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14 août 2019

EMMANUEL MACRON ET LES FRANÇAIS ... LE FOSSE SE CREUSE DE PLUS EN PLUS ENTRE LUI ET LE PEUPLE !

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29/04/2019 11:01 CEST | Actualisé 29/04/2019 17:27 CEST

Emmanuel Macron, Narcisse du grand débat

Le Président a assuré "le show" comme si la politique n’était que fiction, se montrant incapable d'être attentif au vécu de ses concitoyens.

Emmanuel-Macron

Après les analyses journalistiques ”à chaud” de l’allocution présidentielle de jeudi dernier, supposée être une réponse à la crise des Gilets Jaunes, sous la forme d’un “résumé” du Grand débat, prenons le temps de revenir sur la dimension sémiologique -forme et fond réunis- de cette prestation. En effet, la performance d’Emmanuel Macron s’assimile davantage à une cure psychanalytique qu’à un programme présidentiel. De là à répondre à la question que certains se posent “Emmanuel Macron est-il malade?”, il n’y a qu’un pas… 

I- Emmanuel Macron moins président qu’athlète de la langue française, réussit une performance parfaitement soignée et contrôlée 

Qualifiée de “grand oral” par les chaînes d’informations en continu, la prise de parole du Président est spectaculaire par différents aspects:

- la performance : pendant plus de deux heures, Emmanuel Macron va prendre la parole, sans jamais se perdre dans le fil des ses pensées, en ne butant que deux fois sur les mots, en gardant l’aspect d’un discours rationnel et logique. L’épreuve est réussie avec brio pour tous les aspects qui renvoient à ce que l’on appelle communément “l’art oratoire” (élocution, mémoire, rhétorique, maniement de la langue française, etc.) Emmanuel Macron apparaît moins en président qu’en athlète de la langue, sur-entraîné et de haut niveau.

- la mise en scène: seul derrière un pupitre designé pour l’occasion, d’une blancheur immaculée en résonance avec la netteté des murs et des dorures simplifiées et présentes à l’arrière-plan, Emmanuel Macron focalise toutes les attentions. Rien n’est venu parasiter la mise en scène magistrale et jupitérienne de cette prise de parole: pas un zozotement, pas une seule micro-démangeaison, pas un seul gros plan sur un quelconque défaut. Tout a été parfaitement soigné et contrôlé. A l’extrême. Et c’est ce soin particulièrement porté à l’image et aux mots qui ont attiré notre attention. 

Autrement dit, cette perfection n’est-elle pas un “masque”, un ”écran”, voire un “miroir aux alouettes”? Derrière cet idéal d’élégance et de perfectionnisme, n’y a-t-il pas autre chose qui se donne à voir? 

II- Emmanuel Macron en psychanalyse: notre Président souffre-t-il d’un narcissisme maladif ? 

Voici les 5 principales dimensions psychanalytiques que j’aimerais développer: la présence de “mots-fétiches”, la sur-représentation des tournures syntaxiques “je veux”, “je souhaite”, l’absence de tournures empathiques, l’attention extrême portée aux questions journalistiques, l’absence de rationalité derrière la logique apparente.

1- la présence de “mots-fétiches”: ce sont les mots les plus répétés du discours. Le lexique de la “proactivité” est le plus présent: “changement”, “relancer”, “rebâtir”, “solutions”, “ambition”, “plus vite”, “nouvel acte”, “inédit”, “avancer”, sont les items les plus récurrents. Je cite François Noudelmann dans Le Génie du mensonge: “Insister, répéter, marteler sont des gestes langagiers suspects qui révèlent une inquiétude inverse à l’assurance exposée par l’énonciateur. Freud observait que nous répétons ce que nous n’arrivons pas à dire une bonne fois pour toutes.” Une manière d’expliquer sans doute le décorum rétrograde de chaque prise de parole présidentielle dont la dimension hiérarchique est ostentatoire. La marche lente et solitaire vers la pyramide du Louvre, l’incarnation jupitérienne, et la mise en scène spectaculaire en sont quelques expressions visuelles. Une “politique à papa” désuète en même temps que le langage verbal du changement “ensemble, c’est notre projet”. Freud nous rappelle que les Chinois vénèrent le pied féminin pour mieux le mutiler et le rabaisser. Dès lors, ne paraît-il pas illusoire d’espérer le grand renouveau tant promis pendant la campagne présidentielle?

2- La sur-représentation des tournures syntaxiques “je veux”, “je souhaite” qui ponctue le discours plus qu’elle ne propose une réalisation concrète. Le linguiste Alain Rey, disait avec humour à propos de Nicolas Sarkozy, “même le Roi dit Nous voulons”. Peut-être parce qu’il est Sarkozy en mieux, Emmanuel Macron se positionne en maître des tournures de phrases égocentrées. Dès lors ce grand oral n’est pas une réponse mais un monologue, construit autour de la glorification de celui qui l’énonce. Prenons, par exemple, cette phrase illustratrice: “La fierté qui est la mienne de voir nos concitoyens participer aux débats (...) j’ai moi-même beaucoup appris.” Cela n’est pas “nos concitoyens peuvent-être fiers d’avoir participé”, c’est de manière plus subtile et maquillée un “je suis fier que nos concitoyens…”. Le sentiment de fierté n’est donc plus attribué aux concitoyens mais devient le fait de la démarche présidentielle. Ce type d’arrangements syntaxiques est trop important dans l’allocution présidentielle pour être le fruit du hasard. Par ailleurs la gestuelle conquérante est venue appuyer le discours égotique: gestes en hauteur, amples, occupant tout l’espace. La démonstration de force d’un Macron jupitérien est-elle l’indice que le “changement” tant répété dans le discours (et demandé aux “gaulois réfractaires”) est inversement proportionnel à la remise en cause de celui qui prend parole? Une parole qui ne saurait être remise en cause avec des tournures inondées par un présent ”à valeur de vérité générale”: “C’est la fin de l’esprit de division (…). C’est la volonté de vivre ensemble profondément, résolument” sont les derniers mots qui concluent le discours. La tournure C’EST+PRESENT+VALEURS ABSTRAITES empêche cognitivement toute opposition critique.

3- L’absence de tournures empathiques: photographie négative du point 2, l’inflation du discours égotique traduit en creux une incapacité projective et empathique (faire sienne les émotions des autres). Les “nous” sont très peu présents, les “vous” sont absents. Concernant les “remontées” du grand débat collectif, voici les phrases prononcées: “après avoir beaucoup écouté et réfléchi je veux dire où je me situe (…) je ne retiendrai pas cette option... je ne crois pas (…) je le crois (…) quand je regarde (…) je ne la retiendrai pas (cette option) (…) et je sais une chose (…) moi je veux bien (…) Je veux/je souhaite (…) moi je suis persuadé”. L’autre est ainsi nié dans le discours. Par ailleurs nous notons que la phrase “je considère les Gilets Jaunes” est prononcé à 2h17 sur un discours dont la durée est de 2h24. Une autre dimension étonnante est le rejet quasi-systématique de certaines responsabilités sur des causes extérieures. Les déformations de phrases proviennent “du monde dans lequel on vit”, la crise que nous traversons est celle que “nombre de démocraties dans le monde traversent”, les erreurs d’interprétations sont causées par les récepteurs. Concernant la métaphore de la cordée, Emmanuel Macron affirme: “Je suis forcé d’être lucide, je n’ai pas été compris, cette image n’a pas été comprise mais je l’assume (...) c’est ça que j’ai voulu dire, tout le contraire de ce qui a été compris.” Un manque d’empathie structurel que trahissent les phrases suivantes: “On a découvert avec étonnement il faut bien le dire (…) celles et ceux qui (…) ces portraits chinois que je viens d’évoquer... ces cas concrets se sont exprimés à nous (…) Il y a comme des plis de la société qui se sont révélés (…) des angles-morts.” Emmanuel Macron est un Président dans la “découverte” et la “révélation” sur les conditions de vie d’une partie de ses concitoyens. Le projet d’Emmanuel Macron pour y remédier est clairement énoncé: “Redonner une espérance (…) redonner l’art d’être français.” Un projet tout à la fois abstrait et spirituel. Marcel Archard n’a-t-il pas écrit: “L’espérance est un de ces remèdes qui ne guérissent pas mais qui permettent de souffrir plus longtemps”? Les seules inflexions émotionnelles observées (hésitations, voix ralentie, retour émotionnel) concernent l’affaire Benalla… Autrement dit, les émotions apparaissent uniquement et seulement lorsque le Président est concerné.

4- L’attention extrême portée aux journalistes. Le temps des échanges montre une dynamique comportementale différente, bien que complémentaire à la posture narcissique démontrée ci-dessus. Si Emmanuel Macron déclare ne pas être “celui qui cherche à plaire”, son attitude corporelle raconte l’inverse: focalisation extrême du regard sur celui ou celle qui lui pose la question (comme oubliant tout le reste autour de lui), sourires de séduction et de connivence répétés, Emmanuel Macron aime porter attention à celui ou celle qui s’intéresse à lui. S’épanchant parfois, souriant toujours (même lorsque la question est désagréable). Les items corporels de séduction sont nombreux.

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5- L’absence de rationalité derrière la logique apparente. Fait étonnant: Emmanuel Macron reconnu pour être brillant, notamment dans sa connaissance des chiffres et de l’économie, nous livre une vision paradoxale de la situation française: “Au fond, aujourd’hui, je pourrais vous dire qu’on est au plein emploi avec beaucoup de chômage”. Sans avoir fait d’économie, il est avéré que les termes “plein emploi” et “beaucoup de chômage” sont antinomiques: est-ce l’une des forces de la rhétorique “en même temps” qui sans trouver de troisième voie, réunit comme par magie des opposés? Si le tour paraît osé, Emmanuel Macron se défend en affirmant que l’économie est subjective: “Le chiffre du plein emploi, c’est les économistes qui le fixent, ce n’est pas un taux. Je pense que le chiffre de 7% est tout à fait atteignable”. Pour plus d’informations, je vous invite à lire cet article d’Atlantico. Par ailleurs, nous notons un usage particulier des “il faut”, souvent symptomatiques d’une incantation qui ne se réalise pas: “il faut lever les ambiguïtés”, “il faut être concret et pragmatique” sont répétés comme pour conjurer un discours qui peine à incarner ces valeurs. 

III - Emmanuel Macron est-il malade ? La symbolique inconsciente de l’allocution présidentielle

A la question Emmanuel Macron est-il malade? Deux réponses semblent se dessiner. La première se situe au plan physique. Bien que ce soit le premier Président de la République à ne pas donner accès à ses bilans de santé, que le maquillage serve à camoufler des traits tirés, la performance athlétique à laquelle nous avons assisté laisse présager une “forme olympique”, bien que surhumaine: pas une seule inflexion de voix, pas une seule baisse d’attention, pas un seul relâchement. L’intervention présidentielle ne fait pas dans le contraste, tout est haut et impérieux dans la diction d’Emmanuel Macron, du début à la fin.

Le second plan relève davantage du niveau psychique. Emmanuel Macron ne montre-t-il pas des signes de troubles de la personnalité? En mettant de côté les structures sociales et politiques qui favorisent l’émergence et l’élection de personnalités narcissiques, l’accumulation des 5 points précédents devrait sérieusement nous interroger. Si la plastique de notre président, l’esthétique de la mise en scène et la forme performante ont de quoi séduire tout un chacun, la dimension personnelle et l’aspect relationnel posent question. Outre un turn-over impressionnant dans les équipes des cabinets ministériels et chez les ministres eux-mêmes, l’incapacité à fédérer et à créer une certaine confiance n’est-elle pas un frein à l’action présidentielle? Autrement dit, l’absence de qualités disons “managériales” n’entraîne-t-elle pas un coût financier et humain? Kenneth Arrow a eu le Prix Nobel en 1972 justement pour avoir montré l’impact des relations de défiance. L’absence de confiance entre les individus nous coûte plusieurs points de PIB chaque année. Particulièrement en France. Dans leur ouvrage La Société de défiance ou comment le modèle français s’auto-détruit, Cahuc et Algan, tous deux économistes, expliquent le très mauvais classement de la France (le pire des pays de l’OCDE) sur la confiance des individus entre eux, mais également envers les institutions.

Enfin, la faille narcissique d’Emmanuel Macron se lit à travers les images et le décorum choisi. Bien que parfaitement minimaliste, la décoration laisse échapper certains symboles pertinents. Les cercles dorés présents sur les murs de la salle viennent former une auréole autour de la tête présidentielle. Une “aura” qui accentue la dimension narcissique de “l’Elu”. Par ailleurs, cette forme est répétée dans l’ensemble de la pièce (voir photo ci-dessus) comme autant de portraits “vidés” d’une généalogie qui n’existent pas/plus.

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Faut-il y voir le fantasme d’une monarchie absente? Ou bien la volonté inconsciente d’apparaître comme le premier d’une lignée instituée symboliquement (Emmanuel Macron n’a pas d’enfants)? Le problème posé ne trouve pas tant ses réponses dans ces interprétations qui peuvent être multipliées à l’infini, que dans la sur-représentation pour le moins étonnante d’un “paraître” travaillé parfaitement et à l’excès, acmé d’une théâtralisation dans laquelle le regard des spectateurs vient se noyer, pour assister passivement à l’incarnation présidentielle. Une incarnation désincarnée pourrait-on dire puisqu’il y manque les marques de la vie réelle: les émotions, l’authenticité, l’échange, une place pour l’autre, pour le dire rapidement.

S’il est un personnage de la littérature dont “l’épaisseur” renvoie au concept psychanalytique de Narcisse, c’est bien celui de Dorian Gray. Tout comme ce personnage de roman, prêt à tout pour garder la jeunesse et la beauté, Emmanuel Macron nous offre son portrait, encerclé d’un ruban doré. Dit autrement, il assure “le show” en oubliant que la politique n’est pas qu’une fiction. Le Grand Débat est ainsi pour Emmanuel Macron une véritable psychanalyse, un “je” qui se répète et se raconte sous la forme d’un monologue narcissique superfétatoire, davantage qu’une attention portée aux vécus de ses concitoyens.

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14/08/2019 07:00 CEST | Actualisé il y a 4 heures

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"Emmanuel Macron ne gouverne pas les Français, il les soumet"

L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même. Il veut les Français à son image, à l’image des clones qui l’entourent et l’adorent.

 

Que l’on s’en réjouissance ou qu’on le déplore, il est bien un héros de notre temps, “personnalité sociale” de cette nouvelle élite qui a rompu le pacte de solidarité républicain. Emmanuel Macron s’avance en conquérant pour qui ne compte que la performance, la réussite.  

Il descend dans l’arène de l’opinion publique témoigner de ses convictions, élans de ses conquêtes, causes de ses succès. C’est ainsi disait Freud que s’avance le conquérant porté par un narcissisme maternel qui fait que rien ne lui résiste:  “quand on a été le favori incontesté de la mère, on en garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès, dont il n’est pas rare qu’elle entraîne effectivement après soi le succès.”

La passion maternelle pour son enfant idéalisé induit une confiance à toute épreuve chez celui qui en reçoit le privilège.

Cette formule freudienne, on la croirait taillée sur mesure pour notre Président. La passion maternelle pour son enfant idéalisé induit une confiance à toute épreuve chez celui qui en reçoit le privilège. Elle lui donne une force et une confiance inébranlables qui facilitent ses conquêtes, et fait qu’il ne peut que s’aimer davantage. C’est ce narcissisme qui confère au conquérant un pouvoir de séduction incontestable. Le conquérant fascine comme fascinent les grands fauves ou les people. La fascination n’est pas du même registre que l’amour ou le dialogue fraternel. Bien au contraire, le conquérant rêve debout, enveloppé dans son repli narcissique, sans contestation possible. À chaque objection de ses interlocuteurs, Emmanuel Macron aime répliquer: “Non! Je vais vous expliquer”. Il y croit et feint de croire qu’on va le croire. L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même, un Macron qui s’ignore et dont il faut, tel Socrate, savoir l’accoucher.

On lui reproche un manque d’empathie. Le diagnostic est à la fois cruel et juste. À condition de préciser que l’empathie est identification à l’autre, qu’elle suppose une capacité authentique d’en adopter le point de vue. Il faut pour cela non consommer l’effusion sentimentale, la fusion affective, la ferveur des émotions, mais se déplacerlà où se trouve l’autre tout en restant soi-même. Il n’est pas sûr que notre monarque y parvienne. C’est pourquoi lorsqu’il dit qu’il est lui aussi “un gilet jaune”, nous pourrions craindre que des cris de détresse et de colère il n’entende que l’écho de son propre message dont le Grand Débat fut, à plus d’un titre, la caisse de résonance. Au fond, il se révèle comme l’enfant émerveillé par le château de sable qu’il construit avec le matériau de la France. Il veut les Français à son image, il les façonne de son parcours, les maçonne de ses illusions, les étourdit de ses imprécations.

Il se révèle comme l’enfant émerveillé par le château de sable qu’il construit avec le matériau de la France. Il veut les Français à son image, il les façonne de son parcours, les maçonne de ses illusions, les étourdit de ses imprécations.

Cet homme croit à la fable des abeilles besogneuses dont il convient d’écarter les frelons, tous ces fainéants qui “coûtent un pognon de dingue”, qui “ne sont rien parce qu’ils ne font rien”. Il croit au destin d’un Etat entrepreneurial et d’une Nation start-up. Il croit à ce qu’il dit, il croit à ce qu’il fait, avec l’acharnement de l’évangéliste, avec l’audace de l’aventurier, avec le courage du centurion, il construit avec le sable français les châteaux de son Empire. Emmanuel Macron n’a pas fait don de sa personne à la France, il lui a fait don de sa croyance, “délire sectorisé”, nouveau corps mystique du pouvoir. Il nous veut tous à l’image de la “bande” de clones qui l’entoure et l’adore dans l’effusion des religions saint-simoniennes. Plus que de Jupiter, c’est de Pygmalion qu’il suit l’exemple. Il burine la France et le peuple français pour sculpter sa statue. Il l’aime cette statue, c’est son œuvre, sa création, le fruit de ses croyances. Aucun frelon, jaune, rouge ou vert, ne saurait le détourner de sa doxa. Il est “entrepreneur” de sa politique comme il souhaite que chacun le devienne de son existence.

Mais ce conquérant est aussi le héros nihiliste de la tragédie de notre époque, celle qui fait de la conquête le moyen d’assouvir le “caractère destructeur” du capitalisme globalisé. 

Ce capitalisme, qui fait de la destruction la nouvelle source de profit,

détruit aussi celui qui se place à son service. Ce caractère destructeur, il convient de le comprendre au sens du philosophe Walter Benjamin[1] qui en dresse le portrait: “Le caractère destructeur ne connaît qu’un seul mot d’ordre: faire de la place; qu’une seule activité: déblayer. Son besoin d’air frais et d’espace libre est plus fort que toute haine.” Les débris humains, peuples et gouvernants, et écologiques qui en résultent sont recyclés pour de nouveaux profits.

Il croit à ce qu’il dit, il croit à ce qu’il fait, avec l’acharnement de l’évangéliste, avec l’audace de l’aventurier, avec le courage du centurion, il construit avec le sable français les châteaux de son Empire.

À distance de toute attaque ad hominem c’est ainsi, je crois, qu’il convient de comprendre le destin des conquérants actuels dont Emmanuel Macron est l’exemple. Leur destin, comme celui des peuples qu’ils soumettent plus qu’ils ne les gouvernent, procède de ce même principe destructeur. Les gouvernants ne cherchent pas à être compris ou aimés de leurs peuples, tout juste consentent-ils à les faire témoins de leur efficacité. Ils savent que plus rien dans l’environnement d’aujourd’hui n’est durable, et qu’ils doivent en conséquence devancer la nature pour ne pas en subir le rythme, la simplifier pour mieux la liquider et la transformer en profits.

C’est bien pourquoi leur politique ne saurait être écologique ou humaniste. Détruire efface les traces du temps et de l’histoire. Brecht l’avait annoncé: la modernité efface les traces, elle est sans mémoire, mais non sans commémorations. La langue même est affectée par ce caractère destructeur, elle ne révèle plus, elle n’autorise plus que la communication, et trouve dans le numérique le moyen fabuleux de son déclin. Ce caractère destructeur ne relève pas de la psychologie mais procède ici de l’économie politique, de la culture, de nos sociétés. C’est ainsi qu’il faut comprendre les violences que nous avons connues ces derniers temps, moins comme des accidents de parcours que comme des symptômes durables de cette nouvelle pathologie de masse produite par le “caractère destructeur” d’un capitalisme métamorphosé dont les fascismes du siècle passé n’étaient que les archétypes.  

[1] Walter Benjamin, 1931, “Le caractère destructeur”, in: Œuvres II, Paris, Gallimard, 2000, p. 330-332.

 

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04 août 2019

LA FIN DE L'EUROPE FEDERALE AVEC DES MACRON, LAGARDE, ETC... EST TRES PROCHE ... DEMAIN CELLE DES NATIONS

CHRISTINE LAGARDE à la BCE :
En Marche vers les EUROBONDS ?
(Jean Goychman)

 

 

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La négociation ou plutôt le marchandage du somment européen de la semaine dernière était de fait l’acte de décès politique de la Chancelière allemande Angela Merkel. Elle n’a pas réussi à imposer son candidat Manfred Weber à la présidence de la Commission Européenne. Emmanuel Macron n’en voulait pas pour différentes raisons et probablement pas uniquement celles invoquées.


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Emmanuel Macron ne veut plus de la rigueur budgétaire

Alors qu’il s’était fait élire sur l’idée que le couple franco-allemand devait sortir la construction européenne de l’ornière dans laquelle elle s’est elle-même enlisée depuis le référendum de 2005 et surtout la crise de 2008 qui a fait voler en éclat les fameux critères de Maastricht, il n’a pas été capable de réduire le déficit public et par conséquent n’a pas pu maîtriser notre dette qui court allègrement vers les 100% du PIB

Bien sûr, d’aucuns invoqueront le climat social, les Gilets Jaunes, le prix du carburant et tout un tas d’événements conjoncturels, n’empêche que, vis à vis des prétentions qu’il affichait à pousser l’Allemagne à mettre en place un ministre des finances de l’euro, c’est plutôt mal engagé…

Comment fonctionne la BCE

Car nous vivons une drôle d’époque. La BCE, dont le rôle unique est de maintenir l’inflation dans la zone euro autour de 2%, doit aujourd’hui, pour empêcher une nouvelle crise de la dette,  maintenir les taux d’intérêts les plus bas possible. Et pour cela, il faut qu’il y ait beaucoup d’argent disponible.

Comment la BCE peut-elle créer de l’argent ? Très simplement, en imprimant des billets qu’on appelle de la monnaie « fiduciaire ». Comment procède-t-elle ? En faisant  ce que les banquiers appellent des « rachats d’actifs » La BCE rachète donc des dettes des Etats européens membres de la zone euro, au travers des banques qui leur prêtent. Ainsi, son bilan est équilibré ; elle transforme l’argent créé en actifs dans son bilan. En théorie, ces dettes pourraient être revendues et la BCE ferait les écritures inverses.

Là où les choses se compliquent, c’est qu’il n’y a pas d’acquéreurs pour ces dettes qui resteront « ad vitam æternam » dans son bilan. Pour qu’il y ait des acquéreurs, il faudrait que les taux du crédit augmentent. Or, ils sont négatifs aujourd’hui.
Ce « tour de bonneteau » n’est pas simple à comprendre…
Pour simplifier, la BCE, comme toutes les banques centrales, crée de la « fausse monnaie » (comme n’importe quel faux-monnayeur qui l’imprimerait dans sa cave), mais avec le pouvoir de lui donner une valeur « légale ».

Pour le mettre en circulation, elle l’échange contre des « dettes d’État » détenues par des « marchés financiers », c’est à dire des banques privées. Ces banques sont très contentes de trouver quelqu’un qui leur rachète en nettoyant ainsi leur propre bilan. Comme ces établissements sont tous plus ou moins dépendants les uns des autres, la chute de l’un peut entraîner celles des autres. Cela s’appelle « le risque systémique »

Par contre, cela ne change rien pour les États qui doivent maintenant de l’argent à la BCE. Comme elle ne peut pas revendre ces dettes compte tenu du faible taux de crédit associé à un risque de défaut important, il faudrait alors augmenter ces taux.

Si les taux remontent, on est mal...

Mais si les taux des nouvelles dettes augmentent, les anciennes trouveront encore moins preneur. Comme les payeurs – en dernier ressort – seront toujours les contribuables et que ceux-ci ne peuvent payer en impôts plus que ce qu’ils gagnent, il  y a là une limite. Lorsque celle-ci est atteinte, le pays ne peut plus ni emprunter, ni rembourser  et se trouve mis en « défaut », ce qui correspond à une sorte de faillite.

Pour éviter cela, le Traité de Maastricht, d’inspiration très fédéraliste, portait en filigrane une sorte de « mise en commun » des dettes des pays de la zone euro.
Au début, compte-tenu des fameux « critères de convergence » il y avait peu de différence entre eux. Le taux d’intérêt était pratiquement le même pour tous.
Lorsque la crise vint éparpiller, telles des quilles, ces taux d’un pays à l’autre, ce fut une sorte de « sauve qui peut » généralisé, peu compatible avec une vision fédéraliste. Prudemment, les pays encore épargnés par cette crise de la dette, firent comprendre que les « mauvais élèves » devaient se ressaisir et ce fut le début de la période dite « d’austérité » qui provoqua récession et chômage sans diminuer la dette.

Rigueur allemande ou passage forcé vers le fédéralisme ?

Les Allemands ne veulent pas du fédéralisme qui ne pourrait se faire qu’à leur détriment. Ils ont toujours fermement refusé les eurobonds, ainsi que toute autre avancée fédéraliste. Emmanuel Macron compte sur ses appuis du monde financier pour les y contraindre. Malheureusement pour lui (et peut-être heureusement pour nous) le monde est en train de changer et l’Europe intéresse de moins en moins de gens.
On dira que les valeurs européennes sont très recherchées en bourse, mais par qui ?

Les premiers investisseurs sont les Chinois, mais veulent-ils vraiment développer l’économie des pays européens ? Tout au plus s’assurent-ils des débouchés pour leurs propres produits, passant notamment par « la route de la soie ».
Est-il vraiment opportun de lever toutes nos barrières commerciales au moment où nous avons un besoin accru de protection ?

Cette nouvelle donne ne changera pas grand’chose.

L’Europe est en panne depuis des années. L’économie des pays de la zone euro stagne et même ceux qui, encore récemment, arrivaient à tirer leur épingle du jeu, voient leur activité ralentir. Les mesures prises par l’Administration Trump font peser une menace à peine voilée. De plus en plus, l’extra-territorialité imposée par les Etats-Unis du droit américain commence à gêner les grandes entreprises européennes qui préfèrent céder devant la pression américaine. Ne pouvant avancer vers un fédéralisme dont personne ne veut (hormis la finance mondialiste), les institutions européennes, avec à leur tête la Commission, n’entendent pas aller vers une Europe des Nations, ce qui signifierait la fin de son règne.

