçois » fait à cette occasion un reportage sur cet événement mondain. Le 1er juillet 1914, soit trois jours après l’attentat du nationaliste serbe, qui a coûté la vie à l’Archiduc héritier d’Autriche, nul ne songe à la guerre. On peut lire dans le journal, les nombreuses manifestations prévues :  Le Gireling club de Nice organise en trois jours pendant la fête nationale, une excursion à Toulon et dans ses environs. Divers concours sont organisés et notamment celui du « Petit Niçois » qui aura lieu à Agay le 19 juillet  Le journal rapporte le 3 juillet : les travaux du parlement qui n’ont rien d’une préparation à la guerre. Il s’agit de discuter le budget et de voter une réforme électorale. Deux jours plus tard, le quotidien publie la liste des festins de l’arrière-pays. Des banquets sont organisés dont ceux : de la société des chasseurs ou du syndicat des comptables. Le 11 juillet 1914, comme chaque samedi, le Petit Niçois fait la promotion d’un village de l’arrière-pays, cette semaine il s’agit de Sospel. Le tour de France en ce 14 juillet fait étape à Nice et c’est le Belge Rossius qui gagne sur le boulevard Risso devant Pélissier. Le 17 juillet, la France et le Comté, sont préoccupés par l’affaire Caillaux.

La femme de Joseph Caillaux a assassiné Calmette le directeur du Figaro. Le 19, monsieur Soulignac, le directeur de l’opéra de Nice publie le programme de la saison lyrique « 1914-1915 ». On le voit, nul encore ne songe à la guerre. Les chancelleries Autrichiennes et Serbes, échangent des notes et Vienne réclame surtout les responsables de l’attentat, Prinzip n’est qu’un exécutant. C’est le 24 juillet en pleine affaire Caillaux, qu’un entrefilet évoque pour la première fois une situation de crise dans les Balkans. Le lendemain le Petit Niçois nous invite à deux sympathiques escapades soit à Clans, ou à Roquebillière. Le lundi 27 juillet, le risque majeur d’un conflit entre l’Autriche et la Serbie, fait la une du Petit Niçois. Le 1° août 1914 On apprend que Jean Jaurès a été assassiné hier. Cette fois la situation est très grave et on apprend l’ordre de mobilisation le dimanche 2 août.  Trois jours plus tard l’Allemagne déclare la guerre et dès lors c’est un enchaînement qui va rendre le conflit mondial. On peut dire sans trop de risques que le XX° siècle a commencé ce jour funeste où l’Europe s’est suicidée. La mort du saint père Pie X le 21 août 1914 et l’élection de Benoît XV le 4 septembre ne font pas la une. Les « Alpins » dès le début du conflit entrent en Alsace au col du « Bonhomme » et bientôt prennent Mulhouse. Mais le front va dangereusement se rapprocher de Paris. Une nouvelle fois le gouvernement se replie à Bordeaux. Grâce au gouverneur militaire de Paris Joseph Gallieni, les Allemands sont stoppés sur la Marne et le « Petit Niçois » comme toute la presse Française titre à la une le 15 septembre 1914 : « Victoire de la Marne », les Allemands arrêtés et en replis. Les corps de troupes de la place de Nice sont pour l’infanterie : 120ème tirailleurs et 163ème de ligne qui quittera Nice dès le 16 août. Les chasseurs ne sont pas encore le célèbre 22ème, mais le 7ème. On ne parle pas encore des diables bleus, surnom qui leur sera donné par les Allemands. La légion garibaldienne est composée d’Italiens volontaires qui s’engagent dans la légion étrangère, l’exemple sera donné le 16 août par le correspondant à Nice du journal : « L’Italie ». Ce corps part lui, le 1° septembre avec le chevalier Giuseppe Maruffi vétéran des campagnes de 1870. Les deux petits-fils du héros des deux mondes donneront leur vie pour la France ; Constant et Bruno, le 28 janvier 1915, deux médailles à leur effigie, seront apposées sur la statue du héros niçois. Peu avant, un vibrant hommage sera rendu à Garibaldi par le député Lairolle. Les sept frères Massa de la Madeleine sont mobilisés tous ensemble dès le début du conflit. Les enrôlements, outre dans les casernes, se pratiquent pour les civils et les réformés à l’hôtel Richemond et de Russie au 7 avenue Durante, il accueillera d’ailleurs, lui aussi les blessés, ou au 9 rue Palermo au coin de la rue Gioffredo.  Le premier exploit Niçois, le 19 août un chasseur, vitrier à Nice dans le civil, capture le drapeau du 132ème régiment d’infanterie Allemande, c’est la première prise à l’ennemi. Des noms honoraient des familles régnantes qui avec la guerre se trouvaient être des ennemis.

La polémique commence le 12 août et la presse locale : « Petit Niçois » et « l’Eclaireur » relaye l’un et l’autre la volonté de la population de débaptiser le square qui se trouve au coin des boulevards Gambetta et Victor Hugo. En effet il porte comme nom : « Square du Roi de Wurtemberg ». Tout le monde veut l’appeler Déroulède, mais le 26, le conseil municipal tranchera et ce sera : jardin Alsace-Lorraine. On en profite pour changer le nom du jardin public de la place Masséna, rendant ainsi un hommage à Albert 1er Roi des Belges. La situation de guerre exige des mesures de sécurité. Le 8 août 1914, le général Galopin, gouverneur militaire de Nice, ordonne l’interdiction de la vente d’alcool aux militaires. Le 17 juillet 1915, le restaurant des orangers au vallon obscur, est fermé administrativement 15 jours, ce pour avoir organisé des bals, sans autorisation. Le 10 avril 1916, le préfet André de Joly, adresse aux maires du département une note, ce suite à une campagne de presse du journal libertaire l’Intransigeant. Dans un article, ce dernier faisait circuler une pétition sur le sort des prisonniers de guerre Français en Allemagne. Le 22 avril de la même année, le représentant de l’Etat demande cette fois, copie de toutes les affiches et décisions qui seraient relatives à la guerre. Nice était loin des zones de combats, l’Italie d’abord neutre puis alliée, il n’y avait pas de danger particulier pour la sécurité et le succès des armes de la France

T Jan.

PROCHAIN NUMÉRO :   LES BLESSES LES REFUGIES ET LE XV° CORPS

 

 

 

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26 juin 2026

25 mai 2023

DEUXIEME PARTIE 

HISTOIRE DU COMTE DE NICE par l'écrivain-historien Niçois disparu THIERRY JEAN

21 avril 2022

 

HISTOIRE DU COMTE DE NICE 

par l'écrivain historien TIERRY JAN

NUMÉRO : 13

 

LA VIE INTELLECTUELLE

Rue Pastorelli on trouve l’Excelsior au 39 et l’Eldorado. En avril 1914 Pierre Ivaldi prend la direction de l’Eldorado pour la saison estivale. Nice essaye en effet de créer une saison d’été pour faire suite à celle d’hiver, les bains de mer devenant petit à petit à la mode. Il avait programmé la troupe italienne « Magnani ». D’autres théâtres animent la vie culturelle : il y a entre autres, le Politéama créé en 1892, le théâtre français de Nice que l’on nomme aussi l’opéra-comique et qui jouera de 1879 à 1885, son directeur étant monsieur Cortellazzo. Le théâtre des Folies Niçoises dirigé par monsieur Paroli, recevra la 27 février 1875, la première troupe de théâtre italien. Le music-hall d’été ou les Ambassadeurs qui donneront des représentations de 1907 à 1911, avant que le maire Sauvan l’interdise ainsi que l’Alcazar d’été pour tapage. C’est Tiranty qui créera le premier « Théâtre de verdure » sur la pelouse sise derrière le théâtre municipal. En 1913 circulera une pétition pour la réouverture de l’Alcazar d’été du boulevard Mac Mahon ou du pont vieux et une autre sous forme de lettre anonyme pour demander le maintien de sa fermeture. C’est pour des raisons de sécurité que le théâtre Risso ou théâtre niçois sera fermé en 1886. L’éclairage était au gaz et les risques d’incendie très importants. Malgré les consignes draconiennes de sécurité, un an plus tard, le théâtre Italien ou opéra sera détruit par un incendie, causant une immense tragédie. Notre liste serait incomplète si nous ne citions pas le théâtre de la famille Parisiani du 29 avenue Malausséna qui de 1908 à 1919 monta des pièces aux critères moraux strictes et surtout très ligne bleue des Vosges, avec l’éloge des vertus patriotiques. Le petit théâtre Maccarani de 1776, se trouve après la restauration trop exiguë. Aussi il est rasé en 1826, laissant place au théâtre Italien, lequel sera inauguré en 1828. Il va successivement s’appeler : Théâtre Royal, Impérial après le rattachement et Municipal en 1871.

Le mercredi 23 mars 1881, ce devait être la création de Lucia di Lamermoor, la salle était comble. En quelques instants, la salle s’embrase suite à une explosion de gaz, c’est l’horreur et la panique. Ce n’est que le lendemain que l’on aura circonscrit l’incendie. Il y aura plus de 200 morts. Après maintes hésitations sur le lieu de construction d’un nouvel opéra ; certains souhaitaient le pied du château, d’autres la Terrasse, quelques-uns suggéraient le square des Phocéens, on songeait même à édifier la nouvelle salle devant la gare. C’est finalement au lieu et place de l’ancien édifice que sur les plans de François Aune, lesquels approuvés par Charles Garnier, on décida le 7 novembre 1882, la construction du nouvel Opéra. 

 

 

 

 

Le 7 février 1885 il était inauguré, l’affiche étant Aïda. La vie intellectuelle ne se limite pas au théâtre ou à l’opéra. La Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes Maritimes   est créée le 22 octobre 1861. C’est monseigneur Sola évêque de Nice qui en assure la première présidence. A son origine elle est volontairement limitée à 40 membres. Le 25 août 1879 le président de la république : Jules Grévy et son ministre de l’instruction publique : Jules Ferry, signent le décret la reconnaissant d’utilité publique. En 1911 pour fêter son cinquantenaire, c’est un membre de l’académie française : Gabriel Hanotaux qui préside les festivités. Des hommes illustres comme Camille Flammarion ou Frédéric Mistral en ont été membres. Le préfet des Alpes Maritimes, l’évêque et le maire de Nice en sont présidents d’honneur.

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PATISSERIES ET RESTAURANTS AVANT 1914

 

La chocolaterie Cima, est la plus ancienne de Nice. Elle existe depuis 1750, en 1873 elle emploie une douzaine d’employés dont le salaire va de 2 à 4 francs. Elle se situe rue de la préfecture au 24, proche de la place saint Dominique et de l’hôtel d’York ou du palais.  On n’oubliera pas la fabrique de fruits confits  de Joseph Escoffier. Elle se trouve rue de France, vers la croix de marbre, ce quartier majoritairement habité par la colonie britannique. Les pâtissiers confiseurs  sont nombreux. On commencera par le plus prestigieux, celui qui a les colonies étrangères pour clientèle, je veux parler de Vogade qui est idéalement installé sous les arcades de la place du jardin public qui deviendra Masséna. D’autres maisons ont aussi leur renommée, on peut citer entre autres : Auer depuis 1820 officie en face de l’Opéra, dans la rue saint François de Paule qui fut avant le rattachement la promenade chic qui menait au pré aux oies. Rumpelmayer qui au 26 du boulevard récemment baptisé en l’honneur de Victor Hugo, se trouve dans ce quartier bourgeois en plein développement.

Les frères Peyrani qui officient  22 rue du pont vieux et 17 rue du Collet. Guitton et Rudel  31 avenue de la gare et pour terminer cette évocation gourmande : Cogerey et Laurent sont quant à eux au 4 place du jardin public ou Masséna. Après les plaisirs sucrés, nous allons découvrir ceux de la table avec des restaurants  qui furent en leur temps réputés.  Les guides touristiques vantent certains établissements aux touristes. On peut remarquer certains d’entre eux qui sont conseillés : Le restaurant du cours et du palais d’Emile Lantéri 30 cours Saleya, la ferme Bretonne oucasino de Cimiez. Le restaurant du Elder tenu au 4 place Masséna par monsieur Terrassier, où se trouve déjà un pâtissier confiseur.

 

L' ancien Casino municipal sur la Place MASSENA

C’étaient les commerces d’agrément de l’îlot du Casino municipal avec le café Monot. Monsieur Schubel tient le restaurant de la marine  15 rue hôtel des postes. Le chapeau vert qui au 28 boulevard du pont neuf est géré par madame Boccardi Cette liste est bien entendu incomplète Il faudrait un ouvrage unique pour traiter ce sujet et nous avons voulu remémorer ceux qui furent et qui pour certains sont toujours, les références obligées de la pâtisserie et de la table à Nice. Le tourisme se développait aussi à Cannes, Menton et Monaco, mais ces trois cités ne font pas parties du Comté et il eut donc été hors sujet de nommer leurs restaurants ou pâtisseries.

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Bureaux de l'Hôtel des Postes de Nice  

LES PRINCIPAUX SERVICES PUBLICS  A NICE  AVANT 1914

Le service des Postes est un des plus importants, surtout dans une ville vouée au tourisme. La clientèle doit pouvoir correspondre d’une manière rapide et efficace. L’hôtel des postes se trouve place de la liberté. C’est après la chute de l’empire qu’elle changea de nom. Auparavant elle se nommait place des platanes. Après la première guerre mondiale, elle sera de nouveau débaptisée en hommage au président des Etats-Unis « Wilson ».  La poste principale est secondée par trois autres bureaux : Place Garibaldi, place Grimaldi et avenue de la gare (Jean Médecin aujourd’hui). L’instruction publique, celle qui luttera contre l’analphabétisme se développe dans le Comté Nice dépend de l’académie d’Aix en Provence. Il y a une école normale d’instituteur route de la corniche ou de Gènes, boulevard Bischoffsheim aujourd’hui.

