LE MONDIALISME SERA-T-IL

 

TERRASSÉ PAR TRUMP ?

 

 

par Jean Goychman & Luc Sommeyre

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L’ultra-libéralisme qui s’est fait jour progressivement aux États-Unis dès la fin de la deuxième guerre mondiale (concept insidieusement exporté dans le monde occidental par ses promoteurs) sera-t-il détruit par les américains eux-mêmes ?

ATTENTION ! – Ne confondez pas « américains » et « gouvernement américain »… Entendez plutôt par là les anciens gouvernements US qui, depuis l’assassinat de JFK, plongeaient leurs racines au cœur même de l’État Profond ou Deep State dont l’influence perdure aujourd’hui. L’intronisation de Donald Trump comme comme 45ème Président des États-Unis fut un séisme épouvantable pour le clan mondialiste. Trop nombreux sont les européens qui englobent ce Peuple dans un « tout ».

Voir les articles publiés sur ce sujet géopolitique essentiel dans l’histoire du monde d’aujourd’hui : lien 1, lien 2, lien 3 et lien 4.

Telle est la question qui peut légitimement être posée après le discours de Donald Trump à Pensacola (Floride) le 9 décembre dernier [1].

Du “jamais entendu” !
[cliquez sur l’image ci-dessus − 17:28]

à FAIRE SUIVRE et à DIFFUSER absolument…
lien YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=rpWftWqMRiE

 

Le retour aux valeurs établies

Donald Trump rappelle en préambule quelques vérités premières destinées de toute évidence aux médias-aux-ordres [2] qui lui livrent une guerre incessante depuis son élection.

Brisant les idées émises et reçues par tous les médiaphages, il clame avec fierté que « jamais les propriétaires noirs n’ont été aussi nombreux sur le sol des États-Unis », puis que son gouvernement est « pro-police, pro famille et pro-travailleurs » mais surtout, ajoute-t-il avec une certaine malice « pro-américain », ce qui déclenche les acclamations de la foule. Il poursuit en disant que c’est la raison pour laquelle il a sorti les États-Unis du Pacte mondial sur l’immigration, que les mondialistes appellent « le plan sans frontières ».

 

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La souveraineté américaine n’est pas négociable

Donald Trump rappelle ensuite que c’est le gouvernement américain, élu par le peuple américain, qui établit les règles et personne d’autre, rappelant que l’Amérique est un pays souverain. On remarquera que Donald Trump emploie souvent le mot « Amérique » pour parler des États-Unis. On peut y voir une allusion au discours tenu par le président Monroe en 1823 connu sous le nom de la « doctrine Monroe » qui disait clairement que le continent américain appartenait au peuple américain et que les européens ne devaient plus se mêler des affaires américaines. Cela avait permis de récupérer l’Oregon aux anglais et l’Arizona, le nouveau Mexique et la Californie aux mexicains, puis le Texas à l’issue de la guerre de 1841.

Il continue, toujours avec la même idée, que « il n’appartient pas aux bureaucrates étrangers de fixer les règles » en vigueur aux États-Unis qui ne laisseront pas les autres pays gérer leur immigration.

Vent debout contre le Mondialisme

Donald Trump rappelle qu’il a été élu par le peuple américain pour protéger les intérêts américains. À ce titre, il déclare vouloir renégocier « les désastreux accords de l’ALENA [3], de la Corée du Sud et de tant d’autres », espérant cependant garder l’ALENA, ce dont il n’en est pas sûr en raison d’un déficit du commerce extérieur avec le Mexique de 71 milliards de dollars. La résiliation de cet accord n’aurait aucune conséquence néfaste pour les États-Unis. Idem à l’endroit du Canada, pays avec lequel s’est creusé un déficit, quoi qu’en dise le gouvernement canadien qui oublie sournoisement de compter dans la balance commerciale les opérations liées au bois et à l’énergie. Preuves à l’appui, Donald Trump indique avoir dit « NON » au Premier ministre Trudeau, qu’il considère cependant comme « un bon gars » [4]

Il poursuit son discours en annonçant qu’il est revenu de son voyage en Asie avec plus de 300 milliards de dollars de contrats commerciaux, ce qui induira une augmentation considérable de l’emploi pour les américains.

L’« horrible accord » de Paris sur le climat

Trump avait promis de sortir de « l’horrible accord de Paris – horrible pour les américains, mais pas pour les autres » prend-t-il la peine d’ajouter – car la Chine ne l’appliquera qu’en 2030 et la Russie reviendra au niveau de pollution de 1990, ce qui n’a rien de contraignant. Pour lui, les États-Unis vont payer pour les autres. Il ne l’accepte pas.

