SCANDALE D’ÉTAT : DE QUOI

BENALLA EST-IL LE NOM ?

 

Rédigé le Lundi 23 Juillet 2018 à 08:43 | 0 commentaire(s)

 

 SOURCE : Jean-François TOUZE

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Alexandre Benalla est une racaille. Une racaille comme il y en a tant dans les milieux de la sécurité au grand dam des vrais professionnels. Une racaille entrée dans la lumière du Président de la République sans, pour autant, quitter l'ombre des basses besognes de la mafia institutionnelle. 

 

En 60 ans d'existence la Ve République

nous a habitués à ces « chargés de mission »

qui, par la grâce du SAC gaulliste, des

réseaux giscardiens, des cellules

mitterrandiennes ou des cabinets noirs

chiraco-sarkozistes, bénéficiaient, pour les

uns de cartes barrées de tricolore, pour les

autres de coupe-file officiels, pour tous de

l'impunité d’État.

Benalla n'est même pas une barbouze

comme on a pu le lire ici ou là. Tout juste

un ex-gros bras socialo mué en porte-flingue

(à 10 000 euros par mois, appartement de

fonction, voiture à deux tons et gyrophare,

permis de port d'arme, badge d'accès à

l'hémicycle de l'Assemblée nationale,

voie entrouverte vers la Préfectorale) du

roitelet de régime bananier qui, depuis un an,

s'est installé rue du Faubourg Saint Honoré.

 

Savoir, dans ces conditions ce que faisaient

Benalla et son comparse en coups tordus

Vincent Crasse le 1er mai place de la

Contrescarpe dans le cinquième

arrondissement de Paris, et qui leur a fourni

le brassard « police » qu'ils arboraient

fièrement ce jour-là en tabassant un

manifestant gauchiste – sur les petits bobos

duquel il va de soi que nous ne verserons

pas de larmes – importe finalement assez peu.

 

Nous le devinons aisément. Tout comme

reste relativement indifférent l'éclairage qui

sera donné (ou pas) par la Commission des

lois transformée avec une étonnante rapidité

en commission d'enquête. Nous en

pressentons les conclusions.

 

Des sanctions seront prononcées par la

Justice. Des têtes tomberont au sein de

l’Élysée et de la haute administration

policière. Des démissions « spontanées »,

peut être même au niveau ministériel

seront présentées et acceptées. Des

lampistes paieront. Des fusibles sauteront.

 

Nos compatriotes, écœurés, approuveront

tandis que le pouvoir et celui qui l'incarne

au plus haut niveau trouveront les boucs

émissaires nécessaires à leur survie en

laissant dans l'ombre ce qui constitue

l'essentiel de l'affaire : les étranges

protections jupitériennes dont bénéficiait

ce très curieux chargé de mission à la si

étonnante proximité avec Emmanuel Macron

qu'il tutoyait…

Et puis ?

Nous sommes, à l’évidence, en présence

d'une affaire d’État qui, dans tout autre pays

occidental, causerait la chute de l’Exécutif.

Mais, de ces scandales, la République a

une si grande habitude…

La vraie question est de savoir si le peuple

de France veut reconduire et reconduire à

l'infini ce régime de confiscation totalitaire

de ses droits, de ses libertés et de son

identité. Un régime, par delà les alternances

trompe l'œil et de pure forme, fait de

mépris clanique, de prébendes, de

détournement partisan des affaires de

l'État et de coups bas

La vraie question est de savoir combien

de temps encore les Français, une nouvelle

fois instruits de la réalité de la République

pourrie des coquins et des copains,

continueront-ils à s'en remettre à ce

Système dépravé.

La question est de savoir combien de temps

encore ils accepteront, par habitude,

résignation et résilience, les méthodes et les

mœurs de cette classe politicienne

moralement dissolue. La question est de

savoir combien de temps encore ils

reculeront le jour de l'échéance

ultime qui permettra l’émergence d'un

pouvoir de force et d'autorité ouvertement

assumées en se tournant enfin vers la

Droite nationale ?

Jean-François Touzé

Membre du Bureau politique du

Parti de la FRANCE

 

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L’AFFAIRE ALEXANDRE BENALLA DEVIENT UNE SALE AFFAIRE D'ÉTAT POUR LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON

Source : ALGERIEPATRIOTIQUE et divers organismes de presse étrangère

Bena

Jusqu'à ce jour aucune biographie de BENALLA disponible en FRANCE, pour un (Respirez ...) lieutenant colonel dans la réserve de la Gendarmerie Nationale adjiont au Chef de Cabinet du Président de la République Française à 25/26 ans, c'est exceptionnellement très,très,très étrange ... Voire plus...