 

Le Lycée MASSENA sur l'Avenue Félix-Faure

Il y a deux lycées de garçons et un de fille. Le lycée de Nice avenue Félix Faure, qui deviendra le lycée Masséna. Le petit lycée de Nice rue Carabacel, aujourd’hui disparue, suite à la construction de la voie rapide et du tunnel Malraux. Le lycée de jeunes filles avenue Beaulieu qui en 1919 devient l’avenue Foch.  La justice est  un des pouvoir régalien de l’État. Le rattachement a déclassé Nice sur le plan juridique. Avant 1860 Nice était Cour d’appel. Maintenant il faut se déplacer à Aix-en-Provence pour interjeter appel contre une décision d’instance.  Dans le Comté, il y a deux tribunaux d’instance : Nice et Puget Théniers qui restera sous-préfecture et tribunal jusqu’en 1926. On trouve aussi : un tribunal de commerce et un conseil des prud’hommes.

 

L'Hôpital public SAINT ROCH

( désacfecté et fermé depuis qui sera transformé en Commissariat ) 

La santé s’organise autour de l’hôpital public. Ce dernier  au moment du rattachement n’a pas le sens qu’on lui connaît aujourd’hui. Il s’occupe surtout des pauvres, des indigents, des vieillards et des orphelins. C’est des salles communes où néanmoins un minimum d’intimité est assuré. Chaque malade a son écuelle, son assiette, deux cruches et un pot de chambre. Selon les besoins, on fournit également : des biberons, des crachoirs, des urinoirs et des bassins. Avant le premier conflit mondial, Nice est dotée d’hôpitaux qui ont leurs origines pour saint Roch fin du XVIIIème début du XIXème, l’hospice de la Charité au camp long avenue de la gare date de 1858. En 1849 l’archiconfrérie de la très sainte croix « SSS » ou pénitents bleus, construit route royale, aujourd’hui rue de la République la clinique sainte croix. Saint-Pons ou Pasteur ne sera construit qu’en 1909 et n’aura que trois pavillons disponibles à la déclaration de guerre.

 

L'ancien hôpital SAINT PONS OU PASTEUR

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LES CULTES Á NICE

 

La Cathédrale Sainte Réparate dans le vieux Nice

L’église catholique tient une place très importante  dans le Comté. La ville de Nice a toujours été un évêché. Au IV° siècle on cite Armentius comme évêque. Il y a un grand séminaire boulevard Washington. Ce boulevard est divisé aujourd’hui en deux parties de part et d’autre du boulevard de Cimiez : Boulevard Georges V et boulevard Léopold II (roi des Belges qui séjourna souvent à Nice). Le petit séminaire se trouve boulevard de l’impératrice de Russie, aujourd’hui boulevard Franck Pilate. La vieille ville est très bien pourvue en édifices du culte et c’est une véritable visite de l’art baroque : cathédrale sainte Réparate, le Gésu, saint Dominique, saint Martin, sainte Rita qui est peut-être la plus belle et sans oublier les quatre chapelles de pénitents dont les noirs cours Saleya et les bleus place Garibaldi sont les plus remarquables. 

 

Notre Dame du port, le Vœux sur la rive droite du Paillon, Cimiez, saint Roch, saint Etienne et saint Barthélemy qui date du XVII° et fut un couvent Capucin. Dans les nouveaux quartiers, on trouve saint Pierre d’Arène qui d’une petite chapelle de 1780, successivement agrandie en 1846 et 1876, laissera la place à une église imposante en 1925 et Notre Dame avenue de la gare. L’église Catholique est divisée entre séculiers ou les prêtres et curés et réguliers. Dans un rapport de la préfecture sur les cultes, on relève en 1878, des couvents, des congrégations et des sociétés charitables.

 

On peut citer entre autres : Les frères mineurs à Cimiez et Capucins à saint Barthélemy,  à saint Pons les oblats de Marie de l’Assomption. Les dames de sainte Marie de l’Assomption, les sœurs du saint sacrement pour les orphelinats et les hôpitaux. Les Cessolines qui se spécialisent dans l’instruction des filles. Le couvent des Augustines de l’avenue Notre Dame. On trouve dans la rue de France : l’hospice des missions et le monastère du bon pasteur. Boulevard Carabacel sainte Ursule. Enfin rue de la croix, les Bénédictines du saint sacrement.

 

A ces ordres , il faut ajouter les sociétés charitables : Société du Gonfalon, du très saint sépulcre, l’œuvre de saint François Régis pour les mariages pauvres, l’œuvre de la société saint Vincent de Paul et l’hospice de la Providence. Avec l’essor touristique, les Anglicans, les Protestants et les Orthodoxes, devenant des colonies importantes, il apparait nécessaire de leur ouvrir des lieux pour exercer leurs rites. Les lieux de culte de l’église de la réforme, se trouvent dans le quartier de la croix de marbre. On notera surtout : l’église Anglicane et son cimetière et l’église réformée du boulevard Victor Hugo. A l’aube du XX° siècle, la cathédrale saint Nicolas n’existe pas, les Russes doivent suivre leur culte dans la petite chapelle de la rue Longchamp. Les juifs, présents depuis longtemps dans la cité. Il y avait un ghetto rue Benoit Bunico. Avec l’empire ils participent  à l’essor économique, s’installent sur la rive droite du Paillon  et  ont leur synagogue rue Deloye.  A Nice on peut ainsi pratiquer et affirmer sa Foi et cette tolérance religieuse sera un des moteurs de la prospérité de la Belle Époque, à la fin du XIX° siècle et jusqu’au début de la première guerre mondiale.

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LA VIE ÉCONOMIQUE

 

L’industrie principale du Comté était l’oléiculture. Les activités liées à l’olivier : huile, savon, olives, sont surtout implantées dans la vieille ville avec la rue de la barillerie (où on fabrique les tonneaux) et dans les quartiers populeux et industrieux de Riquier et de saint Roch. Les tonneaux sont habillés d’une tresse de paille, afin d’éviter le suintement oléeux. Ces tresses étant réalisées par les femmes et les enfants dans les cours des habitations. Le nom du destinataire de tonneaux, est écrit au pochoir. La maison Pin boulevard du pont neuf est spécialiste de ces pochoirs, qu’elle détient en grand nombre. Les ferblantiers fabriquent les ustensiles en usages dans les moulins. C’est Bonnet et Ambrosio rue Ségurane qui fournissent les bouchons en liège de toutes tailles. On peut constater que cette industrie donne beaucoup de travail aux ouvriers de Nice et son Comté. Il ne faut pas oublier la culture, la cueillette et le travail du meunier. Dans certains villages, il reste la trace du moulin communal avec son odeur de paille, mais il manque l’âne qui faisait tourner la meule et le petit ruisseau d’ailleurs asséché, n’anime plus la roue. Nice avait sa manufacture, cette dernière était pacifique, bien que les Cigalusas ! La manufacture des tabacs était la grande usine de la rue Barla qui avant le rattachement se tenait rue saint François de Paule. Elle emploie surtout les femmes et la « cigarière », Cigalusa en niçois était la figure emblématique des milieux populaires niçois. On redoutait par-dessus tout sa verve et le dicton affirmait : « Mieux vaut 20 ans de prison qu’une cigarière à la maison. » On y fabrique les cigarettes, cigarillos et cigares. Le terrain, les collines se prêtent à l’horticulture.

 

C’est Alphonse Karr qui développa la culture de la rose et surtout de l’œillet dès 1854. L’immigration italienne : Toscan et Piémontais vont contribuer à son essor. L’horticulture est une activité nouvelle dans le Comté, alors que le pays grassois la pratiquait depuis le XVII° siècle. C’est à la fin du XIX° siècle que les techniques évolueront. 

 

 

 

La vigne est cultivée sur les coteaux de Bellet, elle n’est pas vraiment une industrie, au sens où la production est plutôt artisanale. Mais elle offre des vins très appréciés et que leur rareté rend onéreux. Pour résumer, nous dirons que Nice est partagée en deux parties : la rive gauche du Paillon et les  vallons  pour l’activité industrielle et la rive droite pour le tourisme.

NUMÉRO : 18

PERSONNAGES INSOLITES  ET PERSONNALITES DE NICE

 

Le plus célèbre d’entre eux, par son destin tragique, est le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch qui décède à Nice le 24 avril 1865. Le tsar Alexandre II vint à Nice ainsi que la famille impériale. La communauté Russe viendra hiverner sur la riviera, profitant de son climat clément. L’escadre mouillera d’ailleurs dans la rade de Villefranche. Les autres cours européennes viendront séjourner à Nice : Louis Ier de Bavière, qui lui aussi meurt sur nos rivages en 1867. Les rois de Suède, de Norvège, de Danemark, de Belgique et bien sûr la reine Victoria ainsi que le prince de Galles. 

 

BLASON DE LA FAMILLE ROTHSCHILD

Les français avec Thiers, le baron Haussmann, la famille Rothschild, le duc de Richelieu, monseigneur Dupanloup, le fils de Jérôme Bonaparte et bien d’autres. Cette réunion du gotha européen se poursuivra jusqu’au premier conflit mondial. Alors tous ces cousins iront s’entretuer dans cette conflagration qui sonna le glas de l’aristocratie Européenne. Louis Lubonis tient une place à part, il fut un des principaux acteurs du vote positif en 1860. Après de brillantes études à Turin, il embrasse la carrière de magistrat. En 1860 ayant longuement hésité, il accepte le poste de gouverneur et remplace le marquis de Montezemolo qui était un farouche adversaire de la France. Au moment du plébiscite gouverneur provisoire, il sera secondé par deux autres Niçois : Prosper Girard et Auguste Gal.

 

François Malausséna étant alors syndic de la ville de Nice. Suite à une proclamation où il prend position en faveur du "OUI" à la France, le parti Italien du journal « il Nizzardo » et les députés : Garibaldi et Laurent Roubaudi, ainsi que les indépendantistes, adeptes du chevalier Arson, l’attaquent dans leurs journaux. Cavour le désavouera pour son initiative imprudente. Après le plébiscite en décembre 1860, il sera élu député et deux mois plus tard, conseiller général du canton de "Lantosque Saint-Martin-de-Vésubie" et président de l’assemblée départementale.

 

Louis Lubonis plaidera en vain pour étaler dans le temps les changements politiques et administratifs. En outre Nice perdra son statut de Cour d’Appel ainsi que ses écoles de Médecine et de Droit. En 1868 déçu, il démissionne de son mandat de député et prend la direction de la banque de France à Nice. En 1876 il écrira une lettre à son ami Paulian où il lui exprime son amertume : « Le Niçois n’est plus maître chez lui ».  Lubonis s’éteindra dans sa villa de Carabacel, le 10 juillet 1893, il est inhumé au cimetière du Château. Il y a aussi des originaux, des personnages pittoresques et insolites. Certains ont marqué particulièrement leur époque et nous en retiendrons que quelques-uns : BAILLET : le balayeur de la rue saint François de Paule. ZAPPA DIT MENIGHINO : le coq de Nice. C’était un diseur de bonne aventure et il interprétait des billets que ses coqs tiraient au sort. MARGUERITA « MAMOUN » : elle habitait Roquebrune- Cap-Martin, elle vivait de mendicité et de la revente du crottin de cheval.

 

Les FRERES HUGO : ils étaient natifs de Saint-Martin-de-Vésubie et furent célèbres bien au-delà du Comté par leur taille. Ils mesuraient en effet 2m,25 et 2m,30. Ils parcouraient la France entière. CARRY LUCK : ce chanteur des rues était aveugle et utilisait un accordéon qu’il avait fixé sur un tréteau. Du Gotha  mondain  aux petites gens, toutes ces personnes ont marqué, à leur manière, tragiquement ou avec originalité, la mémoire collective des Niçois.

 

Le jeu de boules sur la Place ARSON à Nice

NUMÉRO : 19

LE SPORT  ET L’AVIATION

 

La pratique du sport nous vient des Anglais et la colonie britannique a importé dans le Comté celui-ci. Un deuxième facteur a fait que son essor s’est développé en France, avec les sociétés de gymnastique, celui de la volonté de revanche après 1870. Si les chansonniers vantaient la ligne bleue des Vosges, ces sociétés publiques, encadrées par les mairies ou les écoles et les institutions privées des patronages, voulaient préparer la jeunesse à cette vengeance, afin de retrouver les provinces perdues. 

 

Sur la Riviera le sport est surtout aristocratique et les nouvelles inventions : l’automobile et le vélocipède, sont l’occasion de rencontres et de compétitions. L’arrière-pays se prête admirablement à la pratique du vélo et les compétitions empruntent nos routes tortueuses. Le tour de France verra triompher en 1907 et 1909 Petit Breton. Dès 1899 la Promenade des Anglais sert à l’organisation de courses automobiles et en 1902 Serpollet battra le record du mile avec plus de 120 kilomètres à l'heure, remportant ainsi la coupe Rothschild.

 

Les bains de mer vont connaître eux aussi un certain succès. A l’origine ces derniers étaient surtout curatifs. C’est là aussi les Anglais qui à la fin du XIX° siècle ont popularisé la pratique des bains de mer. Avant 1914 il y a 8 établissements sur la promenade et le plus célèbre est : les bains Georges à la Californie. On se change dans des cabines et le bain consiste surtout en une « trempette » dans la mer.

 

La mer est le terrain de prédilection pour les amoureux de la voile et du yachting. Le club nautique de Nice, voit le jour en 1883. Ce dernier organisera des régates et d’abord le prince de Galles, puis Edouard VII en 1905, sera un de ses membres les plus actifs.  Avec les hauts sommets qui nous cernent au nord, la montagne va trouver ses adeptes. C’est là tout d’abord un exercice militaire, il fallait défendre les frontières qui, ici sont alpines. C’est donc les chasseurs qui pratiquent le ski et l’alpinisme.

