Source : de 
Juriste

Connaissez-vous Monsieur Ripley, célèbre roman de Patricia Highsmith ? D’abord adapté au cinéma par René Clément, sous le titre Plein Soleil, avec Alain Delon dans le rôle principal, il a ensuite fait l’objet d’une réinterprétation hollywoodienne, réalisée par Anthony Minghella, Matt Damon succédant à notre héros national. Sorte de revisite duBel-Ami de Guy de Maupassant à la sauce beat, Ripley narre les aventures d’un séduisant escroc, aussi ambitieux que prêt à tout. Il arrive à ses fins parce qu’il réussit à gagner la confiance totale de ses victimes.

Bien entendu, la comparaison avec Emmanuel Macron serait tout à fait excessive, caricaturale, voire grotesque. Il est, néanmoins, parfois difficile de résister à la tentation d’un bon mot, surtout quand il s’appuie sur l’actualité. Dans un article publié par le magazine en ligne StreetPress, le journaliste Adrien de Tricornot rapporte une anecdote que je crois particulièrement révélatrice sur la personnalité de l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande. Alors qu’il était vice-président de la Société des rédacteurs du Monde, Adrien de Tricornot a été approché par Emmanuel Macron, banquier chez Rothschild.

Don du ciel, le jeune Emmanuel s’était présenté comme un technocrate désabusé, désintéressé et lassé par la vie des affaires. Le travail de financier ? Si étranger à sa personne véritable. Et c’est ainsi qu’Emmanuel Macron a proposé, pro bono, ses services à la Société des rédacteurs du Monde, au moment où ces derniers devaient faire appel à de nouveaux investisseurs. Le talentueux monsieur Macron avait tout pour leur plaire. Loin de la caricature du banquier d’affaires, il s’était avant tout dépeint en membre de la fondation Jean-Jaurès, ancien assistant de Paul Ricœur (un demi-mensonge sur lequel je reviendrai prochainement) et, surtout, en ardent défenseur de la liberté de la presse. Quel homme !

Tombés sous le charme, les journalistes ont aveuglément accordé leur confiance à Emmanuel Macron. En réalité, le mari de Brigitte – qu’on ne devait plus voir dans les journaux mais qui est de toutes les couvertures en papier glacé – négociait dans leur dos. Adrien de Tricornot écrit :

« Je vois la porte de l’immeuble s’ouvrir. Un petit groupe sort autour d’Alain Minc, pour aller déjeuner ; le dernier à sortir est Emmanuel Macron. Je croise son regard, il me semble qu’il me voit également ; il échange quelques mots avec Minc tout en restant sur le pas de la porte, puis Macron disparaît derrière la porte cochère et ne sort pas. Là, je dis à mes collègues : “Vous n’allez pas me croire, mais avec Minc, il y avait Macron.” Mes amis me disent que je suis peut-être un peu fatigué, mais que ça n’est pas possible. »

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Emmanuel Macron est si lâche qu’il s’est caché dans un immeuble pour éviter de croiser les journalistes qu’il avait manipulés et trahis. L’avocat de la Société des rédacteurs du Monde, pourtant rompu à ce milieu de requins, en était resté baba. Sidérant d’outrecuidance, de fausseté, de mesquinerie, Emmanuel Macron n’a plus jamais contacté ces gens auxquels il s’était pourtant si vite lié. Il n’a jamais été sensible à l’intérêt général, privilégiant sa carrière et ses relations.
Est-ce bien cet homme que vous voudriez porter à l’Élysée ? Un homme qui n’a pas de parole, capable de poignarder dans le dos ses propres amis ? Le talentueux monsieur Macron sera bientôt démasqué.
Gabriel ROBIN 
 
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