Condamnée à l’immobilisme, elle ne peut qu’attendre. Pour combien de temps ? C’est la véritable question.

Jean Goychman
8/7/2019

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31 juillet 2019

Les Italiens ont compris que les clandestins africains leur font la guerre

Publié le 30 juillet 2019 - par - 42 commentaires - 3 589 vues

 

Les peuples d’Italie ont, comme d’autres peuples d’Europe, de plus en plus le sentiment d’être attaqués sur leurs propres territoires par une civilisation étrangère. Ils ont aussi l’impression de plus en plus forte d’être trahis par l’Union européenne qui tente d’imposer la capitulation, voire la collaboration, au gouvernement italien, après avoir très bruyamment tenté d’imposer un gouvernement différent de celui choisi par les Italiens à travers le processus électoral démocratique constitutionnel.

Dans la mesure des limitations de souveraineté acceptées par l’Italie dans le cadre de l’Union européenne, le gouvernement tente parfois de faire respecter les lois encore validement votées par le parlement élu, par exemple en matière d’immigration et de contrôle des frontières. Certes les gouvernements allemand et français ont très lourdement (notamment vis-à-vis de la Hongrie) exigé la suspension de l’application des accords de Schengen et de Dublin, dans la foulée de la fameuse invitation lancée à l’Asie par Angela Merkel et François Hollande le 24 août 2015 (exposée dans la huitième plaie). Il ont été largement soutenus par la Commission européenne dans cette politique non écrite et contraire au droit international. Mais, à ce jour, les accords de Schengen et de Dublin, qui sont des traités internationaux contraignants, n’ont pas été dénoncés par ces États qui préfèrent jouer l’intimidation verbale et brandir la menace de renversements politiques, aussi ces instruments de droit international sont toujours valides et l’Italie a le droit et même le devoir de les respecter et de les appliquer.

Des trafiquants d’humains (pas exclusivement négriers), après avoir chargé leurs cargaisons dans les eaux territoriales de Tripolitaine et Cyrénaïque sur rendez-vous pré-arrangés sans même simulation de naufrage, violent effrontément, en dépit des sommations, les frontières maritimes de l’Italie (et de Malte), et abordent illégalement dans ses ports pour débarquer, clandestinement ou publiquement, des intrus illégaux. Récemment le capitaine de l’un de ces navires, arrêté à son débarquement puis présenté à la justice locale, a appelé la Commission européenne à son aide pour restreindre la souveraineté de l’Italie sur ses frontières. Membre d’une organisation crypto-gouvernementale connue pour ses appels à la violation massive des frontières et du droit migratoire, cette personne incarne désormais, aux yeux des Italiens, l’agression invasive.

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Aujourd’hui beaucoup d’Italiens, les journalistes s’en font l’écho, pensent qu’une guerre hybride a effectivement été déclenchée contre leur pays, et demandent que leur gouvernement en prenne conscience et réagisse en conséquence. Certains pensent même que la pression exercée dans les ports italiens par des figures ayant un fort pouvoir médiatique (comme Carola Rackete) a pour but la saisine de la justice italienne afin de créer des difficultés entre celle-ci et le gouvernement, pouvant déboucher soit sur une crise politique interne soit sur une intervention politique ou subversive uniopéenne.

Effectivement une guerre a non seulement été déclenchée, mais reconnue par le Conseil de sécurité de l’Onu, qui a autorisé les pays attaqués à riposter par la force militaire. Tel est le contenu explicite de la résolution 2240 prise par le Conseil de sécurité le 9 octobre 2015, par quatorze voix pour et une abstention. Elle a été prise en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies, en réponse à un cas « de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression« , et autorise l’usage de la force armée. Compte tenu des maigres capacités maltaises, l’Italie est le premier pays concerné par cette résolution, qui ne s’adressait pas à la Grèce pourtant alors agressée par la Turquie. Comme on l’écrivait le 30 avril 2017 (http://stratediplo.blogspot.com/2017/04/invasion-de-litalie.html), cette résolution ne nomme aucun sujet de droit international comme coupable de cette agression mais elle désigne clairement les passeurs comme agents d’une puissance ennemie qui a rompu la paix et agressé l’Italie principalement, et Malte accessoirement, justifiant donc une riposte militaire contre ces agents sur le terrain, en l’occurrence en mer.

Le gouvernement italien doit s’y référer. Stratediplo a déjà consacré sept pages à cette résolution, dans la huitième plaie (www.lulu.com/content/livre-à-couverture-souple/la-huitième-plaie/18190832).

Stratediplo

www.stratediplo.blogspot.com

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dimanche 30 avril 2017

C'était hier l'invasion massive de migrants en l'Italie...

... ce n'est plus trop le cas aujourd'hui en 2019 grâce à la politique anti-migratoire de Matteo SALVINI 

 

2018-11-3-mass-migration-europe

 

Sous la pression populaire, le gouvernement et la presse italiens feignent de s'interroger sur le caractère quasiment militaire du débarquement de 8500 clandestins africains en Italie pendant le week-end pascal.
 
8.500 hommes (en trois jours), c'est un cinquième du total d'intrus entrés en Italie sur l'ensemble de l'année 2013. Et effectivement il s'agit d'un effectif militaire, en l'occurrence l'équivalent de deux brigades d'infanterie. Cet effectif est d'ailleurs composé presqu'en totalité de jeunes hommes relevant d'une tranche d'âge que l'on qualifie parfois aussi de militaire. Cependant on peut difficilement appeler cela une surprise, un an et demi après que le Conseil de Sécurité de l'ONU ait adopté la résolution 2240 du 9 octobre 2015, qui plus est en référence explicite au chapitre VII de la Charte des Nations Unies, donc en reconnaissant une situation "de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression" et en rappelant la nécessité de maintenir la paix et la sécurité internationale, avec usage de la force. La portée de cette résolution est présentée pages 141 à 147 de la Huitième Plaie. Cette résolution ne nomme aucun sujet de droit international comme coupable de cette agression mais elle désigne clairement les passeurs comme agents d'une puissance ennemie qui a rompu la paix et agressé l'Italie principalement, et Malte accessoirement, justifiant donc une riposte militaire contre ces agents sur le terrain, en l'occurrence en mer. Il va sans dire qu'en droit international coutumier, immémorial et très largement antérieur à la signature de la Charte des Nations Unies, toute agression autorise et même appelle une riposte, mais dans le contexte contemporain d'indécision et de sottise politiques l'autorisation du Conseil de Sécurité est une justification publique appréciée des gouvernements, notamment dans les jeunes républiques constitutionnelles légalistes comme l'Italie. Le 9 octobre 2015, le Conseil de Sécurité de l'ONU, à l'unanimité moins une abstention (un petit pays insignifiant d'Amérique), a formellement arrêté que l'Italie, Malte et l'Union Européenne étaient l'objet d'une agression (une guerre) et devaient y répondre par la force afin de restaurer la paix internationale. Il est remarquable que même des pays non concernés et très éloignés de cette région du monde, et même un pays auquel l'Italie et l'Union Européenne ont déclaré la guerre (plusieurs fois depuis 2014), ont reconnu cette agression et voté en faveur de cet encouragement à la contrer par la force militaire.
 
Le moins que l'on puisse dire, c'est que tant l'Italie que l'Union Européenne se sont abstenues d'apporter de la publicité à cette décision qu'elles avaient pourtant demandée afin de se justifier auprès de l'électorat italien. Un minimum de publicité à cette résolution, assortie de la publication de quelques images de vaisseaux de guerre appareillant des ports italiens, aurait pourtant certainement suffi à réduire, sinon tarir, tant l'effrontement des traficants expressément visés dans la résolution 2240 que l'esprit d'aventure des "êtres humains" (la résolution décrit les négriers comme des esclavagistes mais s'abstient de caractériser leurs victimes) qui quittent volontairement l'Afrique noire avant d'être réduits en marchandise, en Berbérie islamisée et arabisée. Elles se sont surtout abstenues d'utiliser la force dont elles avaient demandé l'autorisation d'emploi au Conseil de Sécurité. Cette passivité contraste singulièrement avec la détermination peu pacifiste de l'Italie et de l'OTAN en 2011 dans la même zone, face aux mêmes côtes et sous un prétexte encore plus faiblement humanitaire, où l'Italie a aidé la France non seulement à outrepasser la résolution 1973 du même Conseil de Sécurité, mais aussi à violer la Charte de l'ONU et détruire, sans l'occuper, l'Etat qui administrait alors la Cyrénaïque et la Tripolitaine...… Or les conséquences de la destruction d'un État sans occupation de son territoire, contraire d'ailleurs au droit international, sont bien connues des pays de l'OTAN, Italie comprise.
 
Il n'est d'ailleurs pas anodin de remarquer que la Libye, qui jusqu'en 2011 était le pays au niveau de vie le plus élevé d'Afrique et le seul pays du continent à avoir un Indice de Développement Humain "élevé" (l'IDH calculé par le Programme des Nations-Unies pour le Développement), avec la plus grande population immigrée (de l'ordre de cinq millions), était la destination des courants migratoires, alors légaux et sans pertes humaines, venant d'Afrique subsaharienne. Les pogroms massifs perpétrés à Benghazi dès le début de l'intervention islamo-atlantiste, par les Frères Musulmans égyptiens que la presse européenne (italienne comprise) présentait comme des libérateurs printanniers arabes, avaient pour but et ont eu comme résultat le départ précipité de ces cinq millions d'immigrés, entre le tiers et la moitié de la population de la Libye. Les massacres de Benghazi, en l'occurrence un génocide sur critère racial puisque quel que fût le nombre exact de victimes il visait exclusivement et systématiquement les Noirs, fut passé sous silence par la presse sélectivement humanitaire des pays ayant dicté la résolution 1973 de protection de la population comme cynique justification à leur agression de la Libye et à sa livraison à l'islamisme. Encore plus impressionnant, le contrôle des trois agences de presse de l'OTAN sur la presse mondiale, multipliant le succès de l'occultation de la déportation par la Croatie d'un dixième de sa population en 1995, a cette fois (en 2011) permis d'occulter totalement l'exode terrestre précipité et désordonné en quelques semaines de cinq millions de personnes, soit dix fois plus que les orthodoxes de Croatie et sur une distance vingt fois supérieure, donc une catastrophe humanitaire majeure dont les sables du désert ont certainement englouti bien plus d'échecs que les flots de la Méditerranée depuis lors.
 
Le 22 août 2011, dans un message prenant acte de la victoire islamiste en Libye (et rappelant la vraie raison de l'agression) et annonçant pour un futur proche le divorce entre la Cyrénaïque sénoussiste et la Tripolitaine tribale, le dévoilement des Frères Musulmans en Egypte (par l'élection plusieurs fois différée pour raisons d'image après le coup d'état islamiste) et la réorientation des moudjahidines africains et moyen-orientaux vers d'autres combats (sans savoir que ce seraient le Mali et la Syrie), Stratediplo écrivait que "le retour au sud du Sahara des millions d'émigrés récemment expulsés par les milices islamistes de Cyrénaïque posera inévitablement des problèmes de réintégration, comme après une démobilisation massive, mais aggravés par l'interruption soudaine des transferts financiers que les millions d'immigrés en Libye envoyaient vers leurs pays d'origine". Néanmoins, pour que de gros contingents d'Africains noirs reprennent le difficile chemin de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine, après la destruction de l'économie et de la sécurité libyennes puis la restauration de l'esclavage islamique, il a fallu que l'incitation au départ et la promesse d'accueil soient particulièrement appuyées et incitatrices. Comme on l'écrivait dans la Huitième Plaie, "l'Italie avait lancé en 2014 l'opération Mare Nostrum qui avait encouragé et quadruplé le pont maritime entre l'Afrique et l'Europe, débarquant 170000 illégaux en Italie en 2014 contre 43000 en 2013, la marine italienne ayant une autre capacité que les flotilles de Tripolitaine et Cyrénaïque". L'Union Européenne, pour sa part, a d'abord triplé le (petit) budget de l'opération Triton, puis appelé tous les pays de l'Union à une opération de transport majeure, ultérieurement baptisée Sofia. Le résultat évident en a été la multiplication de l'effectif débarqué, et une conséquence accessoire est l'augmentation proportionnelle du nombre de décès, que l'on cache soigneusement afin de maintenir le mythe du but humanitaire de ces opérations. Ces pertes sinon négligeables du moins ignorées prouvent indubitablement que l'objectif réel de ces opérations n'est ni de sauver ni d'épargner ces victimes unilatérales.
 
La presse italienne, pressée d'expliquer à l'électorat italien qu'on l'a compris, s'enflamme donc depuis deux semaines et titre de grosses manchettes sur les débarquements de clandestins. Ceci est un double abus de langage et un mensonge. D'une part ces gens-là ne débarquent pas en Italie, ils y sont débarqués. Ils ne sont livrés à eux-mêmes qu'entre la plage et le bateau, entre le moment où les négriers leur disent d'aller tout droit en direction de la lune car il y a juste assez de carburant pour arriver en limite des eaux territoriales, et le moment où après un échange de signaux lumineux (entre les lampes de poche des esquifs jetables et les projecteurs des bateaux européens) ils sont hissés et pris en charge par les marines d'acheminement pour la traversée de la Méditerranée. D'autre part ils ne sont pas des clandestins puisqu'ils n'entrent pas clandestinement en Italie. On les invite à monter, comme promis, à bord des bateaux, on les y réchauffe, leur prodigue en cas de besoin les soins nécessaires, leur distribue couvertures, café chaud et éventuellement nourriture pour le voyage, puis on les invite à descendre en bon ordre sur le quai après les manœoeuvres d'approche et d'amarrage... qu'il soit autorisé voire ordonné aux transporteurs de conserver l'anonymat de leurs passagers en évitant de leur demander leur identité est une politique de déshumanisation déterminée, alors qu'au contraire des Asiatiques envoyés massivement depuis deux ans pour procéder à l'islamisation de l'Europe, les Africains, héritiers d'une solide tradition d'études en Europe, cherchent plutôt la reconnaissance que cet anonymat qu'on leur impose : leur intrusion est illégale mais pas clandestine.
 
Ce dont la presse italienne feint de s'apercevoir aujourd'hui, suite aux enquêtes d'une poignée de procureurs qui commencent à s'inquiéter de l'intensité des débarquements en Sicile, c'est que les passeurs, ceux qui font traverser la Méditerranée aux intrus, sont des marines ou des organisations européennes, et que les négriers de Cyrénaïque et de Tripolitaine ne sont que des pousseurs, plus des passeurs. Les passeurs sont la marine italienne, les autres marines de l'Union Européenne qui détachent des navires pour l'opération de transfert massif, et les organisations soi-disant non gouvernementales subventionnées par l'Union Européenne, payées par le tissu associatif de l'Open Society, et aidées aussi par le gouvernement états-unien. Ce qui éveille aujourd'hui les pouvoirs judiciaires de Catane et de Palerme (Sicile), de Cagliari (Sardaigne) et de Reggio (Calabre), c'est le pressentiment d'une prochaine submersion d'abord de Lampéduse puis de toute la Sicile sur le modèle des îles grecques (Lesbos, Kos, Samos, Chios et Leros) depuis deux ans. La presse italienne a été réquisitionnée pour nier et dénier les vidéos amateurs montrant le déferlement de hordes sauvages dans les rues de villes du sud de la péninsule, mais les faits s'entêtent, et tout politicien latin ou européen rêvant d'invasion ou de soumission de la Sicile sait qu'elle n'est pas peuplée de lesbiennes, l'histoire l'a assez démontré. Que certaines autorités locales, au contact de la population, commencent à changer leur discours, pourrait être révélateur de la croissance d'une vélléité populaire de s'opposer à l'invasion, laquelle pourrait localement plus s'apparenter à des vagues de razzia (réveillant de vieilles mémoires) qu'à une colonisation ordonnée, l'Italie en général et la Sicile en particulier étant plus considérées comme un lieu de transit que comme une destination finale. Reportant soudain le regard accusateur du tremplin côtier vers le matelas de réception naval, le procureur Carmelo Zuccaro, de Catane, ne parle plus uniquement de la coordination logistique entre les flottes étatiques et associatives d'un côté et les lanceurs d'esquifs de l'autre, mais également d'une participation au financement des flottes associatives par les réseaux négriers. Tandis que des milliers d'intrus sont débarqués chaque jour dans les ports siciliens, de patientes enquêtes judiciaires ont été lancées pour trouver des preuves de sources de financement illégales (dont on peut deviner que les négriers libyens ne sont que des intermédiaires et sûrement pas les payeurs finaux), et aboutiront certainement d'ici quelques années à des inculpations, des procès et peut-être quelques condamnations, qui viseront plus vraisemblablement des personnes juridiques que leurs dirigeants (et plus légèrement qu'envers les Russes dont on saisit les comptes bancaires en vertu de fausses "sanctions" extra-judiciaires illégales), en réduisant par exemple leur accès aux subventions publiques.
 
Pendant ce temps une invasion a effectivement lieu, bien qu'il ne s'agisse pas d'une opération militaire puisqu'il n'en est nul besoin en l'absence de défense armée du côté envahi. Tout cela est la suite "logique" du rapport de l'ONU du 21 mars 2000 sur les migrations de remplacement, car il s'agit bien d'une politique conduite sciemment et volontairement par les gouvernements uniopéen et nationaux, comme on l'a abondamment exposé dans la Huitième Plaie (http://www.lulu.com/content/livre-à-couverture-souple/la-huitième-plaie/18190832).
BASTA INVASION ISLAM ! BASTA INVASION ISLAM !

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27 juillet 2019

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE SALON LITTÉRAIRE DU LIVRE A VENCE LES 21 ET 22 SEPTEMBRE 2019

LE SALON LITTÉRAIRE DU LIVRE " LIRE A VENCE " SE TIENDRA A VENCE LES 21 ET 22 SEPTEMBRE 2019 DE 10H A 18HEURES

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L'écrivain soldat Philippe de PARSEVAL au Salon litteraire du sodat-écrivain à Nice - Photo presse Gérard Diaconesco - Nice 2017

Chers Camarades et amis lecteurs,
 
J'ai le plaisir de vous informer que se tiendra à Vence les 21 et 22 septembre de 10 heures à 18 heures le Salon littéraire de l'association "Lire à Vence".
J'y présenterai et dédicacerai mes livres dont vous trouverez les flyers en pièces jointes.
Je vous  souhaite la bienvenue et vous accueillerai sur mon stand avec plaisir.
Amitiés légionnaires.
Philippe de Parseval

FLYER LDDCA AMIS1

FLYER LGO AMIS2

FLYER LSML AMIS3

FLYER NGO AMIS4

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26 juillet 2019

83 % de Français rejettent en bloc la future loi sur la PMA que veut imposer à tout prix MACRON au Peuple souverain de FRANCE !

" LE MEILLEUR DES MONDE " QUE MACRON ET SON ÉQUIPE VEUT METTRE EN PLACE EST FAIT POUR DÉTRUIRE NOTRE CIVILISATION JUDEO-CHRÉTIENNE A COURT TERME ! 

Emmanuel-Macron

Contre la PMA que veut imposer Mamacron au peuple souverain Français tous à Paris le 6 Octobre 2019 avec La "Manif Pour Tous" pour s'opposer à cette future loi scélérate contre la condition imposée demain de nos enfants sans père !  

Mobilisation générale : tous à Paris le 6 octobre !
 
       
Merci de diffuser ce message autour de vous ! Faire un don Tw YT
La PMA sans père, c'est quoi ?
Madame, Monsieur,

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, nous n'avons pas cessé d'agir pour préserver la société de demain, notamment au cours de réunions publiques, par des rencontres avec des élus, des auditions par des institutions nationales, des campagnes massives d'information : par affichage, par tractage, sur les réseaux sociaux (en 2018-2019, les tweets du mouvement ont été « retweetés » plusieurs millions de fois par les internautes), la publication d'une « Lettre ouverte », format solennel qui s'utilise en vue d'une grâce présidentielle ou sur une décision grave, dont le Président portera la responsabilité devant l'Histoire...

Mais lui-même et ses Ministres refusent tout dialogue ; ils refusent de répondre aux 83% de Français qui pensent que « l'enfant né par PMA a le droit d'avoir un père et une mère » !

Le projet de loi bioéthique, incluant la PMA sans père et d'autres transgressions majeures, a donc été présenté en Conseil des ministres ce 24 juillet, et les débats parlementaires débuteront fin septembre à l'Assemblée nationale.

C'est pourquoi, avec 18 autres associations, La Manif Pour Tous appelle les Français à descendre massivement dans la rue, à Paris, dimanche 6 octobre : tous ensemble, rendons visible l'immense majorité que nous sommes à refuser la PMA sans père et sa jumelle, la GPA.



TOUS DANS LA RUE LE 6 OCTOBRE !

Manif octobre





Samedi 21 septembre, de 10h à 23h : journée ouverte à tous

Au programme : un débat exceptionnel en face à face entre Laurent Alexandre (médecin, fondateur de Doctissimo et écrivain) et Bérénice Levet (philosophe et essayiste) sur le thème : « Transhumanisme, biotechnologies... : l'histoire est-elle écrite ? »

Et de nombreuses interventions en plénière au format TED :
  • Chantal Delsol, philosophe
  • André Bercoff, écrivain
  • Philippe Bilger, ancien magistrat et blogueur
  • Franck Meyer, porte-parole des Maires pour l'Enfance
  • Joseph Thouvenel, syndicaliste
  • Gilles-William Goldnadel, avocat et essayiste
  • Anne Schaub-Thomas, psychothérapeute
  • Jean-Pier Delaume Myard, porte-parole de La Manif Pour Tous
  • Ludovine de La Rochère et Albéric Dumont...
Nous vous attendons très nombreux, et vous remercions d'avance
de bien vouloir vous inscrire le plus tôt possible
pour faciliter l'organisation de nos événements de la rentrée !


Université d'été 2019


 
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La Manif Pour Tous est un mouvement spontané, populaire et divers qui s'oppose à la PMA « sans père », à la GPA (mères porteuses), à la diffusion de l'idéologie du genre tout en condamnant toute forme d'homophobie.

Née en octobre 2012 pour marquer le refus du peuple français de la loi Taubira dont elle demande toujours l'abrogation (sans rétroactivité), La Manif Pour Tous rassemble un nombre immense de Français conscient que le mariage Homme-Femme et la filiation Père-Mère-Enfant sont universels et fondateurs de la société et de son avenir.

La Manif Pour Tous

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Communiqué de presse – La Manif Pour Tous acteur de la mobilisation unitaire « Marchons enfants » du dimanche 6 octobre contre la filiation-fiction, la PMA sans père et la GPA

 

Tous nés d’un père et d’une mère

 

Paris, le 19 juillet 2019

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Manif Pour Tous acteur de
la mobilisation unitaire « Marchons enfants »
du dimanche 6 octobre contre la filiation-fiction,
la PMA sans père et la GPA

« Une seule solution : la manifestation ! » Le « nouveau monde » d’Emmanuel Macron n’aura pas fait long feu pour remettre ce vieux slogan au goût du jour. Refusant toute forme de dialogue et restant sourd, pour ne pas dire méprisant, au dissensus clair qui s’exprime dans la société à propos de la PMA sans père et de la GPA, l’exécutif a décidé de passer en force en présentant ce matin un projet de loi en conseil des ministres. « Il ne s’agit pas d’un projet de loi de bioéthique mais d’un projet de loi de société » a souligné Albéric Dumont, Vice-président de La Manif Pour Tous, lors d’une conférence de presse unitaire rassemblant une vingtaine d’associations qui appellent toutes à une grande de journée de mobilisation nationale à Paris le dimanche 6 octobre prochain.

Une immense majorité (83%) de Français opposés au projet de loi

La Manif Pour Tous dénonce le mépris du Président de la République et de sa majorité qui n’ont pas daigné prendre connaissance des conclusions des Etats généraux de la bioéthique, piétinant ainsi les engagements du candidat Emmanuel Macron en 2017. Ce dernier s’était seulement déclaré favorable « à titre personnel » à une évolution des conditions d’accès à la PMA à la condition expresse que « le débat [soit] favorable ». Or le Président du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) a souligné lui-même l’absence de consensus sur cette question à l’issue des Etats généraux de la bioéthique*, lesquels ont même montré le soutien massif des participants à un statu quo sur l’encadrement de la PMA. Pour La Manif Pour Tous, il est injuste de vouloir autoriser la fabrication d’enfants volontairement privés de père. C’est ce que pense aussi une immense majorité de Français puisque selon une enquête IFOP de juin 2019, 83% des Français estiment que les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère. C’est le cœur du sujet. « Parler de création de droit pour être plus séduisant en occultant délibérément les conséquences pour les enfants est un procédé odieux et révoltant : on ne triche pas avec la démocratie ! » s’indigne Albéric Dumont.

L’humain n’a pas de prix !

Le projet de loi « de société » contient de nombreuses menaces pour l’avenir de la famille et de la société. L’autoconservation des ovocytes n’est ni plus ni moins qu’une soumission au capitalisme ultra-libéral qui ne juge la dignité d’une personne qu’à sa valeur économique. « Dis-moi combien tu vaux, je te dirai qui tu es… et aussi quand tu auras le droit d’avoir un enfant » : est-ce ce monde-là que nous voulons pour demain ? Est-ce une vision exclusivement mercantile de l’humain que nous voulons transmettre à nos enfants et petits-enfants ? Jusqu’où allons-nous aller dans la déshumanisation ? « Tout ce qui fragilise le tissu familial fragilise toute la société. La famille est la base humaine de toute société : premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérable, elle est à juste titre plébiscitée par les Français, en particulier en période de crise » rappelle Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. Le projet de loi « de société » n’échappera pas au débat sur la GPA. Le droit à l’enfant par la PMA sans père aura du mal à résister à la voie de la GPA.

Un projet de loi politicien

« Le gouvernement aurait pu choisir de rassembler. Il a fait le choix inverse. Il a fait le choix de ne pas écarter d’emblée la question de la procréation médicale assistée, dont il est manifeste qu’elle conduira, un jour, pas demain, mais un jour prochain, à la gestation pour autrui. Il a fait le choix de produire, au moment où s’engageait le débat sur le mariage, une circulaire qui, sans légaliser la gestation pour autrui, indique clairement à ceux qui souhaitent s’engager dans cette pratique proscrite en France que les enfants qui en seront issus pourront se voir accorder la nationalité française, reconnaissant ainsi implicitement mais nécessairement un lien de filiation avec le père. Le gouvernement a choisi de cliver par calcul politique. Pour se donner, à peu de frais, l’impression de rejouer de vraies réformes de fond : l’abolition de la peine de mort sous Mitterrand ou la légalisation de l’IVG sous Giscard d’Estaing. Nous déplorons ce désir du clivage. » Ces mots d’Edouard Philippe dans une tribune co-signée avec Nathalie Kosciusko-Morizet en 2013 (source), n’ont pas pris une ride. Mais son auteur a lui aussi quitté le « nouveau monde » pour faire le choix déraisonnable de la politique de la girouette. La France mérite mieux. Aussi, quel crédit accorder au Premier Ministre et à tous les membres de sa majorité qui jurent aujourd’hui, la main sur le cœur dans un décorum de série B, que jamais, au grand jamais, la GPA ne sera légalisée en France.

