Trump s’est amusé pendant

 

trois jours, puis il a sifflé

 

la fin de la récréation

 

 

SOURCE : Publié le 10 juin 2018 - par  

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Le G 7 vient de se terminer dans la plus grande confusion, opposant Trump aux six (en réalité à deux chefs d’état seulement, Macron et Trudeau) sur de nombreuses questions économiques et même morales.

Cet échec, à quoi est-il dû ?

De la part des uns et des autres, l’aveuglement joue un rôle capital : Trump avec sa promesse électorale et Macron avec son manque de vision de ce qu’est le monde en économie, diplomatie et en politique. La première réaction est de constater que c’est du «  chacun pour soi », chaque membre du G7, qu’ils l’avouent ou pas, veut défendre les intérêts de son pays d’où l’éclatement de l’Europe face au président américain. Les intérêts de Merkel sont totalement différents de ceux de Macron  et ceux de Trudeau n’ont rien à voir avec ceux de l’Europe.

Deuxième point essentiel : Trump demande la réciprocité dans la taxation aux frontières. L’exemple qu’il a envoyé au visage de Trudeau est tout à fait légitime. Le Canada taxe le lait américain à 300% pour défendre les agriculteurs du Québec mais refuse d’avoir les produits canadiens taxés par les Etats-Unis pour défendre ses ouvriers.

L’Allemagne taxe les voitures  américaines mais refuserait une taxe sur les siennes propres qui entrent aux USA. La menace d’imposer une taxe de 25% sur les Mercedes ou BMW fait peur à Merkel car cela frapperait de plein fouet l’industrie de l’automobile allemande. La Chancelière semble prête à négocier avec Trump sur ce sujet au grand désarroi de Macron qui voit une fissure entre les Européens.

Mais pour Trump, maitriser la situation c’est d’abord diviser ses concurrents. Et étant homme d’affaires plutôt que dirigeant politique, il connaît toutes les ficelles et sait les utiliser. Ce que Macron n’arrive pas à comprendre. Le «  Make America Great Again » auquel Macron a répondu par « France is back » a derrière ce slogan, beaucoup plus de poids, plus d’influence que la petite bombinette publicitaire de la France.

Cette conférence apporte une première leçon qui pourtant était déjà inscrite dans le résultat bien avant l’ouverture de ces pourparlers. Trump avait exprimé à maintes reprises, sa politique économique : relever la puissance industrielle de l’Amérique et fournir des emplois longtemps exportés par ces traités commerciaux vers l’Europe, la Chine ou le Mexique. Depuis la fin de la guerre II, les Etats-Unis avaient servi, d’après Trump, de vache à lait pour le reste du monde. D’abord avec cette aide massive apportées aux belligérants : la France, l’Allemagne, le Japon, ce qui permit à ces diverses nations de reprendre leur essor. Puis pour les protéger de l’ennemi du moment, le communisme, l’Amérique avait construit un bouclier militaire qu’elle finançait. A chaque problème économique, elle était là pour offrir des solutions.

Enfin le marché américain a été pendant très longtemps le moteur de la prospérité de la planète et il était pénétré sans scrupules par tous. Par contre pour de multiples raisons (sanitaires, normatives, sécuritaires) les marchés étrangers étaient fermés aux produits américains. On met en avant l’interdiction d’importer du bœuf du Texas ou des volailles de l’Illinois car les règlements de l’Europe l’interdisent.

Depuis plusieurs décennies, les économistes américains tirent le signal d’alarme sur le déclin des Etats-Unis et l’accroissement des inégalités sociales dans leur pays. Les élections présidentielles ont montré qu’une partie des Américains avaient compris le message et qu’il en était terminé des dirigeants intellectuels venant de la Côte Est des Etats-Unis. C’est le regroupement des abandonnés, des méprisés dans tous les états du centre et de l’Ouest qui ont fait basculer la balance vers Trump.

Pour nous Européens, et surtout l’impétueux Macron dont l’ego le rend incompétent à conduire notre pays, pense avoir réussi à dompter le monstre qu’est Trump à ses yeux. Pendant trois jours, il l’a cajolé jusqu’au ridicule, pour croire qu’il arriverait à le faire manger dans sa main comme il l’a fait en France avec l’opposition. Mais l’étude psychologique qu’il a portée sur Trump était erronée de part en part. Il l’a vu avec le petit bout de la lorgnette, le réduisant à un être frustre, sans culture, burlesque qu’il serait facile sur un niveau intellectuel à étouffer. Mal lui en a pris car ce n’est pas sur ce niveau que voulait se placer Trump mais dans son propre domaine où il était passé maître : les finances, l’économie et le «  trading », le commerce de marchand de tapis. C’est là qu’on aperçoit l’incompétence de Macron qui ne connait que les règlements financiers et les structures administratives d’une banque ou d’un pays.