 

Un aristocrate, Victor de Cessole, avec la création en 1909 du Ski Club Alpin, sera le promoteur du ski à Beuil et à Valberg. Un nouveau type de transport l’aviation a ses adeptes à Nice. Le quartier de l’Arénas était un jardin potager et une terre giboyeuse. Ce petit village vivait loin de la ville et nombre de ses habitants au début du XX° siècle n’étaient jamais allés sur la place Masséna.  La seule période de l’année où c’était la fête : la saint Augustin, les gens allaient avec les beaux habits à notre Dame de Lourdes écouter la messe. On partageait la socca, l’anchoïade et le vin. Le maire venait croquer la févette. La fête durait dix jours. Ce quartier va changer, outre l’hippodrome, le tir aux pigeons et un original américain qui développe de 1902 à 1914 un élevage d’autruches, c’est l’aéroplane qui va bouleverser la vie du quartier. Le capitaine Ferber donne son impulsion à l’aérodrome en 1901. L’homme que les Niçois avaient baptisé la «ratapignata » (chauvesouris) ne verra pas cet aérodrome, se tuant en 1909.

 

D’autres précurseurs prestigieux donneront des pages de gloire à l’aviation à Nice : Roland Garros qui participe au premier raid aérien entre Paris, Nice, Rome et Turin et surtout Auguste Maïcon  lequel survolera la vallée du Paillon et passera sous le pont du Var avec un Caudron en 1919. Avant la première guerre mondiale, Nice organise des meetings aériens où la haute société vient admirer ces fous du ciel.

 

NUMÉRO : 20

LA VIE POLITIQUE JUSQU’EN 1914

 

L'avenue BORRIGLIONE où passait déjà l'ancien TRAMWAY Niçois

Après la chute de l’Empire, on assiste à une querelle mouchetée entre les tenants du rattachement  et les partisans de l’annexion de 1860. Le 19 avril 1874, Piccon relance la polémique en levant en public un toast pour que Nice revienne à l’Italie. Il est contraint de démissionner le 7 mai et son ami député Bergondi se suicide le lendemain. Le 5 juin le préfet fait interdire le journal : « l’ordre social » qui envenimait la situation. La liste Raynaud Borriglione gagne les municipales avec plus de 60% d’abstention.

 

En octobre 1877 Auguste Raynaud tient un discours pro Italien et perd l’année suivante sa mairie au profil de Borriglione. En 1886 le préfet, après des démissions au conseil municipal, dissout celui-ci et provoque de nouvelles élections où l’éphémère Jules Gilly est élu, Borriglione ne s’était pas représenté. La polémique entre les tenants de la France et de l’Italie, se poursuit par les diatribes des deux principaux journaux : l’éclaireur de Nice pro français et il "Pensiero di Nizza" pro italien. La politique anti-française du président du conseil Italien Crispi, ne fait qu’exciter les passions de part et d’autre. Le 18 juillet 1892, il "Pensiero di Nizza" sera interdit, à la suite d'un article contre le monument du centenaire de la première annexion de 1792.

 

En 1879 Borriglione alors maire de Nice fonde « Le Petit Niçois » qui aura son siège tout d’abord place Masséna pour finir avenue de la gare à la veille de la guerre. Le 28 août 1902 le sénateur Alfred Borriglione meurt à Sospel. En 1903 la lutte anticléricale fera interdire la procession aux limaces (fête Dieu) ainsi que celle de Notre Dame des grâces ou du Vœu. Ces deux brimades ne feront qu’exacerber les passions entre pro français et pro italiens. Aux élections législatives du 10 février 1871, il Diritto di Nizza fait triompher les candidats pro niçois avec : Garibaldi, Piccon, Bergondi et Borriglione. Le préfet Dufraisse est largement battu. L’élection n’est pas uninominale et il n’y a pas de circonscription. On peut être candidat en plusieurs départements. Au scrutin du 20 février 1876, Nice a deux circonscription et de l’autre côté du Var, Grasse en a deux elle aussi. La première de Nice est remportée par Alfred Borriglione et la deuxième par le baron Boissard di Bellet. Les législatives du 14 octobre 1877, verront les deux sortants réélus.  Le rival du Pensiero à cette époque est le : « Phare du Littoral » qui lui paraît en français.

 

Le 22 août 1881 si Borriglione conserve la 1ère circonscription, c’est Bischoffsheim qui remporte la seconde. Ce mécène naturalisé Français, aura une carrière politique qui durera un quart de siècle et sera successivement député de Nice et de la nouvelle circonscription de Puget-Théniers. Le 18 octobre 1885, il n’y a plus de circonscription et on élit par rapport à des listes. Le département étant une seule circonscription. Borriglione qui soutient Maurice Rouvier et Ernest Roure maire de Grasse sont tous trois élus. L’Eclaireur parlera de Rouvier comme un parachuté de Marseille et le Petit Niçois publiera un poème pamphlétaire sur Ernest Roure. Le 22 septembre 1889 on revient aux circonscriptions : Bischoffsheim et Borriglione retrouvent leurs sièges, sauf que le nouveau découpage les a inversés. Les élections du 20 août 1893 verront la création du siège de Puget –Théniers.

 

Si Borriglione conserve son siège, Bischoffsheim conquière la nouvelle circonscription et laisse à Raiberti la première de Nice, dont il était le sortant. Le scrutin du 8 mai 1898, voit la disparition de Borriglione qui a choisi le sénat, c’est Poullan qui occupe désormais la deuxième circonscription, Bischoffsheim et Raiberti gardant les leurs.  C’est le nouveau siècle et les élections du 27 avril 1902 ne voient aucun changement, les sortants étant reconduits. Cette année-là Borriglione meurt et le « Petit Niçois » est confié à Donadéi.  Le 6 mai 1906, le patron du petit Niçois bat Bischoffsheim à Puget-Théniers, lequel décèdera quelques jours plus tard. Aux législatives du 24 avril 1910, une nouvelle circonscription est créée à Nice. Le département en comportera désormais six. C’est Lairolle qui gagne ce nouveau siège. Raiberti conservant la première et Poullan la troisième, les mystères du découpage ayant décidés que la nouvelle circonscription serait la deuxième. Le directeur du « Petit Niçois » conservant quant à lui Puget-Théniers. 

 

Les dernières législatives avant la guerre ne verront que Puget-Théniers changer de député en la personne de Durandy, gendre de Borriglione. On peut constater une certaine stabilité dans le paysage politique et des hommes comme Borriglione, Bischoffsheim ou Raiberti, furent les acteurs majeurs de la politique dans le Comté de Nice avant la première guerre mondiale. La presse a joué un rôle déterminant et Borriglione avec son journal le "Petit Niçois", tient les rênes de la vie politique. Borriglione et ses héritiers, seront toujours les défenseurs de l’identité niçoise et méfiants, pour ne pas dire opposés à l’influence d’un certain « parisianisme ».  Ses adversaires qui furent pro Français avant 1860, seront d’abord les défenseurs de l’Empire, puis de la droite. Ils furent successivement : l’écho des Alpes-Maritimes, l’Avenir de Nice, le Messager de Nice, le Journal de Nice qui après 1883, devient l’Eclaireur de Nice. Les partisans d’un retour à l’Italie auront leur presse avec : Il Nizzardo avant le rattachement, puis Il Diritto di Nizza, le très éphémère Voce di Nizza (deux numéros) et Il Pensiero Di Nizza qui sera interdit en 1892. Le séparatisme était affaibli par l’émigration en 1860 de près de 880 familles qui choisirent l’Italie. Joseph André n’arrivera pas à franchir le Paillon et son journal ne sera lu que dans la vieille ville, sans vraiment influer sur la vie politique niçoise. La presse se divisera en deux camps : la droite profrançaise avec l’Eclaireur et les idées de gauche et la défense de l’identité niçoise dans le cadre de la République avec le  Petit Niçois.

 

Le premier Sénat de la III éme République voit siéger en 1876 : Joseph Garnier qui meurt en 1882 et est remplacé par Léon Chiris, le deuxième siège revient à Dieudonné Defly, ne pas confondre avec Jean Jacques Hippolyte Defly qui légua à sa mort en 1847 les terrains où fut construit l’hôpital Saint-Roch. C’est Léon Renault qui en 1885 succède à Defly, Léon Chiris laissera en 1900 son siège au général Charles Bérenger. La troisième mandature sénatoriale aura de 1894 à 1902, pour titulaires : Alfred Borriglione, qui décédant en cours de mandat  sera remplacé par un de ses poulains : Maurice Rouvier. Le général Bérenger sera remplacé par le maire de Nice : Honoré Sauvan, ce dernier restera sénateur jusqu’à 1922.

Thierry JAN

 

à suivre ... à suivre ... à suivre ...

26 juin 2026

EN SOUVENIR POUR LA MEMOIRE DE NOTRE AMI ECRIVAIN ET HISTORIEN THIERRY JAN DISPARU DEPUIS NOUS REPUBLIONS SA CHRONIQUE SUR L'HISTOIRE DU COMTE DE NICE !

EN SOUVENIR POUR LA MEMOIRE DE NOTRE AMI ECRIVAIN ET HISTORIEN THIERRY JAN DISPARU DEPUIS NOUS REPUBLIONS SA CHRONIQUE SUR L'HISTOIRE DU COMTE DE NICE !

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. 

 

Par Thierry JAN écrivain-historien niçois

 

UN BREF RAPPEL HISTORIQUE

Le Comté de Nice perdra au XVIII° siècle les vallées de Barcelonnette et du haut Esteron au profit de la Provence. En 1760 il se stabilisera avec la ligne du Var. La rive gauche au Comté et la droite à la Provence et au royaume de France. Il y aura des échanges mutuels de bourgs, un village sera même coupé en deux (Roquesteron) et l’est toujours aujourd’hui. Ce fleuve frontière ne pouvait être traversé qu’avec un bac ou le gué avec deux passeurs portant le voyageur sur leurs épaules, ce qui créait des conflits entre les communes sur les privilèges du droit de passage. En 1792 le général d’Anselme fera construire un pont à demeure sur le Var.

C’est avec le chemin de fer en 1864 que le pont définitif sera édifié. Après la restauration et la réforme administrative de 1818 le Comté perd la vallée de la Nervia qui est rattachée administrativement au Piémont.  Le terme Comté de Nice n’a alors plus guère de sens politique, administratif ou géographique. La réforme voulue par Victor Emmanuel I fait du Comté : la province de Nice au même titre que les provinces de San Remo et d’Oneille ( Oneglia puis Imperia ).  

La possession de ce fief, l’apanage de ce Comté dont le titre remonte à 1392, fut revendiquée par les Comtes de Provence, les Rois de France et les Savoie. Ces derniers détenaient la Souveraineté sur le Comté depuis la dédition de 1388. Le premier Comte de Nice fut le Duc Amédée VIII de Savoie. En 1554 Emmanuel Philibert, ayant fortifié Nice et Villefranche reprend le titre de Comte de Nice, lequel se transmettra à ses successeurs d’une manière ininterrompue. Louis XIV lors de sa première invasion du Comté, s’en attribuera le titre en 1695. Il n’y a donc plus de Comte de Nice depuis le rattachement annexion de 1860. 

LE COMTE DE NICE AVANT LE PLÉBISCITE :

Après le rattachement à la France du Comté durant les périodes révolutionnaires et l’empire, ce dernier reviendra sous souveraineté Sarde au congrès de Vienne. Par un édit du 18 novembre 1818, Nice sera élevé au rang de chef-lieu de division tout comme San Remo et Oneille (Oneglia puis Imperia). Deux communes seront détachées du Comté : Pigna et Roquetta. En 1854 les rois de Piémont Sardaigne suppriment le privilège de port franc à Nice, c’est d’ailleurs ici que s’inscrit le fameux doigt cassé de la statue de Charles Félix. A la fin des années « 50 » et ce jusqu’au plébiscite, il y aura à Nice et dans le Comté des passions qui iront crescendo entre les partisans d’un rattachement à la France et ceux qui veulent rester fidèles à Turin.

Garibaldi avec la gazette de Nice qui succéda en 1859 au journal : « la Terre Promise » et il Nizzardo défendront le parti piémontais.  Un autre journal : l’avenir de Nice, sera partisan du rattachement avec la France. Ce parti sera surtout représenté par le commerce et le monde économique. Ce qui s’avérera déterminant avec le développement du tourisme. Une troisième tendance se rangera à l’idée d’une autonomie et voudra réaliser comme la principauté de Monaco, la création d’un Etat ni Français, ni Italien. Les relations internationales viendront encore compliquer la situation, l’on verra l’Angleterre et la Suisse s’opposer à un rattachement du Comté avec l’empire français.

Napoléon III qui avait aidé à l’unification italienne en participant à la guerre contre l’Autriche, menacera, la France était regardée comme une grande puissance après les succès de Crimée et d’Italie, le royaume piémontais d’une intervention militaire si les entrevues de Plombières n’aboutissaient pas et que le Comté et les Savoies ne revenaient pas à la France. Après une intense activité diplomatique, le 14 mars 1860 un traité était signé entre la France et le jeune royaume d’Italie. Malgré ce traité et l’on peut soupçonner ici Cavour de duplicité, les élections au parlement Sarde étaient maintenues.

 

Garibaldi et Laurenti Roubaudi se présentaient sous les couleurs italiennes tandis que le parti pro français appelait à l’abstention. Cette dernière dépassa les 70% et il fallut refaire le scrutin. Les députés furent élus à la seule majorité relative et cela signait l’échec des adversaires du rattachement. Cavour en fin politique, pris une position ferme et déclara à Garibaldi que la décision des populations convoquées à un plébiscite, trancherait la question.