Pour l’abolition universelle de la GPA

La GPA est une pratique indigne et intolérable. Cet asservissement de la femme est une nouvelle forme d’esclavage. La marchandisation de l’enfant, réduit à l’état d’objet, est une honte. Envisager, comme le veulent des députés LREM, de transcrire systématiquement à l’état civil français les actes de naissance des enfants nés d’une GPA à l’étranger, c’est légaliser de fait la GPA en l’autorisant à l’étranger. C’est encourager un business sordide. L’ambition de la France, patrie des Droits de l’Homme, c’est de dire non à toutes formes de GPA, non seulement en France mais partout dans le monde. « La dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière. Ce qui est intolérable en France l’est aussi aux quatre coins du monde. Nous devons avoir pour ambition collective l’abolition universelle de la GPA » précise Ludovine de La Rochère.

Toute ces revendications au service de l’humain, de la famille et des droits de l’enfant seront au cœur de la manifestation du dimanche 6 octobre à Paris : « Marchons enfants ! » La Manif Pour Tous sera acteur de cette journée de mobilisation nationale et unitaire et ses équipes sont d’ores et déjà au travail. 

* « Il n’y a pas de consensus sur la procréation médicalement assistée », Pr. Delfraissy, Le Monde, 5 juin 2018.


Contact presse : l.preault@lamanifpourtous.fr  – Tel : +33 (0)6 62 14 24 41

www.lamanifpourtous.fr  –  twitter.com/LaManifPourTous  –  facebook.com/LaManifPourTous

 

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belsebuth

CHRÉTIENS DU MONDE ENTIER ATTENTION SATAN DIT LUCIFER EST REVENU DES ENFERS SUR TERRE POUR DETRUIRE NOTRE PAUVRE HUMANITÉ EN REPENDANT LE MAL DE PARTOUT SUR NOTRE PAUVRE MONDE A NOUS TOUS DE LE COMBATTRE POUR LE VAINCRE !

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23 juillet 2019

RELIGION : L'ISLAMISME RADICAL N'EST PAS UNE DEVIATION, C'EST L'ISLAM LE PLUS TRADITIONNEL par le Père Henri BOULAD

"L’islamisme radical n'est pas une déviation, c'est l'islam le plus traditionnel", lâche le Père Henri Boulad

Père Henri Boulad, ancien directeur du Centre culturel jésuite d'Alexandrie (Photo: Jacques Berset)

INTERNATIONAL
Père Henri Boulad, ancien directeur du Centre culturel jésuite d'Alexandrie (Photo: Jacques Berset)

"L’islamisme radical n'est pas une déviation, c'est l'islam le plus traditionnel", lâche le Père Henri Boulad

12.06.2015 par Jacques Berset, Apic

Grandvaux, 12 juin 2015 (Apic) “L’islamisme radical qui se déchaîne en Syrie et en Irak n’est pas une déviation ou une perversion du véritable islam, dont l’orientation serait uniquement spirituelle et religieuse, c’est de fait l’islam le plus traditionnel”, lâche le Père Henri Boulad.

En tournée de conférences depuis un mois à travers l’Europe, le célèbre jésuite égyptien reçoit l’Apic sur la terrasse d’un ami à Grandvaux, au coeur du vignoble du Lavaux.

Le Père Boulad nous le dit d’emblée: dans son analyse de la religion musulmane, qu’il connaît parfaitement – “je travaille sur l’islam depuis plus d’un demi-siècle, j’ai lu le Coran en arabe, de la première à la dernière page!” – il refuse le “politiquement correct” et l’irénisme naïf de trop nombreux Occidentaux. C’est pour cette raison, nous dit-il, qu’il est devenu “persona non grata” dans de nombreux milieux d’Eglise.

“Je ne suis pas islamophobe”

Le religieux passe même pour “islamophobe” auprès de certains chrétiens engagés dans le dialogue avec l’islam. Le Père Boulad rejette avec vigueur ce qualificatif:

J’ai un rapport d’amitié avec les musulmans, que je côtoie depuis toujours. Dans nos écoles catholiques, nous accueillons 50 à 60% de musulmans, certaines fois jusqu’à 95%. Dans nos cliniques et nos dispensaires, la majorité des patients sont des musulmans. C’est l’islam qui pose problème. La grande majorité des musulmans rejette l’islamisme radical, mais à la fin, ce sont les extrémistes qui ont le dernier mot, car leur argument décisif, ce n’est pas le dialogue, c’est le couteau ou le fusil…

Le problème, quand on dialogue avec les responsables musulmans, c’est qu’ils ne reconnaissent pas qu’il y a un problème dans l’islam même. Ils pensent être les plus intelligents, que l’Occident est dégénéré… Le monde arabe refuse de voir les problèmes en face. Pensons à la Corée du Sud, qui était un pays pauvre il n’y a pas si longtemps. C’est désormais, après la Finlande, le deuxième pays du monde sur le plan de l’éducation. Mais combien de choses avons-nous inventées dans le monde musulman au cours de ces derniers siècles ? Qu’avons-nous offert à l’humanité, à part le terrorisme? 

les-différents-mouvements-de-l-islam

“C’est l’islam le plus obscurantiste que l’on enseigne dans les mosquées”

Malheureusement, insiste le jésuite égyptien, c’est l’islam le plus obscurantiste que l’on enseigne dans les mosquées et dans les institutions d’Al-Azhar.

Dans ces institutions, dans les manuels, on trouve quantité de textes islamistes, comment haïr le juif et le chrétien, comment couper les mains… C’est toujours enseigné! Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a tancé Al-Azhar à ce sujet”.

Des musulmans libéraux, comme les journalistes Ibrahim Issa ou Islam El Behery, qui osent s’en prendre aux interprétations de l’islam imposées par Al-Azhar, sont menacés. Son émission sur la chaîne de télévision privée Al Kahera Wal Nas a été supprimée.

El Behery a été condamné le mois dernier à cinq ans de prison sous l’accusation d’avoir diffamé la religion. Il va faire appel, mais la menace est là!

“La pensée critique est interdite en islam”

Référence mondiale pour l’islam sunnite, Al-Azhar ne semble pas prête à se rallier à un islam libéral. “Al-Azhar ne fait que reprendre les textes fondateurs de l’islam. L’exégèse en a été faite au Xe siècle. Les théologiens musulmans ont décrété à cette époque qu’il n’y avait plus lieu de réfléchir sur leur foi, ils ont fermé la porte de l’interprétation, qu’on appelle ‘l’ijtihâd’. Cette fermeture signifie le refus de toute réflexion critique en islam, et ce qui a pratiquement abouti à sa fossilisation”.

Le premier tournant a été la condamnation du motazilisme, mouvement de pensée rationaliste reconnaissant le caractère créé du Coran. C’était la période de gloire de Bagdad, avec les califes Haroun al-Rachid et al-Mamoun. Ils avaient accueilli à leur cour les ‘motazilites’ (courant minoritaire de l’islam) et fait jeter en prison Ibn Hanbal. Ce dernier était un tenant de la position rigide et un partisan du dogme du Coran incréé. Après la disparition du calife Mamoun, son successeur indirect, Mutawakkil, libère Ibn Hanbal et emprisonne les motazilites. “Il a choisi la version du Coran incréé. Cette première décision fait du Coran une parole de Dieu intouchable”.

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Le courant intolérant a pris le dessus

Le Coran dit “mecquois” (livre de paix et de tolérance) vient en premier, alors que le Coran “médinois” (livre guerrier et d’intolérance) vient en second. Les versets médinois appellent à la guerre, à la violence et à l’intolérance. Ils abrogent, selon les musulmans, les versets mecquois, mystiques, religieux et ouverts.

Ce qui a été codifié il y a un millénaire est répété depuis sans que l’on puisse y toucher. La pensée critique est interdite en islam. La répétition est dans l’essence même de l’islam. Nous avons connu la même chose dans l’Eglise catholique pendant des siècles. Pensez à l’affaire Galilée, à la position de l’Eglise face au catholicisme social, à la théorie de l’évolution de Darwin, au Syllabus… Pensez aux condamnations des Pères Lagrange, Teilhard de Chardin, Congar, de Lubac, Daniélou, tous réhabilités par Vatican II. Les principales intuitions de Luther sont finalement entrées dans l’Eglise suite au Concile Vatican II. Le procès que je fais à l’islam, je le fais aussi à l’Eglise catholique, si lente à bouger! Le tort d’un hérétique, c’est d’avoir raison trop vite!

De plus en plus d’Egyptiens deviennent athées

Un espoir que les choses changent dans le monde musulman, c’est à ses yeux la croissance des musulmans libéraux et des athées.

Les premiers islamophobes sont les musulmans libéraux”, lance-t-il en guise de provocation. Et de se demander si ces musulmans libéraux parviendront à secouer le joug rigide de la tradition millénaire. “L’islam peut-il se réformer sans se dénaturer? La réponse est dans la question”, assure le Père Boulad. “Je ne suis pas pessimiste, peut-être que le XXIe siècle verra le basculement de l’islam… En effet, l’athéisme se développe en Egypte, car les jeunes et les moins jeunes en ont marre. Grâce notamment aux médias sociaux, internet, facebook, les athées sont toujours plus nombreux, peut-être deux à trois millions. L’Etat ne pourra jamais mettre en prison une population si nombreuse!”


Encadré

Le Père Henri Boulad a des racines syriennes

De nationalité égyptienne et libanaise, le Père Henri Boulad est né le 28 août 1931 à Alexandrie, sur la mer Méditerranée, de parents chrétiens d’origine syrienne, de rite grec-melkite catholique. Son grand-père a émigré en Egypte en venant de Damas, après la vague de massacres de chrétiens qui a fait quelque 20.000 morts en Syrie en 1860. Il étudie chez les Frères des Ecoles Chrétiennes d’Alexandrie. A seize ans et demi, il décide de consacrer sa vie à Dieu et aux autres. Après une expérience de vie professionnelle dans une société de spiritueux, il entre chez les jésuites à l’âge de 19 ans.

Dans les années 50, il fera son noviciat à Bikfaya, au Liban, puis poursuivra ses études à Laval et Chantilly, en France (il y obtiendra une licence en philosophie, un diplôme d’animateur de jeunes et un diplôme de dessin). De 1957 à 1960, il rentre au Caire, où il sera éducateur au Collège des jésuites et au Séminaire copte-catholique. De 1960 à 1964, il est à l’Université jésuite Saint-Joseph, à Beyrouth, pour sa formation théologique. Il est ordonné prêtre en 1963. Il poursuit ses études aux Etats-Unis (A l’Université de Chicago, il obtient un master en psychologie), puis rentre au Caire, où il travaille comme éducateur au Collège des jésuites.

Après avoir été, de 1975 à 1979, supérieur des jésuites d’Alexandrie, il est élu supérieur régional des jésuites d’Egypte et président de l’Assemblée des supérieurs majeurs d’Egypte, tout en étant professeur de théologie à l’Institut catholique de théologie du Caire. De 1984 à 1995, il est directeur de Caritas-Egypte, et est également, de 1991 à 1995, vice-président de Caritas Internationalis pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. En 2004, il est nommé recteur du Collège de la Sainte-Famille au Caire, puis directeur du Centre culturel jésuite d’Alexandrie. Le Père Boulad a publié un grand nombre d’ouvrages, traduits dans une quinzaine de langues. 

http://www.henriboulad.com (apic/be)

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“Si jamais il n’y a pas un changement en profondeur en France avec les prochaines élections, nous allons vers une guerre civile”

par le Père Henri BOULAD 

Source

Suite de l’entretien du père Boulad avec Philippe Pellet (lire la première partie ici) :

 

L’Egyptien a une profonde admiration pour l’Europe. Et pas seulement l’Egyptien, mais le monde arabe. Il est fasciné par l’Europe. Il y a deux ans, je lisais un article dans une x-revue koweitienne, un article en arabe intitulé : « Un jour, on regrettera l’Europe ». Cet article constatait que l’Europe était en train de se faire démolir de l’intérieur par l’immigration et affirmait que si l’Europe s’écroulait, ce serait une catastrophe, non seulement pour l’Europe, mais pour tous. 

L’Islam a vis-à-vis de l’Europe un sentiment ambivalent : fascination et rejet. Amour et haine. En psychologie, on connait cela, l’ambivalence. L’Islam a d’autant plus de haine et de rejet qu’il admire l’Europe, car il voudrait être comme elle. Mais il n’y arrive pas, à cause des contraintes de la religion dans laquelle il se débat, qui l’empêche d’ouvrir son esprit et d’entrer dans ce processus des valeurs de droits de l’homme, de démocratie et de réflexion critique. Alors, ce qu’on n’arrive pas à imiter et à être, on le démolit, par dépit face à un défi qu’on n’arrive pas à relever. Le monde arabe est complexé par rapport à son retard culturel et civilisationnel. Alors beaucoup de musulmans veulent être comme les Européens, mais comme ils n’y arrivent pas, ils réagissent par la haine et le dépit. Je souhaiterais citer l’exemple d’une enseignante française, qui a pendant 20 ans enseigné dans cinq lycées des quartiers chauds musulmans des banlieues autour de Paris. Elle a tout essayé, elle a donné le meilleur d’elle-même pour enseigner la culture et la langue française, les valeurs de la République, l’histoire. Elle dit avec beaucoup de peine et de dépit qu’elle n’a reçu en contrepartie que rejet, refus, haine, rancœur, agressivité de ses élèves. Pas un seul lycée mais cinq !

La troisième génération qui était censée s’intégrer ne veut pas de la France !

Ce qu’ils veulent c’est l’argent, le bien-être, la couverture sociale, mais ils ne veulent absolument pas être Français. Je comprends tout à fait la réaction de l’Australie qui dit : vous êtes les bienvenus chez nous si vous voulez vous intégrer, mais si vous ne voulez pas, rentrez chez vous immédiatement. C’est ce que l’Europe n’arrive pas à faire, n’a pas le courage de faire, c’est pour cela qu’elle est en train de s’autodétruire. Il y a un livre d’Eric Zemmour très connu maintenant en France qui s’appelle le suicide français. Eric Zemmour est un auteur brillant, il y en a beaucoup d’autres qui sont dans la même perspective. La France est en train de se suicider. Mais le peuple ne comprend pas, ne réagit pas, se laisse faire. Seul un courant de la Droite est conscient du danger, réagit, et aussitôt on veut le faire taire en le traitant d’islamophobe et de raciste. C’est là que je dénonce l’idéologie de la gauche libérale comme une idéologie mortifère qui veut tuer et détruire ce qui est beau, bien et positif. Une culture de la mort si je puis dire. Je ne sais pas si j’ai répondu à la question, mais vu de L’Égypte et de l’Orient, l’Europe est une chance extraordinaire, qui fascine à bon droit, car l’Europe a apporté au monde la civilisation. Mais avec ce complexe d’infériorité d’une religion qui n’arrive pas à sortir de la pétrification dans laquelle elle est, et sa civilisation qui n’arrive pas à se développer, le monde arabe est ambivalent par rapport à L’Europe.

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Comment voyez-vous la crise actuelle en France et le problème de l’immigration ?

Cette crise tient à deux facteurs. Tout d’abord, elle est liée à l’idéologie de la gauche libérale qui détruit la France de l’intérieur depuis des décennies pour des raisons obscures, surtout d’ordre financier et économique, liées à la mondialisation.

Le deuxième facteur est l’islamisation exponentielle de la France qui est parmi les pays occidentaux les plus atteints par ce phénomène. Je pense que la gauche et l’Islam font bon ménage, on appelle cela l’islamo-gauchisme, en visant à déstabiliser la société française, la vider de toute identité, de tout dynamisme, pour remplacer cette identité par l’Islam. Pour dire les choses simplement, d’ici quelques années la France et l’Europe seront musulmanes par le triple jeu de l’immigration, de la démographie et des conversions, l’Islam étant une religion par nature conquérante et prosélyte.

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Nous avons le devoir d’accueillir l’étranger et de lui donner le maximum de possibilités pour s’intégrer, pour qu’il construise le pays en même temps que lui-même. Mais lorsque cet immigré refuse de s’intégrer, il n’y a plus qu’une seule solution, c’est de le mettre à la porte. Ou tu es content ici, alors fait l’effort de t’intégrer en apprenant la langue et en assumant la culture, ou bien tu ne veux pas, alors rentre chez toi.

Les gouvernements qui se succèdent en France semble encourager l’immigration malgré ce rejet de la France, la police est dépassée lorsque l’on brûle les voitures et les magasins. C’est un désastre à tous les points de vue, la gauche libérale est un échec retentissant en France et ailleurs. 

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Que doivent faire les chrétiens face à cette situation de crise de l’Europe ? 

Les chrétiens devraient étudier et analyser la situation de l’Europe et de l’Eglise en toute objectivité pour la comprendre. Toute action suppose au préalable une analyse. On ne peut pas résoudre un problème si on ne l’a pas bien posé. Il faut sortir du politiquement correct, sortir du bourrage de crâne des grands médias pour étudier en toute objectivité la question de l’Eglise, de l’Islam, et de l’Europe. Cela suppose que l’on fasse venir des personnes susceptibles de donner un éclairage différent que celui de l’opinion manipulée. Les chrétiens devraient donc d’abord procéder à une analyse et une connaissance en profondeur. Deuxièmement, à une action concertée. Que faire dans le contexte actuel ? Il faut agir non seulement pour protéger les chrétiens d’Orient et d’Egypte, mais aussi pour protéger les musulmans ouverts et modérés, qui veulent réformer l’Islam, mais qui ne peuvent pas s’exprimer car eux aussi sont opprimés. Donc la question n’est pas tant « chrétiens contre musulmans », il ne s’agit pas que les chrétiens européens s’occupent seulement des chrétiens persécutés, car les chrétiens du Moyen-Orient sont solidaires des musulmans qui souffrent de l’Islam oppressant qui les étouffe ! C’est au nom de mon amour pour les musulmans que je veux les libérer du « fascisme islamique » tel que décrit par un auteur musulman,Hamed Abdel-Samad, dans son livre paru très récemment en français, dont le titre est justement « Le fascisme islamique ». 

Il faut libérer la parole, libérer l’homme, lui donner son humanité, la possibilité de s’exprimer. Le sortir de ce carcan religieux étroit qui est celui de l’Islam, et dont il n’arrive pas à se débarrasser. Il s’agit moins d’aider les chrétiens d’Egypte et du Moyen-Orient que d’aider à promouvoir un discours libre et vrai, accès sur la liberté, l’homme, la démocratie, les valeurs. C’est là qu’un dialogue est nécessaire avec des personnes qui peuvent vous orienter et conseiller.

L’Eglise catholique elle-même est tombée dans le piège, et elle y est toujours. Elle ne veut pas comprendre un autre langage que celui de ces « experts » en Islam formés à Oxford, Paris, Berlin, ou à Washington, qui ne connaissent l’Islam que de façon très théorique, académique, qui ne veulent pas comprendre qu’il y a un autre dialogue possible, nécessaire et impératif avec l’Islam, qui n’est pas celui qu’ils ont mené jusqu’à présent et qui a été un échec total et une impasse. Car depuis 50 ans qu’on a instauré ce dialogue après Vatican II, on est au point zéro, et on a même reculé.

Quel message souhaiteriez-vous adresser au Français ?

Un sursaut, un refus, un rejet de cette manipulation dont ils font l’objet. D’ailleurs, il semble que les Français sont de plus en plus conscients, il y a un réveil depuis quelques mois qui se fait en France, vers une revendication d’identité. Ils refusent de laisser leur identité française et leur culture se dissoudre. Il y a dans le peuple français, avec toute la bonté, la douceur et l’accueil qui le caractérise, un nerf, une volonté de vie et de survie, de révolte.

Si jamais il n’y a pas un changement en profondeur en France avec les prochaines élections, nous allons vers une guerre civile, car je ne pense pas que les Français vont se laisser marcher sur les pieds, se laisser écraser et effacer de la carte de l’Europe et du monde. La France est un très grand peuple, une culture qui est la mienne que j’ai reçue depuis ma petite enfance, que j’admire, qui est une richesse extraordinaire. Je trouverais dommage que la culture française s’écroule, que l’Europe disparaisse elle aussi, car la France et l’Europe sont un message, à l’avant-garde de la pensée, de l’art, de la culture, de la philosophie. Ce serait catastrophique que cela soit remplacé par l’Islam.

Je n’ai rien contre les musulmans, mais j’en veux beaucoup à l’Islam, dont les musulmans sont les premières victimes. Victimes de ce fascisme islamique décrit par l’auteur musulman Hamed Abdel-Samad dont j’ai parlé avant.

Après vous être débarrassés du communisme et du nazisme, ce serait tragique de tomber dans un fascisme bien pire que les précédents car il se réfère à Dieu lui-même, ce qui fait que ce serait plus difficile de l’éradiquer. Donc une fois qu’il aura pris racine, vous aurez ce que nous avons connu pendant des siècles chez nous au Moyen-Orient et que je connais dans ma propre famille qui a vécu le massacre de 20.000 chrétiens en 1860, qui a fait que mon grand-père s’est réfugié en Egypte. 

Source

Nos remerciements à Alain Jean-Mairet

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20 juillet 2019

VIVE LE FOOT ALGÉRIEN ! VIVE LA FRANCE ALGÉRIENNE ET SON DRAPEAU FLN !

Le journaleux Menusier reproche à la France les « minimes incivilités » algériennes

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Publié le 17 juillet 2019 - par  
"La liberté d’information (FOI) ... est inhérente au droit fondamental à la liberté d’expression, tel qu’il est reconnu par la Résolution 59 de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée en 1946, ainsi que par les Articles 19 et 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme  (1948), qui déclarent que le droit fondamental à la liberté d’expression englobe la liberté de « chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».

Christophe Dechavanne, sors de ce corps, on t’a reconnu !

Incroyable mais vrai, ce que les échauffourées, avant, pendant et après les matches de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 peuvent inspirer certains scribouillards, s’empressant de nous servir leurs commentaires spécieux !

Devant la vive propension d’une grande partie de ceux se prétendant journalistes, parce qu’en possession du précieux sésame appelé « carte de presse », à sortir  des conneries à répétitions, genre enfoncements de portes ouvertes, découvertes de l’eau chaude, ou encore analyses totalement à côté de la plaque… on pourrait tout naturellement en déduire qu’il se déroule quelque part des castings d’incompétence, voire de nullité crasse, dès qu’un poste de journaleux se libère… à Libération ou ailleurs ; peu importe, l’idée directrice étant la même presque partout : faire barrage au RN sous n’importe quel prétexte, afin de pouvoir garder une place au soleil si durement gagnée.

La concurrence est évidemment très vive vu que les autorités, ratissant large pour embaucher, ne regardent ni à la couleur, ni à la réelle valeur humaine, ni aux compétences nécessaires, et encore moins à la provenance… quoique sur ce point, ceux venus d’ailleurs semblent de plus en plus privilégiés (je me comprends !).

Et désormais en cas d’échec, les malheureux candidats peuvent toujours postuler à un poste de « serviteur de l’État » (et vice versa) les deux domaines n’exigeant pas de qualité spécifique (sinon ça se saurait sur le terrain), l’important étant d’être suffisamment flexible, respectueux des exigences du grand patron… en bref être un parfait lèche-culs, doublé d’un traître à la Nation et à ses concitoyens… pour certains tellement stupides qu’ils gobent n’importe quoi, pourvu que ce soit asséné avec force et conviction.

Donc, dans le genre journaleux n’ayant pas encore goûté aux sinécures politiques (pour l’instant) mais présentant toutes les qualités requises, la pêche d’aujourd’hui nous offre un magnifique spécimen en la personne d’Antoine Menusier, journaliste indépendant, connu des animateurs de Riposte Laïque et Résistance Républicaine, puisque étant venu à plusieurs reprises les « chatouiller », lors de quelques conférences de presse… où d’ailleurs certains de ses con-frères (si, si, ça peut s’écrire en deux mots… parfois !) brillaient par leur absence, mais ceci est un autre problème.

Aujourd’hui, nous devons un grand merci à Menusier qui consent à partager avec l’ensemble du petit peuple les conclusions de sa superbe analyse, si aiguisée qu’elle nous laisse pantois.

Déjà en février dernier, participant à l’émission « Bercoff dans tous ses états » sur Sud Radio, cet ancien rédacteur en chef du Bondy Blog et auteur du « Livre des indésirés » aux Éditions du Cerf, également grand philosophe, voire même éminent psychologue… expliquait à l’antenne que « les enfants de la deuxième génération sont faits du parcours et de la vie des parents » ; et que de plus, « il y a une forme de culpabilisation chez les enfants d’immigrés arabes ».

Bon, au premier abord, je suis assez d’accord avec cela : les parents émigrés arabes ont si mal élevé leurs enfants (voire pas du tout pour certains), ne leur inculquant absolument pas prioritairement le respect du pays qui les a reçus et les nourrit, leur permettant de vivre plus confortablement que chez eux… qu’il est assez normal que les chérubins se sentent coupables

Ah mais non, j’avais tout faux !

Car en fait il faut comprendre que : « L’adhésion à la cause palestinienne, c’est une forme d’ascèse. C’est-à-dire que ces jeunes paient en quelque sorte la paix que leur ont donnée leurs parents […] Il y a une forme de dette vis-à-vis des parents qui ont été à l’usine… »

Euh… sans vouloir paraître vénale, j’aimerais tout de même savoir une chose : c’est quand qu’ils nous remboursent, à nous les Français, tout le bien qu’on leur a fait et que l’on continue à leur faire, malgré leur totale absence de reconnaissance ?

Parce que, ce n’est pas pour dire m’sieur Menusier, mais si l’on suit votre raisonnement, il y aurait chez beaucoup d’enfants d’immigrés, comme deux culpabilités diamétralement opposées ! L’une faite d’amour du pays et de leurs racines, qui va à leurs parents (lesquels ne semblent pas avoir fait grand-chose pour faire évoluer leur propre pays après nous avoir virés), et l’autre qui nous est destinée, faite exclusivement de haine et de rancœur à l’encontre de leur ex-colonisateur qui ne leur aurait fait que du mal !!!

Alors, sans vouloir polémiquer, on s’demande quand même ce qu’ils font encore chez nous, à nous supporter, alors que la vie serait si douce en rentrant au bled !