Où l'on apprend pourquoi BENALLA a francisé son prénom ...

( Source site algérien " algériepatriotique" (Opposition ?)

https://www.algeriepatriotique.com/2018/07/23/marocain-benalla-a-francise-prenom/

C'est très/trop succin mais éloquent... On devrait en apprendre plus bientôt...

( Source site algérien " algériepatriotique" (Opposition ?)

 

Révélation : Alexandre Benalla est un agent des services secrets marocains

source : juillet 20, 2018 - 5:51 par Kenzi Adam 

Alexandre Benalla a été infiltré par Najet Vallaud Belkacem. D. R.

L’affaire du garde du corps «officieux» du président français, Emmanuel Macron, tourne au scandale d'Etat. Licencié pour avoir fait preuve de brutalité dans l’exercice de sa fonction, Alexandre Benalla est, néanmoins, l’illustration même de l’infiltration des plus hautes sphères du pouvoir français par les services des renseignements marocains.

En effet, des sources informées ont révélé à Algeriepatriotique que le déjà ex-chargé de mission auprès du chef de cabinet du président Macron est, en réalité, un agent de la DGED (1 in fine) marocaine. Alexandre Benalla a gravi les échelons doucement mais sûrement depuis qu’il fut introduit dans les rouages du Parti socialiste par l’ancienne ministre de l’Education Nationale du Président François HOLLANDE, Najet Vallaud Belkacem, elle-même inféodée à Rabat (2), aux côtés de Rachida Dati, Myriam Al-Khomri, Audrey Azoulay et bien d’autres...

(Ndlr 2)  Nommée par le Roi du MAROC membre du CCME (Conseil Consultatif des Marocains l'Etranger), organisme qui "fait du renseignement et de l'entrisme" ...

L’affaire Alexandre Benalla met à nu la stratégie du Makhzen (3) en France et révèle les dessous de l’acharnement des dirigeants français de toutes obédiences – PS, Les Républicains, La République en Marche – à soutenir la monarchie alaouite et à couvrir les frasques et les dépassements de Mohammed VI. C’est que le régime monarchique de Rabat a de tout temps eu un pied dans les plus hautes sphères du pouvoir en France et, depuis quelque temps, au sein de l’Union européenne où il compte de nombreux lobbyistes rémunérés avec l’argent du peuple marocain détourné par la famille régnante prédatrice protégée par Paris.

(Ndlr 3) MAHKZEN : le système marocain de gouvernement reposant sur le népotisme aux fins d'enrichissement et de privilèges par la proximité avec le pouvoir monarchique .

Les frasques du voyou bombardé « chargé de mission » à l’Elysée mettent Emmanuel Macron dans la gêne. Mais le battage médiatique autour de ce personnage sorti de l’ombre par on ne sait qui, ni pour quel dessein, est sciemment focalisé sur ses exactions et ses excès, mais aucun média français n’a cherché à connaître le secret qui se cache derrière son ascension fulgurante depuis François Hollande jusqu’à Emmanuel Macron qui l’a définitivement pris sous sa protection avant qu’éclate ce scandale.

La France est infestée d’agents secrets marocains qui ont accédé aux fonctions les plus sensibles, jusqu’à avoir accès aux secrets les mieux gardés. Et l’affaire Alexandre Benalla n’est que la partie visible de l’iceberg.

K A.

 

(1) DGED MAROC.

Direction Générale des Etudes et de la Documentation.

 


Drapeau.

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Création

1973

Juridiction

l'institution royale Marocaine

Siège

Rabat, Maroc

Coordonnées

34° 01′ 31″ N, 6° 50′ 10″ O

Activité(s)

Renseignement

Direction

Mohamed Yassine Mansouri (Directeur du renseignement national Marocain)

Agence mère

Renseignements généraux marocains

Agence fille

Direction générale de la surveillance du territoire, Direction générale des affaires intérieures, 2e Bureau (2B), 5e Bureau (5B)

 

La DGED (Direction Générale des Études et de la Documentation) est un service de renseignements et de contre-espionnage au Maroc créé par le général Ahmed Dlimi en 1973.

Ce service, rattaché directement à l'institution royale du Maroc, est depuis 2005 dirigé par Mohamed Yassine Mansouri1.