LA PRESSE A NICE AVANT 1860 :

Les États de Savoie étaient libéraux avec la presse, plus qu’en France où elle était soumise à déclaration préalable. En 1848 le « statuto » donna une relative liberté aux journaux. Ces derniers connaissent dès lors un essor important. C’est ainsi qu’un nouveau journal « L’écho des Alpes Maritimes » apparaît. Il est entièrement écrit en Français et milite dès 1849 pour le rattachement du Comté de Nice  à la France. Suite à un article polémique sur l’église paru le 22 juillet 1850, le journal est saisi et disparaît le 10 août. Mourir pour renaître de ses cendres sera sa destinée, puisqu’il réapparaît 9 jours plus tard sous le titre « d’Avenir de Nice ». D’autres journaux défendent la cause du maintien sous la souveraineté des rois de Piémont Sardaigne. L’Italie n’existe encore pas et il est donc faux de dire que Nice fut Italienne.  En 1852 il Nizzardo défend le gouvernement de Turin et obtient le monopole non négligeable des annonces légales, ce qui était une appréciable source de revenus. Ce journal cessera ses parutions après le rattachement de 1860. L’année 1854 verra le premier journal entièrement écrit en Niçois.

La « Mensoneghierra » organe de presse de François Guisol. Il Nizzardo et la gazette de Nice vont dénoncer le plébiscite à l’avance et ses nombreuses irrégularités dont la présence de troupes françaises le jour du scrutin. L’Avenir de Nice changera une troisième fois de nom et deviendra le 3 avril 1860 : « le Messager de Nice ». Ce journal deviendra le champion de la cause française et du rattachement d’avril 1860. Après la chute de l’Empire, Joseph André  dirige deux journaux écrits en Italien. Le premier  Il Diritto  di Nizza et le second qui lui succède : Il Pensiero di Nizza. Si le premier ne dure qu’un an, l’autre paraîtra jusqu’à son interdiction par le gouvernement Français en 1895. La presse, désormais, serait écrite en Français.

 

LE PLÉBISCITE ET LES FRONTIERES EN 1860 :

A la veille du plébiscite, le roi Victor Emmanuel II décida de retirer les fonctionnaires Sardes du Comté, afin de ne pas troubler le scrutin. Il annonça aux habitants du Comté le 2 avril leur changement de nationalité. Lubonis avocat général fiscal fut nommé afin de remplir les fonctions de Gouverneur, deux autres niçois l’assistèrent : Prosper Girard et Auguste Gal. En même temps, soit avant le scrutin, arriva le sénateur français Piétri qui se chargea d’organiser le futur nouveau département. Ce dernier comprendrait le Comté de Nice plus les arrondissements de Cannes et de Grasse pris au département du Var. Piétri sera très habile et multipliera les promesses. Les élections étaient fixées au 15 et 16 avril, soit deux semaines après la déclaration du 2 avril de sa majesté le roi d’Italie. Le syndic de Nice Malausséna invita les Niçois à voter OUI.

 

Le jour du scrutin la cité était pavoisée aux couleurs françaises et les électeurs de chaque paroisse, curés en tête, viennent voter au collège. La présence du corps ecclésiastique sera déterminante sur le résultat. L’ampleur des Oui, créera une polémique sur la régularité du scrutin. Aujourd’hui encore, certains parlent non d’un rattachement, mais d’une annexion. Trois communes auront un contingent de non appréciable, ce sont : Castellar, Gorbio et Menton.  A Turin, Garibaldi et l’ancien président du conseil Ratazzi, réagiront violemment. Cavour fin politique retardera au maximum la ratification parlementaire de ce plébiscite. En effet les débats au parlement de Turin ne commencèrent que le 29 mai à la chambre des députés et le 11 juin au sénat. En France il fut ratifié les 12 et 13 juin 1860.

C’est le 14 juin que le Comté devint officiellement Français. La nouvelle frontière fut définitivement arrêtée par convention le 7 mars et ratifiée le 16 mars 1861. Le Comté de Nice allait se trouver coupé en deux. En effet, Tende, la Brigue, Molières, restaient italiennes ainsi qu’une partie des Valdeblore, Rimplas et Saint-Sauveur. Le 2 février 1861 le prince Grimaldi de Monaco renonçait à Menton et Roquebrune qui par un nouveau vote, confirmèrent leur volonté d’être Françaises. La Principauté était désormais enclavée dans la France.

LE PRINCE CHARLES III DE LA PRINCIPAUTE DE MONACO ( 1818-1889 ) 

 

LES DESSOUS DU RATTACHEMENT :

Après la chute de Napoléon Ier, le congrès de Vienne plaçait l’ancienne république de Gènes sous la domination des souverains Sardes. Ces derniers dès lors poursuivirent une politique axée sur l’Italie et son unité. Aussi privilégièrent-ils le port de la capitale Ligure au dépens de Nice, Gènes la superbe et la « lanterne » offrant en effet plus d’avantages que le modeste bassin Lympia.

Dans le plan de développement des Savoie, le Comté était délaissé, ce qui favorisa l’émergence du parti Français. En 1832 fut créé le consiglio d’Ornato. Cet organisme avait pour tâche d’organiser des aménagements à Nice. C’est de cette époque que date l’église du vœu, ce en remerciement suite à une épidémie et la place Masséna. La colonie britannique sous l’impulsion du révérend Lewis Way, aménagera un petit sentier littoral qui deviendra notre promenade des anglais. Un boom économique dynamise Nice. Cet essor est surtout touristique. S’il y a seulement 4 hôtels en 1827, on en compte une cinquantaine trente ans plus tard. Le consiglio d’Ornato, que l’on peut traduire par : conseil d’aménagement, installe l’éclairage public au gaz et crée un jardin à l’embouchure du Paillon vers l’ancien pré aux oies. 

En 1833 le tourisme est le poumon économique de Nice. La ville semble déjà française, on le parle plus que l’italien, les enseignes des commerçants sont en français et les prédications  ou homélies se font dans la langue de Voltaire. Les édiles demandent que l’enseignement relativement développé et confié aux frères des écoles chrétiennes, se fasse en Français. Ils arguent avec raison que les couches populaires dans leur activité ont plus de contact avec la France qu’avec le Piémont. On va plus vite à Paris qu’à Turin et le coût du transport des marchandises est moitié moins cher avec la France. La presse dans sa majorité est pro française, le Mensonghiera en niçois et « lou Sincaire » de Fénocchio et Barbéris, soulignent les avantages d’un retour à la France. La vue à long terme de Cavour qui veut concurrencer Marseille, fait que le ministre italien favorise Gènes et la Spezia. Nice perd ses avantages douaniers et Villefranche perd son statut de port de guerre. Les classes moyennes ont toujours été le facteur déterminant des orientations politiques et c’est elles qui font en fait les élections. Elles furent le soutient des rois Sardes, mais devant la perspective des avantages économiques de se lier à la France, elles se rallièrent au camp français. L’église, elle aussi va avoir une influence déterminante.

En 1852 Cavour laïcise sa politique et l’unité italienne en marche, pourrait menacer les Etats pontificaux. Aussi les curés se méfient de cette politique et préfèrent Napoléon III qui vient de signer le concordat avec sa sainteté et assure de substantiels revenus au clergé, en France le clergé est payé quatre fois plus que dans les Etats de Piémont Savoie. A l’heure du choix, l’église entraînera les masses paysannes, sur lesquelles elle a une très grande influence, vers la France impériale. L’aristocratie  est dans son ensemble et surtout dans le corps juridique, favorable à Turin. Une frange non négligeable de la population souhaiterait que le Comté évolue vers une indépendance et se constitue en Etat indépendant comme la principauté de Monaco. Ces derniers manquent de moyens. Ils n’ont, ni la presse, ni la propagande et pas de financement.  Quand le banquier Carlone fonde en 1848 avec Jules Avidgor, influent membre de la communauté israélite, le journal : « L’écho des Alpes Maritimes » qui deviendra l’Avenir de Nice, il milite pour des raisons évidentes pour un rattachement avec la France.

LES NICOIS EN 1860

C’est une population laborieuse qui vit de petits métiers, d’artisanats et des petits commerçants. Ce prolétariat urbain se trouve dans la vieille ville et la rive gauche du Paillon. La bourgeoisie se trouve rue saint François de Paule, sur la colline de Cimiez et ses abords et commence à faire construire sur le littoral.  L’aristocratie Anglaise se retrouve à Cimiez où la reine Victoria a ses habitudes avec son célèbre « Jacquot ». La noblesse Russe quant à elle a ses quartiers aux pieds de la colline saint Philippe, là où le tsar fera construire une église.  La fleur avec Alphonse Karr va devenir la principale industrie de Nice. Les serres s’installent vers la Lanterne et saint Antoine. A saint Roman de Bellet on y trouve la vigne sur des coteaux admirablement exposés au soleil. C’est une culture en terrasse qui ne permet pas une grande production, mais offre un vin de qualité. Avec le changement de souveraineté, l’administration bouleverse le statut niçois. Les règles administratives Françaises devenaient applicables le 1er janvier 1861. Par Senatus consulte de Napoléon III, elles seront exécutables dès août 1860.

 

LE JOURNALISTE ALPHONSE KARR QUI PRÉCONISA LA CULTURE DES FLEURS SUR LES COLLINES NICOISES.

Nice devient chef-lieu du nouveau département et académie, mais elle perd son statut de cour d’appel. Le nouveau département est découpé en arrondissements, cantons et communes. Les intellectuels Niçois : Eugène Emmanuel auteur de la chanson : « La miéa bella Niça », Henri Sapia, François Barbéri, Adolphe de Foresta, Antonio Fénocchio rédacteur du Nizzardo, le savant Auguste Gras et le botaniste Charles Auguste Goiran, pour ne citer que ceux-là, opteront tous, après le rattachement, pour l’Italie.

Les cadres militaires quant à eux, choisirons la fidélité au roi de Piémont Sardaigne. La société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes comptent très peu de Niçois parmi ses membres dont Auguste Carlone et quelques autres. La vie intellectuelle en France gravitait surtout autour de Paris et des gens comme Sardon, qui il les décrit comme étant paresseux et insolents, ont une piètre opinion des intellectuels Niçois.. Certains, de cette élite Niçoise, quand ils verront le mépris des élites Françaises à leur égard, rejoindront l’Italie. C’est un défaut bien Français, tout doit briller depuis Paris. Le jacobinisme de la Révolution n’a fait qu’empirer le centralisme de la monarchie depuis Louis XIV.

 

NICE  SOUS LE SECOND  EMPIRE

Le préfet Paulze d’Ivoy, ne facilite pas les relations des niçois avec la nouvelle administration, il sera remplacé en 1861 par Gavini de Campile. Les Niçois devront répondre à deux plébiscites, cinq législatives et deux municipales en dix ans. François Malausséna sera à chaque fois élu maire ou député. Il travaille de concert avec le nouveau préfet et sont tous deux des acteurs du développement prodigieux de Nice durant ce second empire. La population conserve des attaches avec la jeune Italie et reste opposée à une éventuelle guerre avec la Prusse. En 1870 après la défaite et la chute de l’Empire, le rattachement semble remis en question avec l’élection de Garibaldi et ses partisans.

Auguste Raynaud remplacera Malausséna à la mairie. La presse a acquis un pouvoir, on ne parle pas encore de quatrième pouvoir, mais de plus en plus de gens savent lire et les journaux, commencent à faire l’opinion. Le journal principal a ses origines en 1849. Il va successivement s’appeler : l’écho des Alpes Maritimes, l’Avenir de Nice, le Messager de Nice et en 1863 il deviendra le Journal de Nice. Son principal rival est le Phare du Littoral qui apparaît en 1865. Ce dernier est opposé à Napoléon III et fera d’ailleurs campagne pour le non au plébiscite de mai 1870. Ils survivront tous deux à la chute de l’Empire, l’un disparaissant en 1880, quant au Phare du Littoral, il sera publié jusqu’à 1901. A la chute de l’Empire paraît : « L’Ordre Social » c’est un quotidien républicain des Alpes-Maritimes. Il sera interdit en 1874. Les aménagements urbains sont nombreux, outre l’arrivée du train en 1864, c’est le littoral et le port qui se transforment. Les Ponchettes, ce qui signifie en Niçois : « les petites pointes » en référence aux rochers de la colline du château qui tombent dans la mer, furent jusqu’au XVIII siècle le seul port de Nice. Le visiteur d’aujourd’hui, pourra observer les traces de l’activité des lieux, laquelle perdurait encore dans les années « 60 ».

Les pécheurs y hissaient leurs pointus et triaient leur pêche. De 1750 à 1776 s’édifie la première terrasse. Elle a un double usage : d’abord commercial avec les magasins et entrepôts du rez de chaussée et une promenade publique en hauteur, où la bonne société aime à y flâner. En 1840, elles seront doublées. Mais déjà, elles perdent leur intérêt et l’engouement pour les jardins publics et surtout la promenade des Anglais, tracée dès 1822, détrônent les terrasses.  La rue littorale longera la côte de l’embouchure du Paillon à la croix de marbre. En 1855 ce qui est devenu le chemin des Anglais, en hommage à leur contribution, verra son prolongement jusqu’à Magnan .La promenade des Anglais était née.

 

La communauté britannique fut la première à découvrir la douceur du climat de Nice et sa Riviera. En 1827 Rancher publie le guide des étrangers à l’usage des hivernants Anglais. L’idée d’un port germait depuis le XVI siècle et le débat existait entre deux sites : certains suggéraient l’anse saint Lambert à l’ouest du château, ce qui englobait les Ponchettes, d’autres penchaient pour l’est du château, lieu de marécages où coulait un petit torrent le Limpia. Le roi Charles Emmanuel III opta pour cette zone de marécages. Le chevalier de Galéan Riquier dessina les plans en 1749 et le port fut achevé en 1780 après plusieurs péripéties. Après le rattachement en 1860, les autorités impériales étudièrent une extension du port de Nice et le bassin Limpia devint Lympia. Les travaux débutèrent vers 1869, la guerre et la chute de l’empire retarda ceux-ci et c’est entre 1874 et 1879 qu’ils seront achevés. Ce port connaîtra d’autres aménagements, dont l’extension de sa digue à l’aube du XX siècle.