Mais ne pleurez pas encore… j’vous dirai !

Parce que, pour Antoine Menusier :

« si ces immigrés de la deuxième génération se reconnaissent moins dans la culture française, c’est le résultat de leur réflexion interne ». Tiens c’est drôle j’aurais cru au contraire qu’il n’y avait justement aucun raisonnement censé à la base de leurs violentes actions à la moindre occasion !

« Ils ont grandi en baignant dans la même culture. L’assimilation s’est faite. Ce n’est qu’après qu’a eu lieu tout un discours de désassimilation mentale. Et d’après vous, qui sont les responsables de cette « désassimilation mentale » ? Ne cherchez pas, ce sont les gauchistes à votre image !

Mais la sentence du sieur Menusier n’est pas terminée sur ce sujet ; il lui faut encore rajouter :

« Ce qui m’intéresse le plus, c’est les questions d’humiliation, des injustices et la quête de dignité. L’islam qui a été professé en France ces dernières décennies était un islam social, fait pour retrouver sa dignité ».

Voilà ! C’est là : vous pouvez, au choix, soit vous rouler par terre de rire, soit hurler de rage, selon votre propre degré de résistance à la suffisance des cuistres donneurs de leçons !

 Elle est où exactement, la dignité, ici ?… on ne la voit pas très bien !

https://www.sudradio.fr/societe/antoine-menuisier-les-enfants-dimmigres-arabes-ont-interiorise-la-souffrance-reelle-ou-supposee-de-leurs-parents/

Il n’est guère étonnant, dans ces conditions, que le « professeur Menusier » reprenne ses cours magistraux en ces temps de tensions entre supporters algériens et les forces de l’ordre, dans le cadre de la CAN 2019, et nous avons donc droit à nouveau à sa façon bien à lui, d’étaler sa jobardise… prouvant une seule chose : il ne comprend rien à rien… ou alors, comme beaucoup de politicards, il s’imagine qu’il est possible de « faire ami-ami » avec des sauvages maniant le Coran… et le couperet qui va avec, à la moindre contradiction !

Selon lui donc, « les célébrations qui ont accompagné la victoire de l’Algérie dimanche soir révèlent que le malaise identitaire d’un grand nombre de Franco-Algériens demeure toujours vif » ; et donc « le problème des banlieues ne serait toujours pas réglé » !

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/supporters-algeriens-le-probleme-des-banlieues-n-est-toujours-pas-regle-20190716

Non mais c’est quoi ce délire ? Ils ont gagné, donc normal qu’ils soient joyeux, mais en quoi foutre le bordel des nuits entières, sans se soucier d’importuner les riverains par leurs incessants charivaris, auxquels malheureusement s’ajoutent des débordements de toutes sortes, serait un problème de banlieues non résolu ?

https://www.youtube.com/watch?v=8DVVjMAo2OU

D’abord ce n’est pas que dans les banlieues que ces exactions ont lieu, mais partout ; aussi bien dans les petits villages que dans les grandes villes ou leurs banlieues ; les cris de « on est chez nous », les « Allahu akbar » et les drapeaux exclusivement algériens, sont indéniablement la preuve que tout n’est que provocation des « céfrancs haïs » et n’ont rien à voir avec le football !

Il me semble par ailleurs, particulièrement inconscient d’écrire :

« Que l’on se tourne vers l’aval ou vers l’amont de ces raisons, il y a un problème d’intégration qui touche au mental. Chez un certain nombre de jeunes, chez des plus anciens aussi, prévaut le sentiment de pas être désirés, non seulement par une partie des Français, mais parfois par la France elle-même, et ce, depuis l’arrivée des premières générations d’immigrés maghrébins, africains par extension. »

Dis-donc, Menusier, tu ne serais pas en train de faire de la « désassimilation mentale » comme tu le serinais en février, par hasard ? Comme beaucoup de tes collègues d’ailleurs ; vous pissez sur nous, en chœur avec les immigrés… et vous dites ensuite qu’il pleut !

Quant à Macron qui nous mijote une loi prétendue « anti-haine », il ferait bien de se pencher sur sa propre responsabilité, lorsqu’il a osé affirmer, justement en Algérie, que la colonisation était un crime contre l’humanité ; au lieu d’insister sur le côté positif de tout ce qu’elle a apporté, même en approuvant qu’elle ait cessé, il a lui-même mis le feu aux poudres et ses paroles ne sont rien d’autre que de l’incitation à la haine !

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/la-colonisation-crime-contre-l-humanite-macron-sous-le-feu-des-critiques_1879756.html

Bon, il est grand temps que je me calme, car il s’en faudrait de peu que j’imite la Lætitia Avia, en mordant le premier immigré, ancien ou de fraîche date, qui viendrait me dire en face « que je lui dois quelque chose » !

Et c’est moi qui aurais des ennuis !

Josiane Filio, au nom de la Liberté d’expression

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19 juillet 2019

LE CONSEIL DEPARTEMENTAL DES ALPES-MARITIMES 06 PRESIDE PAR CHARLES ANGE GINESY VOUS INFORME SUR LES EVENEMENTS DE L' ETE 2019

CONSEIL DEPARTEMENTAL 06 AVEC SON PRESIDENT CHARLES ANGE GINESY

téléchargement

PHOTO PRESSE Gérard DIACONESCO - AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV 

Charles Ange GINESY - Député de la 2e circonscroption des Alpes-Maitimes, Premier Vice-president du Conseil général, Maire de Péone-Valberg

La lettre d'information de Charles Ange Ginesy n°446

 

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LES GILETS JAUNES RENAISSENT TOUJOURS... COMME LE PHÉNIX QUI RENAÎT DE SES CENDRES ...

GILETS JAUNES : Tous les articles sur la recherche GILETS JAUNES

NON MACRON LES GILETS JAUNES A NICE COMME EN FRANCE NE SONT PAS ENCORE TOUS MORTS ILS REDESCENDRONT TRÈS BIENTÔT DANS LA RUE POUR DIRE NON ET FAIRE STOPPER VOS REFORMES DESTRUCTRICES DE NOTRE SOCIÉTÉ CONTRE LA VOLONTÉ DU PEUPLE SOUVERAIN DE FRANCE !

 

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GUILLAUME ARAL CHEF D'ENTREPRISE CONSEILLER MUNICIPAL ET MÉTROPOLITAIN DE LA VILLE DE NICE PORTE PAROLE DES GILETS JAUNES NICOIS CANDIDAT DÉCLARE POUR LES MUNICIPALES DE NICE EN MARS 2020 ( photo presse DIACONESCO.TV )

 

 

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18 juillet 2019

POUR MACRON SA FIN EST PROCHE CAR SES REFORMES DRASTIQUES VONT A L'ENCONTRE DES INTÉRÊTS DU PEUPLE FRANÇAIS !

Macron, la fin est proche

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Publié le 17 juillet 2019 - par  

La fin de la démocratie fictive LREM faussement nouvelle de Macron est conforme à la médiocritude LREM qui a mis la France sens dessus dessous contre la démocratie française respectueuse du peuple.

Où va Macron ? Depuis le début de la guerre de résistance des Gilets jaunes et de tout un peuple contre la médiocritude LREM, Macron vit dans un climat de peur et développe son autoritarisme vulgaire.

Tout le monde pense qu’il n’a trouvé aucune issue à la crise des Gilets jaunes, aussi a-t-il dépouillé la démocratie fictive LREM de tout souci du respect de la vérité pour agir contre la liberté d’expression.

Aujourd’hui, en France, l’atmosphère s’alourdit depuis l’Incendie de Notre-Dame et la mise à mort de Vincent Lambert qui signent la fin prochaine de Macron. Quand l’union des luttes se déchaînera soudain, plongeant le pays tout entier dans l’incertitude au risque de la violence, les premiers à en être affectés seront les LREM-LGBT, ces activistes social-opportunistes si sensibles aux événements. De nouveau des questions se posent : Que faire ? Où va la France ? C’est pourquoi, à l’occasion du mouvement des Gilets jaunes, il est utile de dénoncer la politique gay friendly et pro-migrants de Macron, et la promotion de la culture LGBT.

C’est pourquoi Macron, qui n’est qu’un profane en matière politique comme vis-à-vis des problèmes culturels, croit pouvoir imposer des modèles culturels LGBT d’avant-garde quand il est incapable d’aboutir à des conclusions justes répondant aux besoins réels de la nation. L’attitude critique consiste à « rechercher la vérité en partant des faits », alors que Macron « s’estime infaillible » et « se pose en maître » de la médiocritude LREM pour la PMA pour toutes les femmes LGBTQ+. Ce sont des attitudes stupides qui n’aident à résoudre aucun problème. Depuis Macron, les malheurs de notre nation sont immenses. Seuls, une attitude critique et le sens des responsabilités pourront conduire la France sur la voie de la libération des LREM-LGBT !

Il n’y a qu’une vérité en ce qui concerne la politique de la famille, mais pour découvrir où cette vérité se situe dans le cœur des Français, il faut se fonder non sur la propagande des LREM, mais sur la pratique.

Tous les combats de la Droite nationale ont pour but d’édifier une société juste et un État nouveau pour le peuple et par le peuple des Français. Dans cette société régénérée avec cet État nouveau, il y aura une politique de la famille nouvelle, une économie nouvelle, et une culture populaire traditionnelle renouvelée.

La Droite nationale veut transformer la France politiquement opprimée par Macron et les LGBT, et exploitée économiquement par la clique politico-médiatique des milliardaires, les copains et les coquins de Macron, pour retrouver une France politiquement libre, y compris de l’UE, et économiquement prospère.

La Droite nationale veut réveiller la France soumise, ignorante, abêtie et arriérée sous la domination des télés vulgaires en continu pour la promotion des théories fumeuses des déglingo-transgenres LGBT et des imaginations des activistes réchauffistes du type infantile manipulé de Greta Thunberg. Il faut régénérer une France éclairée par une culture populaire traditionnelle renouvelée. En un mot, il faut rebâtir la France !

Édifier la nation française selon les critères d’une culture populaire traditionnelle renouvelée, tel est l’objectif politique, social et spirituel, visé par la Droite nationale dans le domaine éducatif et culturel.

Un système politique déterminé considéré dans sa forme idéologique aboutie est le reflet de la culture et de l’économie d’une société. Il a, à son tour, une influence et une action considérables sur la culture et l’économie du pays. Quand Trump accuse des élues de la gauche étrangère de haïr les États-Unis avec une passion effrénée, les médias disent que Trump a invité des femmes parlementaires démocrates à « retourner » d’où elles venaient, s’attirant de vives critiques de la gauchosphère le qualifiant de « raciste » et de xénophobe.

« Tellement intéressant de voir les élues « progressistes » démocrates du Congrès dire haut et fort et de manière perfide à la population des États-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la Terre, comment notre gouvernement doit être dirigé », a tweeté le Président, disant que ces élues étaient « originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, les plus corrompus et les plus ineptes au monde (s’ils possèdent un gouvernement qui fonctionne)… Et ensuite, elles reviennent pour nous montrer comment il faut faire ! Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente de trouver rapidement des voyages gratuits ».

« Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les réparer ? » a dit Donald Trump qui faisait probablement référence à ces jeunes élues du Congrès comme Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts ou encore Rashida Tlaib du Michigan. Rashida Tlaib a accusé Donald Trump d’attaquer de façon dégradante les populations issues de l’immigration. « C’est à cela que ressemble le racisme. Nous sommes ce à quoi ressemble la démocratie », a renchéri Ayanna Pressley sur Twitter.

Plusieurs candidats à l’investiture démocrate dans la course à la Maison-Blanche ont critiqué Donald Trump : « Le racisme et la xénophobie n’ont pas leur place en Amérique », a tweeté l’ancien vice-président Joe Biden. La sénatrice Elisabeth Warren a condamné « une attaque raciste et xénophobe » et la sénatrice Kamala Harris a tweeté : « Nommons l’attaque raciste du Président exactement pour ce qu’elle est : anti-américaine ».

Selon ses propos rapportés début 2018, il a qualifié de « pays de merde » plusieurs nations, notamment d’Afrique. Donald Trump évoque régulièrement ce qu’il appelle une « invasion » d’immigrés clandestins.

Donald Trump est loin du politiquement correct de la censure de la gauche libertaire de l’Anti-France.

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C’est pourquoi Maurin Picard écrit que « Donald Trump dérape face aux nouvelles élues démocrates ». « Retournez d’où vous venez » : Donald Trump s’en prend à des élues démocrates sur Twitter pour mobiliser son électorat. Qu’a donc reproché Trump à ces quatre femmes, dont la première est d’origine hispanique, la seconde palestinienne, la troisième noire et la quatrième somalienne ? Elles sont « originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, plus corrompus et ineptes au monde (à supposer qu’ils possèdent seulement un gouvernement qui fonctionne). Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les remettre en état ? Ces endroits ont besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que la démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, sera contente de leur organiser des voyages gratuits. »

« On ne nous fera pas taire », a déclaré l’élue noire du Massachusetts, Ayanna Pressley. Alexandria Ocasio-Cortez : « Trump s’appuie sur « le racisme et le sentiment anti-immigrés pour consolider son pouvoir ».

Trump a répondu : « Ces quatre personnes se plaignent constamment. Ces gens haïssent notre pays. Elles lui vouent une haine viscérale. Elles peuvent partir si elles veulent. »

Interpelé par un journaliste qui lui demandait si cela le dérangeait que nombre de gens jugent ses tweets racistes, Trump a répondu : « Ça ne me dérange pas, car beaucoup de gens sont d’accord avec moi»

À 17 mois du scrutin et de sa réélection de 2020, Trump présente aux démocrates immigrationnistes et fiscalistes d’opposition de gauche un bilan riche d’avoir créé une conjoncture économique exceptionnelle.

La Droite nationale doit pouvoir s’inspirer de la liberté de ton de Donald Trump, liberté d’expression totalement interdite et unanimement condamnée en France, pour réveiller la France soumise, ignorante et abêtie, sous la domination des théories fumeuses des déglingo-transgenres LGBT. Elle doit libérer la France de la propagande des activistes réchauffistes du type infantile manipulé de Greta Thunberg.

La Droite nationale doit régénérer une France éclairée par une culture traditionnelle renouvelée de l’Occident chrétien.

En un mot, la Droite nationale doit pouvoir créer l’union des droites pour rebâtir la France !

Thierry Michaud-Nérard

 

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POUR MACRON CE SERA DONC LA FIN DU MONDE SI L'ON NE VA PAS DANS LE SENS DE SES REFORMES DRASTIQUES POUR LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE  !

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Pour sauver la France et la planète, les Français devront virer Macron

Publié le 1 juillet 2019 - par  

Pour sauver la France et la planète, il ne faut surtout pas voter Macron. C’est ce qu’il faut à l’humanité et aux Français pour subvenir à leurs besoins. Mais il n’y a qu’une France. Et elle va mal. Face à l’absence de mesures prises pour inverser le harcèlement et la tendance des impôts et des taxes, les Français doivent se décider à agir à leur échelle, au plus intime d’eux-mêmes, pour se débarrasser de Macron et de sa clique de clowns parasites LREM et d’imposteurs LGBT. Ils n’auront pas mon vote. Jamais. Virer Macron reviendrait à diminuer les taxes et les émissions de CO2des véhicules climatisés à outrance et dont les moteurs tournent en pleine canicule en permanence dans la cour des ministères, de l’Assemblée nationale et de l’Élysée.

Virer Macron serait vingt fois plus efficace contre le réchauffement climatique que ne pas prendre sa voiture ou renoncer à un vol transatlantique d’après des chercheurs écolo-déglingo-caniculaires.

Alors, ne pas avoir de bagnole pour les gueux, ou ne pas voter Macron, là est la question !

Si ne pas voter Macron a suscité l’indignation des LREM sur les réseaux sociaux, la crise écologique pousse de plus en plus de Français adultes et responsables à devoir se débarrasser de Macron au plus tôt.

Plutôt que de renoncer à la bagnole, Macron dehors ! Macron gay-friendly démission !

Écolos depuis le plus jeune âge, les Français pauvres et très moyens qui travaillent avec leur bagnole et roulent au diesel en fumant des clopes, les cons !, font très attention à l’empreinte carbone somptuaire de Macron et de sa clique LREM-médiatique. Macron, avec ses émissions de CO2 pestilentielles, a sillonné la France avec la meute de sa caravane d’accompagnants de sécurité digne de l’URSS suivie par la caravane du tour de France des journaleux et des télés collabos. Toutes ces émissions de CO2 pestilentielles pour le faux grand débat de Macron en campagne pour les européennes non déclarée au CSA, à 2 pois, 2 masures.

Les écrits des penseurs écolo-gauchistes planétaires libertariens depuis l’adolescence se penchent sur leurs premières écolo-érections, et c’est en toute logique qu’ils ont décidé de se préoccuper des pollutions et pas seulement des pollutions nocturnes. Ils oublient ce geste radical et le plus éco-responsable qui soit à l’échelle individuelle, à savoir lutter contre toutes les pollutions intellectuelles de la propagande LGBT-LREM.

Vladimir Poutine, le président russe, dénonce le bourrage de crâne de la propagande des LGBT !

20 Minutes avec AFP : G20 : Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient « imposées » aux gens.

« Cette partie de la société (LGBT) assez agressive impose son point de vue à la majorité », estime Vladimir Poutine, en parlant des militants et militantes pro-LGBT. « Dans certains pays européens, on dit aux parents que les filles ne peuvent plus mettre de jupes à l’école. (Le délire LGBT :) C’est quoi ça ? »

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C’est en ces mots que le président russe Vladimir Poutine a dénoncé les idées de liberté sexuelle et de liberté de genre « imposées » selon lui aux gens, qui y seraient majoritairement hostiles. Poutine s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G 20 à Osaka au Japon. « Cette idée progressiste commence à être dépassée », a estimé le président russe, qui avait déjà provoqué un tollé en estimant dans une interview publiée à la veille du sommet dans le Financial Times que le progressisme « avait vécu ».

« Il y a toutes sortes de choses maintenant : on a inventé cinq ou six genres (…) je ne comprends pas ce que c’est », a poursuivi le président russe. « Cela peut expliquer le phénomène de Trump ». « Le problème est que cette partie de la société (LGBT) assez agressive impose son point de vue à la majorité écrasante » des gens. « Les représentants des idées (LGBT) imposent un type d’éducation sexuelle à l’école, les parents ne le veulent pas, mais on ne demande pas leur avis », a assuré Vladimir Poutine. Selon lui, « cela peut expliquer le phénomène de Trump, sa victoire, et le fait que les gens mécontents sortent dans la rue dans les pays occidentaux ». Alors que la Russie est souvent accusée à l’Occident d’ingérence dans les processus politiques d’autres pays, il y a de vraies « raisons profondes » pour le mécontentement, affirme le président russe. »

Avoir un Macron en plus en 2022, c’est avoir des vies en moins chez les retraités pauvres. Ne plus avoir Macron, c’est un flocon gay-friendly de moins dans l’avalanche LGBT à venir, ce qui signifie que pour contrer l’avalanche LGBT à venir, il faudra mettre de côté beaucoup de flocons gay-friendly comme Macron.

Un Français moyen consomme peu de droit de vote. Il faudra que l’on consomme trois fois moins de votes Macron pour s’en débarrasser et que l’on soit trois fois plus nombreux à voter pour la Droite nationale.

Avoir un Macron en 2022, c’est avoir sûrement une vie de merde pour une majorité de Français !

Avec Macron et sa clique, c’est le mépris et la haine de classe contre les « Gilets Jaunes ». Ils en sont arrivés à la même conclusion et ils ont pris la décision de se débarrasser de Macron dès que possible.

Entre le développement de l’invasion des migrants venus d’Afrique, les produits spécifiques comme le logement, l’alimentation, les transports gratuits et les smartphones gracieusement offerts, les conséquences environnementales sont énormes ! La surpopulation migratoire et la surconsommation que cela entraîne, on voit mal ajouter Macron à la panoplie des parasites avec ses émissions de CO2 pestilentielles.

Macron et sa clique, c’est voter des lois partisanes pour les copains milliardaires et les LGBT toujours au détriment des autres. Pour la PMA aussi, la crise écologique aura été un déclic. L’écologie est la principale raison pour laquelle la PMA pour tous sur le dos de la sécu au détriment des malades devra être interdite.

Avec Macron et sa clique, les Français ont de quoi être affolés : le réchauffement climatique est pire que ce qu’on pensait. Et Macron est l’élément le plus pollueur avec ses émissions de CO2 pestilentielles.

Pour les Français, pas question d’avoir un deuxième mandat Macron dans le contexte actuel de crise écologique. « On pense qu’un Macron, c’est plus qu’assez », expliquent des « Gilets Jaunes » avec gravité. La France est fatiguée, les Français rackettés par les taxes pro-migrants de Macron puisent de plus en plus dans leurs économies. Personne ne souhaite offrir cette vie-là à tous les citoyens de souche. Si c’était à refaire, on n’aurait jamais élu Macron ! Aujourd’hui, le futur paraît plus incertain que jamais à beaucoup de Français.

Macron n’inspire pas confiance, face au regard indigné des Français. Avec Macron et sa clique, les Français en sont arrivés à une époque où les migrants sont beaucoup trop nombreux. Et des changements climatiques considérables vont entraîner des vagues de migrants venus d’Afrique encouragés par Macron. En soi, le geste le plus éco-responsable serait le suicide des retraités, mais virer Macron est moins coûteux !

Thierry Michaud-Nérard

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17 juillet 2019

FOOTBALL ET POLITIQUE : DE L’ALGÉRIE FRANÇAISE ... à LA FRANCE ALGÉRIENNE Editorial de José CASTANO

Finale de la Coupe d'Afrique des Nations : comme en 2014, les drapeaux étrangers doivent être interdits dans les rues de Nice ! (Philippe Vardon)
       

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[Communiqué du RN 17 juillet 2019]
Dans les rues de Nice, comme dans de très nombreuses villes, des rassemblements sauvages et des incidents ont suivi chacun des matchs de l'équipe d'Algérie dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations de football. Il est à craindre qu'à l'issue de la finale se déroulant vendredi soir - et quel que soit le résultat de celle-ci - les tensions redoublent d'intensité.
Au-delà du pur aspect sécuritaire, de nombreux Niçois sont aussi choqués par ces affirmations virulentes d'un patriotisme étranger su notre sol. Et l'on peut notamment penser aux nombreux pieds-noirs et descendants de pieds-noirs vivant dans notre cité et ressentant encore plus vivement ces manifestations. Il est évident que la provocation - et parfois la haine de notre pays, comme l'ont montré de nombreuses vidéos - sont aussi le moteur de nombreux "supporters" de l'Algérie, fussent-ils de nationalité française.
Tant sur le plan de la sécurité que sur le plan symbolique, ces débordements s'apparentent ainsi à de véritables troubles à l'ordre public.

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Face à une situation similaire lors de la Coupe du monde 2014, le maire de Nice Christian Estrosi avait pris un arrêté municipal interdisant "l'utilisation ostentatoire" des drapeaux étrangers dans l'hypercentre de Nice. Je lui ai donc adressé ce jour un courrier pour lui demander, au nom de tous les Niçois exaspérés par ces débordements et provocations, de reconduire cet arrêté municipal et même de l'étendre à l'ensemble de la ville au vu des incidents s'étant déroulés à l'Ariane et dans les quartiers Ouest.
Philippe Vardon
Candidat à la mairie de Nice
Vice-président du groupe RN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Membre du Bureau national du RN
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DE  ALGÉRIE  FRANÇAISE…  à  LA  FRANCE  ALGÉRIENNE

 

« A l’occasion de votre élection à la présidence de la République algérienne, je vous adresse mes félicitations. Cette indépendance algérienne, nous l’avons voulue et aidée »  (Message de Charles de Gaulle à Ben Bella, le 4 septembre 1963)

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        Le dimanche 1er juillet 1962, l’Algérie exsangue, privée de la majorité de ses Européens, vota sur la question de savoir si elle devait devenir un état indépendant. En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie-là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des Deys. Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.

        Si l’enfantement de la nouvelle République algérienne entraîna l’hystérie collective, amalgame de réjouissances, de meurtres et de pillages tels le génocide dont furent victimes les Musulmans fidèles à la France et les assassinats d’Européens du 5 juillet 1962 à Oran, les Algériens ivres d’indépendance allaient, très vite, danser une tout autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… 

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                C’est ainsi qu’après la mise à sac du pays en 1962, après la frénésie sanguinaire et destructrice des premiers mois de l’indépendance, après l’incurie des chefs du FLN désormais aux commandes de l’Etat, après les premières années de chaos forcené, il ne restait plus rien de l’équipement technique du pays. Les immeubles tombaient en ruine, l’agriculture était moribonde, les rouages précieux mis en place par la France rouillaient au soleil de midi et les ingénieurs venus de l’Est dès la proclamation de l’indépendance levaient les bras au ciel en contemplant d’un œil désespéré l’ampleur des dégâts.

              C’est alors que craignant la colère du peuple que l’on avait savamment gavé durant huit ans de promesses démagogiques et fallacieuses, le gouvernement algérien, incapable de fournir du travail à sa population, exigea « la libre circulation des personnes » avec la France et « leur libre résidence de Dunkerque à Marseille » en menaçant de Gaulle d’une rupture qui eût contrarié sa « grande politique » arabe. Aussitôt, sur l’injonction formelle du « Guide », satisfaction sera donnée aux nouveaux maîtres de l’Algérie et la décision d’ouvrir, pratiquement sans contrôle, nos frontières à l’immigration algérienne fut appliquée.

 

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            Durant l’épisode sanglant de ce conflit, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane… L’indépendance n’a pas permis à cette dernière d’atteindre le bonheur escompté et encore moins de sortir de la violence. Elle a plongé l’Algérie, dévorée par la prévarication, dans un désastre économique que la manne pétro gazière (détournée au profit d’apparatchiks) n’a jamais pu endiguer… Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple mais a été accaparé par un groupe initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence. Dans un ouvrage documenté, « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.

            Ainsi, minée par la corruption, l’islamisme, les rivalités au sommet du pouvoir et de la hiérarchie militaire, les séquelles de la guerre civile des années 1990 dont les causes jamais éradiquées fomentent en coulisse de nouveaux troubles, la société algérienne se décompose inexorablement…

            Alors, afin de s’exonérer de ses responsabilités et de celles du FLN -parti au pouvoir depuis l’indépendance- et couvrir par là même leur incompétence notoire, le président Bouteflika, impotent –voire, moribond- qui ne sert plus que de prête-nom à la nomenklatura du FLN, véritable marionnette entre les mains des apparatchiks, a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation, le masochisme et la repentance.