 

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Présentation

La DGED opère à l'extérieur du Maroc. Elle collecte les renseignements extérieurs pour le compte des différents services secrets marocains. En plus de ses cadres sur place, à Rabat où elle est basée, la DGED dispose d'éléments présents dans la plupart des représentations diplomatiques du royaume. Elle suit les activités de la diaspora marocaine, mais aussi l'évolution des sociétés où elle se trouve. Son rôle principal demeure l'anticipation sur les événements qui concernent, de près ou de loin, le Maroc. Ses rapports d'informations, une fois passés tous les filtres de la hiérarchie, atterrissent directement au Palais Royal de Rabat. Depuis 1973, date de sa création, la DGED a été exclusivement dirigée par des militaires. Après les Attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, la lutte anti-terroriste et le renseignement sur les activités liées au terrorisme sont devenus l'autre axe sur lequel la DGED se concentre, d'une importance au moins égale à celle du Sahara.

 

France : La DGED marocaine, prise en flagrant délit d’espionnage

19 juin 2017 14:48 

Source marocaine "MAROC LEAKS" (Opposition ?)

par Rédaction/Agences

 

La justice française vient d’annoncer l’arrestation d’un policier pour avoir transmis aux autorités marocaines des fichiers «S».

L’accusé, qui porte le grade de Capitaine dans la Police des Frontières (PAF) à l’aéroport d’Orly, était chargé de rédiger des rapports pour sa hiérarchie chaque fois que des personnes fichées « S » étaient signalées à l’entrée du territoire français, aurait ensuite communiqué lesdits rapports à un intermédiaire qui les donnait aux services secrets du Maroc.

Les activités de la DGED sont connues en Europe. En Belgique, elle est considérée comme une menace pour la sécurité du pays. En 2009, déjà, les autorités belges avaient procédé à l’expulsion de deux agents de renseignement marocains qui agissaient sous couverture diplomatique au consulat du Maroc à Bruxelles. Ils ont été accusés de mener des activités non conformes à leur statut.

En 2008, un policier hollandais a été renvoyé étant soupçonné d’avoir transmis des informations des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008. Deux personnes en poste à l’ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qui avait qualifié d' »affaire fâcheuse ».

Les informations subtilisées de la sorte sont souvent retournées à la DGED et à ses partenaires européens en guise de collaboration sécuritaire et ainsi donne au Maroc le statut d’ange gardien veillant sur la sécurité de l’Europe, notamment la France, principal mentor de la colonisation marocaine du Sahara Occidental.

 

Source  : Info divers organismes de presse en France:

Affaire Benalla : et Libération enfonça un dernier clou dans le cercueil de Macron !

Une accusation terrible. Il faut penser que le journal de Joffrin disposait d’éléments pour la lancer.   « Gorge Profonde »

Publié le 22 Juillet 2018

 

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Source : Crédit photo JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

 

Lors du scandale du Watergate le Washington Post eut la peau de Richard Nixon. Pour le protéger ses proches mentaient et leurs mensonges s’effondraient les uns après les autres. C’est que le journal américain avait une source haut placée qui l’informait. Son nom de code : « Gorge Profonde ».

À l’Élysée, ou place Beauvau, il y a une « Gorge Profonde » qui renseigne les journaux. Le Monde, d’abord. On n’imagine pas un seul instant que sans son aide ce journal aurait pu identifier la brute qui frappait un manifestant à terre.

Gérard Collomb, prétendument au courant de rien, ment. Bruno Roger-Petit ment. Les services de l’Élysée mentent. Et comme lors du Watergate, leurs mensonges s’effondrent les uns après les autres.

Maintenant c’est Libération qui, à son tour, bénéficie de l’aide providentielle de « Gorge Profonde ». Il faut lire attentivement l’éditorial que Laurent Joffrin consacre à l’affaire. Il note – et c’est l’évidence » - qu’Emmanuel Macron est protégé par des dizaines de policiers spécialisés. Quel besoin avait-il d’un Alexandre Benalla ? Sauf à ce qu’il rende des services particuliers…

Une preuve parmi d’autres : le boulet de l’Élysée habite dans une résidence appartenant à la présidence de la République. Une autre preuve : il accompagne toujours Macron dans ses déplacements privés, à la mer, à la montagne….et ailleurs...

Puis dans l’article vient le clou qui s’enfonce dans le cercueil du chef de l’État. Voici la phrase qui explique ce que Joffrin appelle « le mystère Benalla ». « Parce que c’est un proche qui a rendu tant de services ou qui en sait trop ? Hypothèses redoutables ».

Redoutables en effet. Joffrin subodore, laisse entendre, procède par allusions. Le directeur de Libération doit savoir des choses que nous ignorons encore. Nous attendons avec impatience la prochaine livraison de « Gorge Profonde ».

PS : Et le Journal du Dimanche ( JDD ) révèle aussi qu'après l'éclatement de l'affaire, Macron a téléphoné à Benalla ! Quand on vous disait qu'ils étaient proches, très proches…

 

à suivre ... à suivre ... à suivre ...