LA FIN DU DEUXIEME EMPIRE AVEC LA BATAILLE DE SEDAN LE 2 SEPTEMBRE 1870

 

LE COMTÉ DE NICE ET LA GUERRE DE 1870.

C’est avec stupéfaction que les populations du Comté apprennent le 19 juillet 1870, la déclaration de guerre de Napoléon III à la Prusse. Ils ne se sentent pas vraiment concernés par ce conflit et certains jeunes, afin d’échapper à la conscription, passent en Italie. La première compagnie des mobiles des Alpes-Maritimes s’illustrera brillamment en Côte d’Or avec à ses côtés Garibaldi et ses volontaires. L’empire s’effondre à Sedan le 2 septembre 1870 et Gambetta proclame la république deux jours après. Le maire Malausséna et le préfet Gavini démissionnent de leurs mandats et poste. C’est Auguste Raynaud qui en 1871 sera élu maire. Devant la catastrophe, cet effondrement de la France que l’on croyait invincible, Thiers va tenter un marchandage. Du 13 au 19 octobre 1870, Thiers se déplace à Florence, alors capitale du royaume d’Italie. Il propose au gouvernement italien de restituer le Comté de Nice contre l’envoi d’un contingent de 100.000 soldats italiens contre la Prusse. Les Niçois n’étaient pas très concernés par ce conflit entre l’Empire Français et le Royaume de Prusse. Les manœuvres de Bismarck et la dépêche tronquée d’Ems, Napoléon III était tombé dans le piège du rusé Prussien, Nice n’était Française que depuis dix ans et comprenait mal pourquoi aller se battre dans les Vosges pour une virgule mal placée dans une déclaration du roi de Prusse.  Déjà en juin 1869, suite à l’ouvrage « Les brouillards de Nice » de Pierre  Pierre, qui faisait des insinuations malveillantes à l’encontre des Niçois, des attroupements se font devant le domicile de l’auteur rue Cassini. Le maire Malausséna tentera de calmer l’opinion par voie d’affiches.

LE MAIRE DE NICE MALAUSSENA 

Le préfet fera interdire les chants et dispersera la foule.  Avec la déchéance de l’Empire, le chef de l’exécutif départemental est changé.  Le nouveau préfet ami de Gambetta, qui avait des attaches à Nice sans être Niçois, fut nommé le 6 septembre 1870. Il nommera Piccon maire de Nice pour le démettre 13 jours plus tard, le soupçonnant de sympathies séparatistes. Il nomme alors le docteur Pacifique Clérissy. Le préfet Barragnon très maladroit fut démis le 8 octobre. En un mois il avait créé une situation chaotique. C’est le 20 octobre de la même année qu’arrive Marc Dufraisse au poste préfectoral. Ce préfet guère plus habile s’oppose d’abord à la création d’un journal en italien « il Diritto di Nizza ». Après l’armistice et la fin de la guerre, il crut bon de se présenter aux élections législatives. Garibaldi et les membres du comité Niçois, tous avocats : Piccon, Bergondi et Borriglione, furent soutenus par « Il Diritto ». Ce journal interdit par le préfet reparu sous le titre : « La Voce di Nizza ». Marc Dufraisse élu député en 4ème position quitta ses fonctions pour le parlement de Bordeaux. Il Diritto di Nizza fera un large écho dans son numéro du 8 novembre, sur les manifestations du 6 novembre 1870. Un nouveau préfet : le marquis Raymond de Villeneuve Bargemon, collabora étroitement avec le nouveau maire Auguste Raynaud. Les esprits se calmèrent et les troubles cessèrent. Bientôt ce serait la saison, les venues du Prince de Galles et de l’empereur Pedro du Brésil, étaient annoncées parmi d’autres. Le Comté de Nice restait Français et renonçait à une aventure séparatiste.

Thierry JAN

écrivain-historien niçois disparu

à suivre .. à suivre  à suivre ... 

22 juin 2026

 

Nice : Eric Ciotti inaugure le clos bouliste Marc Stellardo, hommage à une figure locale

L'ancien clos de la Fraternité, Corniche André de Joly, porte désormais le nom de cette figure du monde associatif niçois, décédée en 2010.

 

 

SOURCE : Laura Martinez (rédacteur IA)

14 juin 2026

 

Le 13 juin 2026, le maire de Nice Eric Ciotti a inauguré le clos bouliste Marc Stellardo, Corniche André de Joly. La cérémonie s'est tenue en présence de la famille Stellardo, d'élus et de représentants associatifs. Le conseil municipal avait acté la nouvelle appellation le 9 janvier 2026.

L’essentiel

  • 13 juin 2026 : inauguration du clos bouliste Marc Stellardo, Corniche André de Joly à Nice.
  • 9 janvier 2026 : le conseil municipal de Nice avait validé la nouvelle dénomination (ex-clos de la Fraternité).
  • Marc Stellardo (1961-2010) : figure associative et sportive niçoise, fils de Gilbert Stellardo, ancien premier adjoint au maire et ancien président de l’OGC Nice.
  • Présents : le maire Eric Ciotti, le député Bernard Chaix, l’adjoint aux sports Benoît Kandel, les parents Gilbert et Mireille Stellardo, le président du clos Jean-Pierre Asso.

Une cérémonie sur la Corniche André de Joly

Le clos de la Fraternité change de nom. Depuis le 13 juin 2026, il s’appelle officiellement clos bouliste Marc Stellardo. La plaque a été dévoilée par le maire de Nice Eric Ciotti en présence des élus et de la famille du défunt.

Jean-Pierre Asso, président du clos, avait convié élus et membres associatifs à la cérémonie. Le député des Alpes-Maritimes Bernard Chaix et l’adjoint municipal aux sports Benoît Kandel figuraient parmi les participants, selon les posts publiés par plusieurs élus sur X.

Qui était Marc Stellardo

Marc Stellardo est né en 1961 et décédé en 2010. Il était impliqué dans le milieu associatif et sportif niçois. Son père, Gilbert Stellardo, a été premier adjoint au maire de Nice et président de l’OGC Nice - club dont l’actualité sportive reste suivie de près dans les Alpes-Maritimes, comme en témoigne la récente recherche d’entraîneur par l’OGC Nice.

La famille Stellardo est également honorée dans le monde de la pétanque régionale : un challenge annuel de tir de précision « Pierre et Marc Stellardo » existe dans le cadre de l’Europétanque des Alpes-Maritimes, selon le site spécialisé Bouliste Naute.

Une dénomination actée en janvier

La décision ne date pas du jour de l’inauguration. Le conseil municipal de Nice avait voté la nouvelle appellation le 9 janvier 2026, selon le conseiller municipal Pascal Condomitti sur X.

Cinq mois se sont donc écoulés entre le vote et la cérémonie officielle de dénomination.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

Nice compte plusieurs clos boulistes gérés par la municipalité, listés sur le portail sports.nice.fr. La pétanque bénéficie d’une implantation historique sur la Côte d’Azur, et ces espaces font partie des équipements de proximité suivis par la ville. La dénomination d’un clos en hommage à une personnalité locale s’inscrit dans cette politique de valorisation des lieux de convivialité sportive. La pétanque fait d’ailleurs l’objet d’une attention municipale croissante dans plusieurs communes françaises : Saint-Étienne mise aussi sur cette discipline dans sa stratégie sportive.

Eric Ciotti est maire de Nice depuis mars 2026, après avoir remporté l’élection municipale face à Christian Estrosi, selon France info.

La prochaine étape n’a pas été précisée par la mairie à ce stade. Le clos bouliste Marc Stellardo est désormais ouvert sous sa nouvelle appellation.

Laura MARTINEZ 

 

REPORTAGE PHOTOS René DAMASSO pour AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV -C. COPYRIGHT 13.06.2026 NICE 

PORTRAIT DE L'ANCIEN FOOTBALLEUR  DE

L'OGCNICE  MARC STELLARDO  

 

 

7 juin 2026

PROTEGEONS NOS ENFANTD L'UDR DEPOSE UNE PROPOSITION DE LOI

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Chers amis, chers compagnons,

 

Le drame de la jeune Lyhanna bouleverse la France. Face à une telle horreur, l’émotion ne suffit plus. Elle doit laisser place à la responsabilité et à l’action.

 

Les révélations qui s’accumulent montrent une succession de défaillances : alertes ignorées, lenteurs judiciaires, manque de coordination entre administrations, antécédents insuffisamment pris en compte. Lorsqu’un enfant est en danger, l’État n'a plus le droit à l’erreur.

 

La protection des enfants devrait être la première mission de l’État. Alors qu'elle est trop souvent devenue sa première défaillance.

 

Les députés de l’Union des Droites pour la République ont déposé une proposition de loi visant à supprimer les aménagements de peine et la confusion des peines pour les auteurs de crimes et délits commis sur des mineurs. Nous voulons aussi renforcer la place des victimes dans les décisions relatives à l’exécution des peines.

 

Ce texte est une première réponse. D’autres suivront pour mieux protéger les enfants, mieux écouter les victimes et sanctionner plus durement ces criminels face auxquels la justice rendue au nom du peuple français doit être implacable.

 

La protection de l’enfance doit devenir une grande cause nationale. Parce qu’il n’existe aucune priorité plus élevée que de protéger ceux qui ne peuvent pas se protéger eux-mêmes.

 

En 2027, l’alternance portera ce changement profond : celui d’un État qui protège réellement les enfants, écoute les victimes et sanctionne sans faiblesse ceux qui brisent des vies.

 

Nous ne céderons rien.

Éric Ciotti
Président de l’Union des Droites pour la République

 

[MÉDIAS] L'article du Figaro sur notre proposition de loi

 
Lire l'article
 

PHOTO PRESSE - AGENCY PRESS INTERNATIONAL

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5 juin 2026

SOURCE MERCI A EUX LE PETIT NICOIS LE JOUNAL DE LA NISSARDITE CULTURELLE DU COMTE DE NISSA 

 

#ISSA NISSA !

Accueil  À la Une  POLITIQUE – CONSEIL MUNICIPAL NICE du 5 juin 2026 : sécurité, finances...

POLITIQUE – CONSEIL MUNICIPAL NICE du 5 juin 2026 : sécurité, finances et Jazz Festival au cœur d’un conseil municipal sous tension

 

Entre bataille politique sur le Nice Jazz Festival, renforcement annoncé de la police municipale et préoccupations croissantes autour de la santé mentale, le premier grand conseil municipal de juin a donné lieu à des échanges nourris entre majorité et opposition. Le maire Éric Ciotti a défendu une ligne de rigueur budgétaire et de sécurité renforcée, tout en revendiquant une nouvelle méthode de gestion municipale.

 

 
 

Le conseil municipal de Nice s’est ouvert vendredi 5 juin par la désignation des grands électeurs appelés à participer aux élections sénatoriales du 27 septembre prochain. Une formalité institutionnelle qui n’aura pourtant été qu’un prélude à plusieurs heures de débats parfois vifs sur les orientations de la nouvelle majorité municipale conduite par Éric Ciotti.

Si les questions administratives ont été rapidement expédiées, plusieurs dossiers majeurs ont suscité de longues prises de parole : le devenir du Nice Jazz Festival, la politique de sécurité municipale, l’attractivité économique de la ville et la situation préoccupante de la santé mentale sur le territoire niçois.

Le Nice Jazz Festival cristallise les oppositions

Le débat le plus animé a sans conteste concerné l’avenir du Nice Jazz Festival.

L’opposition municipale a dénoncé une réduction progressive de l’événement, pointant la disparition d’une journée de programmation, la diminution du nombre d’artistes, la suppression de certaines animations et l’augmentation du prix de certaines soirées, notamment celle accueillant Sting.

Anthony Boré a accusé la nouvelle majorité de réduire l’ambition culturelle de la ville.

Selon lui, le festival perd son caractère populaire au moment même où les tarifs augmentent fortement pour certaines soirées. Une famille souhaitant assister au concert de Sting pourrait ainsi débourser plusieurs centaines d’euros pour une seule soirée.

Face à ces critiques, l’exécutif municipal a opposé un argument financier.

L’adjoint aux finances Olivier Breuil et l’avocat Denis Del Rio ont affirmé que l’édition héritée de la précédente mandature devait absorber près de trois millions d’euros de déficit annuel. Une situation jugée intenable par la majorité.

« Je préfère faire payer l’usager que le contribuable », a martelé Éric Ciotti, revendiquant une réduction du déficit tout en maintenant le festival. Selon lui, la municipalité ne peut plus financer massivement des manifestations déficitaires au moyen de l’impôt local.

Le maire a également affirmé que des négociations avec les producteurs auraient permis d’économiser près d’un million d’euros sur l’organisation de l’édition 2026.

Une stratégie sécuritaire assumée

Autre dossier majeur : la sécurité.

La municipalité a adopté un plan visant à renforcer l’attractivité du métier de policier municipal afin de recruter 200 agents supplémentaires dans les prochains mois. L’objectif affiché est de faire passer les effectifs de 400 à 600 policiers municipaux.

Pour y parvenir, la ville prévoit plusieurs mesures : revalorisation des primes, création de logements temporaires pour les recrues, accélération des procédures d’embauche et mise en place d’une école interne de formation.

Le sujet intervient dans un contexte particulièrement sensible après plusieurs règlements de comptes liés au narcotrafic, notamment dans les quartiers des Moulins et de Bon Voyage.

Le maire a rappelé que onze personnes ont perdu la vie dans le quartier des Moulins depuis juillet 2024, qualifiant cette situation « d’abomination ».

Éric Ciotti a également annoncé l’ouverture prochaine d’un nouveau poste de police municipale dans le secteur de Saint-Roch, après la mise en place d’une présence renforcée aux Moulins et rue Trachel.