C’est ainsi qu’en avril 2006, il déclarait sans gêne aucune que la France était « responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes »… en parfaite contradiction avec celle d’Aït Ahmed, leader historique du FLN : « Du temps de la France, l’Algérie c’était le paradis ! », déclaration faite en juin 2005 à la revue « ENSEMBLE », organe de l’Association Culturelle d’Education Populaire (ACEP).

... Et Slimane BENTOUCHA journaliste en Algérie, de renchérir : « La colonisation nous a laissé  un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su garder soit par ignorance, soit par indiscipline, soit par bêtise ».

Un « paradis dilapidé »… Un « patrimoine inestimable »… En effet, un quart des recettes en hydrocarbures de l’Algérie, découverts et abandonnés par la France dans un Sahara qui n’était même pas algérien, permet aujourd’hui à ce pays d’importer ses produits alimentaires issus notamment de l’agriculture… alors qu’elle les exportait du temps de la « colonisation ».

            Dès 1962, afin de réduire le risque encouru par sa jeunesse turbulente devenue la « classe dangereuse » du pays, le gouvernement algérien a encouragé l’émigration de ses ressortissants, sachant pouvoir compter sur le laxisme de la France et sa politique bienveillante des visas. C'est ainsi qu'en 2015, 422 000 visas ont été accordés (pour une durée indéterminée)... Par ailleurs, de 5.600 en 2015, les « étudiants » algériens sont passés à plus de 7.000 en 2016 et, ceux-là -en vertu d'une loi votée par le Parlement sur proposition de la vice-présidente PS du Sénat, l’Algéro-française Bariza Khiari- ne repartiront pas.

             « Le nombre de Français ayant un lien direct avec l'Algérie avoisine les sept millions », a déclaré, le 3 février 2015, l'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, lors d’une visite dans la wilaya de Tlemcen. 

                C’est par cette politique de transfert des populations désœuvrées que le pouvoir algérien assure la stabilité et la paix sociale en exportant sans la moindre retenue tout ce dont il ne veut plus.

                La moitié des 40 millions d’Algériens ont aujourd’hui moins de 19 ans. Ils sont nombreux à rêver de s’installer en Europe, particulièrement en France… nombreux, aussi, à profiter de la crise migratoire pour s’infiltrer dans les filières des « réfugiés ». En témoignent les violeurs arrêtés à Cologne en décembre 2015, parmi lesquels figuraient plusieurs jeunes Algériens. Et ces nouveaux « migrants », à l'instar des assassins qui ont récemment sévi en France, Merah, Coulibaly, Couachi, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi, Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat du 20 avril 2017 sur des policiers à Paris et Mohamed Lahouaiej-Bouhle, celui de Nice, le 14 juillet 2016 (86 morts et 458 blessés), deviendront, un jour, Français. Alors, avec eux, ce sont des milliers d'autres jeunes « Français », issus de l’immigration ou pas, qui basculeront inexorablement dans la fascination pour le djihadisme et la violence meurtrière.

Ce sont des bombes à retardement en puissance prêtes à exploser n’importe où, n’importe quand.

                « Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne » a écrit dans son livre, « d’une Résistance à l’autre », Georges Bidault, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance. Il reprenait là, en quelque sorte, cette déclaration du redoutable chef du FLN qu’était Larbi ben M’Hidi, déclaration lancée à la face des parachutistes français venus l’arrêter en 1957 lors de la « bataille d’Alger » : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset ? Je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque ».

               Ainsi, si l’Algérie française et ses célèbres 5 coups de klaxons (Al-gé-rie fran-çaise !) n’est plus qu’un lointain souvenir, la France maghrébine et ses « manifestations d’allégresse », ses violences, ses incivilités et ses coups de Kalachnikov devient, elle, réalité !

José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr


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Un écrivain algérien s'exprime sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui

 

              Que reste-t-il du modernisme de la colonisation ? Rien à part le pétrole, le gaz, des gouvernants mafieux, un peuple dans la misère, des villes en décrépitude, une agriculture peau de chagrin (...). Au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si certaines inégalités existaient. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds-noirs. S'ils étaient restés, nous aurions à coup sûr évité notre tragédie. Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté. L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la Méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes. Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence.

            La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues (...) Il faut en finir avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre. La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent jamais que pour les hommes libres.

Boualem SANSAL (entretien paru dans Le Matin Algérie 15/01/2016)

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13 juillet 2019

GUILLAUME ARAL LE COLLECTIONNEUR D'ART CONTEMPORAIN ET HOMME POLITIQUE DE LA VILLE DE NICE

Aujourd' hui présentation de Guillaume ARAL Directeur de la Galerie d'Art Contemporain "FERRERO" Conseiller Municipal et Métropolitain de la Ville de Nice candidat déclaré ce matin aux élections municipales de Nice en 2020

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FIGURES DE L’ART / SAG’ART : la galerie Ferrero, deuxième partie : Guillaume Aral, marchand d’art sans complexe - Nice

- Guillaume Aral 
- 49 ans 
- Directeur de la Galerie Ferrero 
- Un galeriste nouvelle génération !

Cinq ans après son rachat par Guillaume Aral, qu’est devenue la vénérable Galerie Ferrero ? Nouveau style, nouveaux artistes, nouveau lieu … Visite guidée !

« Vendre ce que j’aime ».

Pour connaitre les goûts personnels de Guillaume Aral, il suffit de franchir le seuil de la vénérable Galerie Ferrero, qui s’est bien métamorphosée depuis l’époque du fondateur.

Guillaume Aral assis sur une oeuvre de l’artiste Stéphane Cipre
© JCh-Dusanter

Si l’on y trouve encore l’héritage classique « Ecole de Nice » de Jean Ferrero - Arman, César, Gilli, Ben, Sosno, Moya - Guillaume Aral se démarque en affirmant sa volonté de « promouvoir des artistes vivant dans la région, comme Youn, Cipre, Pons, Martinez, Reyboz, Graff, Metcuc, Hierro », et quelques italiens de la Ligurie proche, comme Laveri (les rouges à lèvres en céramique) ou Palmero (les pare-brises peints). Tout en ajoutant à son « bric à brac » un peu de Combas, un brin de Christo (photos de Volz) et même une pincée de Cracking Art (animaux en plastique coloré). Le tout dans un « esprit ludique, ni figuratif ni abstrait, ni minimaliste ni classique, c’est à dire une voie intermédiaire ».

La vie est courte, je dois saisir ma chance

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© JCh-Dusanter

« L’art contemporain est une culture qui s’apprend, il faut des clés pour savoir l’apprécier. Chez moi, ce fut progressif ». 
Après s’être intéressé aux antiquités ou aux livres anciens, Guillaume Aral découvre l’art d’aujourd’hui. Il lit, se cultive, épluche les catalogues de vente, regarde les émissions de tv et surtout, rencontre des artistes. De même concernant le mobilier, lui qui fut d’abord de goût "assez classique, confortable", il a changé peu à peu d’optique, se tournant désormais vers le design pour meubler son nouvel appartement accolé à son nouveau show-room.

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© JCh-Dusanter

Né à Marseille en décembre 1970, Guillaume Aral arrive à Nice un an plus tard, quand son père s’installe comme notaire après avoir acheté une charge laissée sans héritiers. C’est à Nice qu’il fait toute sa scolarité, depuis l’école du port et le lycée Masséna jusqu’aux études de droit. Il enseigne l’histoire du droit durant quelques années, hésitant à devenir professeur, avant d’obtenir son doctorat en 2001. Durant une brève expérience dans le notariat, il profite d’une nouvelle législation pour organiser quelques belles ventes aux enchères. Il y rencontre Jean Ferrero, lequel cherche à vendre sa galerie : ça tombe bien, Guillaume Aral est décidé à franchir le pas … 

- Car entretemps, il y a eu le 11 septembre 2001

Ce matin-là, Guillaume est de passage à New York avec son père. Ils se lèvent tôt à cause du décalage horaire et décident d’aller faire un peu de tourisme … Distrait, Guilaume remonte au dernier moment dans sa chambre chercher l’appareil photo qu’il y a oublié : ces quelques secondes lui sauveront la vie. Ils attendent pour acheter leur billet au pied de la première tour du World Trade Center quand survient le premier impact. Guillaume se souvient encore des débris qui tombent et de la panique … Ils évacuent très vite et facilement, puis restent et regardent de loin… avant que ne survienne la deuxième explosion, juste « une boule de feu ». Ils resteront bloqués une semaine à New York. Vivre une telle tragédie incite à la réflexion : « la vie est courte, je dois saisir ma chance » se dit-il. C’est ainsi qu’il décide de racheter la Galerie Ferrero en septembre 2003 pour vivre sa « passion de l’art ».

Cinq ans plus tard, il ne regrette rien, le bilan est positif

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© JCh-Dusanter

Marchand sans complexe, Guillaume Aral veut « que ça se vende », et il l’assume, à l’image, confie-t-il, du grand galeriste belge Guy Pieters qu’il admire. S’il s’avoue « un peu casanier, n’aimant pas trop bouger ni faire les foires », il travaille beaucoup et, est présent tous les jours dans sa galerie.

Et il n’hésite pas à entreprendre des travaux : relookage complet de la galerie début 2006, ouverture d’une boutique de produits dérivés, et en juin 2008, d’un show-room dans l’immeuble mitoyen. Un nouvel espace doté d’un jardin privatif pour les sculptures, et d’une petite salle où seront exposées dans des vitrines les pâtes de verre de Daum, des éditions limitées signées d’artistes contemporains (Ben, Sosno…), etc.

Avec sa nouvelle compagne elle aussi dans le monde artistique, Guillaume Aral partage une passion commune pour Venise et les livres anciens : « je n’ai aucun regret, même si diriger une galerie est parfois stressant, c’’est un métier dans lequel on baigne à 100%, en permanence : on est comme immergé dans l’art, ce qui devient passionnant ».

Profil du client de la Galerie Ferrero en 2008

- A Nice, les clients de l’art contemporain sont de deux sortes : les investisseurs et ceux qui marchent au coup de coeur (les très riches qui ne s’inquiètent pas de la cote d’un artiste). Après la grande époque des Italiens en 2003-2004, ce sont aujourd’hui les Belges qui font le principal chiffre d’affaires de la galerie. Très peu d’Américains passent par la rue du Congrès, tandis que les Russes commencent à arriver, même s’ils sont encore plutôt XIXème siècle. Le premier Chinois est venu cet été, il a acheté une oeuvre de Cipre intitulée judicieusement "made in china" ! 
- La sculpture a la cote en ce moment, les collectionneurs jeunes se rabattant sur les artistes plus jeunes et moins chers qu’Arman ou César. Entre 900.000 euros pour une œuvre d’Arman et 55.000 euros pour une autruche de Cipre, on peut comprendre pourquoi !

10 juillet 2019

GUERRE D’ALGÉRIE ( 1954-1962 ) :L' ASSASSINAT D'UN OFFICIER FRANÇAIS SUR ORDRE DU GÉNÉRAL DE GAULLE LE 6 JUILLET 1962

 

Publié par Manuel Gomez le 28 juin 2019

28 juin condamnation à mort et 06 juillet 1962 : Assassinat d’un officier français.

A Paris, les différents  procès des responsables OAS tournent à la déconfiture du général De Gaulle. Il n’obtient pas la tête des généraux qui ont osé le braver, il devra se contenter du sang des légionnaires Albert Dovecar et Roger Degueldre, fusillés respectivement les 7 juin et 6 juillet 1962, d’un civil, Claude Piegts et de l’ingénieur en chef Bastien-Thiry, qui n’avait pas une goutte de sang sur ses mains, dont il refusera les grâces et qu’il fera exécuter sans aucune pitié.

Ce mot n’existait pas dans le vocabulaire de de Gaulle.

Il n’émettra même pas une parole de regret en apprenant le suicide de son ami le général de Larminat, compagnon de la libération et grand chancelier de l’Ordre.

Le général de Larminat devait présider le tribunal de la cour martiale de justice (qui sur ordre de de Gaulle avait remplacé le Haut tribunal militaire jugé trop clément envers les « factieux »). Il s’agit là d’une juridiction d’exception totalement contraire au droit français car elle permet de juger sans aucune voie de recours.

Le général de Larminat se fait hospitaliser au Val de Grâce afin d’échapper, sous le prétexte d’un ennui de santé, à cette présidence qu’on lui impose. Sa chambre est voisine de celle du général Ginestet, qui vient d’être grièvement blessé quelques jours plus tôt à Oran. Ginestet lui raconte les horreurs qui se sont produites dans cette ville depuis le début de juillet et le rôle ignoble tenu par le général Katz.

Le général de Larminat supporte très mal ce récit. Il ne peut accepter la présidence d’une cour martiale qui va juger des officiers qui se sont révoltés dans l’unique objectif de défendre la France. Il refuse de participer à cet hallali judiciaire voulu par de Gaulle et se confie à l’un de ses proches, venu lui rendre visite : « Je ne serai pas le Fouquier-Tinville de la Ve République. Je me tuerai ce soir ».

C ’est ce qu’il fait. Il a préféré se donner la mort que l’ordonner pour des officiers dont il respecte l’honneur.  

De Larminat avait surtout été très marqué psychologiquement par les conditions atroces et inhumaines de la mise à mort du lieutenant Degueldre quelques jours plus tôt.

Il sera aussitôt remplacé par le général Gardet qui ne se pose pas les mêmes états d’âme et participera ainsi à « l’assassinat » du lieutenant Degueldre.

Qui est Roger Degueldre ? Né dans le nord de la France il entre en résistance en 1942, à moins de 20 ans, auprès des partisans communistes FTP (Francs-Tireurs et Partisans) (Cela est important contre ceux qui veulent démontrer que l’OAS n’était composée que de d’extrémistes fascistes). Degueldre s’engage dans la Légion étrangère, se bat en Indochine où il obtient la médaille militaire pour acte de courage, puis c’est l’Algérie.

Refusant de se renier devant le serment fait sur la tombe du colonel Jeanpierre : « Plutôt mourir, mon colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN. Je vous le jure ! »  –  Il entre en clandestinité le 11 décembre 1960 et prend le commandement opérationnel des commandos « Delta ».

Degueldre est arrêté le sept avril 1962 et condamné à mort le 28 juin de cette même année, malgré l’engagement de son avocat, Me Tixier-Vignancourt qui estime que le général Salan (chef du lieutenant Degueldre) épargné il est impensable que celui-ci soit exécuté.

Degueldre décroche ses nombreuses décorations et les remet à sa femme.

De Gaulle refuse de recevoir Me Tixier-Vignancour. Il accepte cependant d’écouter distraitement l’autre avocat, Me Denise Macaigne, mais ne dit pas un mot ni ne pose aucune question. Pour lui Degueldre est déjà mort.

Nous sommes au fort d’Ivry le six juillet 1962. C’est l’aurore. Il fait une belle journée d’été, presqu’aussi chaude que celles que Degueldre a connu en Algérie. On le réveille. Il revêt sa tenue léopard, enroule autour de son cou le foulard de la Légion et pose sur sa tête le béret vert du 1erRégiment de Parachutistes, dont il porte l’insigne sur sa poitrine.

Degueldre éprouve le besoin de s’exprimer une dernière fois : «Je suis fier de mourir pour tenir le serment qu’a fait tout officier ayant servi en Algérie. J’ai donné ma parole, je la tiens. Dîtes aux Algériens que, si je ne suis pas de leur race, n’étant pas né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours».

Se tournant ensuite vers l’avocat général Gerthoffer : « Je ne vous garde pas rancune, mais je vous plains ». 

Puis vers son défenseur, Me Tixier-Vignancour, : « Dîtes que je suis mort pour la France ».

Attaché au poteau, Degueldre refuse qu’on lui bande les yeux. La mort ne lui fait pas peur, il l’a tellement côtoyé depuis ses vingt ans. Serrant le drapeau tricolore contre sa poitrine et posant sa main sur la poche de sa vareuse où se trouve la photo de son petit garçon, Philippe, qu’il n’a jamais vu, il crie « Vive la France » et entonne d’une voix claire et puissante La Marseillaise.

Devant tant de courage et de patriotisme le peloton d’exécution hésite à tirer puis la salve part et le peloton se retire.

L’adjudant-chef chargé de donner le coup de grâce s’approche mais constate que Degueldre est toujours vivant. Une seule balle, sur les douze, l’a atteint au ventre.

Il ne s’agit plus alors d’achever un moribond mais de tuer de sang-froid un être vivant. Sa main tremble, il tire mais à côté.

Ceux qui assistent à cette scène surréaliste sont stupéfaits.

Devant une telle situation, unique dans les annales, les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée et que le condamné étant toujours en vie, il faut lui porter les soins nécessaires et c’est à cet instant que cette exécution devient un « assassinat ».

L’avocat général très irrité fait signe au sous-officier de recommencer, cependant que Degueldre, recroquevillé sur lui-même, souffre le martyr.

L’adjudant-chef, dont la main tremble encore davantage, pointe une nouvelle fois son arme vers la tête du supplicié et, fermant les yeux, appuie sur la détente. Pas un bruit, l’arme s’est enrayée. Le lieutenant Degueldre tourne son regard vers le sous-officier ne comprenant pas la situation dramatique dans laquelle il se trouve. Une rumeur monte de l’assistance.

L’avocat général ordonne qu’une autre arme soit apportée et comme personne parmi les militaires présents n’en possède une il faut se dépêcher d’aller en chercher.

Degueldre est toujours vivant et c’est là que Me Tixier-Vignancour, pourtant si prompt à saisir la moindre occasion devant un prétoire, reste pétrifié, hypnotisé par la scène à laquelle il assiste, et il s’en souviendra jusqu’à sa mort. Il aurait dû se précipiter, se jeter sur le corps de Degueldre, exiger que l’on arrête ce massacre, mais il ne bouge pas.

Un pistolet est remis à l’adjudant-chef, aussi pâle que le lieutenant, écoeuré par cette boucherie, mais obéissant aux ordres sans avoir le courage de se révolter. Il tire une nouvelle fois mais pas au-dessus de l’oreille, comme le stipule le règlement, mais près de l’omoplate et, enfin, c’est la dernière détonation. Le lieutenant Degueldre a rejoint les siens au paradis des héros.

Le 06 juillet 1962 un officier français a été assassiné sur ordre du général de Gaulle et aujourd’hui, près de 60 ans plus tard,  tous ceux qui font référence au gaullisme, tous les héritiers de De Gaulle, ont le sang du lieutenant Degueldre sur leurs mains.

(Extrait du livre « J’accuse De Gaulle » – édition 2016 – par Manuel Gomez. Disponible sur AMAZON.)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour

Dreuz.info.

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HISTOIRE : GUERRE D'ALGERIE ( 1954-1962 )

L' assassinat sordide par la République, version DE GAULLE

Editorial historique par José Castano

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SOURCE : Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com

Publié le 5 juillet 2019 Auteur par RédactionCatégories Histoire 6 juillet 1962 : l’assassinat sordide de Roger Degueldre par la République, version De Gaulle.
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« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » – R.D – C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que De Gaulle prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! » Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort. « Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres. Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive. L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes… Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide. Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin. L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension. Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant… et il souffrait. A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels; Il fallait que Degueldre soit tué !

Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée

...Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir. Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce au condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait. Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait. Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ». Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin. C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! » Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton.

 

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Décidément, le crime était profondément enraciné !… chaque année se tient une émouvante cérémonie sur la tombe du lieutenant Roger Degueldre, à l’initiative du CNC.
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08 juillet 2019

AVEC LAGARDE AND CIE. POUR GÉRER L'ECONOMIE EUROPÉENNE ON COURE TOUT DROIT VERS SA FAILLITE ET SON DÉPÔT DE BILAN !

Economie - Editoriaux - 7 juillet 2019

Lagarde, le candidat idéal à la BCE pour accompagner l’effondrement du Système

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Christine  LAGARDE Présidente du FMI est nommée à la tête du FMI du Parlement Européen 2019

17,8% de hausse pour le CAC 40 depuis le 1er Janvier 2019. L’AMF, gendarme de la bourse de Paris, redoute une correction sur les marchés financiers : « le ralentissement économique et les incertitudes politiques » sont toujours présents et l’extrême faiblesse des taux qui laisse peu de marge de manœuvre aux banques centrales, incite à l’endettement avec risque accru d’insolvabilité.

Les mauvaises nouvelles en économie, suite aux actions correctrices des banques centrales deviennent des bonnes nouvelles pour les boursiers, et inversement. Le monde boursier marche sur la tête. C’est ainsi que la bonne nouvelle de 224.000 emplois créés aux Etats-Unis, alors que l’attente était de 160.000, a fait très légèrement reculer ce vendredi 5 juin le CAC 40, le Dow Jones, le Nasdaq et le S&P. Tout comme Trump, les boursiers se réjouissent des taux d’intérêt bas générateurs de profits et d’un dollar faible qui permet d’exporter davantage.

 

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Lagarde arrive à la BCE avec la réputation d’une colombe habile, politicienne qui sait bien naviguer, toujours bien orientée dans le vent. Elle est entrée dans la combine Tapie pour plaire à Nicolas Sarkozy et a réussi le tour de force d’être condamnée (pour négligence) sans être condamnée car la Cour avait jugé que sa réputation internationale plaidait en sa faveur. La réalité, c’est que Lagarde a un simple vernis en économie, suite à ses fonctions en France et à la tête du FMI, mais fondamentalement, c’est une juriste qui s’appuie sur l’avis de ses collaborateurs car elle n’a aucune formation en économie, aucune expérience dans les politiques monétaires et n’a jamais dirigé une banque ou le moindre service bancaire opérationnel. Lagarde, c’est l’anti Benoît Coeuré, Français hyper-compétent, membre actuel du Directoire de la BCE, qui a la malchance d’être un homme, nouvelle maladie du siècle.

Lagarde ne fait que confirmer la politisation et la perte d’indépendance de la BCE face au tsunami financier qui se prépare à l’horizon. Lagarde sera en fait la responsable de la communication de la BCE pour bien-pensants. Les banques centrales sont prises au piège des taux négatifs et des assouplissements quantitatifs à gogo. Sa mission consistera à endormir les foules, d’accorder des prêts LTRO aux banques italiennes insolvables, de poursuivre la politique laxiste monétaire actuelle, jusqu’à ce que tout explose. Lagarde a tout à fait sa place au milieu des absurdités de la théorie monétaire moderne.

 

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Lagarde va imprimer de plus en plus de monnaie avec comme contrepartie à l’actif de la BCE, le rachat d’obligations pourries des États, des banques et des entreprises en Europe. Lagarde va exceller à repousser l’explosion, mais elle sera le dos au mur, complètement désarmée si malgré tout, la récession s’accroît dans le monde.

On risque en fait d’assister à un schisme au sein de la zone euro. D’un côté : les partisans de la baisse des taux  d’intérêts négatifs de dépôts par les banques à la BCE de – 0,4 % à – 0,5 %, la reprise de l’assouplissement quantitatif au premier trimestre 2020. De l’autre côté : l’Europe du Nord et l’Allemagne, dont la dette publique est inférieure à 60% du PIB, mais aussi tous les  épargnants européens laminés et spoliés par la baisse des taux, ainsi que les banques européennes dont les marges sont tout autant laminées avec la politique des taux zéros. Chaque émission de monnaie supplémentaire par Madame Lagarde devra être considérée comme une destruction supplémentaire de la valeur de la monnaie euro, un baril de poudre supplémentaire susceptible d’exploser le jour J ! L’économiste de renom Jean-Luc Ginder, dans le Huffington Post, n’a pas hésité à parler d’«une crise à venir trente fois plus puissante qu’en 2008 ».

En 2011-2012, la Grèce empruntait à 33 % contre 2,8 % aujourd’hui, l’Italie à 7 %, contre 1,85 % aujourd’hui, tandis que l’Allemagne et la France en quasi-faillite, avec un endettement du PIB à 100 %, empruntent à des taux négatifs pour la première fois de leur histoire. Tout cela se terminera par l’effondrement de la monnaie et du Système, la ruine des épargnants, Madame Lagarde étant toujours à la tête de la BCE, après avoir simplement retardé le plus longtemps possible le moment de l’explosion.

 

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L'EUROPE D'AUJOURD'HUI CONTINUE A ÊTRE GÉRÉE PAR DES MONDIALISTES PROGRESSISTES-SOCIAUX-LIBÉRAUX !

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Au secours, Lagarde revient !

Publié le 5 juillet 2019 - par

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C’est officiel : Christine Lagarde va prendre la tête de la Banque centrale européenne, pour succéder à Mario Draghi. Deux-tiers des Français applaudissent cette nomination, qui vient, nous dit-on, donner une nouvelle fois une reconnaissance à la compétence de niveau international de certains de nos hauts fonctionnaires et dirigeants. Cela signifie que deux Français sur trois ont la mémoire bien courte…

 

Quelques commentateurs ont tenté de tempérer l’enthousiasme général, en rappelant qu’elle n’est « ni une experte en politique monétaire, ni une spécialiste des marchés financiers » (La Tribune). C’est le moins que l’on puisse dire. Jusqu’à présent, ce sont toujours d’anciens gouverneurs de banque centrale qui avaient été choisis. Les résultats n’étaient pas forcément très heureux, mais ils avaient à tout le moins le profil de l’emploi. En fait d’expérience, outre le FMI, madame Lagarde devrait surtout se rappeler à notre bon souvenir par son expérience comme ministre des Finances à l’époque de Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2011. Un petit retour en arrière s’impose. En 2012, deux journalistes, Marianne Delattre et Emmanuel Levy, publiaient un essai ravageur, Un quinquennat à 500 milliards, pour rappeler que sous l’ère bienveillante de Lagarde et Sarkozy, la France avait battu les records d’endettement de son histoire. Durant cette période, la dette de la France a augmenté de 630 milliards d’euros, passant de 1 150 milliards à 1 780 milliards d’euros. La crise de 2008, en son temps, fut avancée comme explication commode, mais largement insuffisante. Les experts montrèrent que la crise de 2008, en abaissant les recettes et en grevant les dépenses, aurait alourdi la dette de 109 milliards d’euros. Mais le reste, pour la coquette somme de 520 milliards, restait entièrement de la responsabilité de Nicolas Sarkozy et de son brillant ministre. Ce triste bilan ne devait pas empêcher madame Lagarde, au lendemain de sa nomination au FMI, à New-York, de fustiger avec un certain toupet l’endettement de la France et la gestion financière irresponsable de ses dirigeants. On ne le lui fait pas dire.