De plus à travers le monde et aux Etats-Unis, la nullité des approches commerciales des industriels français est connue. Pour vendre à l’étranger (exemple les Rafales) il faut une délégation non pas de bons vendeurs mais de notoriétés politiques pour les refiler. Macron a réussi à fourguer quelques avions au Qatar et à l’Arabie Saoudite, ce que n’avaient jamais pu faire les services de Dassault. En échange de bons procédés, la vente a eu lieu. Mais sous Obama, les chasseurs américains se vendaient sans son aide.

Le slogan dit que la France manque de pétrole mais a des idées et c’est vrai, les inventions françaises, dans de nombreux domaines, sont reconnues. Malheureusement elles ne sont pas exploitées d’une façon massive et industriellement. Elles partent à l’étranger et nous reviennent sous forme d’importations.

Macron, au Manoir Richelieu à Malbaie (noms prédestinés pour un échec, la baie en elle-même et Richelieu pour son pouvoir que n’a pas Macron) a complètement raté son show de séduction peu aidé en cela par son copain Trudeau. Ils n’ont réussi qu’à mettre Trump en boule et d’un tweet, il a torpillé la conférence, se désolidarisant des autres dirigeants. On a peu de réaction du Japon ou de l’Italie, une concession mollassonne de Merkel. Pendant ce temps, la Russie et la Chine se réunissaient pour parler aussi business puisqu’ils n’étaient pas invités au Québec. Une sacrée concurrente au G 7 ! Va-t-on comme l’indiquent certains titres de la presse française vers un dissolution du G7 ?

Les grandes puissances étant absentes, on a affaire à une petite bande de copains, les Européens qui ont un rôle de plus en plus effacé sur les marchés mondiaux.

Quand Macron comprendra-t-il qu’il va à ces réunions, les mains vides mais la tête remplie de rêves utopiques qui n’ont pas prise sur les autres chefs d’état ?

Encore une fois Trump a fait ce qu’il voulait et qu’il ne s’est pas laisser embobiner par notre nouvel Empereur, Macron Premier.

Enfin un clin d’œil amusant, la France n’est pas venue à bout de l’équipe USA sur son propre terrain. Signe du destin, ce qui est valable au foot l’est aussi sur la scène internationale !

André Girod

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SOURCE : Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 juin 2018

Depuis plusieurs semaines, les médias atteints du syndrome de la haine de Trump (99% des médias) dénoncent la guerre commerciale des tarifs douaniers déclenchée par Trump, sans comprendre que Trump a tendu un piège aux membres du G7, qui sont tombés dedans la tête la première.

Il est désopilant de lire la médiocre analyse d’Arnaud Leparmentier, le correspondant à New York du Monde, qui n’a pas été foutu de voir que toute cette affaire de « guerre des tarifs » est la stratégie d’un grand négociateur, auteur du best-seller « l’art de la négociation » (The Art of the Deal*).

Trump, en réalité, vient d’exposer l’hypocrisie des dirigeants politiques européens et canadien.

Les membres du G7 étaient venus plaider la cause de leurs pays respectifs. Ils sont arrivés à la réunion en critiquant les tarifs douaniers imposés par le président américain, en lui demandant de ne pas déclencher une guerre commerciale. Vous avez tous lu cela. Ce que vous n’avez pas lu, c’est la réponse du Président Trump parce qu’elle est à l’antithèse des accusations de protectionnisme faites contre lui.

Trump accusé de protectionnisme, demande la liberté totale des échanges à tarif zéro (1)

Le président américain a déclaré qu’il était d’accord pour la fin des tarifs douaniers que les membres du G7 réclamaient. Il leur a dit qu’il ne voulait pas de guerre des tarifs ni de guerre commerciale. Et il leur a offert la fin totale des tarifs douaniers, et aucun média ne l’a écrit, vous ne le lirez que sur Dreuz. Plus aucun tarif douanier, plus aucune barrière douanière non tarifaire, la liberté totale des échanges sans aucune barrière, tarifaire ou non.