Une charge contre l’État sur les effectifs policiers

Le maire n’a pas manqué d’adresser plusieurs critiques à l’État concernant les moyens alloués à la sécurité.

Selon lui, Nice souffre toujours d’un déficit important d’enquêteurs au sein de la police nationale et de la police judiciaire.

Il estime qu’il manquerait près d’une centaine d’enquêteurs pour répondre efficacement aux enjeux liés au narcotrafic et à la criminalité organisée.

Tout en saluant le travail du préfet, du procureur de la République et des services de police judiciaire, il a jugé insuffisantes les annonces récentes du ministère de l’Intérieur concernant les renforts d’effectifs à Nice.

Santé mentale : un sujet qui inquiète

Au-delà des questions sécuritaires, la santé mentale a fait l’objet d’un échange particulièrement consensuel.

L’élu Patrick Allemand a alerté sur la saturation des structures psychiatriques niçoises et les délais d’attente pouvant dépasser six mois pour obtenir un premier rendez-vous dans certains centres médico-psychologiques.

Le maire a reconnu l’ampleur du problème, évoquant un « angle mort » des politiques publiques de santé.

Selon lui, les troubles psychiatriques connaissent une progression préoccupante depuis la crise sanitaire du Covid-19 et nécessitent désormais un véritable plan national.

La ville a par ailleurs présenté plusieurs mesures en matière de santé publique, notamment un partenariat avec la Ligue contre le cancer, le renforcement des actions en faveur du don du sang et un dispositif d’accompagnement au logement pour les patients sortant d’hospitalisation psychiatrique.

Un marqueur politique

Au fil des échanges, une ligne directrice s’est dessinée.

Pour la majorité municipale, l’heure est à la maîtrise des dépenses publiques, à la sécurité de proximité et à une gestion jugée plus rigoureuse des grands événements.

Pour l’opposition, ces choix traduisent au contraire un risque de repli et une perte d’ambition pour une ville qui a longtemps cherché à rayonner par ses manifestations culturelles, sportives et touristiques.

Trois mois après l’alternance politique à Nice, ce conseil municipal aura surtout montré que les débats entre la nouvelle majorité d’Éric Ciotti et les anciens responsables municipaux s’annoncent particulièrement vifs dans les mois à venir.

La Rédaction du PETIT NICOIS 

3 juin 2026

500 milliards et 4 000 tonnes, c’est le trésor en or des Français !

par Charles Sannat | 2 Juin 2026 | Grille articleOr & Argent | 12 commentaires

 

Les Français détiennent 4 000 tonnes d’or, un pactole qui vaut près de 500 milliards d’euros détenu sous forme de bijoux, de pèces, de lingots.

Les Français possèdent donc plus d’or que la Banque de France (2 400 tonnes), ce qui fait que notre pays possède environ 6 400 tonnes d’or ce qui est pas mal.

Collectivement, vu que l’Etat n’achète pas d’or et ne remplit pas les coffres de la Banque de France mais vide les caisses de l’Etat, il faut continuer à acheter de l’or et donc inciter les Français à le faire.

On apprend d’ailleurs un chiffre très intéressant. Les bijoux représenteraient 1 608 tonnes d’or contre 2 392 tonnes pour les pièces et les lingots, ce que l’on appelle l’or d’investissement.

Quand on est acheteur d’or, on est rarement vendeur !

Autre information très éclairante et importante pour comprendre le marché de l’or physique et sa résistance, seulement 22 % des personnes qui détiennent de l’or en ont déjà vendu ! L’or s’achète, se conserve, se porte, se transmet également souvent sous le manteau de génération en génération et n’est utilisé qu’en cas de nécessité absolue et généralement lors de retours de fortunes…

Et l’article de conclure toujours sur l’idée d’égalité injuste…

« Les ménages français détiennent donc 4 000 tonnes d’or pour une valeur d’environ 500 milliards d’euros au cours actuel, qui est particulièrement élevé. Mais les inégalités sont criantes puisque seulement 12 % d’entre eux détiennent la quasi-totalité de cet or d’investissement ».

C’est une maladie bien française que de chercher à chaque fois les inégalités. Cela fait 20 ans que je suis le marché de l’or et cela fait des décennies que l’on décourage les Français qui veulent acheter de l’or, il est donc logique qu’ils soient peu nombreux à en être détenteurs !

Le problème n’est pas ceux qui en détiennent.

Le problème est d’inciter tous les Français à épargner régulièrement pour une fraction de leur épargne en or physique, monnaie ultime, refuge ultime en cas de problème monétaire ou d’endettement excessif des Etats.

Ceux qui parient sur les monnaies papiers parient contre 6 000 ans d’histoire.

Les Français possèdent 4.000 tonnes d’or, c’est deux fois plus que la Banque de Francehttps://t.co/bhOUMFgM1G

— BFM (@BFMTV) June 1, 2026

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

1 juin 2026

Pénurie de pétrole cet été selon le FMI et la Banque mondiale

 

par Charles Sannat | 1 Juin 2026 | Choc PétrolierGrille article | 3 commentaires

 

« Les stocks mondiaux de pétrole se réduisent à un rythme record du fait de la perte majeure de livraisons passant par le détroit d’Ormuz », ont alerté dans un communiqué commun le FMI, la BM ainsi que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après une rencontre de leurs dirigeants.

« Si la circulation maritime ne revient pas à la normale, une réduction rapide et continue des stocks mondiaux avant le pic de demande de l’été dans l’hémisphère Nord représenterait un risque accru en termes de sécurité énergétique (…) et plus largement de résistance de l’économie », a prévenu le communiqué.

Nous savons tous que les réserves accumulées permettent globalement de tenir jusqu’au mois de juillet mais qu’après ce sera difficile.

La consommation de carburant a déjà largement baissé les gens annulant tout simplement les déplacements non essentiels et que l’on peut qualifier « de confort ».

C’est pour le diesel et le kérosène que les restrictions seront le plus pénible et il ne reste plus beaucoup de temps pour éviter cette pénurie d’été qui s’accompagnera d’une très forte hausse des carburants si le détroit d’Ormuz n’est pas rapidement réouvert.

 

C’est parce que les Iraniens pensent que nous sommes pris par le temps qu’ils font durer les négociations qu’un Trump, par nature impatient, essaie de hâter. C’est aussi pour la même raison que le président américain vient de déclarer qu’il n’était pas pressé d’un accord… ce qui veut dire aux Iraniens qu’il a tout son temps et que le détroit d’Ormuz bloqué ne le dérange pas plus que cela.

C’est pourtant loin d’être évident.

Nous pouvons faire le choix des pénuries pour des raisons géopolitiques mais cela fera des dégâts économiques dans le monde entier.

Il pourrait y avoir une pénurie de pétrole cet été si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert : le FMI et la Banque mondiale alertent sur « un risque accru en termes de sécurité énergétique »

https://t.co/sHvRF75jxV

— BFM (@BFMTV) May 30, 2026

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

France, la fuite des riches est une réalité (triste) « 40 % de nos plus grosses fortunes sont déjà parties à l’étranger »

 

par Charles Sannat | 1 Juin 2026 | Devenir RicheGrille article | 6 commentaires

 

 

C’est un article du magazine Challenges (source ici) intitulé « 40 % de nos plus grosses fortunes sont déjà parties à l’étranger » : en France, la fuite des très grandes fortunes a déjà commencé…

Sauf que dès le titre de cet article il y a comme un léger problème et une immense contradiction.

« Alors qu’une nouvelle vague d’exil fiscal démarre, beaucoup de grandes fortunes sont déjà parties. Parmi le Top-25 de Challenges, une dizaine est déjà domiciliée à l’étranger. Et chez ceux qui officiellement restent en France, une partie des actionnaires familiaux de leur groupe a aussi franchi la frontière ».

En réalité nous continuons à mettre dans les classements des Français les plus riches, des Français qui sont partis, déjà partis sous des cieux plus cléments comme la Suisse par exemple.

Et le magazine Challenges de préciser que l’économiste Antoine Levy scrute le classement des fortunes de Challenges, le seul indicateur du patrimoine des ultrariches français. Et ce normalien, passé par HEC, est interpellé par la puissance du mouvement d’exil fiscal qui a déjà frappé ces familles. A partir de données publiques, il a listé dans les 25 plus riches de la dernière édition des « 500 » gros patrimoines, ceux qui auraient déjà quitté l’Hexagone. Ces exilés fiscaux totalisaient, en 2025, une fortune de 173 milliards d’euros, soit près du quart de celle des 25 ultrariches ».

 

Nous devons cesser collectivement de détester les riches et ceux qui réussissent. Cela est totalement contre-productif pour le pays et pour notre population. Nous devons au contraire remettre au goût du jour l’effort, le travail, le placement, la capitalisation des compétences, de l’expérience, du savoir comme de l’argent. Il faut en finir avec le misérabilisme, l’assistanat, la médiocrité et la manque d’ambition collective comme individuelle et personnelle.

La dignité, le dépassement, pour arriver à l’estime de soi sont des objectifs essentiels de vie.

En attendant les riches partent et s’enfuient. En attendant ceux qui pourraient entreprendre ici préfèrent commencer ailleurs. Il n’y a pas que ceux qui partent qu’il faut compter, il faut aussi voir tous ceux qui partent avant même d’avoir réussi pour aller réussir ailleurs.

C’est un drame pour notre pays tout entier.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

29 mai 2026

LE DEREGLEMENT CLIMATIQUE ET LES BOULEVERSEMENTS METEOROLOGIQUES FONT CROIRE QUE NOUS SOMMES AU BORD DE L'APOCALYPSE ET DE LA FIN DU MONDE ? BELLE CONNERIE !

 

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Les scientifiques du climat et les journalistes météo subissent menaces et insultes au quotidien et ils se plaignent de l’agressivité et de la violence verbale qu’ils subissent. Comme vous pourrez le voir dans cette vidéo ci-dessous de France Télévision, « ON » accuse les climatosceptiques ce qui ne veut rien de plus que « d’extrême droite » ou de « complotiste ». C’est évidemment le degré 0 de l’analyse et de la compréhension des choses.

La bonne question est pourquoi quand on nous parle de météo ce qui est quand même un sujet qui de tout temps (sans mauvais jeu de mots) anodin, banal et sans enjeu, les gens s’énervent-ils tout d’un coup ?

Est-ce que les gens s’énervent parce qu’ils auraient pris un coup de chaud ?

 

C'est la manipulation des journalistes et des médias qui déclenche la violence ! 

Il nous faut donc ici parler un peu de psychologie. Les mécanismes de manipulation mentale, lorsqu’ils sont conscientisés par la victime ou lorsqu’ils poussent un individu dans ses derniers retranchements, sont de puissants déclencheurs de violence en retour (qu’elle soit verbale, psychologique ou physique). Ce phénomène s’explique par plusieurs processus psychologiques bien documentés.

1. La rupture de la dissonance cognitive. La manipulation (comme le gaslighting ou détournement cognitif) repose souvent sur la distorsion de la réalité de la victime. Pendant un temps, la victime doute d’elle-même. Mais lorsque la manipulation est découverte, la victime subit un choc de lucidité. La colère qui s’en suit, face à la trahison et à la prise de conscience d’avoir été dupée, est souvent proportionnelle à la durée et à l’intensité de la manipulation. Cette charge émotionnelle peut exploser sous forme de violence cathartique (une libération brutale de la tension accumulée).

Ici c’est les discours apocalyptiques qui sont en cause par rapport aux faits observables par les gens et donc des paradoxes qui sautent aux yeux. C’est exactement le cas quand on vous dit quand il fait froid « qu’il ne faut pas confondre météo et climatologie » mais que quand cela les arrangent et que quand il fait froid, car quand il fait chaud vous avez le droit. C’est le cas aussi quand on vous dit que vous devez souffrir de chaud sans climatisation alors qu’en Inde ils installent des millions de clim chaque année! Paradoxes qui posent des questions auxquelles les chiens de garde du climat ne veulent pas apporter (ou ne peuvent pas) de réponses crédibles et convaincantes.

2. Le mécanisme de réactance psychologique. Théorisée par Jack Brehm, la réactance est une réaction de défense biologique et psychologique qui se déclenche lorsqu’un individu sent que sa liberté de choix ou son autonomie est menacée ou supprimée.

La manipulation cherche à contraindre l’autre à son insu.

En réaction, le cerveau de la personne manipulée développe une résistance farouche pour restaurer sa liberté, ce qui se traduit fréquemment par de l’agressivité envers le manipulateur.

Ici c’est le cas quand on vous empêche de questionner, de réfléchir, de penser autrement que sur la ligne officielle du parti, c’est le cas comme lors de la vaccination covid… même le gouvernement disait « on peut parler de tout sauf des chiffres », comme si les chiffres n’étaient manipulables! Ils le sont bien évidemment.

3. Le piège de la « victime acculée ». En poussant une personne dans une impasse psychologique (par exemple, par le biais d’injonctions paradoxales où « quoi qu’elle fasse, elle a tort »), le manipulateur désactive les leviers de négociation rationnels. Ne restant plus aucun espace de dialogue ou de compromis possible, la violence devient parfois, dans la psyché de la victime, la seule issue disponible pour faire cesser l’oppression ou préserver son intégrité psychique.

Ici, les injonctions contradictoires sont évidentes à voir. Il faut sauver la planète mais en signant les accords du Mercosur parce que les avocats du Pérou transportés par avions c’est vachement mieux pour le climat que les tomates du lot et Garonne ou que les carottes de Bretagne. Il faut sauver la planète mais en consommant plus pour sauver le PIB. Il faut sauver la planète en achetant des voitures électriques mais made in China avec un bilan écologique et social dramatique pour les enfants esclaves des mines de lithium et de terres rares qui meurent pour la batterie de mon vélo électrique qui ne sauvera rien.