 

Mais les hauts faits d’arme de Christine Lagarde ne s’arrêtent pas là. Si sa compétence économique et financière laisse à désirer, nous ne sommes guère mieux servis sur le plan des symboles, de l’anthropologie et de la vision politique. Madame Lagarde est en effet aussi celle par laquelle la finance islamique s’est véritablement installée en France, et y a acquis droit de cité, dans une conception totalement dévoyée du libéralisme, chère à une partie de la droite dite gouvernementale. Le 3 novembre 2009, elle présidait à Bercy une grande conférence sur le thème « La finance islamique : quelles opportunités pour les entreprises françaises ? » À ses côtés, le Cheikh Abdullah Bin Bayyah, vice-président de l’Union internationale des savants musulmans, qui commença son intervention par une prière en arabe. Que n’eût-il prié en latin : nous aurions alors peut-être pu espérer une dénonciation publique de l’immixtion de l’intégrisme religieux dans la sphère publique. Une fois au FMI, Christine Lagarde devait récidiver, en multipliant les déclarations en faveur d’une finance inspirée par la charia, « facteur de stabilité » (sic).

 

Voilà donc le personnage auquel l’Union européenne vient de confier la lourde charge de veiller sur sa politique monétaire. Il y a de quoi être passablement inquiet, quand ni les compétences, ni le programme politique ne sont au rendez-vous.

 

François Billot de Lochner

 

Président de Liberté politique

 

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Editorial/Au-secours-Lagarde-revient

 

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01 juillet 2019

GEOPOLITIQUE INTERNATIONALE

La Méditerranée de tous les dangers…

 

Après l’incident diplomatique chinois provoqué par le passage du Vendémiaire dans le détroit de Taïwan1 (la frégate française ayant pourtant parfaitement respecté le droit international de la mer) et la « maritimisation » de la crise du golfe Persique2prochetmoyen-orient.ch poursuit son analyse des grandes crises internationales à travers le prisme de la nouvelle géopolitique des mers et des océans. Loin d’être arbitraire, ce choix éditorial nous semble – au contraire – correspondre à l’une des tendances les plus lourdes de la mondialisation contemporaine : aujourd’hui, la plupart des crises et conflits finissent par se déverser dans l’eau, provoquant une territorialisation grandissante de la mer, selon un processus d’« arsenalisation », concept que nous empruntons à Franck Maire3. Et cette évolution ne concerne pas seulement de lointains théâtres – mer de Chine méridionale, océan Indien, mer Rouge ou océan arctique -, mais aussi notre proximité : la Méditerranée.

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Jean-François Coustillière

Sur le sujet un livre important, sinon définitif est paru dernièrement4 et requiert une lecture attentive. Contre-amiral (2S), Jean-François Coustillière n’est pas un perdreau de l’année : il a servi dans plusieurs zones aéronavales de Méditerranée et du Proche-Orient. Il préside aujourd’hui l’association Euromed-IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Ses analyses déconstruisent méthodiquement les conflits – religieux, armés et politiques – et tragédies environnementales, démographiques et économiques de Mare Nostrum. Il restitue avec ma maestria le rôle et les coups tordus des puissances internationales et régionales qui rivalisent d’inventivité, sinon d’agressivité pour promouvoir leurs intérêts à nos portes maritimes les plus proches.

Son diagnostic est d’autant plus d’actualité que vient de s’achever le dernier « Sommet des deux rives », dans une indifférence quasi-générale. Selon La Provence, Emmanuel Macron y est apparu bien seul5. Hormis quelques « 200 » projets émanant de la « société civile », cette réunion n’a pas permis d’aborder les dossiers majeurs : sécurité, lutte anti-terrorisme, crise migratoire et défis environnementaux. Un « Cinq plus cinq »6 – au niveau des CEM (chef d’état-major des marines nationales des pays concernés) – devrait suivre pour lancer un exercice de sécurité autour du scénario « naufrage d’un grand bateau de croisière ».

A ce stade, les pays du Cinq plus cinq, comme – plus largement – ceux de l’Union européenne (UE) – ne parlons pas de l’OTAN ! -, restent incapables d’échanger moyens et renseignements afin d’élaborer des stratégies communes en matière de défense, de lutte anti-terroriste et de gestion de la crise migratoire. Plus préoccupant encore, on a l’impression qu’ils n’ont pas encore intégré que la Méditerranée n’est plus une « mer occidentale » et qu’il faut désormais admettre que la donne a, radicalement changé ; ce qui nous renvoie d’urgence au livre de Jean-François Coustillière.

 

UNE NOUVELLE MEDITERRANEE

Deux des principales conclusions de notre rapport – Ambitions stratégiques américaines, britanniques et russes en Méditerranée7 – étaient les suivantes : le format euromed n’est plus adapté aux enjeux actuels qui nécessitent une dimension euroafricaine permettant de favoriser une coopération tripartite Union européenne/Union africaine/Ligue arabe, appuyée par les Nations unies ; par ailleurs, une nouvelle donne stratégique oblige à la prise en compte de l’affirmation confirmée de deux nouvelles « puissances méditerranéennes » : la Russie et la Chine.

Avec une Syrie dont la reconstruction se fera principalement avec l’aide de la Russie, de la Chine et de l’Iran ; avec l’arsenalisation du port militaire russe de Tartous (Syrie) et la construction d’un quai chinois dans le même complexe portuaire ; avec la circulation accrue de bâtiments militaires russes et chinois, la mer Méditerranée n’est plus le monopole des puissances occidentales. Les transits économiques entre Suez et Gibraltar – sécurisés par les Marines nationales française, britannique et américaine depuis la fin de la Seconde guerre mondiale – doivent désormais s’effectuer en présence des marines russe et chinoise. L’éloignement progressif de la marine turque de l’OTAN et les derniers essais de missiles de croisière par la marine algérienne, viennent compléter notre constat : la Méditerranée n’est plus une mer occidentale ! Son arsenalisation façonne une nouvelle donne stratégique : une Méditerranée orientale convoitée et partagée, une Méditerranée occidentale en crise durable avec un rôle accru des villes portuaires.

 

Méditerranée orientale : déversoir des guerres proches orientales

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Au cours des semaines qui ont précédé le sommet de l’OTAN de Varsovie, les 8 et 9 juillet 2017, Ankara a provoqué la surprise générale en s’opposant à une proposition américaine visant à créer une force navale de l’Alliance atlantique en mer Noire pour répondre aux nouveaux dispositifs de projection maritime russe à partir du port de Sébastopol. Pour Ankara, cette proposition constituait une violation flagrante des dispositions de la Convention de Montreux de 1936. Celle-ci reconnaît à la Turquie un contrôle sur les détroits du Bosphore et des Dardanelles et régit les règles de navigation en mer Noire. Le texte limite à 21 jours la présence de navires étrangers dans la même zone.

En proposant aux pays riverains, dont la Turquie, la Roumanie et la Bulgarie la formation de cette flotte intégrée sous la bannière de l’OTAN, Washington cherchait à endiguer, sinon affaiblir le nouveau dispositif naval de Moscou dans cette mer transformée en « lac russe », selon les propres termes du président turc. Après d’âpres négociations avec Moscou sur une présence massive de la flotte turque en mer Noire, le revirement d’Ankara a été relaté en détail par le journal turc Hürriyet Daily News. Le quotidien relevait déjà en juin 2017 un rééquilibrage inédit de la politique étrangère turque sur fond de tensions grandissantes avec les Etats-Unis et de volonté de normalisation avec la Russie.

Le 3 septembre 2013, alors que Paris, Washington et Londres déclaraient vouloir bombarder la Syrie – suite à l’usage supposé d’armes chimiques dans la Ghouta (banlieue de Damas) par l’armée gouvernementale syrienne le mois précédent -, trois missiles anti-missiles furent tirés à partir de deux bases de l’OTAN en Italie. Ceux-ci ont été neutralisés à partir d’une station radar russe de mer Noire et d’une frégate russe de premier rang croisant au large des côtes syriennes. Durant les mois qui suivirent, plusieurs unités de pays membres de l’OTAN (dont la France), se sont relayées en mer Noire en se conformant au délai de 21 jours de présence. Dans le même temps, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) russe était repéré au large de la rade de Toulon. La partie de cache-cache devait durer plusieurs semaines.

Si les missions de bâtiments russes sont désormais monnaie courante le long des côtes syriennes, ainsi qu’entre Chypre et le Liban, des incursions russes sous-marines et de surface sont régulièrement détectées aussi en Méditerranée occidentale entre les côtes italiennes, françaises et espagnoles. Les bâtiments engagés ont la possibilité de se réapprovisionner dans la base algérienne de Mers el-Kébir pouvant ainsi se projeter au-delà du détroit de Gibraltar. La marine algérienne reste essentiellement équipée de matériels russes.

Au sortir de la mer Noire, le principal point d’appui russe demeure le port syrien de Tartous qui, au fil des ans, s’est transformé en arsenal interarmées. Désormais, cette base abriterait jusqu’à 3 800 militaires russes. Le même complexe portuaire s’apprête a reçu plusieurs unités spécialisées du génie portuaire chinois. Courant 2018, celles-ci sont chargées d’aménager une digue et une passe en eaux profondes, des postes de « refueling » pour frégates lourdes et une base vie d’une capacité de deux milles hommes selon les mêmes formats réalisés à Djibouti.

Il y a deux ans et demi, deux frégates chinoises de premier rang et un ravitailleur ont franchi le canal de Suez et relié, durant plusieurs mois, différents ports de Méditerranée orientale et occidentale avant de franchir le détroit de Gibraltar. A son retour, ce groupe naval a effectué un stop diplomatique en rade de Toulon, de même qu’en Italie, en Grèce et en Turquie avant de reprendre la route de Suez pour rejoindre l’océan Indien.

Un autre point cristallise les ambitions maritimes en Méditerranée orientale : la découverte et la mise en exploitation de plusieurs blocs d’hydrocarbures entre Chypre, l’Egypte, Israël et le Liban. Si les trois premiers se sont mis d’accord pour exploiter ces ressources prometteuses, les eaux libanaises sont quant à elles régulièrement violées voire progressivement grignotées par la marine de Tel-Aviv : celle-ci profite de la faiblesse structurelle de son homologue libanaise dépourvue de patrouilleurs et frégates en mesure d’assurer une défense efficace des eaux territoriales du Pays du Cèdre.

En juillet 2017, la compagnie pétrolière indienne ONCG-Videsh a déposé une offre pour l’attribution des licences d’exploration de cinq des dix blocs de la Zone économique exclusive (ZEE) libanaise. Les cinq blocs concernés par la première phase d’attribution des licences sont : le bloc n° 1 (au nord-est du Liban, soit aux frontières chypriote et syrienne) ; le bloc n° 4 (au centre, le plus proche du littoral) ; et les blocs 8, 9 et 10 (les trois blocs du Sud, à la frontière israélienne dont le tracé est controversé).

En juillet 2011, l’annonce par Israël de la conclusion d’un accord sur le tracé des frontières maritimes avec Chypre, les déclarations belliqueuses fusent de part et d’autre. Beyrouth estime que ce tracé pénètre sur une distance de 19 kilomètres dans sa ZEE. Les autorités libanaises ont, donc décidé d’accélérer les procédures pour ne pas laisser le champ libre à Israël. Depuis 1948, aucun accord de paix n’a été signé entre les deux pays : la chasse et les bateaux de guerre israéliens violent presque quotidiennement les eaux territoriales et l’espace aérien libanais.

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Naturellement, Beyrouth a entamé plusieurs démarches auprès des Nations Unies contre le tracé israélo-chypriote. Le vice-Premier ministre israélien et ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, avait alors accusé l’Iran et le Hezbollah d’être les inspirateurs de ces démarches : « ces deux parties tentent de créer intentionnellement un foyer de tension avec Israël. Nous avons signé un accord avec Chypre de même niveau que l’accord signé entre ce pays et le Liban. Et lorsque nous avons annoncé les prospections gazières, les Iraniens et le Hezbollah ont décidé que c’était un bon sujet de confrontation avec nous. Ils ont décidé la délimitation d’une nouvelle ligne, au sud de la ligne convenue entre le Liban et Chypre, qui pénètre en fait dans notre domaine maritime. Cela a été exécuté intentionnellement pour créer un point de confrontation, comme pour le secteur des fermes de Chebaa ».

En 2010, Noble Energy, une compagnie basée aux Etats-Unis, avait annoncé la découverte d’un potentiel de 453 milliards de m3 de gaz au large d’Israël. Ce pays dispose déjà du gisement de Tamar, dont les réserves sont estimées à 238 milliards de m3 de gaz. De son côté, dès 2001, le Liban avait fait réaliser un balayage sismique de ses fonds marins. Deux compagnies étrangères, Spectrum et Petroleum Geo-Services, avaient alors procédé à des prélèvements, respectivement en 2002 et 2006. Ces études sismiques et géologiques avaient révélé une présence importante de gaz et de pétrole.

Un rapport de l’US Geological Survey estime le potentiel au large des eaux libanaises à près de 608 millions de barils de pétrole, 44 560 milliards de pieds cubiques de gaz (plus de mille milliards de m3) et 1 107 millions de barils de gaz naturel liquide. Ces quantités avérées ou estimées permettraient au Liban d’éponger son énorme dette publique de 77 milliards de dollars (150% du PIB) et de s’assurer une indépendance énergétique pour les décennies à venir. A condition, évidemment, que le litige avec Israël aboutisse à une solution négociée.

Plutôt que de s’engager à chercher cette solution, les différentes instances onusiennes ont botté en touche. Rappelons que le Liban a signé la Convention de Montego Bay relative au droit international de la mer, ce qui n’est pas le cas d’Israël. Par conséquent, le Pays du Cèdre est persuadé que la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye finira par lui donner raison, mais certainement après plusieurs années de procédure.

 

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Méditerranée occidentale en crise

Déclenchée par Nicolas Sarkozy et David Cameron, puis relayée par l’OTAN à partir d’une interprétation partielle et partiale de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’intervention militaire en Libye de mars 2011 a précipité trois dynamiques de crise : trafics de drogues, menaces terroristes et crises migratoires.

Laissant place à des groupes salafo-jihadistes et des factions mafieuses, la destruction de l’Etat de Mouammar Khadafi a favorisé l’interconnexion d’une série d’Etats faillis allant des côtes Atlantique à la Corne de l’Afrique. Ce couloir de criminalité, qui traverse la bande sahélo-saharienne, a été mis à profit par les cartels latinos de la cocaïne (colombiens, vénézuéliens et brésiliens) qui disposent de têtes aéroportuaires en Afrique de l’ouest, notamment en Guinée Conakry, en Mauritanie et au Sierra Leone. A partir de ces appuis côtiers, les flux de drogue remontent vers le nord pour aboutir au Maroc, en Tunisie et en Libye avant de traverser la Méditerranée pour se répandre dans l’ensemble des pays européens.

La menace terroriste a elle-aussi été confortée et amplifiée par l’implosion de la Libye. Même si elle a subi de graves revers, l’organisation Dae’ch a ainsi pu s’installer à 500 kilomètres des côtes européennes. Nombres d’autres groupes jihadistes soutenus par l’Arabie saoudite et le Qatar s’y sont multipliés, installant des camps d’accueil et de formation dans « la Libye faillie », notamment au sud dans le Fezzan, le long d’une ligne reliant les villes de Sebbah à Gât (à proximité de la frontière algérienne à la hauteur de Djanet). A partir de ces sanctuaires du sud libyen, les jihadistes se répndant dans l’ensemble des pays de la région, tout particulièrement le Mali, le Niger et le Burkina-Faso, organisant aussi des filières en direction du désert du Sinaï, de Syrie et d’Irak. Des jonctions opérationnelles avec Boko-Haram et les Shebab somaliens s’opèrent ponctuellement et pourraient installer, dans la durée, un continuum fortement criminogène.

Désormais, l’hypothèse d’un « Bataclan flottant », qui verrait des jihadistes cibler des bateaux de croisière ou armer des embarcations en vue d’attaques-suicides en haute mer ou dans des ports, n’est plus à exclure. Ces différentes menaces sont d’autant plus préoccupantes qu’elles se diluent dans les flux croissants de réfugiés qui fuient les guerres d’Afghanistan, du Proche-Orient et d’Afrique, mais aussi des contextes économiques de plus en plus délabrés. Ainsi, la Méditerranée occidentale est ainsi devenue le creuset de l’une des crises de migrations les plus importantes depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Et ce ne sont pas les opérations Triton et autres dispositifs Frontex8 qui peuvent apporter des réponses structurelles pertinentes à cette crise qui devrait être traitée en amont par des politiques de co-développement et des accords de coopérations suivis entre pays européens, africains et arabes.

 

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DEUX PORTE-AVIONS, SINON RIEN !

Hormis une progressive montée en puissance de la marine algérienne favorisée par Moscou, ces différentes crises qui affectent la Méditerranée occidentale mobilisent d’importantes ressources budgétaires et de nombreux moyens opérationnels au détriment des autres enjeux stratégiques qui concernent la totalité de la masse d’eau, du canal de Suez au détroit de Gibraltar. En définitive, l’arsenalisation de la Méditerranée – tant dans ses zones orientales qu’occidentales – impose une donne radicalement nouvelle nécessitant des moyens sécuritaires de plus en plus importants.

Conclusion du livre magistral de Jean-François Coustillière : « les guerres en Méditerranée résultent en priorité de la politique dite du ‘chaos constructeur’ des Etats-Unis ». Pour toutes ces raisons, la Marine nationale française doit pouvoir disposer de plus de bâtiments (c’est la question de la « masse critique » pour surveiller, défendre et sécuriser notre Zone économique exclusive/ZEE). Dès la rentrée de septembre, ce sera aussi celle d’un deuxième porte-avion. Le choix d’un seul porte-avions pour remplacer le Charles-de-Gaulle – fin de mission en 2038 – perpétuerait déséquilibre et manque de crédibilité stratégique du Groupe aéronaval français (GAN). Comme le dit si bien Régis Debray, « il est des économies qui coûtent cher… » Et prochetmoyen-orient.ch ajoute : « deux porte-avions, sinon rien ! »

Richard Labévière
———————-

1 « Vendémiaire : liberté de naviguer, « guerres ouvertes » et « guerres couvertes », prochetmoyen-orient.ch – 6 mai 2019.

2 « Cinq leçons de la crise du golfe Persique », prochetmoyen-orient.ch – 24 juin 2019.

3 Franck Maire est capitaine de frégate : « Arsenalisation des espaces maritimes ». Annuaire français de relations internationales 2018 (volume XIX). Université Panthéon-Assas, Centre Thucydide

4 Jean-François Coustillière : Périls imminents en Méditerranée (dialogue avec José Lenzini). Editions de l’Aube, février 2019.

5 La Provence : « Sommet des deux rives à Marseille : Macron un peu seul face à la Méditerranée », 24 juin 2019

6 Le Dialogue 5+5 est le plus ancien cadre de rencontre entre pays du bassin méditerranéen. Il regroupe les pays de la Méditerranée occidentale. Il a été instauré en 1990 à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères tenue à Rome, afin d’engager un processus de coopération régionale en Méditerranée occidentale entre les dix pays suivants : l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal ainsi que Malte pour la rive Nord, et les cinq pays de l’Union du Maghreb arabe pour la rive sud.

7 Par Bastien ALEX, Didier Billion, Alain Coldefy et Richard Labévière, octobre 2013.

8 Frontex est l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (en abrégé « Frontières extérieures »). Son siège est à Varsovie. Elle est responsable de la coordination des activités des garde-frontières pour le maintien de la sécurité des frontières de l’Union avec les États non-membres.

source :

http://prochetmoyen-orient.ch/la-mediterranee-de-tous-les-dangers/

 

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Posté par POLITIQUE PACA à 08:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juin 2019

LA SAGA DU TRAMWAY NIÇOIS ... DES MILLIARDS A PAYER PAR LES CONTRIBUABLES NIÇOIS... LA VILLE DE NICE S'ENFONCE DANS LA DETTE !

LA SAGA DE LA LIGNE 2 DU TRAMWAY DE NICE AVEC SON MAIRE CHRISTIAN ESTROSI

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Ligne 2 du tram' niçois : 7 ans plus tard, 700 millions plus cher

 

       

Ligne 2 du tram' niçois : 7 ans plus tard, 700 millions plus cher

[Communiqué du 29 juin 2019 du Rassemblement National ]

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Christian Estrosi a inauguré hier vendredi 28 juin 2019 l'arrivée de la ligne 2 du tramway jusqu'à la station Jean Médecin, continuant sur sa lancée des inaugurations par tronçons qui lui permettent d'intenses séquences de communication. Dont le coût vient se rajouter à celui, pharamineux, du tram' enterré...

Ayant grandi aux Moulins, je suis bien placé pour savoir l'impérieuse nécessité de relier les quartiers Ouest de la ville au centre. Mais il est aussi de mon devoir de rappeler que tout aurait pu être fait autrement, et que nous aurions pu - et même aurions dû ! - avoir cette ligne 2 bien plus tôt, pour bien moins cher.

En effet, si Jacques Peyrat avait été réélu, ou si Christian Estrosi avait mis en œuvre le projet préparé par son prédécesseur - lequel avait reçu l'assentiment des Niçois via une enquête publique - nous aurions pu avoir cette ligne Ouest au plus tard en 2012. Le trajet en site propre des bus était même déjà partiellement aménagé pour accueillir les rails.

En plus d'une mise en place rapide, le "tracé Peyrat" aurait été mis en service pour moins de 300 millions d'euros.

Mais Christian Estrosi devait avoir SON tram', et après le rejet retentissant (heureusement...) de son projet sur la Promenade, c'est donc le tramway enterré qui aura pris le relais, creusant à la fois le tunnel et les finances de la Ville et de la Métropole pour un coût final avoisinant le milliard d'euros. Et le voici livré 7 ans plus tard, pour 700 millions de plus !

Le sectarisme de Christian Estrosi, qui ne voulait surtout pas mettre en œuvre un projet initié par Jacques Peyrat, et sa mégalomanie, auront fait perdre énormément de temps et d'argent à notre ville.

 

Philippe Vardon

Candidat à la mairie de Nice

Vice-président du groupe RN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Membre du Bureau national du RN

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Le mot de Gérard DIACONESCO 

Cette saga sur la construction de la ligne 2 du tramway "Estrosien" aura fait couler bien d'eau sous les ponts du Paillon, avec ses multiples rebondissements, ses différents recours en Justice entrepris dès le début du projet de la Mairie d' ESTROSI par une opposition toute confondue et réunie contre les différents tracés prévus par la nouvelle majorité communale en 2008 ( passage sur la mythique Promenade des Anglais, passage en souterrain par un long tunnel de métro de 3,5 kms dans les entrailles de notre bonne ville de Nice, opposition de la part de nombreux comités de quartiers et de commerçants hostiles eux aussi à son passage soit en surface ou en souterrain ! ).

 

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La construction de la ligne 1 du tramway "Peyratiste" avait été elle aussi en tâchée de nombreuses polémiques, d'obstructions et de procès de toutes sortes entrepris par l'opposition d'alors de la Gauche réunie, mais le maire Jacques PEYRAT (1995-2008 ) avait quant à lui bien ficelé son dossier en faisant ressortir qu'avant de faire rouler son tramway sur la ligne 1 il était indispensable de refaire toutes les canalisations en sou-sol d'eaux pluviales et d'égouts de la ville de Nice, celles-ci ayant déjà plus d'un siècle d'existance, ce qui fit prolonger les travaux jusqu'en 2007 lors de sa mise en route, le pari de maître Jacques PEYRAT était dès lors gagné mais ce qui ne l'empêchera pas d'être battu à la Mairie par Christian ESTROSI l'année suivante en 2008.

En ce qui concerne la nouvelle ligne 2 du tramway niçois dont les études et la conception des travaux remontent dèjà à 2008 dès l'arrivée aux affaires de la ville de Nice avec la nouvelle équipe municipale de Christian ESTROSI, il est certain qu'il ce sera passé près de 10 ans avant que la première rame ne roule enfin d'Ouest en Est en étant encore optimiste surtout sur la bonne fin des travaux du tunnel en souterrain ?

Quand à son coût financier final nul aujourd'hui n'est à même de pouvoir chiffrer par avance son montant définitif  (? ) au vu de toutes les contraintes techniques que vont rencontrer ses différents concepteurs et entrepreneurs d'ici la fin des travaux, espérons que cela ne devienne pas "le tonneau des Danaïdes" que l'on remplit sans fin pour les niçois ?

Gérard Diaconesco

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Inauguration en 2007 de la ligne T1 du Tramway niçois de la mandature Jacques Peyrat :

http://diaconescotv.canalblog.com/archives/2015/09/01/32566850.html 

Photo Presse signée Gérard Diaconesco - C. COPYRIGHTS ALL RIGHTS - NICE - 2007 -

 

RAPPEL : TOUT SUR LES TRAVAUX DU TRAMWAY DE LA LIGNE 2 DU MAIRE DE NICE CHRISTIAN ESTROSI

 

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      TRAVAUX DE LA LIGNE T2 DU NOUVEAU TRAMWAY"ESTROSI" A NICE : QUAND CE DERNIER ROULERA-T-IL ?
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    • LE <b>TRAMWAY</b> NE PASSERA PAS SUR LA PROMENADE DES ANGLAIS, LES NICOISES ET LES NICOIS VOUS REMERCIENT MR. LE MINISTRE MAIRE DE <b>NICE</b>
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    • MEMOIRE POLITIQUE DE <b>NICE</b> ( 1995-2008 )
      MEMOIRE POLITIQUE DE NICE ( 1995-2008 )
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      Communiqué de NICE AU COEUR avec Patrick ALLEMAND 
       
             
       

      GRACE A VOUS, LE TRAM IRA AUSSI A L'ARIANE ET LA TRINITÉ

       

      Chers Arianencs, chers Trinitaires,

      MERCI et BRAVO ! Nous avons gagné !

      Grâce à vous tous, vous citoyens engagés, vous associations, et nous élus de gauche, au terme d'une mobilisation qui aura duré 14 mois, l'Ariane et La Trinité auront aussi le tram !

      Tout a commencé le 5 avril 2018, lors d'un conseil métropolitain, à une question posée par Patrick Allemand concernant l'extension de la ligne 1 jusqu’à l'Ariane, Christian Estrosi répond :

      « Je me contenterai d’apporter une réponse à Patrick Allemand, car il a posé une question très claire sur l’extension de la ligne 1. Je rappelle donc que celle-ci ne se justifie pas. »

      Lire ici l’intégralité des échanges entre Patrick Allemand et Christian Estrosi.

      Le 6 juin 2019, à l’occasion d'une table ronde organisée avec les maires de la vallée du Paillon, Christian Estrosi annonce, devant la presse, que finalement le tram ira à l'Ariane et à la Trinité et annonce, selon ces termes, le projet de tram-train de Pasteur à Drap-Cantaron.

      « Il s’agira d’un train-tram comme il en existe notamment dans l’Est lyonnais. Ce moyen de transport utilisera une nouvelle voie de tramway qui sera construite depuis Pasteur, au plus près du terminus de la ligne 1. Le tracé empruntera ensuite les voies de circulation actuelles pour monter le long de l’Ariane jusqu’au confluent avec Saint-André-de-la-Roche avant de traverser le Paillon vers La Trinité, a annoncé le président de la Métropole Nice Côte d’Azur. Là, il empruntera la ligne SNCF Nice-Breil jusqu’à la gare Drap-Cantaron, où se trouvera un parking relai. Les usagers pourront ensuite emprunter le train SNCF pour monter plus haut dans la vallée. »

      Que s'est il passé entre temps ?