 

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L’affaire Benalla.

Prélude à la fin

d’un règne ?

 

Source : Publié par Sidney Touati le 24 juillet 2018

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L’histoire enseigne que les grands évènements qui bouleversent une société, sont souvent pour ne pas dire toujours précédés de scandales : on se souvient du « Collier de la Reine », de l’affaire Stravinsky, des diamants de Bokassa…

Un personnage douteux, pour ne pas dire ignoble, se hisse au sommet de l’Etat, occupant, semble-t-il, une importante mission, une fonction de responsable de la sécurité du Chef de l’Etat. Cet individu qui ne quitte quasiment jamais les époux Macron, n’est, en théorie, connu de personne. Ni du Ministre de l’Intérieur, ni du Préfet de Police de Paris. Il est présent partout. Y compris sur le bus des joueurs de l’équipe de France qui défile sur les Champs-Elysées.

 

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On le voit au côté des forces de l’ordre, s’octroyer une fonction de policier.

Comme dans le film « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » de Elio Petri, l’homme laisse partout des signes de sa situation irrégulière, multiplie les transgressions pour ne pas dire les délits, sans que les autorités qui le voient agir en dehors de tout cadre légal, ne réagissent.

La police présente laisse faire. L’homme du Président est tout puissant.

Nul n’ose lui demander des comptes.

Manifestement, il est investi de l’onction sacrée élyséenne.

Cet homme est au dessus des lois.

Il transcende les autorités légales.

Cet homme, tous l’ont rencontré, personne ne sait qui il est. Ni ce qu’il fait.

Qui est au juste Monsieur BENALLA ? Personne ne répond à cette question.

Il est peu probable que les plus hauts responsables de la sécurité publique ignorent l’identité de ce personnage. Ou alors, si cette ignorance est exacte, c’est encore plus grave. Comment un personnage louche peut-il évoluer dans les plus hautes sphères du pouvoir sans remplir aucune des conditions requises en termes de probité, de moralité, de compétence…

Le silence du Ministre, du Préfet signifie non pas ignorance, la chose est rigoureusement impossible, mais relève du secret d' Etat.

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Ministre de l’Intérieur et Préfet ne peuvent parler, ne peuvent dire ce qu’ils savent.

Pourquoi ? Quels faits gravissimes cache ce silence ?

Nous, citoyens, voulons savoir qui est Monsieur BENALLA et quels rapports exacts il entretenait avec la Présidence de la République ?

D’où vient cet homme ?

Quel est son parcours ?

De quelle mission était-il investi ?

Son recrutement, son emploi ne figure pas au « Journal officiel ».

C’est donc un emploi occulte mais dans le même temps, visible par tous.

Monsieur Benalla n’est pas un homme de l’ombre.

Il est omniprésent.

Comment ? Pourquoi ?

Quelle était la nature du « contrat de travail » qui le liait au Président ?

Etait-il de droit Privé ou Public ?

Avec quels fonds était-il payé ?

 

Pourquoi bénéficiait-il d’un logement de fonction somptueux, d’une voiture avec chauffeur, d’un salaire de haut fonctionnaire ? et sans doute, d’autres avantages, privilèges et prébendes dont nous ignorons tout.

 

Pourquoi le Président de la République n’a-t-il pas eu recours pour sa sécurité, aux services de fonctionnaires de l’Etat, de gendarmes ou de militaires, tous habilités à exercer correctement de telles fonctions ?

Monsieur Macron avait-il des choses à cacher ?

On peut le penser. Il faut se souvenir que sitôt élu, il s’empresse d’exclure les journalistes de l’Elysée et entre en conflit avec le plus haut personnage de l’armée.

Sans vouloir céder au « complotisme » on est en droit de se poser certaines questions graves.

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Monsieur Benalla faisait-il parti d’un réseau ? Si oui lequel ?

Est-ce un réseau islamique ? Agit-il pour le compte d’une puissance étrangère ? Si oui, laquelle ?

Combien de personnes ont été recrutées par son entremise ?

Quel pouvoir exerçait-il sur le couple présidentiel ?

Le Président était-il la proie d’un maître-chanteur ?

Sa politique était-elle influencée par ce personnage et son ou ses réseaux ?

A-t-on exercé des pressions occultes sur l’Elysée pour obtenir le soutien de la France au pire régime islamiste de la planète, celui des ayatollahs d’Iran ?

Voilà les questions que nous citoyens, sommes en droit de nous poser.

A l’heure où les médias cherchent avec fébrilité les preuves d’une intervention russe dans la politique américaine, on peut s’étonner de leur mutisme sur cette question d’une intervention étrangère dans la politique française.