Il n’écarte cependant pas la possibilité d’y revenir, mais avec d’autres conditions financières qui seraient moins défavorables aux États-Unis.

Arrêtons-nous un instant là-dessus.

Trois jours après le discours de Trump en Floride, Emmanuel Macron répondit – sans s’adresser directement au Président américain – en lui disant qu’il (Trump) y reviendra de toute façon sans négociation possible. Ainsi dites, les choses deviennent ainsi plus claires : le véritable enjeu est bien celui de l’établissement d’un gouvernement mondial dont Trump ne veut pas, et Macron s’érige comme le leader mondialiste qui voudrait s’opposer directement à lui. Trump, jeune en politique mais fin connaisseur de l’âme humaine, n’est pas dupe et a même anticipé le geste du Président français qu’il appelle par son prénom, artifice pour montrer qu’il « le connaît bien » [5]. Par anticipation, il lui répond en disant qu’il ne peut en aucun cas accepter un accord qui donnerait aux autres pays le droit de polluer tout en conduisant à la fermeture des usines américaines.

“L’écologie financiarisée” veut gouverner le monde

Donald Trump a bien compris que ces accords sur le climat, en apparence destinés à « sauver la planète » n’étaient en réalité qu’un SUBTERFUGE qui allait profiter à la finance internationale pour faire payer les États réputés pollueurs sans pour autant réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre). Tout autant soucieux de l’écologie élémentaire, il rappelle qu’il souhaite naturellement « un air pur et une eau limpide » mais qu’il ne veut pas que les autres puissent polluer en profitant de cet accord. En outre, il annonce que les américains deviendront exportateurs en matière d’énergie très rapidement et que personne ne pourra s’y opposer, ce qui permettra de rembourser progressivement la dette américaine [6], et il le dit probablement à usage interne, sachant que le plafond de dettes autorisé va être atteint prochainement. 

Voir article suivant.

La lutte contre l’État Profond prend une nouvelle tournure

La suite du discours est plus axée sur la politique intérieure. Donald Trump dénonce les méfaits de l’immigration et du regroupement familial, le laxisme des tribunaux de San Francisco (« ville-sanctuaire ») qui protègent les immigrés récidivistes ainsi que les Démocrates de Washington souhaitant imposer le plan santé d’Obama et étrangler l’économie américaine par des règles socialistes en augmentant considérablement les impôts et les taxes. Le retour aux valeurs familiales est cité également, comme les autres valeurs traditionnelles telles que l’armée et la religion, en affirmant qu’en Amérique, « on n’adore pas le gouvernement − on adore Dieu »

Un discours très parlant pour l’Amérique profonde qui s’oppose à l’État Profond

Donald Trump repositionne durant ce discours l’Esprit de la Doctrine Monroe [7] qui articule les valeurs du peuple américain et fustige les ennemis des États-Unis. C’est un positionnement « en apparence isolationniste », qui implique de préserver ses propres libertés tout en ne s’occupant pas des autres mais qui remet en avant cet aspect de peuple voué à une « destinée manifeste » décrite par John O’Sullivan vers 1845 [8].

Si l’on y regarde de plus près, on conclut que l’ultra-libéralisme qui conduisait à la mise en place d’un gouvernement mondial après la nécessaire disparition de la souveraineté des États, va finalement se heurter à la volonté du peuple qui lui a – probablement à son insu – donné naissance.

Jean Goychman
Luc Sommeyre

19/12/2017

[1] https://lesobservateurs.ch/2017/12/11/donald-veut-proteger-son-peuple-et-ne-sen-cache-pas-video-en-francais/
[2] … aux ordres de l’État Profond bien sûr.

[3] Accord de Libre-Échange Nord-Américain entré en vigueur en 1994, créant l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde.
[4] Pour Trump, « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Mais si l’on peut lire entre les lignes, il faut aussi savoir entendre entre les mots…
[5] Voir note précédente.
[6] Même s’il a « d’autres projets » sur ce problème crucial, projets qu’il n’a pas encore dévoilé. Chaque chose en son temps…
[7] Ensemble de principes de politique étrangère énoncés par le président des États-Unis J. Monroe dans son message au Congrès, le 2 décembre 1823. Cette doctrine devait préserver le continent nord-américain et l’Amérique latine contre de nouvelles interventions colonisatrices européennes.
[8] John L. O’Sullivan, né le 15 novembre 1813, mort le 24 mars 1895, journaliste et homme politique américain, auteur de la célèbre expression « Destinée manifeste » en 1845 lorsqu’il qualifiait l’annexion du Texas et du comté de l’Oregon aux États-Unis.

SOURCE : https://www.minurne.org/?p=13366