      Quelles ont été les dates clefs qui nous ont conduit à cette victoire ?

      1. Après le Conseil métropolitain, nous avons contesté les chiffres et les affirmations de Christian Estrosi qui considérait ce projet comme non rentable. Avec les élus du groupe, nous l'avons fait sur la base d'un argumentaire précis, technique ne relevant pas d'une démarche de politique politicienne au cours d'une conférence de presse tenue le 12 avril 2018 que vous trouverez sur ce lien : Dossier de presse du 12/04/2018.
      2. Le lancement de la pétition citoyenne est intervenu à l’issue de la réunion publique que nous avions tenue à l’Ariane le 14 juin 2018 et qui avait pour thème : Quels transports publics pour l’Ariane ? Il vous suffit de cliquer sur ce lien pour aller chercher un exemplaire de la pétition.
      3. La première conférence de presse entérinant officiellement la création du collectif pour l'extension de la ligne 1 à l'Ariane s'est tenue le 29 novembre 2018, le collectif ayant commencé à travailler bien avant cette date, dès avril 2018. Lire ici le communiqué de presse du 29/11/2018.
      4. La deuxième grande réunion publique du 25 février 2019 (la première ayant eu lieu le 29 juin 2018) a réuni plus de 160 personnes. Du jamais vu au centre Django Reinhardt à l’Ariane ! A cette occasion, le collectif s'est exprimé et a répondu aux questions des personnes présentes dans la salle dans une véritable démarche citoyenne. Ce fut aussi l'occasion de faire un premier point sur la pétition et d’informer le maire et les citoyens concernés que la mobilisation allait se poursuivre. Vous pouvez lire ici l'article du Nice Matin du 27 février 2019.
      5. Enfin, une dernière action importante avait été organisée : une grande marche inaugurale de la ligne 1 du tramway pour son extension jusqu’à l’Ariane et La Trinité. Cette marche citoyenne se terminait par l'inauguration virtuelle de l'arrêt de tram du jardin Lecuyer. Cette initiative s'est déroulée le 9 mars 2019. Plus de deux cents personnes s'étaient mobilisées formant deux cortèges. Un était parti de la Trinité, l'autre de l'Ariane Sud (devant l’entreprise Lapeyre) pour converger vers cette station de tram fictive, inaugurée symboliquement. En cliquant sur ce lien, vous pourrez consulter l'article de Nice Matin du 10 mars 2019.

      Depuis le 6 juin 2019, c'est un autre défi qui commence.

      Le collectif doit conserver toute sa légitimité pour continuer à faire pression sur le Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, qui, cette fois-ci, s'est engagé devant les maires et la presse afin que ce projet débouche au plus vite.

      Pour conclure, Nice au Cœur et le groupe municipal "Un autre Avenir pour Nice" ont été les initiateurs de ce collectif qui a obtenu cette avancée fondamentale au service de l'Ariane et de La Trinité et au delà de Nice.

      Christian Estrosi n'a jamais été partisan du tram à l'Ariane. S'il s'y résout aujourd'hui, c'est parce les chiffres et les enjeux d'égalité territoriale, d'une part, et votre mobilisation, d'autre part, l'ont conduit à le faire.

      Soyez assurés de notre engagement sans faille à vos côtés et de notre fidélité à la défense de nos idéaux de justice et d'égalité.

       

      Cordialement,

      Patrick ALLEMAND

       
     

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19 juin 2019

QUELLE EST LE DESTIN DE LA FRANCE : SON AGONIE OU BIEN SON RÉVEIL ? + TOUTE LA VÉRITÉ SUR LE PACTE DE MARRAKECH ... ADIEU FRANCE

France : agonie ou réveil ?

Sidney Touati est avocat fiscaliste, auteur de plusieurs ouvrages dont La face cachée de l'affaire Tapie, aux éditions Tatamis.

Publié par Sidney Touati le 18 juin 2019

Il nous est très difficile de comprendre l’époque présente. On ne trouve pas dans l’Histoire d’équivalent au drame que vivent les citoyens français.

Pourquoi une société florissante contribue-t-elle à sa propre destruction en accueillant sans restriction, ceux qui rêvent de la dominer, voire de la détruire, à savoir les adeptes d’un Islam radical et les tenants de la dictature chinoise ?

Pourquoi nos dirigeants sont-ils hyper-critiques vis à vis de la Russie et sans voix face à l’hyper dictature iranienne ou le despotisme chinois qui tente, aujourd’hui encore, d’éteindre la flamme de la Liberté à Hong-Kong après l’avoir noyée dans le sang à Pékin, place Tian’anmen ?

Pourquoi les dirigeants européens tolèrent-ils que la Chine inonde le marché de produits douteux obtenus en violation des principes fondamentaux du droit ?

Pourquoi les dirigeants français ne dénoncent-ils pas le monstrueux déficit de la balance commerciale avec la Chine ?

Pourquoi nos dirigeants participent-ils ainsi activement, depuis une cinquantaine d’années, à la ruine de notre industrie en la livrant sans défense à une concurrence déloyale ?

Pourquoi nos dirigeants accueillent-ils, sans en avoir les moyens (la France croule sous la dette) des millions d’immigrés en quête d’Eldorado, qui viennent grossir les rangs d’une plèbe misérable à laquelle nous n’avons ni travail, ni perspective à offrir ?

Pourquoi obéissons-nous stupidement aux normes monétaires et financières imposées par une Allemagne, rendue ivre par sa toute-puissance retrouvée, imposant son leadership à une Europe tétanisée ? Les excédents commerciaux records qu’elle accumule, plongent dans la pauvreté des millions d’Européens.

Pourquoi l’Etat doté de très importants moyens refuse-Il d’en faire usage pour rétablir l’ordre républicain dans les trop nombreux territoires livres à eux-mêmes c’est à dire à la violence des gangs ?

Pourquoi les enseignants, les policiers, confrontés quotidiennement à l’hyper-violence de ces mêmes gangs, sont-ils abandonnés par les pouvoirs publics au point d’en arriver au plus extrême désespoir en sombrant dans la dépression, voire en mettant fin à leurs jours? 80 faits très graves sont recensés quotidiennement dans les établissements scolaires et portés à la connaissance du ministre de l’Education Nationale. Qui en fait quoi ?

Pourquoi nos dirigeants persistent-ils à soumettre le peuple français qui travaille, à des prélèvements obligatoires qui en ruinent une bonne partie, découragent l’initiative de la grande majorité, paupérisent massivement les classes moyennes, creusant chaque jour davantage les inégalités ? Des riches toujours plus riches, des pauvres toujours plus pauvres dont le nombre va croissant ?

Toutes ces interrogations pourraient se résumer en une seule: pourquoi dans les années 60 la France qui caracolait en tête des nations dans quasiment tous les domaines, dont le nombre de chômeurs était insignifiant, ne cesse-elle de décliner, de tomber ?

Pourquoi le Peuple Français est-il devenu l’un des peuples les plus malheureux de la planète ? La réponse à ces questions est facile à trouver:

Faites un tour dans ces Temples de la soumission que sont devenues les «Grandes Écoles » et vous serez édifiés. La Grande Lessive idéologique fonctionne à plein régime formatant les cerveaux des bradeurs, des spécialistes de la Soumission. Les ânes de la politique qui ne savent que dire Oui à l’islamisme, aux dictatures chinoises et autres.

Si nous avions des élus dignes de ce nom, il y a longtemps que le Parlement se serait saisi de ces questions.

Les élus ne s’interrogent jamais sur les problèmes fondamentaux. Plus grave. Les milliers de lois qu’ils adoptent à la sauvette dans un Hémicycle désert, sont un véritable fléau pour le pays. Si comme en 1940, l’activité des deux chambres était suspendue, qui s’en rendrait compte ?

L’exécutif décide de tout.
Le pouvoir législatif n’est qu’une ombre. Un leurre. Une banale caisse d’enregistrement des volontés de l’hôte de l’Elysée ou de celui de Matignon, c’est-à-dire aujourd’hui de Bruxelles, donc de Berlin.

Le Peuple Français est seul. Dramatiquement seul. Abandonné par ses « élites » qui ne se soucient que de la prospérité de leur clan, de leur carrière, de la gestion de leur fortune privée.

Le Peuple Français se détourne de ses représentants légaux. Le taux extrêmement élevé d’abstention (50% en moyenne) l’atteste. Le parti au pouvoir LREM n’a obtenu aux dernières élections européennes, que 12% des électeurs inscrits.

On ne peut gouverner une démocratie avec une carence aussi massive de soutien populaire.

La démocratie française est anémiée, minée, en passe de s’effondrer.

Les Français subissent une inflation réglementaire qui les enferme dans un carcan étouffant. Chaque « liberté » formellement garantie par la Constitution, est grignotée par des milliers de règlements. Dans ce maquis touffu, opaque, faire usage d’une liberté quelconque est devenu un exercice à haut risque.

La révolte des Gilets Jaunes est l’expression d’un ras-le-bol généralisé. Le pouvoir est parvenu, avec la complicité des médias, à la discréditer. La manœuvre est habile. Mais elle enterre le problème sans le résoudre.

Dans les profondeurs de la société, le mal-être perdure. La masse des Français sans voix, sans représentant, oubliée, fait le dos rond.

Il suffit de prendre le métro à l’heure de pointe, pour constater l’étendue des dégâts.

Les visages sont fermés. Le désespoir engendré par une vie morne, sans issue, sans futur, est palpable.

Nos dirigeants ne prennent jamais le métro aux heures d’affluence.

Il suffit d’entrer dans une grande surface quelconque. Les employés font acte de présence. Chacun fait son travail à minima, sans s’investir, sans enthousiasme.
Pourquoi, pour qui se défoncer ?

Autre épreuve redoutable: tenter de contacter un quelconque bureaucrate. Tous possèdent l’art de la fugue. Si après un temps infini passé à répondre à des machines (tapez 1…tapez 4….désolé…) vous parvenez enfin à joindre un être humain, celui-ci avoue qu’il ne peut rien faire. C’est l’ordinateur qui commande.
L’ordinateur est programmé par les « élites » qui sont aux antipodes des problèmes auxquels les citoyens sont confrontés. La boucle est bouclée.

Avec 12% des voix, on ne peut gouverner. Ce fait ne pose pas problème à nos dirigeants.
Il y a longtemps qu’ils ont renoncé à cette noble mission. Ils ne gouvernent pas.
Ils gèrent.
Du moins le prétendent-ils.

Avec un Peuple qui majoritairement s’oppose sourdement à l’exécution de programmes que l’on a concoctés pour lui dans le secret le plus total, la gestion se fait de manière chaotique, pour un coût de plus en plus élevé, pour des résultats aléatoires, voire négatifs.

Le bateau-France coule.

Toutes les économies performantes reposent, exigent la participation active, volontaire, du plus grand nombre.

Le citoyen français écrasé de charges, humilié, trompé par les castes dirigeantes cyniques, appauvri, traîné dans la boue d’une histoire revisitée, dégradée; séparé de ses traditions, atomisé, privé de toute distinction, auquel on va jusqu’à interdire d’être homme ou femme, fille ou garçon, père ou mère…le citoyen Français ne sait plus. Ne croit plus. Ne comprend plus.

Matraqués par une publicité lancinante, envahissante; conditionnés par des séries-télé insipides, débilitantes, diffusant à hautes doses les nouveaux poncifs du dogme idéologique dominant; culpabilisés dans leurs choix; infantilisés par le bio-pouvoir véhiculé par l’écologie politique…

En dépit de tout, les Français résistent avec les armes dont ils disposent. Une libre parole circule sur Internet, devenu le seul et unique espace où il est possible de débattre. Plus surprenant. L’esprit de la Résistance est venu se loger là où on l’attendait le moins.

Au cœur de la machinerie nivelante des pouvoirs, un air de liberté passe sur les ondes. « Douce France » fait entendre ses accents nostalgiques chaque jour de la semaine.

Symbole de ce pays qui refuse de mourir, de cette France qui vit: dans le journal de 13 h de Jean-Pierre Pernaut, « Papy fait de la Résistance… », enrage l’Elysée et les adeptes de la Soumission.

« Ici la France…les Français parlent aux Français… » pourrait être le générique de ce Journal qui parle traditions, amour des belles choses, création au quotidien, extrême diversité et authenticité des terroirs…
Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ?

Derniers feux d’une civilisation flamboyante ou cri d’alarme d’une société qui refuse de s’éteindre et qui brave une censure impitoyable ?

L’avenir le dira. Mais une chose est certaine : l’extinction est en marche.

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

 

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Merkel crache le morceau sur Marrakech : Macron a menti aux Français

 

SOURCE  : Publié le 20 mai 2019 - par
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On le savait, mais on en a maintenant la preuve.
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En signant le Pacte de Marrakech, Macron a menti au peuple français, le gouvernement a menti et les médias lèche-bottes ont menti.
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Il y a bien eu intention de cacher la vérité sur le caractère contraignant du pacte, contrairement aux dires du gouvernement.
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C’est le gouvernement allemand qui l’a reconnu.
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En France, pas un seul média n’a évoqué le sujet alors que les discussions ont duré plus d’un an ! C’est dire combien Macron est fiable et digne de confiance !
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Réunions secrètes, discussions confidentielles, communication partielle, tout s’est fait volontairement dans le dos des peuples européens.
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Non seulement ce Pacte est contraignant pour les États européens, mais il entend interdire aux citoyens de dénoncer les ravages de la submersion migratoire.
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D’ailleurs, la CEDH l’applique déjà sans restriction. Il n’est même plus possible d’expulser un réfugié auteur de crime.
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Ce Pacte qui impose une immigration de masse et accorde les mêmes droits aux clandestins qu’aux réfugiés, signe la mort de l’Europe. Voilà pourquoi Macron et les médias nous l’ont caché.
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Mais Paris et Berlin s’acharnent à ruiner et à islamiser l’UE.
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Ce pacte, c’est « Immigration no  limit ».
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« Il fait disparaître le concept de clandestinité. Il exige la discrimination positive, favorise le regroupement familial et facilite les transferts d’argent », dit Marine.

Ce texte, prétendument non contraignant, « a bien une valeur juridique et engage tous les pays signataires qui devront le respecter », ajoute-t-elle.

« Ce texte néfaste instaure un appel d’air mondial et une forme de droit international à la migration », dit Éric Ciotti.

Il faudrait, au contraire, durcir la politique migratoire pour enrayer l’invasion.

« Les flux illégaux ont augmenté de 174 % en Espagne alors qu’ils ont baissé de 80 % en Italie », rappelle Brice Hortefeux.

C’est donc un signal catastrophique que Macron et Merkel ont envoyé à toute l’Afrique et à tout le Moyen-Orient.

La liste des pays qui jugent le pacte dangereux et qui ont refusé de se rendre au sommet de Marrakech pour le signer est longue.

En dehors des États-Unis, opposés au texte dès le début des discussions, ce sont l'Italie, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, l’Australie, la République tchèque, la Croatie, Israël, la Belgique et la Bulgarie qui disent non à l’invasion.

Ce pacte va livrer l’Europe à toute la misère du tiers-monde. L’avoir signé est un crime. Il suffit de le lire pour comprendre que Macron a bel et bien trahi le peuple français.

SOURCE 
 
Jacques Guillemain

Emmanuel-Macron-et-Angela-Merkel-Aix-la-Chapelle

MANU ET ANGELINA SONT LES DESTRUCTEURS DE L'EUROPE OCCIDENTALE ET DE SON INVASION MIGRATOIRE !

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17 juin 2019

QUI SE SOUVIENT ENCORE DE LA PERFIDE ALBION QUI MASSACRA DURANT LA 2 ème GUERRE MONDIALE LA ROYALE DE L'EMPIRE FRANÇAIS ?

5 mai 1942… La Bataille de Madagascar

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« Le verdict de l’histoire doit être qu’en ignorant l’avis de l’Amirauté et en provoquant une guerre non déclarée contre la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu’ils ne permettraient jamais aux Allemands de s’emparer de leur flotte fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre. » (Richard LAMB – Historien anglais)

 

Colonie Française depuis 1896, l’île de Madagascar était restée, après l’armistice franco-allemand du 25 juin 1940, fidèle au gouvernement de Vichy et représentait, dans l’Océan Indien, une position stratégique importante.

La vaste baie de Diego Suarez assurait un mouillage qui en faisait  le meilleur port de l'Océan Indien. On pouvait y loger toute une escadre. Elle était quasiment fermée et ne communiquait avec la mer qu’à l’est, par un étroit goulet appelé la passe d’Orangea. Celle-ci étroite mais profonde présentait donc un accès maritime plus facile et permettait aussi de bonnes possibilités de défense. La France, dès 1895, avait reconnu la valeur de l'endroit et y avait édifié des installations portuaires et maritimes. Plus au sud de la Baie de Diego Suarez, se trouvait également la baie de Rigny qui aura son importance dans ce conflit. L’organisation de la défense de toute cette zone avait été conçue et réalisée presque un demi-siècle auparavant. En 1897 ce furent le Maréchal Lyautey et le futur Maréchal Joffre, artilleur, qui mirent en place l’essentiel de la défense de la région de Diego Suarez, en s’appuyant sur quelques points de défense conçus pour protéger des secteurs d’approche jugés essentiels : Antsiran, la presqu’île d’Orangea et la presqu’île de Diego Suarez, juste au nord d’Antsiran.

En 1942, les défenses de l’époque sont toujours pratiquement en l’état et n’ont été ajoutées comme défenses fixes qu’une batterie d’artillerie de 138mm vers la Baie du Courrier, et une batterie d’artillerie de 164mm dans la presqu’île d’Orangea, face à l’est, pour protéger l’entrée de la Baie de Diego Suarez.

Fidèle à sa promesse de neutralité, le gouvernement de Vichy n’avait pas, pour autant, retenu les tragiques leçons de l’agression britannique sur Mers El-Kébir, le 3 juillet 1940 et sur Dakar, le 23 septembre 1940… C’est ainsi que Madagascar (composante de l’Empire colonial) n’était défendue que par 8 000 soldats, dont 6 000 Malgaches et Sénégalais. La garnison française de Diego Suarez comptait 4 000 hommes (3 200 Malgaches appelés aussi Malagasy et 800 Européens), tous fidèles au Maréchal Pétain et placés sous le commandement du général Guillemet et du capitaine de vaisseau Maerten.

L’infanterie, démunie de blindés et faiblement armée, se composait de deux Régiments Mixtes Malgaches, d’un Bataillon de Tirailleurs Malgaches et d’un nombre relativement important de tirailleurs sénégalais dirigés par quelques cadres Français,

Le 5 mai 1942, craignant que l’île Rouge ne soit utilisée comme base dans l’Océan Indien par le Japon, allié de l’Allemagne, les Britanniques, forts d’une imposante escadre de plus de cinquante bâtiments, dont le cuirassé « Ramillies » et deux porte-avions, « Indomitable » et « Illustrious » emportant plus de 80 avions, déclenchèrent, par surprise, l’opération Ironclad en bombardant (comme à leur habitude) les bâtiments de guerre français au mouillage puis en débarquant sur la partie Nord de l’Île, ainsi qu’à Majunga.

Ce sera la bataille de Madagascar ou bataille de Diégo-Suarez (actuellement Antsiranana), le troisième plus grand port naturel du monde, qui durera jusqu’au 8 novembre 1942.

Pour l’Amirauté britannique, détenir Madagascar permettait d’avoir une base prête à soutenir la 8ème Armée dans le nord de l’Afrique comme d’avoir un tremplin pour renforcer la 14ème Armée en Birmanie. L’île Rouge et son administration favorable à Vichy était -bien que neutre selon les clauses de l’armistice- considérée comme « tenue par l’ennemi » et une opération amphibie fut décidée pour s’en emparer.

Le 5 mai, à 5h10, un déluge de feu s’abattit sur les installations portuaires et infrastructures militaires, détruisant l’aviation française et ce qui restait de la flotte au mouillage (anéantie en partie à Mers El-Kébir par ces mêmes « alliés »), dont le croiseur Bougainville. Néanmoins, l’aviso colonial d’Entrecasteaux riposta fermement puis s’échoua sur la côte. Harcelés par les tirs ennemis, un officier et quinze officiers mariniers et matelots perdirent la vie.

Deux sous-marins français « Le Héros » et le « Monge » furent coulés au large entraînant la mort de leur équipage. Un troisième, le « Bévéziers » fut attaqué par trois avions « Swordfish » alors qu’il tentait de sortir de la rade. Comme il était sérieusement endommagé, le commandant fit faire surface et tout l'équipage évacua le sous-marin qui sombra. C’est alors qu’un des trois Swordfish vira, revint sur le lieu de l’attaque et mitrailla les naufragés, faisant cinq tués et de nombreux blessés parmi les marins rescapés du « Bévéziers ».

Au soir du 5 mai, la Marine et l’aviation française, entièrement surprises car se considérant très loin du conflit mondial, avaient  perdu la totalité de leurs moyens. Pour les défenseurs de Madagascar, il ne pouvait  plus y avoir de combat que pour l’honneur.

Le 6 mai, les troupes britanniques débarquèrent en plusieurs points de l’île, s’emparant de la plupart des points stratégiques et réduisant au silence les batteries côtières.

Le 7 mai, après de violents combats, les forces françaises se retirèrent vers le sud et Diego-Suarez fut prise par les Britanniques.

Dans une déclaration adressée sur les ondes au peuple Français, le Maréchal Pétain s’éleva contre ces attaques qu’il jugeait inexcusables… cela d'autant plus qu'il avait prononcé la neutralité de l'Empire et assuré que la flotte ne tomberait jamais aux mains de l'Axe… ce qui, à cette date, était vrai et le restera (1).

Depuis l’armistice, nombreuses furent les manifestations de loyalisme de la population malgache envers le Maréchal et son gouvernement. Dans ces moments difficiles, elle le prouvait (comme l’avaient fait avant eux les Sénégalais) en se battant jusqu’au bout, selon le mot d’ordre lancé par le Maréchal dans son message. De Majunga à Tananarive, la Grande Île, jadis donnée à la France par Gallieni, restait fidèle. Aux glorieux défenseurs de l’Ile, l’Amiral Darlan proclamait : « Défendez l’honneur français, un jour viendra où l’Angleterre paiera pour ses crimes ».

François DARLAN, alors commandant en chef des forces de Vichy, ordonna de résister jusqu’au bout, y compris par des actions de guérilla, ce qui amena les Britanniques à se renforcer considérablement par l’apport de nouvelles unités combattantes...

Néanmoins leur progression en terre malgache demeurait lente, tant ils étaient harcelés sans répit par les soldats européens, sénégalais et malgaches. Ces derniers, connaissant admirablement le terrain, faisaient merveille, ne laissant aucun répit aux assaillants.

La disproportion des forces en présence finit par entraîner la chute de la capitale Tananarive, puis la ville d’Ambalavao avant que ne tombe, le 18 octobre, Andramanalina.

Le 6 novembre 1942, un armistice prévoyant notamment le maintien d’une souveraineté française fut signé à Ambalavao et le 8 novembre, le gouverneur général Armand Annet capitula près d’Ihosy, dans le sud de l’île. Il fut mis aux arrêts et évacué vers l’Afrique du Sud. Le 21 mars 1947, la Haute Cour de justice le condamnera à l’indignité nationale à vie.

Les forces françaises sur Madagascar, fidèles au gouvernement de Vichy, avaient appliqué sans faille et jusqu’au bout les consignes de résistance. Elles avaient mené un combat de guérilla, battant en retraite sur toute la longueur de l'île, faisant sauter 58 ponts sur leur passage, pendant une campagne qui dura 56 jours.

Ces combats entraînèrent la mort de près de 200 soldats francophones. Parmi eux, l’aviateur Jean Assollant, âgé de 37 ans, comptant parmi les pionniers de l’aviation française. Il s’était rendu célèbre pour sa participation comme pilote au vol de l’Oiseau Canari en 1929, marquant la première traversée française de l’Atlantique Nord entre les États-Unis et la France. Il fut abattu et tué le 7 mai 1942 aux commandes d’un « Morane-Saulnier MS.406 », premier avion de chasse moderne des années 1930 à entrer en service dans les unités de l’Armée de l’air et, sans doute, l'un des avions de combat français les plus connus de la Seconde Guerre mondiale.

L’armistice signé, les Britanniques gardèrent le contrôle de l’île jusqu’en janvier 1943, date à laquelle les Forces Françaises Libres, sous la direction du général Paul Legentilhomme, se virent confier le pouvoir à Madagascar. Legentilhomme sera remplacé en mai par le gouverneur général Pierre de Saint-Mart.

Sur les 1200 Français faits prisonniers, 900 acceptèrent de rejoindre la France libre et certains s’enrôleront dans le Régiment Blindé de Fusiliers Marins de la 2ème DBFL du Général Leclerc. Quant aux aviateurs, ils préféreront rejoindre en majorité l’escadrille Normandie-Niemen, pour ne pas avoir à combattre aux côtés des Britanniques.

Si les Malgaches ou Malagasy avaient été fidèles au Maréchal Pétain et au gouvernement de Vichy (comme le furent les Sénégalais lors de l’attaque sur Dakar),  il en fut différemment auprès des dirigeants de la France libre du général de Gaulle et des gouvernants suivants…

En mai 1946, débutèrent  de nombreuses manifestations. L’opinion malgache,  influencée par le mouvement de décolonisation qui débutait alors en Indochine, ne cachait pas sa rancœur et sa colère contre la France.

Le 29 mars 1947, une violente insurrection entraîna une répression sanglante de l’armée française qui fit plusieurs milliers de victimes. Le divorce entre la France et Madagascar était consommé. La population n’aura désormais de cesse de demander son indépendance…

Dans « Illusions perdues », Honoré de Balzac écrivait : « Il y a deux Histoires : l'Histoire officielle, menteuse, qu'on enseigne puis l'Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse ».

L’Histoire étant toujours écrite par les vainqueurs et la vérité historique faite du silence des morts, c’est une page qui fut littéralement occultée… comme celle de l’invasion britannique.

Madagascar accéda, dans la douleur, à son indépendance le 26 juin 1960 et fut admise à l’ONU le 20 septembre 1960.

 

                                                                                              José CASTANO

 

(1) Pour preuve : conformément à l’engagement qu’avait pris l’Amiral DARLAN « qu’en aucun cas, la flotte ne sera livrée intacte à l’ennemi, mais qu’elle se repliera en Afrique ou sera coulée », le 27 novembre 1942, sur l’ordre de l’Amirauté du régime de Vichy, l’escadre française se sabordera à Toulon pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi. Près de 90 bâtiments –dont les plus importants- seront détruits… ce qui met à mal l’argument fallacieux de Churchill (et des « idiots utiles ») de prétendre que notre flotte basée à Mers El-Kébir aurait été livrée aux Allemands si elle n’avait pas été détruite.

