« CES GENS QUI NE SONT RIEN »

 

(dixit Macron) 


par l’Imprécateur

 


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« Les gens ne sont rien », dit Jupiter, mais il se fout d’eux quand même devant l’aréopage de ses domestiques endormis par un discours soporifique à force de platitudes, d’annonces déjà faites pendant sa campagne, de répétition de promesses qu’il accomplira, dit-il, « avec intelligence« .

Les photos de la tribune du gouvernement sont parlantes, Hulot et Le Drian qui dorment, les vieilles qui bâillent. On va finir par regretter que notre apprenti dictateur ne soit pas Kim Jung Un qui fit fusiller un général s’étant endormi pendant l’un de ses discours, ça aurait fait quelques coûteuses serpillières de moins.

La seule chose intéressante et amusante, fut d’assister à la tentative de contrôle de leurs orgasmes à répétition des deux macronolâtres Ruth Elkrief et Nathalie Saint Cricq, toujours prêtes à lui lécher les babouches et plus si affinités.

« Qu’a-t-il dit ? Ah oui ! Réforme intelligente du CESE, plus d’Europe intelligente, plus de réfugiés, mais intelligemment, un chouia de proportionnelle, mais intelligente, l’armée européanisée mais intelligemment, moins de parlementaires mais par un tri sélectif intelligent, comme chez Veolia…

Arrogance, mépris, et j’ose le dire parce que c’est facile à démontrer, insuffisance intellectuelle dans ce discours à 600 000 euros. Et les autres, là, dans la salle du Palais de Versailles, qui applaudissent comme des crétins celui qui vient de leur annoncer qu’il va virer une partie d’entre eux !

Mais non, pas si bêtes en fait, ils savent bien qu’il ne le fera pas parce qu’il ne peut pas le faire. Ils ont été élus par le peuple, comme lui. Il annoncera peut-être une réduction de l’effectif, mais pour après son quinquennat, quand il aura été viré ou contraint, comme Hollande, de ne pas se représenter.

Lundi 3 juillet, au lendemain du mini-sommet entre les ministres de l’Intérieur italien, français et allemand, la tonalité de la presse italienne était enthousiaste. Le Corriere della Sera annonçait une “entente à trois sur [la question des] migrants”, La Repubblica un “pacte”, tandis que le journal romain Il Messaggero saluait le “oui de Paris et de Berlin”. Il n’y avait pratiquement que le quotidien de droite Libero pour estimer que rien n’était joué et avertir : “Il souffle un vent de je-m’en-foutisme sur le continent.”

Comme toujours, c’est le quotidien de droite qui avait raison. Macron a tenu son discours de gros nul devant le parlement. Il a parlé d’“accueillir les réfugiés politiques qui courent un risque réel, car ce sont là nos valeurs, mais sans les confondre avec des migrants économiques et abandonner l’indispensable maintien de nos frontières.” S’il le fait vraiment, mais il ne le fera pas, son discours n’étant qu’un extincteur de la colère du peuple français.

C’est donc, entre les lignes, une fin de non-recevoir, relève la presse italienne. Rome demandait notamment, à coups de menaces, que la France et l’Espagne ouvrent leurs ports aux bateaux des ONG, pour alléger la pression sur les siens, confrontés à une importante vague migratoire.

Mais on apprend que plusieurs ONG organisent le trafic de migrants en collaboration étroite avec les trafiquants de chair humaine, leur fournissant à prix réduit les superbes canots pneumatiques neufs que l’on voit à la télé, prévenant par téléphone les marines nationales italiennes, espagnoles et françaises de la position des canots en prétendue détresse dont les occupants ont été dûment formés au jeu des questions-réponses avec les autorités. Ils ont froid et faim, il ont quitté la côte libyenne sans que les passeurs complices des ONG leur aient fourni eau et nourriture, il ont perdu plusieurs des leurs (presque toujours des chrétiens qu’ils ont balancé par dessus bord), il ont toujours avec eux un femme enceinte de huit de mois et trois ou quatre petits pour les photos des journalistes. Tous ces hommes jeunes, pouilleux mais en bonne santé ont perdu leurs papiers, ont sur eux la liste et les numéros de téléphone des associations mafieuses qui vont leur permettre d’avoir nourriture, logement et la prime d’attente de 513 euros, etc.

Et ça marche ! Pourquoi ça ne marcherait-il pas puisque les autorités européennes et Macron veulent ces migrants pour métisser et remplacer à terme ce peuple de vieux blancs conservateurs européens ?

Rien sur l’immigration ou presque, rien sur la sécurité des Français.

Ce discours était inutile, étalage de mépris pour les élus et le peuple français, de vanité, mots creux, phrases dénuées de sens, lieux communs. Un discours de technocrate, écrit par un énarque pour un énarque.

Il reflète à la perfection le personnage Macron : étudiant brillant, orateur habile capable de changer son propos en fonction de celui qui l’écoute, penseur qui pourrait passer pour profond s’il n’était le roi du copié-collé, cherchant plus à éblouir qu’à persuader, girouette dorée en réalité.

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Hollande l’appelait « l’homme aux dix-sept discours » parce qu’il a l’art de contenter tout le monde et de ce fait plait plus que ses adversaires qui ont des valeurs et des convictions bien ancrées. Les banlieues transformées en coupe-gorges, la dette qui vient de gonfler de huit milliards et dont il est tout autant que Hollande responsable, les maladresses et les petites escroqueries de plusieurs ministres, la bêtise crasse et le ridicule de bien des députés de son parti, la loi des suspects sous le nom de moralisation de la vie publique, comme si une loi avait jamais empêché les mafias politiques et médiatiques de prospérer, rien n’y fait, Macron séduit.

Et même des vieux briscards de la politique, comme Denis Tillinac que l’on croyait plus futé, disent qu’il faut lui donner sa chance, « Après tout, si ce pouvoir pendant cinq ans ou dix remet la France sur de bons rails… » (Valeurs Actuelles) Le voilà séduit, lui aussi.

Qui pourra l’arrêter ? Angela Merkel peut-être, qui du geste lui signifie qu’il doit rester à sa place, derrière elle.

  

L’Imprécateur