4. Le concept de « Violence Réactionnelle ». En psychologie clinique et victimologie, on distingue la violence initiale (la manipulation perverse, le contrôle coercitif) de la violence réactionnelle qui est une explosion de colère ou d’agressivité de la part de la victime, souvent instrumentalisée par le manipulateur pour inverser les rôles et dire : « Voyez comme cette personne est instable/violente, c’est moi la victime ».En somme, la manipulation est une agression invisible mais réelle. La violence en retour n’est souvent que la manifestation visible, et parfois désespérée, d’une tentative de défense contre une destruction psychologique souterraine.

Ici, c’est tout simplement l’accumulation des mensonges, des injonctions contradictoires, des paradoxes et des manipulations qui foutent les gens en rogne. Pas tous, mais ceux qui réfléchissent. Ils ne sont pas complotistes, ils ne sont pas d’extrême droite, ils ne sont pas climatosceptiques. Ils se posent des questions, voudraient qu’on leur réponde, que l’on prenne au sérieux leurs questionnement, leurs doutes. Mais ils ne reçoivent aucune autre réponse que celles des insultes et des anathèmes.

C’est ce phénomène qui explique la « violence » dont se croient victime les journalistes et les climatologues qui rendent fous les gens et les provoquent en leur retirant tout espoir pour demain. Ils se vautrent dans une vision apocalyptique à la Greta où nous allons tous mourir dans d’horribles souffrances climatiques sans comprendre ce qu’une absence totale d’espoir peut engendrer.

Vous savez que je suis contre toute violence, que je pense que c’est par les mots que l’on peut décrire nos maux et éviter les excès et les accès de violence, mais si la propagande climatique continue comme cela alors que dans 3 jours il fera moche et froid, un jour viendra où hélas cette violence verbale deviendra je redoute physique.

Toute politique qui ne donne pas à rêver est vouée à l’échec.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

28 mai 2026

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Liliane Lydia, 

 

Merci Madame CHEVALIER épouse Gérard DIACONESCO !

 

Merci du fond du cœur pour votre engagement au sein de l'Union des Droites pour la République

 

Votre adhésion ou votre renouvellement d'adhésion à l’UDR est une puissante preuve de courage et d’engagement à droite.

 

Ensemble, nous sommes le parti de la liberté économique et des entrepreneurs. Nous défendons la baisse massive des charges, des normes, des impôts et des dépenses publiques inutiles pour rendre aux Français du pouvoir d’achat et de l’oxygène.

 

Nous sommes le parti de l’identité française héritée du millénaire capétien, de la révolution, de deux empires et cinq Républiques, de nos racines judéo-chrétiennes et de la philosophie des Lumières. Une identité menacée chaque jour par l’immigration de masse et le wokisme.

 

Nous sommes le parti de l’autorité sans laquelle aucune liberté et aucune prospérité n’est possible. Nous voulons rendre aux Français leur dignité et leur fierté en déclarant la guerre aux narco-trafiquants, aux bandes et aux squats.

 

En rejoignant l’UDR, vous faites le choix de vous engager aux côtés de nos militants, élus, députés, sénateurs et députés européens.

 

Vous avez fait le choix de rompre avec le diktat moral de la gauche pour oser enfin l’union des droites et ainsi battre le macronisme et combattre le Nouveau Front Populaire. Vous avez fait le choix de la conquête du pouvoir dans l’union.

 

Mais notre combat ne fait que commencer. L’UDR a besoin de vous. Rien ne se fera sans vous. Rien ne s’écrira sans votre engagement.

 

Engagez-vous dans votre fédération locale, soutenez notre mouvement par un donChaque contribution, quelle qu’elle soit, est un pas de plus vers la victoire.

 

Faites adhérer vos proches, vos amis. Parlez-leur de l’UDR, invitez-les à nous rejoindre dans ce grand combat pour la France. Partagez-le sur Twitter ou Facebook.

 

Ensemble, nous allons reconstruire la droite pour relever la nation française.

 

Je vous remercie encore pour votre engagement précieux, Liliane Lydia, et je me réjouis de vous savoir à nos côtés dans cette grande aventure.

 

Avec toute ma reconnaissance.

Fidèlement

Éric Ciotti

Président et fondateur de l'Union des Droites pour la République

 

MADAME LILIANE LYDIA CHEVALIER EPOUSE GERARD DIACONESCO NOUVELLE ADHERENTE EN 2026 DE L'UDR 

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16 mai 2026

NACOTRAFIC : ERIC CIOTTI UNE GUERRE QUE NOUS NE POUVONS PAS PERDRE !

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Chers amis, chers compagnons,

 

En une semaine, la France a été frappée par une nouvelle vague de violence liée au narcotrafic : deux morts à Nicetrois morts à Lyon, un mort à Nantes. Ces drames presque quotidiens sont le symptôme du mal qui ronge désormais notre pays tout entier : la progression du narcotrafic, de sa violence et de son emprise dans de nombreuses villes de France.

 

 

De Marseille à Grenoble, de Nantes à Nîmes, de Rennes à Nice, les narcotrafiquants avancent partout où l’État recule. Ils occupent des halls d’immeubles, tiennent des points de deal, terrorisent les habitants, enrôlent les plus jeunes et imposent une contre-société de la peur et de l’argent sale.

 

 

À Nicenous agissons sans attendre : renforcement de la présence de la police municipale et installation, dès la semaine prochaine, d’un poste aux Moulins pour multiplier les patrouilles et sécuriser durablement le quartier.

 

 

Des mesures concrètes peuvent être prises partout, mais les collectivités ne peuvent pas agir seules : l’État doit enfin assumer pleinement ses responsabilités. C’est le sens de mon intervention auprès du Premier ministre, à l’Assemblée nationale.

 

 

Il faut des policiers nationaux en nombre suffisant, une justice plus rapide et dissuasive, mais également une lutte implacable contre tous les consommateurs qui alimentent directement cette économie criminelle. Il faut frapper les trafiquants au portefeuille, saisir leurs biens, expulser les étrangers condamnés, incarcérer les chefs de réseaux et assécher méthodiquement leur empire criminel.

 

 

Aujourd’hui, l’État ne prend pas les mesures adéquates face à l’ampleur de la menace. Il répond trop souvent par des annonces, quand les Français attendent des actes.

 

 

Nos compatriotes ont droit à la sécurité et à la tranquillité. Dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos villages, aucune parcelle de France ne doit tomber aux mains des narcotrafiquants ! Nous ne céderons rien !

 

 

Avec toute ma fidélité,

Éric Ciotti
Président de l’Union des Droites pour la République

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[ASSEMBLÉE NATIONALE]

Éric Ciotti s'adresse au Premier Ministre

 

[ASSEMBLÉE NATIONALE] 

Nos députés dans l'hémicycle

pour vous défendre

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Maxime Michelet défend les élèves en situation de handicap : "Nous devons proposer un modèle pluriel, équitable sans être démagogique, capable de répondre à la diversité des situations." Le groupe UDR soutient un texte utile mais appelle à ne pas diluer les handicaps dans une approche uniforme. Retrouvez son intervention en entier en cliquant ici

qag-michoux

Antoine Valentin défend l’information des victimes : "Ce texte est une première étape indispensable." Il rappelle le drame de Yanis, 17 ans, qui avait découvert la libération anticipée de son agresseur sexuel installé près de chez lui avant de mettre fin à ses jours, et appelle à une réponse pénale beaucoup plus ferme. Retrouvez son intervention en entier en cliquant ici

 

[PODCAST] 

Le député Antoine Valentin

nous parle de ses premières

semaines à l'Assemblée Nationale

 
 
11 mai 2026

VOITURES ELECTRIQUES : ACC : sur le chemin de Northvolt, malgré les aides

LA VOITURE ELECTRIQUE ...

 

OU EN ETONS ? 

 

La voiture électrique et ses batteries européennes nous coûtent un pognon dingue on en est bien loin du compte … c’est bien l’échec de la voiture électrique européenne !

 

ACC : sur le chemin de Northvolt, malgré les aides ...

 

Par Henry Bonner

6 mai 2026

 

Message du jour : Les échecs dans la performance de l'usine d'ACC crée des soucis et pertes pour Stellantis, et l'abandon de projets d'usines à batteries, malgré les aides.

 

Du nouveau pour mon cercle de base… et pour notre stratégie à l’origine de gains de 190 % ou 120 %... via des mises sur la dévaluation des devises

 

Tout d'abord...

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J’évoquais en février, au sujet des résultats de 2025 chez Stellantis, la maison-mère de Peugeot, Citröen, et Fiat, les déceptions du secteur des batteries. 

 

Les échecs créent des milliards d’euros de pertes, pour les investisseurs et constructeurs de voitures. La faillite du fabricant de batteries Northvolt, en 2025, génère par exemple des pertes pour les investisseurs de 15 milliards $. 

 

Chez Stellantis, les pertes sur des investissements dans les fournisseurs pour les voitures à batteries, en particulier les usines du groupe Automotive Cells Company (ACC), atteignent 2,1 milliards d’euros sur le bilan de 2025.

 

Des informations dans les médias depuis le début de l’année montrent la débâcle en cours dans la principale usine d’ACC à Duvrin, près de Lille. 

 

Les difficultés de l’usine montrent les obstacles dans la stratégie de Stellantis d’environ 100.000 voitures à batteries au minimum par année, en 2030. 

 

En effet, après 3 années d’opération, l’usine d’ACC atteint une production d’environ 1.000 batteries par mois, pour Stellantis et d’autres clients. 

 

Or, au moment du lancement de l’usine, les communiqués évoquent une production de l’ordre de 2,5 millions de batteries par année, en partie avec lancement de méga-usines par la suite !

 

Les investisseurs dans ACC, les groupes Stellantis, Mercedes, et Total-Energies, cherchent des solutions contre les déceptions dans la production, après financements via la dette de 4,4 milliards d’euros pour le projet.

 

Après l’abandon des projets d’usines en Allemagne et en Italie, les partenaires annoncent des changements dans la direction.

 

Un vétéran des méga-usines de batteries de Tesla prend ainsi les rênes.

Automobile Propre : 

 

“ACC a annoncé dans une publication sur LinkedIn ce lundi 4 mai 2026 la nomination d’Allan Swan au poste de CEO. Son défi sera très concret. Il est question de produire plus, mieux et plus vite. En effet, pour s’en sortir, le groupe doit réduire son taux de rebut [la production de batteries défectueuses]. Les Peugeot e-3008 et e-5008 à grande autonomie, mais aussi leurs équivalents chez Opel et DS, ont été pénalisés par les difficultés d’approvisionnement en batteries.

 

“Allan Swan succède à Yann Vincent, qui part à la retraite. Ce nouveau directeur général n’a pas été choisi au hasard. Ancien dirigeant de Panasonic Energy USA, il a participé à la montée en puissance de deux sites de production de batteries destinés à Tesla. Cette expérience du passage à l’échelle constitue précisément ce dont ACC a aujourd’hui besoin. La question n’est plus seulement de prouver que l’Europe sait fabriquer des cellules de batteries, mais de démontrer qu’elle peut le faire avec régularité et qualité.”

Le site donne plus de détails sur l’ampleur des problèmes : 

 

“Il y a aussi la question du choix technologique. ACC s’est positionné sur le segment du NMC (nickel-manganèse-cobalt). Une chimie appréciée pour sa densité énergétique, mais plus coûteuse que le LFP (lithium-fer-phosphate). Bref, Allan Swan n’arrive pas pour accompagner une simple transition managériale. Il hérite d’un projet industriel stratégique, mais fragilisé par ses retards et par un environnement moins favorable qu’espéré.

 

“La relance d’ACC passera par la réalité du terrain : cadence, qualité, délais et coûts. C’est sur ces indicateurs que se jouera la crédibilité de la filière française et européenne des batteries. Et très probablement aussi l’avenir d’ACC…”

 

Selon les médias, les échecs d’ACC poussent les constructeurs vers des contrats pour des batteries de groupes chinois. 

 

Automobile Propre : 

 

“[Stellantis] explore désormais d’autres partenariats autour de cellules LFP produites en Espagne avec le Chinois CATL afin de sécuriser ses approvisionnements…”

 

Le gouvernement français et les pays-membres de l’UE fournissent des subventions pour les usines à batteries, et donnent aussi des incitations vers l’usage de batteries européennes, au lieu d'importations chinoises. 

 

Le changement de règles pour les subventions à la location, le leasing social, donnent ainsi une préférence pour l’assemblage de voitures en Europe, et l’utilisation de batteries en provenance du continent.

 

Comme le montrent les échecs de ACC, les groupes chinois conservent tout de même l’avantage, en raison de la fiabilité des produits et la maîtrise des coûts de production.

 

Henry

P.S. : Vous pouvez suivre notre stratégie d'allocation en actifs, avec accès à un échantillon de 2 des recommandations en actions du cercle d'élite, via notre cercle d'introduction.

 

 

10 mai 2026

ENSAUVAGEMENT DE LA FRANCE JUSQU'A QUAND ?

 

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Chers amis, chers compagnons,

 

 

Mercredi soir, la joie des supporters du PSG a une nouvelle fois été salie par des scènes de chaos en plein Paris.

 

 

Alors que des milliers de Français auraient simplement voulu célébrer un exploit sportif, des bandes de casseurs ont transformé cette soirée en nouvel épisode de violence urbaine : affrontements, dégradations, tirs de mortiers, forces de l’ordre prises pour cible.

Ce n’est pas un "incident". C’est le symptôme réel de l’ensauvagement de la France.

 

 

Les voyous ne craignent plus ni la loi, ni l'uniforme. Pendant que le gouvernement se complaît dans ses éléments de langage et ses promesses de papier, les Français honnêtes, eux, constatent chaque jour que la République les abandonne à l'insécurité.

 

 

Nous ne pouvons pas nous résoudre à voir notre pays sombrer dans cette impunité permanente.