En acceptant ce sacrifice, la Marine de Vichy respecta son serment de 1940, de ne jamais livrer la Flotte a des mains étrangères. Dans ce désastre qui vit la disparition d'une des plus belle escadre que la France ait jamais comptée, tout fut perdu, fors l'honneur ! 

 

Anecdote :

Le capitaine d’un bâtiment de la Royale Navy s’adresse à Robert SURCOUF, le corsaire français :

« Vous, Français, vous vous battez pour l’argent tandis que nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur ! »

Et Surcouf de répliquer :

« Chacun se bat pour ce qui lui manque ».

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15 juin 2019

CULTURE A NICE CULTURE A NICE CULTURE A NICE

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Le 109 : Pôle de cultures contemporaines - ville de Nice

Communiqué de Eva VAUTIER

 

 

La vie est un film - Ben et ses invités au 109

 

Exposition du 15 juin au 19 octobre 2019

 

Vernissage vendredi 14 juin à 18h33

 

 

Week-end évènement Éclairage Public #3

 

Du vendredi 14 au dimanche 16 juin

 

Dans le cadre de L'Odyssée du cinéma - Nice 2019,
la Ville de Nice et le collectif d’artistes La Station, en étroite collaboration avec Eva Vautier, invitent Ben Vautier pour une grande exposition d’été : La vie est un film. Plus de 500 œuvres de Ben, retraçant 50 ans de création, seront installées dans la grande halle du 109, de plus de 2000 mètres carrés, qu’il a choisi de partager avec des invités, artistes, amis de longue date ou jeunes créateurs. Cet espace en perpétuel mouvement accueillera production filmée, évènements, performances et débats, si chers à l’artiste.
Moment phare de cette exposition, la soirée du vernissage sera également le lancement de la saison 3 d’Éclairage Public, un week-end de rendez-vous créatifs et conviviaux du 14 au 16 juin. 

 

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Photo presse Gérard Diaconesco 

La vie est un film

Du 14 juin au 19 octobre 2019

La vie est un film

Une exposition de BEN et ses invités

La Station

Entrée libre – Ouverture du mardi au samedi de 13h à 19h

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Pour célébrer le centenaire des studios de la Victorine, la ville de Nice programme Nice 2019, L’odyssée du cinéma, la Ville de Nice et le collectif d’artistes La Station, avec le soutien d’Éva Vautier, invitent Ben Vautier pour une grande exposition d’été titrée : La vie est un film.

VERNISSAGE le 14 juin 2019 à 18h33 à l'occasion de l'inauguration de la 3ème édition d'ECLAIRAGE PUBLIC au 109

Plus de 500 œuvres de Ben, retraçant 50 ans de création, seront installées dans la grande halle de plus de 2000 mètres carrés, qu’il a choisi de partager avec des invités, artistes, amis de longue date ou jeunes créateurs. Cet espace en perpétuel mouvement accueillera production filmée, événements, performances et débats, si chers à l’artiste.

Liste non exhaustive des artistes invités par Ben : Robert Combas, Jean Dupuy, Noël Dolla, Arnaud Labelle-Rojoux, Gérald Panighi, Natacha Lesueur, Marcel Alocco, Pascal Pinaud, Stéphane Steiner, Thierry Lagalla, Florent Mattéi, Benoît Barbagli, Martin Caminiti, Laurie Jacquetty, Patrick Lanneau, Olivier Garcin, Louis Dollé, Jacqueline Gainon, Jo Guichou, MoniqueThibaudin, Patrick Moya, Franck Saïssi, Raba, Maurice Maubert, Jean Mas, Baptiste César, Krajewiczk/Rowlands, Louis Pastorelli, Calassi, Jean-Luc Parant, Snyers, Catherine Cattanéo, Marcel Bataillard, Kristof, Frédéric Brandi, Marc Chevalier, Verana Costa, Agnès Vitani , Anna Byskov, Tom Barbagli, Anne-Laure Wuillai, à suivre …/…

Figure artistique majeure de la seconde moitié du XXe siècle, Ben est connu pour ses actions et ses peintures. Sa production, à la fois réflexion philosophique et impertinente sur l’art, intègre notre quotidien dans ce qu’il a de plus particulier. L’éthnisme, l’ego ou la vérité constituent également des questionnements chers à son œuvre.


L’histoire de Ben et son art sont profondément ancrés dans le territoire niçois. Il a quatorze ans quand il s’installe à Nice avec sa mère. Dix ans plus tard, à la fin des années 50, il ouvre une boutique de disques d’occasion, 32 rue Tonduti de L’Escarène. Rapidement, il en transforme la façade en accumulant quantité d’objets. Le Magasin de Ben est né. Ce lieu de rencontres et d’expositions devient le rendez-vous des principaux artistes de l’École de Nice : Ben est convaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ». Dès 1959, il réalise de nombreuses performances, dont « Je signe la vie » ou « Regardez-moi cela suffit » sur la Promenade des Anglais. En 1963, il invite George Macunias à Nice pour le premier Festival Mondial Fluxus et Art Total en France. Acteur historique de ce mouvement, à cette occasion, Ben signe Nice « œuvre d’art ouverte » sur le Mont Alban.


Lorsque le Magasin de Ben intègre la Collection Permanente du Centre Georges-Pompidou en 1975, il transfère ses activités chez lui, sur la colline de Saint-Pancrace. Ben poursuit l’organisation d’expositions avec notamment Supports/Surfaces, la Figuration Libre et lance les premiers débats Pour ou contre.


Très impliqué dans la scène contemporaine, Ben soutient depuis toujours de jeunes artistes, encourage les rencontres, et donne son point de vue sur l’actualité, au départpar des tracts, des affiches et journaux, aujourd’hui par des newsletters riches et régulières.


L’événement Nice 2019 : L’odyssée du cinéma, résonne aussi comme un appel à l’importante production iconographique de Ben. Caméra au poing depuis 60 ans, il a constitué un fonds filmique considérable, suivant l’évolution des techniques, leurs supports et leurs usages. Aux terrasses de cafés ou lors d’événements artistiques, il capte des moments, interpelle de nombreux anonymes et artistes qu’il convoque sur l’instant.


Plusieurs événements seront organisés pendant la durée de l’exposition avec des projections de cinéma en plein air, des performances, des ateliers et des concerts. Moment phare de cette exposition, la soirée du vernissage sera également le lancement de la saison 3 d’Éclairage Public, un week-end jalonné de rendez- vous créatifs et conviviaux réunissant toutes les pratiques des acteurs artistiques et culturels implantés au 109. Les concerts qui feront suite au vernissage, le vendredi 14 juin, rassembleront des artistes d’expressions niçoise et occitane, Nux Vomica et Mossu T et Papet J (Massilia Sound System), témoins vivants et festifs des cultures régionales, autre sujet fondamental dans la réflexion de Ben. Placé au centre d’une rétrospective ambitieuse et panoramique sur la création à Nice, c’est un Ben libre comme il l’a toujours été, et foisonnant d’idées qui fera son cinéma total.

 

BEN VAUTIER par Gérard Diaconesco

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MAXIME DE BEN VAUTIER

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13 h 00 min - 19 h 00 min
 

TARIF

Entrée libre

Expo : Ben et ses invités. La vie est un film

Exposition présentée au “109”
Commissariat de Ben Vautier
Co-réalisation avec Starter/La Station

La Ville de Nice et le collectif d’artistes La Station, avec le soutien d’Eva Vautier, invitent Ben pour une grande exposition d’été.

Plus de 500 œuvres de Ben, retraçant 50 ans de création, seront installées dans la grande halle de plus de 2000 mètres carrés, qu’il a choisi de partager avec des invités, artistes, amis de longue date ou jeunes créateurs. Cet espace en perpétuel mouvement accueillera production filmée, événements, performances et débats, si chers à l’artiste.

Figure artistique majeure de la seconde moitié du XXe siècle, Ben est connu pour ses actions et ses peintures. Sa production, à la fois réflexion philosophique et impertinente sur l’art, intègre notre quotidien dans ce qu’il a de plus particulier. L’ethnisme, l’ego ou la vérité constituent également des questionnements chers à son œuvre.


Ben Vautier, 2012 © Copyright Ben Vautier

Liste non exhaustive des artistes invités par Ben : Robert Combas, Jean Dupuy, Noël Dolla, Arnaud Labelle-Rojoux, Gérald Panighi, Natacha Lesueur, Marcel Alocco, Pascal Pinaud, Stéphane Steiner, Thierry Lagalla, Florent Mattéi, Benoît Barbagli, Martin Caminiti, Laurie Jacquetty, Patrick Lanneau, Olivier Garcin, Louis Dollé, Jacqueline Gainon, Jo Guichou, Monique Thibaudin, Patrick Moya, Franck Saïssi, Raba, Maurice Maubert, Jean Mas, Baptiste César, Krajewiczk/Rowlands, Louis Pastorelli, Calassi, Jean-Luc Parant, Snyers, Catherine Cattanéo, Marcel Bataillard, Kristof, Frédéric Brandi, Marc Chevalier, Verana Costa, Agnès Vitani , Anna Byskov, Tom Barbagli, Anne-Laure Wuillai, à suivre …/…

L’histoire de Ben et son art sont profondément ancrés dans le territoire niçois. Il a quatorze ans quand il s’installe à Nice avec sa mère. Dix ans plus tard, à la fin des années 50, il ouvre une boutique de disques d’occasion, 32 rue Tonduti de L’Escarène. Rapidement, il en transforme la façade en accumulant quantité́ d’objets. Le Magasin de Ben est né. Ce lieu de rencontres et d’expositions devient le rendez-vous des principaux artistes de l’École de Nice : Ben est convaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ». Dès 1959, il réalise de nombreuses performances, dont « Je signe la vie » ou « Regardez-moi cela suffit » sur la Promenade des Anglais. En 1963, il invite George Macunias à Nice pour le premier Festival Mondial Fluxus et Art Total en France. Acteur historique de ce mouvement, à cette occasion, Ben signe Nice « œuvre d’art ouverte » sur le Mont Alban.
Lorsque le Magasin de Ben intègre la Collection Permanente du Centre Georges-Pompidou en 1975, il transfère ses activités chez lui, sur la colline de Saint-Pancrace. Ben poursuit l’organisation d’expositions avec notamment Supports/Surfaces, la Figuration Libre et lance les premiers débats Pour ou contre.
Très impliqué dans la scène contemporaine, Ben soutient depuis toujours de jeunes artistes, encourage les rencontres, et donne son point de vue sur l’actualité, au départ par des tracts, des affiches et journaux, aujourd’hui par des newsletters riches et régulières.

L’événement Nice 2019 : L’Odyssée du cinéma, résonne aussi comme un appel à l’importante production iconographique de Ben. Camera au poing depuis 60 ans, il a constitué un fonds filmique considérable, suivant l’évolution des techniques, leurs supports et leurs usages. Aux terrasses de cafés ou lors d’événements artistiques, il capte des moments, interpelle de nombreux anonymes et artistes qu’il convoque sur l’instant.

Placé au centre d’une rétrospective ambitieuse et panoramique sur la création à Nice, c’est un Ben libre comme il l’a toujours été, et foisonnant d’idées qui fera son cinéma total.

Plusieurs événements seront organisés pendant la durée de l’exposition avec des projections de cinéma en plein air, des performances, des ateliers et des concerts.


Tracer et signer la ligne d’horizon, 1962, Promenade des anglais Nice ┬® Ben Vautier


Regardez moi cela suffit, 1962 Promenade des Anglais Nice ┬® Ben Vautier


2CV de Ben, 1959-1970 ┬® Ben Vautier


Maison de Ben et Annie, 2013, Saint Pancrace, Nice ┬® Ben Vautier ┬® Jacques Heripret


Liberté╠ü, 1959, huile sur bois, 30x97cm ┬® Ben Vautier


Le beau n’existe pas, 1994, acrylique sur toile, 130x162cm ┬® Ben Vautier


Le peintre, 1986, acrylique sur toile, 130x98cm ┬® Ben Vautier

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A 83 ANS, BEN EXPOSE AVEC SES AMIS AU “109”, NOUVEAU VIVIER DE LA CRÉATION À NICE

 

Il y a 60 ans, l’artiste niçois Ben était sur la Promenade des Anglais pour apposer sa signature sur les passants érigés au rang de sculptures vivantes. Le revoilà, toujours impertinent, exposant à 83 ans avec une centaine d’amis au “109”, le nouveau vivier de la création niçoise.

Adresse à retenir, ces anciens abattoirs en bordure de voie rapide n’ont rien d’un musée mais l’esprit libre et les petits moyens d’un squat. Précédée d’une fête guinguette le soir du vernissage vendredi, l’exposition abrite jusqu’au 19 octobre des centaines d’oeuvres dans la grande halle de 2.000 m2. Des canapés usagés invitent à la discussion.

Coiffé d’un chapeau rouge, en tee-shirt et pantalon noirs, Ben s’affaire sur un ring pour tester son micro. “1, 2, …la vie est un combat, je vous écoute, je réponds à toutes vos questions”, dit-il, réfutant toute volonté de rétrospective : “Non, là il y a même pas 1/10e de ce que j’ai fait ! C’est un parseminage (sic) d’oeuvres de Ben, et puis le reste de l’espace, je l’ai donné à des amis”.

Enchanté, il brandit sa dernière trouvaille, un panneau rédigé de sa célèbre écriture ronde.

“Comme l’exposition s’appelle +La vie est un film+, je vais créer un film qui va s’appeler +Il ne se passe rien+. Je demande à tout le monde de venir s’asseoir et de tenir le panneau (sur lequel il a écrit +il ne se passe rien+, ndlr). Aujourd’hui, dans les films, il se passe toujours quelque chose. Là, ce sera un film où il ne se passe rien: c’est du non-art, de l’anti-art”, dit-il, convoquant Fluxus ou Andy Warhol et son film dans lequel l’artiste américain dormait pendant 24 heures d’affilée.

– “faire de ma vie un vide” –

“Avant le cinéma racontait des histoires, maintenant tout le cinéma vous montre la réalité comme elle est (…) Ca commence à m’intéresser car j’ai 83 ans, donc je me suis dit, il faut que je me décide de faire de ma vie un vide”, ajoute-t-il.

Autour de lui, des oeuvres à la pelle, créées pour l’occasion ou tirées de la collection de Ben, font écho à son art des citations: Alain Snyers et ses caisses de tissus de mensonge, Michel Rabanelly dit “Raba” et ses assiettes siglées.

Il y a aussi des célébrités comme le coin-salon de Robert Combass, avec table, chaises, tableau et tapis reconnaissables à leur intensité colorée, et une pièce de Yoko Ono. Mais aussi des créateurs en devenir, comme Anne-Laure Wuillai et ses sachets de mer Méditerranée sur présentoirs ou en caddie.

Comparable à la Friche de la Belle de Mai à Marseille, “Le 109” a commencé il y a dix ans par l’installation du collectif d’art contemporain La Station, atterrie après une longue pérégrination sur cette friche de 18.000 m2 dont beaucoup d’artistes rêvaient dans une ville où la pression foncière reste énorme.

Encore peu structuré, ce site alternatif a vocation d’accueillir des programmations variées, musiques actuelles, expositions, conférences, la compagnie de danse Antipodes, les ateliers de marionnettes du Théâtre de la Massue, le Forum d’urbanisme et d’architecture, l’Entre-Pont qui fédère une trentaine d’associations de spectacle vivant, d’art numérique, le Syndicat des architectes de la Côte d’Azur, 29 ateliers municipaux de plasticiens, la salle de concert rock Frigo 16, un festival électro.

Dans la grande halle, Ben s’est servi d’une estrade jaune pour une installation évoquant le conseil de sécurité de l’ONU: “Je crois beaucoup à la survie, à moins qu’une planète ne nous tape dessus”.

Partout aux murs, ses questions interpellent le visiteur, en forme d’intitulé de sujets du bac philo: “Y a-t-il des limites au nouveau?”, “Le nouveau est-il toujours nouveau?”, “Que faites-vous ici?”.

Il s’amuse: “Peut-être que je suis un peintre raté qui avait envie de faire des études et n’a pas réussi, et qui continue à se poser des questions comme s’il allait à l’école”.

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14 juin 2019

ARCHIVE : QUI SE SOUVIENT ENCORE DU SYSTÈME DE L'ANCIEN SÉNATEUR-MAIRE DE NICE JACQUES PEYRAT ( 1995-2008 ) ?

Le système Peyrat
Archive

 

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publié le  11/04/2002
 

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Boudé par Paris, mal aimé par sa ville d'adoption, le sénateur maire de Nice n'a pas su récupérer à son profit la formidable machine mise en place par Jacques Médecin. C'est aujourd'hui un homme blessé. Mais décidé à se battre.

 
En robe d'avocat, avec sa voix de stentor et son port de tête de consul romain, il impressionnait les jurés. Jacques Peyrat acquit ainsi une solide réputation assise sur des succès retentissants, comme l'acquittement de Dominique Poggi, l'un des chefs présumés des égoutiers du «casse du siècle».
Mais passer des prétoires à l'arène politique impose un changement de registre. Surtout lorsque l'on prétend jouer les premiers rôles. Cela suppose - vice ou vertu? - une souplesse qui n'est pas le principal trait de caractère du sénateur maire de Nice. Jacques Peyrat serait plutôt du genre raide dans ses rangers. Et pour cause: fils d'un officier réputé austère, officier lui-même, il a longtemps milité, l'esprit para en bandoulière, dans les rangs du Front national, le parti le plus discipliné qui soit. 
Parmi le personnel municipal comme dans la population, nombreux sont ceux qui, à Nice, lui reprochent sa morgue, sa suffisance, voire son mépris affiché à l'égard du vulgum pecus. A les entendre, en réalisant, sur le tard, le rêve de sa vie - devenir le premier magistrat de sa ville d'adoption - l'avocat n'aurait pas su s'adapter à des fonctions qui exigent de savoir séduire pour mieux convaincre. Son élection, vécue comme un couronnement, aurait au contraire accentué un penchant très militaire: couper court à tout dialogue et bannir la moindre contradiction. «On l'a vu, dans des réunions de comité de quartier, moucher sans ménagement ses contradicteurs, raconte l'un de ses détracteurs. Face à des situations conflictuelles, il devient agressif.» 
Les Niçois, habitués aux gestes amicaux, à la familiarité bon enfant et au verbe volontiers chaleureux de Jacques Médecin, supporteraient donc mal le ton cassant de «M. le Sénateur Maire». 
Les reproches ne s'arrêtent pas là. Jacques Peyrat, plus adjudant que chef de corps, ferait davantage preuve d'autoritarisme que d'autorité. Souvent indécis, il ne barrerait pas d'une main suffisamment ferme cet immense paquebot qu'est la mairie, avec ses 7 200 «matelots». 
Ce portrait à charge mérite sans doute d'être nuancé. Un élu de sa liste qui ne passe pas, loin s'en faut, pour un inconditionnel, parle de «carapace». «Ce n'est pas un vrai dur, un vrai méchant. Il n'a pas le coeur sec. Au contraire: il est trop gentil, il ne sait pas virer les gens. Ses airs de matamore cachent une grande timidité.» «Dans la forme, il commet des erreurs mais, sur le fond, c'est exactement le contraire», plaide son adjointe, Juliana Chichmanian-Delpy. 1995 avait marqué la première grande victoire politique de l'avocat. Sa liste «socioprofessionnelle» l'emportait brillamment - 13 000 voix d'avance - sur celle conduite par le tandem RPR appuyé par Paris, formé de Jean-Paul Baréty, maire sortant, et de Patrick Stefanini, directeur de cabinet d'Alain Juppé. 
Six ans et une mandature plus tard, patatras: le pénaliste Jacques Peyrat frôle la correctionnelle. Alors qu'il a fait le plein des soutiens officiels à droite, du RPR à l'UDF, en passant par DL et les amis de Philippe de Villiers, il ne gagne qu'avec 3 500 voix d'avance. Un score étriqué qui ne doit rien à la qualité de l'adversaire - une gauche plurielle déliquescente emmenée par Patrick Mottard, leader très contesté d'une fédération départementale du PS déchiquetée par les rivalités internes. 
Cette réélection étriquée sonne en fait comme un désaveu. Jacques Peyrat paie un déficit de popularité lié à son personnage public. Mais aussi, et surtout sans doute, à la mauvaise gestion d'un capital, occulte certes, mais bien réel, laissé en héritage par Jacques Médecin: une surpuissante machine à gagner les élections. 
Cette page d'histoire, encore secrète, mérite d'être racontée. Ecoutons donc l'un de ses principaux animateurs: «Nous avons travaillé pour Peyrat dès 1991. Sur ordre de Médecin. Il nous a dit: ?Allez avec Peyrat: c'est lui le prochain maire de Nice.'' Toute l'équipe mise sur pied par Max Gilly, l'homme de l'ombre, le maire bis, récolteur des fonds occultes et grand patron des colleurs d'affiches et des agents électoraux, a alors repris du service. L'élection de Peyrat a montré que, une fois de plus, Médecin avait vu juste. L'organisation, en 1998, de ses obsèques, que Jacques Peyrat a payées en grande partie de sa poche, nous a fait croire, au début, qu'il était le bon choix. Ensuite, nous avons déchanté...» Un temps, puis: «Jacques Médecin se promenait en ville et écoutait les doléances des Niçois, que Max notait soigneusement, reprend ce politologue de la rue. Le lendemain, chaque personne rencontrée recevait une photo dédicacée tandis que Max, toujours lui, faisait le tour des services municipaux pour s'assurer que les demandes exprimées étaient bien prises en compte. De plus, tous les jours, deux membres de l'équipe tournaient dans Nice à cyclo pour rapporter à Max ce qu'ils avaient vu et entendu. Lui se chargeait d'en faire bon usage. C'est comme cela que Médecin récoltait des voix...» 

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Or, à l'entendre, «Jacques Peyrat a tourné le dos à cette organisation» restée pourtant à son service après l'exil de Jacques Médecin en Uruguay. Dès lors, le divorce était consommé. Et cela de manière d'autant plus préjudiciable que le nouveau maire, en voulant mettre sur pied, avec ses propres hommes, une copie conforme du «système Médecin», n'a réussi qu'à en créer une pâle imitation. L'Entente républicaine du nouveau maire collectionne en effet les revers. Micheline Baus et Norbert Battini, fidèles entre les fidèles, mais aussi Max Baeza, Jérôme Rivière et, plus récemment, Gérard Bosio, tous soutenus par le maire de Nice, se sont inclinés lors de scrutins cantonaux a priori favorables. 

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Il faut ajouter à ces fiascos électoraux quelques couacs spectaculaires dans la gestion des affaires municipales, tels que le Festival des séries télévisées, le méga-concert de Cerrone ou le Festival de la glisse. On comprend dès lors que Jacques Peyrat ait du mal à vanter son bilan, malgré un redressement sensible des finances publiques et de grands projets comme le tramway ou la nouvelle mairie. 
Parce que son message passe mal, l'actuel maire de Nice peine à s'implanter dans cette ville qu'il a découverte en 1945. On comprend pourtant mieux l'authenticité de son attachement à la ville, généralement mis en doute, quand il consent à se confier: «J'avais 14 ans. Ma mère nous avait quittés et je vivais avec mon père et mon frère. J'ai vécu l'exode. Le petit garçon de Jeux interdits, c'était Jacky Peyrat. J'ai alors rencontré de vrais amis, comme Georges Labica et Michel Baret puis, plus tard, à la préparation militaire, Jean Hanot, devenu l'un des mes adjoints à la mairie.» Hervé Barelli, son conseiller en matière de «nissartitude», confirme ce désir d'intégration, profond et dénué de démagogie, qui l'a poussé à tenter de se familiariser avec la pratique du dialecte nissart et à favoriser toutes les opérations de protection du patrimoine et de maintien des traditions locales. 

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Mais son adhésion au RPR, dès 1998, n'a pas joué en sa faveur. D'abord parce qu'elle a été comprise par les Niçois, plus ou moins consciemment, comme le choix de Paris contre Nice. Une préférence aussitôt concrétisée par l'arrivée - imposée par l'état-major gaulliste? - d'une escouade de hauts responsables «parisiens», dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont jamais fait l'unanimité. Particulièrement visé: Alain Belais, ancien collaborateur du ministre de la Coopération d'Alain Juppé, le RPR Jacques Godfrain, dont il a fait son directeur du cabinet. 
Jacques Peyrat justifie cet apport exogène par le fait que, lors de sa prise de fonctions en 1995, la mairie était «sous le choc». «J'ai paré au plus pressé en bouchant les trous», explique-t-il. Depuis peu, il a pris conscience de ce désamour et a entrepris de remplacer les «étrangers» par des «locaux». A la direction de la communication, Patrice Delage s'est ainsi retrouvé «placardisé» au profit de Bertrand de Camas, ancien responsable de la rédaction niçoise du groupe Nice Matin. Tandis que le secrétariat général adjoint de la mairie a vu le retour en grâce de Lucien Pampaloni. 

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Mais ce que Jacques Peyrat, dans son for intérieur, ne parvient pas à admettre, c'est l'ingratitude affichée à son égard par les caciques du RPR. Il offre aux gaullistes, lui le farouche partisan de l'Algérie française, un cadeau royal: la cinquième ville de France, désormais principal fief, avec Bordeaux, du mouvement chiraquien en France, après la perte de Paris. Il embauche quelques laissés-pour-compte de la cohabitation. Il accepte tous les diktats parisiens lors du renouvellement de sa liste en 2001 - «Il est allé à Canossa», témoigne l'un de ses anciens adjoints, Serge Ferrand. Et, en remerciement, les «pontes» du RPR, Jacques Chirac en tête, continuent de le garder à distance! Le président-candidat préfère ainsi tenir meeting à Marseille qu'à Nice. Et Patrick Devedjian le contredit sans ambages lorsqu'il se prononce pour la réouverture du débat sur la peine de mort. Parce qu'on ne lui pardonne pas son appartenance passée au Front national. 
Alors, malgré un amour-propre blessé, Peyrat s'emploie à obtenir dans les Alpes-Maritimes la reconnaissance qu'on lui refuse à Paris. C'est le sens de son «alliance politique très forte», selon ses propres termes, avec Christian Estrosi, député et secrétaire départemental du RPR. Les deux hommes se sont partagé les rôles. A Estrosi la présidence du conseil général en 2004, à Peyrat celle de la communauté d'agglomération. L' «agglo», sa grande réussite. Une manière de concrétiser, en politique, une profession de foi très intimiste. «A l'école, puis au lycée, j'ai trop souffert de ne pas être complètement niçois. J'ai trouvé ici mes racines. Je ne veux pas les perdre une seconde fois.»  

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