« Pas de tarifs douaniers, pas de barrières – c’est ainsi que cela devrait être. Et pas de subventions. C’est la solution ultime. Je ne sais pas si cela fonctionnerait ou pas, mais j’ai proposé [cette solution] », a déclaré le président Trump lors de sa conférence de presse à Québec samedi avant son départ pour Singapour.

« En d’autres termes, disons par exemple que le Canada à qui les États-Unis paient d’énormes droits de douane sur les produits laitiers par exemple – 270%, personne ne le sait -… nous ne voulons rien payer. Pourquoi devrions-nous payer ?

En fin de compte, a ajouté le président aux membres du G7, c’est ce que vous voulez – vous voulez une [zone] exempte de droits de douane, vous ne voulez pas de barrières et vous ne voulez pas de subventions, parce qu’il y a des cas où des pays subventionnent des industries et ce n’est pas équitable. »

L’hypocrisie des méfias (contraction de médias et mafias) exposée

Trump a donc offert sur un plateau ce que réclamaient les dirigeants européens.

Macron et Trudeau auraient dû célébrer publiquement leur victoire. Les médias auraient dû se réjouir et écrire en gros titre : « Trump a perdu la partie », « Trump cède face au bloc soudé lors du G7 ». Et vous n’avez pas lu cela.

Vous n’avez rien vu, et rien entendu de tout cela, parce que les membres du G7 et les médias mentaient.

Ils n’étaient pas venus pour établir des échanges commerciaux équilibrés et mettre fin au « protectionnisme » de Trump. Ah ils l’ont dit et clamé sur les toits ! Mais ce n’était pas vrai.

Ils ne voulaient pas la fin de la guerre commerciale, ils ne voulaient pas l’annulation des tarifs douaniers, ils voulaient seulement conserver le bénéfice de leurs tarifs douaniers élevés. Ils voulaient continuer à imposer leurs tarifs douaniers aux Etats-Unis, et que les Etats-Unis payent sans rien dire, comme avant. Comme toujours.

Le président Trump les a pris à leur propre piège. Et ils sont repartis penauds. Les médias, heureusement pour Macron, Merkel et Trudeau, ont couvert la gifle qu’ils ont reçue.

Ils n’ont pas publié la proposition du président Trump de faire disparaître les tarifs douaniers, car après l’avoir attaqué pendant des semaines en le traitant de protectionniste, ils se seraient ridiculisés. Dreuz les ridiculise.

Regardez ce passage, rapporté par @TrumpFranceInfo, où Nicolas Doze se plaint de « l’agressivité économique » du président américain :

Doze n’est pas un mauvais analyste, je l’ai entendu, sur l’économie, tenir des propos très cohérents. Mais comme me le concédait récemment Eric Zermmour, il ne dispose, et c’est tragique concernant Trump, que les sources d’information qui haïssent Trump et il en tire les mauvaises conclusions. Je parie que ni Doze ni Zemmour ne sont informés des propositions de Trump dont je vous parle ici !

Conclusion

Très tôt dans ma vie, mon père me disait qu’on ne fait pas d’un bourrin un cheval de course, ce qui veut dire qu’on ne peut pas demander à des idiots de comprendre les gens intelligents. J’ignorais alors que cela s’appliquait si bien aux journalistes parce que les journalistes, tels que je les voyais, avaient un beau vernis, l’éloquence de l’écriture, l’aisance de la parole, et cette pointe de dédain qui cache si bien leur bêtise.

Les journalistes des grands médias, qui de leur belle plume superficielle loupent l’essentiel des moments uniques que nous vivons, ne sont évidemment pas capables de comprendre la logique des affaires où Trump est un grand maître, et les tarifs douaniers entrent pile-poil dans cette logique, après avoir été traités pendant des décennies au travers du filtre de l’idéologie politique. Je disais hier à Guy Millière qu’il aura fallu le contraste d’un Trump pour mieux voir la vacuité et l’hypocrisie d’un Macron, d’une Merkel et d’un Trudeau. Il est certain qu’avec Hillary Clinton la menteuse, l’harmonie aurait été parfaite.

SOURCE  :Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

PS Lorsque le président Trump réclame que la Russie soit réintégrée au G7, les commentateurs concluent à tort que Trump voit la Russie d’un bon œil. Ils se trompent. Trump considère la Russie comme un des ennemis de l’Amérique, mais un ennemi qu’il est anormal de traiter plus mal que l’autre grand ennemi, un plus grand ennemi de l’Amérique encore, qui lui vole ses brevets et sa propriété intellectuelle, la Chine.

(1) businessinsider.com/trump-suggests-dropping-all-tariffs-trade-barriers

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