 

 

La France a besoin d’un cap clair : restaurer l’autorité de l’État, soutenir sans faiblesse nos forces de l’ordre, sanctionner réellement les casseurs, expulser les délinquants étrangers, et mettre fin à cette culture de l’excuse qui a trop longtemps désarmé la République.

 

 

En 2027, l’alternance devra être celle du redressement nationalUne alternance d’autorité, de liberté et d’identité !

Avec toute ma fidélité,

Éric Ciotti

 


Président de l’Union des Droites pour la République

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[COMMISSION D'ENQUÊTE] Téléchargez le rapport !

 

[ASSEMBLÉE NATIONALE] 

 

Nos députés dans l'hémicycle

 

pour vous défendre

qag-michelet-ruine

Maxime Michelet tire la sonnette d’alarme : "Notre patrimoine part en lambeaux partout en France !" Il appelle à une mobilisation nationale après la fermeture de la nef de la basilique Saint-Remi de Reims. Retrouvez son intervention en entier en cliquant ici

qag-michoux

 

Éric Michoux s’exprime contre les rave parties : "Ce n’est pas une fête, c’est une provocation contre la République." Il demande des mesures fermes face à ces rassemblements illégaux qui dégradent nos campagnes. Retrouvez son intervention en entier en cliquant ici

michelet-qag

 

Maxime Michelet s'exprime sur la restitution des biens culturels : "Les collections nationales appartiennent au peuple français, pas à l’administration." Le groupe UDR s’est abstenu sur un texte qui écarte totalement le Parlement des procédures de restitution. Retrouvez son intervention en cliquant ici

fayssat-protection-français

 

Olivier Fayssat s'exprime sur l’allongement de la rétention administrative : "Dans certains cas, la rétention doit pouvoir aller jusqu’à 210 jours pour prévenir les risques d’attentat." Le groupe UDR a voté ce texte pour renforcer la sécurité des Français. Retrouvez son intervention en cliquant ici.

 

[PODCAST] 

 

Le député Éric Michoux s'exprime

 

sur les débordements des Rave Party

 

 
7 mai 2026

Emmanuel Macron insulte Pierre de Villiers : « Restez à votre place, espèce d’opportuniste en uniforme ! »

Emmanuel Macron insulte Pierre de Villiers : « Restez à votre place, espèce d’opportuniste en uniforme ! »

Mais sa réponse a stupéfié la France entière Lire la suite ici :

https://read.usnews24s.com/echange-tendu-et-recit-viral-des-propos-attribues-a-emmanuel-macron-et-la-riposte-de-pierre-de-villiers-divisent-lopinion/

 

Emmanuel Macron a lancé cette remarque moqueuse avec un regard froid et méprisant qui a instantanément fait taire toute la salle. Pierre de Villiers n’a pas réagi immédiatement. Le Général a simplement haussé un sourcil, incliné légèrement la tête et affiché un sourire calme et confiant — comme si le poids du commandement et la surveillance des années passées l’avaient préparé spécifiquement à ce moment précis de tension institutionnelle. L’entament, de Villiers a pris le micro, s’est levé et a regardé Macron droit dans les yeux. Il n’a pas parlé avec colère, mais avec le composteur d’un homme qui ne craint plus l'appareil politique. Lorsqu’il a enfin pris la parole, ses mots ont résonné dans toute la salle, abordant la crise des services publics et la précarité croissante qui suscite actuellement une indignation généralisée à travers la France :

« Je suis fier de m’être levé et d’avoir choisi d’utiliser ma voix pour ceux qui luttent dans l’ombre de notre société », a-t-il déclaré fermement. « Vous m’appelez "opportuniste", mais je suis simplement un citoyen français qui a vu assez de nos compatriotes souffrir alors que les appels à l’aide restent sans réponse. Le leadership ne consiste pas à être arrogant ou à faire la leçon au public à distance ; il s’agit d’avoir le courage de représenter ceux que votre gouvernement a oubliés depuis longtemps. Ma réponse n’est pas de la politique, mais le devoir de protection que cette nation mérite. » Toute la salle est restée immobile.

 

Emmanuel Macron s’est agité nerveusement sur son siège, visiblement surpris par l’assurance inébranlable et l’autorité morale émanant du Général. « Si se battre pour la survie de nos hôpitaux et pour la dignité de nos familles en difficulté est de l’opportunisme, alors j’accepte cette étiquette avec fierté », a conclu de Villiers, sa voix restante calme mais puissante.

 

L’atmosphère a radicalement changé. Ce qui avait commencé comme une attaque personnelle de la part d’un politicien sur la défensive s’est transformé en un triomphe de caractère et de devoir. Les applaudissements ont commencé lentement, puis se sont transformés en une ovation tonitruante en quelques instants, alors que la foule se levait. En ce moment, Pierre de Villiers n’a pas seulement répondu à une insulte — il a prouvé qu’un service authentique vaut bien plus que n’importe quelle moquerie politique.

 

 

4 mai 2026

 

« Disette énergétique, comment vous y préparer ? »

 

L’édito de Charles SANNAT

par Charles Sannat | 4 Mai 2026 | A la uneChoc Pétrolier | 12 commentaires

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Nous sommes à plus de 64 jours de guerre.

Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué et rien ne passe ou si peu.

La conclusion est logique.

Le choc énergétique se précise.

Qui dit choc énergétique dit pénuries énergétiques. Ces pénuries ne seront pas une famine totale (une absence) d’énergie mais une disette durable d’énergie (un manque).

L’ajustement se fera beaucoup par les prix, un peu par le rationnement et les priorisations et aussi par la baisse de la demande (ceux pour qui c’est trop cher et qui feront autrement ou ne feront pas).

La bonne idée est donc de réfléchir avant tout le monde à la manière d’adapter nos comportements pour faire face à cette disette énergétique et y être préparé au mieux !

La bonne idée c’est de penser le coup d’après et de prendre des décisions dès maintenant du type « face je gagner et pile je ne perds rien » ce qui veut dire que dans tous les cas les décisions seront bonnes pour vous.

Prenons un exemple. Le gaz va coûter de plus en plus cher parce qu’il y a la guerre en Iran, parce que le gouvernement vient d’interdire les chaudières à gaz dans le neuf et qu’il y aura de moins en moins de ménages chauffés au gaz. Résultat non seulement les cours sont plus élevés mais en plus les coûts d’entretien des réseaux vont peser sur de moins en moins de consommateurs. Résultat ? Si votre chaudière gaz tombe en panne, mieux vaut la remplacer par un système électrique ! Et si tout redevenait normal ? Et bien le gaz resterait une énergie carbonée alors que l’on vise un net zéro carbone en 2050. Face je gagne, pile ne je perds rien.

Autre exemple d’axe de réflexion, nous chauffons 200 ou 300m2 de logement pour que 1m2 (vous, moi) ayons chaud ! Cette stratégie énergétiquement totalement stupide n’a que 70 ans dans le monde par rapport à 10 000 ans d’histoire de l’humanité. Il fut un temps où l’on mettait des pulls, des couvertures et même une brique chaude pour réchauffer un lit mais pas toute une maison ce qui est une déperdition considérable d’énergie (et donc d’argent).

Je ne vous dis pas qu’il faut que vous cessiez de vous chauffer.

Je vous dis en revanche, que nous avons à la fois une histoire. Dans mon petit coin de Normandie, on ne se chauffait pas, alors on construisait en conséquence, avec des plafonds bas, des longères avec les animaux d’un côté qui réchauffaient aussi la maison. Avec des petites fenêtres. Aujourd’hui les normes imposent l’inverse. Des plafonds au moins à 2.50 mètres, des grandes fenêtres.

Nous avons une base de connaissances incroyable sur ce que l’on peut faire pour économiser l’énergie. Mais mieux encore, nous disposons également aujourd’hui de technologies d’une efficacité redoutable pour nous chauffer sans dépenser, pour nous maintenir au chaud sans consommer plus d’énergie.

C’est ce sujet passionnant que je traite

dans

le dossier STRATEGIES du mois de mai et consacré à la préparation à la disette énergétique.

Je vous y partage mes derniers achats et mes stratégies personnelles d’adaptation en partant du principe que je déteste l’idée de décroissance, profondément négative et imposée à laquelle je préfère la simplicité volontaire qui a le mérite d’être …. Volontaire ! Mon objectif est simple. Comment économiser une énergie qui sera toujours là (nous avons de l’électricité à défaut d’avoir suffisamment de kérosène ou de gasoil) mais de plus en plus chère sans sacrifier le confort du quotidien. Voilà la bonne question. Comment faire aussi bien avec nettement moins ? Pour réussir c’est aussi simple que compliqué. Simple en réalité, mais à condition d’accepter de raisonner autrement, différemment. Nous avons vécu ces 70 dernières années en pensant que nous pouvions gâcher l’énergie. Ce n’est ni bien ni mal, c’est ainsi. En attendant de réussir notre électrification, il nous faudra apprendre à raisonner sous contrainte énergétique. En renversant nos logiques, je vous assure qu’il y a des moyens rudement efficaces pour vivre sereinement cette nouvelle situation qui s’impose à nous que nous le voulions ou pas. Alors, mes amis, plutôt que d’attendre que le changement nous prenne par le cou, prenons-le par la main comme le disait si justement Sir Winston Chruchill.

Je vous dis tout dans ce dossier. 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT       

 

 

L’Etat ne fait rien pour les carburants parce que l’Etat n’a plus les moyens de vous aider !

par Charles Sannat | 4 Mai 2026 | Chronique de l'effondrementGrille article | 8 commentaires

 

Nicolas BOUZOU explique parfaitement ici sur BFM que l’Etat n’a pas du tout les moyens de baisser les taxes sur les carburants parce que notre pays est tellement mal géré, tellement endetté que nous n’avons plus la possibilité de faire un « geste » pour les consommateurs français.

Nous aidons le monde entier, des Ukrainiens aux Chinois (à qui nous versons des millions d’aides au développement) mais il ne reste plus rien pour la population française (toutes origines confondues hein !!!).

Nous aidons tous ceux qui ne travaillent pas (toutes origines confondues là aussi hein) et nous ne pouvons plus aider ceux qui travaillent et qui ont besoin de rouler et de se déplacer tellement notre politique est généreuse avec ceux qui ne travaillent pas sur le dos de ceux qui bossent et gagnent de moins en moins.

Vous pouvez hurler, taper du pied, la réalité est celle-ci.

Cruelle.

Froide.

Dramatique économiquement.

La France punit ceux qui bossent pour financer d’une manière insupportable ceux qui ne veulent même pas prendre leur part de ce que l’on appelle une Société.

Travailler ce n’est pas que gagner de l’argent. Travailler c’est participer, chacun à sa mesure, et en fonction de ses capacités à l’édification d’une Société qui est notre bien commun à tous.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

3 mai 2026

1ER MAI OU L'IMPUISSANCE DU GOUVERNEMENT DE MACRON AVEC LECORNU !!!!!!!!

Ralliement de Murielle Martin-Cham à

Eric CIOTTI Président de l' UDR 

 

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Chers amis, chers compagnons,

 

Une fois de plus, le gouvernement a donné le sentiment d’un pouvoir hésitant, incapable de trancher.

 

Sur le 1er mai, tout aura été dit… et son contraire.

 

D’un côté, une promesse de réforme pour permettre aux artisans de travailler. De l’autre, l’aveu que rien ne changera avant l’année prochaine. Et, dans l’intervalle, une forme de flou entretenu sur les contrôles et les sanctions.

 

Cette situation est incompréhensible.

 

Car enfin, si chacun reconnaît que la règle actuelle est inadaptée, pourquoi ne pas avoir simplement assumé une position claire ? Laisser travailler ceux qui le souhaitent !

 

Comme d'habitude, nous avons eu droit à ce que la macronie produit désormais systématiquement : de l’hésitation, de la confusion, et, au fond, une incapacité à décider face aux pressions.

 

Pendant ce temps, les artisans, les commerçants, tous ceux qui veulent travailler et faire vivre leur activité, se retrouvent encore une fois pénalisés.

 

À Nice, j'ai tenu à marquer mon soutien en me rendant personnellement dans la Boulangerie de mon ami Frédéric Roy. Ce combat dépasse largement le cas d’un jour férié : les Français veulent travailler et produire. Qu’on les laisse enfin respirer !

 

À l’UDR, nous faisons un choix simple. Celui de la clarté. Celui de la liberté. Celui du travail. Ce choix, c’est aussi celui de l’alternance que nous préparons pour 2027 : une alternance capable de rendre aux Français la maîtrise de leur destin.

 

Avec toute ma fidélité,

Éric Ciotti
Président de l’Union des Droites pour la République

J'adhère ou je renouvelle mon adhésion pour 2026
Je soutiens l'Union des droites par un don
 

[MÉDIA] Éric Ciotti face à Laurence Ferrari

sur CNews & Europe 1

 

 

[ÉVÉNEMENT] Ralliement de

Murielle Martin-Cham et apéro

militant au siège de l'UDR !

 

Mardi soir, près de 300 personnes se sont rassemblées au siège de l'UDR pour un grand apéro militant.

 

À cette occasion, la conseillère régionale d'Ile-de-France Murielle Martin-Cham, ancienne LR, annonçait son ralliement. 

 

Comme elle l’a elle-même confié au Figaro cette semaine (lire l'article en cliquant ici) : "Comment voulez-vous que les idées de la droite, notamment en termes d'économie libérale, puissent être demain défendues par LR qui se rallie à la Macronie où il y a aussi bien des gens de droite que de gauche ?"

 

Ce ralliement est révélateur de la dynamique en cours au sein de la droite française : les compromissions des Républicains avec la Macronie ont fini d'écoeurer tous ceux qui restent attachés aux valeurs de liberté, à l’amour de la France et à l’espérance d’une véritable alternance !

 
 
 
 

 

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