Nous attendons des réponses claires.

L’Affaire peut certes être enterrée.

Mais les relents du cadavre caché dans le placard empoisonneront la fin du règne de l’adolescent devenu Roi. La France doit se préparer à des lendemains qui déchantent.

Malheur à « La ville dont le Prince est un Enfant ».

 

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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L’Élysée a caché,

l’Élysée n’a pas

dénoncé, l’Élysée

a protégé et

maintenant l’Élysée

nous ment !

palais-elysee@ambafrance-cn

 

Affaire d’État, scandale d’État, comme le disait ici la députée Emmanuelle Ménard : la chose est entendue et il n’y a plus que quelques rares députés LREM pour évoquer encore l’affaire Benalla comme un « fait divers ». Sourire.

Affaire Benalla ? Assurément. Et ce sieur Benalla, que nous qualifiions hier de « sbire », et Laurent Wauquiez de « nervi », commence à porter sur ses gros bras un dossier très lourd : ses actes visiblement délictueux et très graves du 1er mai, son parcours avant et après ce 1er mai au sein du pouvoir, et – ce que l’on sait depuis vendredi – les multiples privilèges dont il bénéficiait : appartement quai Branly, voiture de fonction, grade de lieutenant-colonel, candidature au poste de sous-préfet soutenue par le Président…

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Affaire Benalla ? Affaire Macron-Benalla serait plus juste. Les réseaux sociaux ont vite compris, en accolant le nom de Macron à celui de Benalla, que le scandale n’était pas seulement dans les actes de cet homme, mais bien plus dans la relation particulière, privilégiée – dans tous les sens du terme – qu’il avait avec le Président Macron, y compris et surtout – et là se situe l’affaire Macron – après l’affaire Benalla.

Car depuis le 2 mai, date à laquelle, selon le ministre de l’Intérieur Collomb, l’Élysée était informé des actes d’Alexandre Benalla, la présidence s’est contentée d’une simple sanction interne, temporaire, sans dénoncer ces actes graves à la justice, justice qui ne s’est réveillée qu’avant-hier, grâce aux révélations de la presse.

Mais l’affaire Macron ne se limite malheureusement pas à cette faute grave de la présidence. En effet, le porte-parole de l’Élysée, M. Bruno Roger-Petit, dans son allocution solennelle de jeudi, a indiqué que, depuis ces faits du mois de mai, Alexandre Benalla avait aussi été «démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président» et qu’ «il s’est uniquement occupé d’organiser des événements au Palais de l’Élysée, à l’exception de deux gros événements : la panthéonisation de Simone Veil et la réception des Bleus».

En effet, des images montraient M. Benalla au cœur de ces événements. M. Roger-Petit ne pouvait donc pas dire autre chose…

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Sauf que d’autres images, qui ne mentent pas elles non plus, prouvent qu’il y a eu d’autres exceptions et qu’il continuait d’assurer la responsabilité de la sécurité des déplacements du président les 13 et 14 juillet.

C’est d’abord le journal Paris-Normandie qui publie une photo d’une visite du couple présidentiel à Giverny, avec Alexandre Benalla.

C’est ensuite Libération qui, dans un article intitulé « Affaire Benalla : ces photos qui contredisent l’Élysée », montre que le Monsieur Sécurité de l’Élysée était toujours en responsabilité pour le défilé du 14 juillet.

De deux choses l’une : soit le porte-parole de l’Élysée est très mal informé et n’a pas vu que M. Benalla s’était échappé du Palais de l’Elysée, soit il nous a menti, jeudi dernier.

Avec cette affaire Benalla-Macron, nous assistons à une triple déroute : celle de la communication présidentielle, celle du projet politique de La République en marche fondé sur un hyper contrôle de l’information et de la vie politique, et celle, personnelle, d’Emmanuel Macron, dont l’image et la crédibilité sont durablement atteintes.

Des têtes commencent à tomber, aujourd’hui dans la police, et certainement bientôt au niveau politique. M. Collomb ferait un très bon fusible. Mais le problème, c’est que lui aussi savait, lui non plus n’a pas dénoncé et lui aussi s’est enfermé dans des silences et des mensonges. Tout comme l’Elysée. Dans ces conditions, sacrifier Collomb pour ses propres fautes sera de peu de secours et ne servira qu’à confirmer dans l’opinion les responsabilités de l’Elysée.

Et désormais, les Français veulent savoir : pourquoi ces privilèges ahurissants ? Pourquoi cette protection obstinée ? Pourquoi ces silences et ces mensonges ?

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