Un quart du Musée

 

Masséna a disparu

 COMMUNIQUE DE GUILLAUME ARAL

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Délibération 17.3 du Conseil Municipal de Nice du 13 novembre 2017

 

J’ai pris connaissance des 157 pages mises en annexe de la délibération relative au récolement décennal des collections des musées municipaux.

Pour chaque musée, il est indiqué le nombre d’œuvres ou objets non localisés, c’est-à-dire volés, perdus, détruits ou disparus.

Et là, ce n’est plus le monde des bisounours Maître Baudoux.

Pour le Musée Chéret, le nombre d’œuvres non localisées s’élève à 1309, chiffre effrayant. Mais le pompon revient au musée Masséna !

Je suis effaré d’apprendre, de l’aveu même des responsables des musées, qu’il manque 2743 objets. 26 % des collections du Musée Massé ont disparu.

Comme un quart d’un musée peut-il ainsi disparaitre en dix ans, sans que cela n’engendre une enquête judiciaire, sans qu’aucune plainte contre X n’ait été déposée, sans qu’il n’y ait eu de sanction ?

Vous ne m’enlèverez pas de l’idée que le fait de prendre un musée municipal pour une villa de réceptions n’y ait pas pour quelque chose : utiliser un musée pour y organiser des réceptions, des diners et des garden-parties entraine nécessairement une baisse du niveau de sécurité.

J’espère Monsieur le Maire, que vous allez apporter dans les jours ou les semaines qui viennent toute la lumière sur ces disparitions scandaleuses du patrimoine niçois.

Guillaume ARAL (DVD)

Conseiller Municipal et Métropolitain d'opposition

06-60-41-32-15

 

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 SUR NICE-MATIN 

Selon le dernier inventaire des œuvres d'art des musées de Nice, plusieurs milliers de pièces se sont volatilisées.

Le cas de la Villa Masséna, en particulier, a crispé le dernier conseil municipal, au moment de valider un document établissant un inventaire de 10 ans dans les différents musées de la ville.

>> RELIRE. Des milliers d'œuvres d'art disparues dans les musées de Nice?

Quoi qu'on en dise, la situation de la Villa Masséna est exceptionnelle. Par son ampleur d'abord et la complexité des opérations.

Le nombre d'œuvres non retrouvées est sans commune mesure avec les autres musées de Nice.

Le "quart du musée" disparu dont a parlé l'élu d'opposition Guillaume Aral, ce sont 2.466 items non localisés sur les 10.406 inscrits sur l'inventaire général.

Mais la totalité du musée Masséna comprend d'autres inventaires, si bien que le total des œuvres inventoriées est de 24.039, pour 2.633 œuvres non localisées.

Le tout, par rapport à un inventaire datant de 1919. Forcément, "d'importantes nuances sont à faire", est-il écrit dans le document.

DIX ANS DE GALÈRE

N'empêche, le bilan décrit un cheminement chaotique. "Ce premier récolement décennal a confirmé la complexité de l'inventaire du musée Masséna", est-il résumé. Un euphémisme.

Dès le départ: "Au moment de la publication de l'arrêté du 25 mai 2004 (...) le musée est en pleine rénovation et les collections, stockées en caisse dans les locaux de la société Chenue, sont indisponibles."

Plusieurs procédures se sont chevauchées, si bien qu'il est difficile de comprendre ce qui a commencé et à quel moment.

Le logiciel livré pour informatiser les collections a mis deux ans à être opérationnel.

Et puis… le changement des équipes, le manque de moyens, les doublons, les descriptions trop succinctes des œuvres, la multiplicité des inventaires, le transfert des collections vers d'autres musées… Autant de difficultés rencontrées pendant 10 ans.

COURSE AUX ŒUVRES

La suite? Parcourir la ville. Du côté des réserves extérieures, des autres musées, mais aussi du côté "des services des Bâtiments Communaux et des Espaces verts, (...) pour pouvoir relocaliser des œuvres inscrites sur l'inventaire, placées hors musée (monuments commémoratifs, statues, etc.) et ayant été déplacées sans que le musée en ait été informé", est-il écrit.

Quant aux vols, un document du Service des Musées de France (SMF) datant de juin 2014 aborde la question des dépôts de plainte, qui ne semble pas mobiliser les foules.

"La plupart sont classées sans suite par les procureurs." Mais elles permettraient d'alimenter une base de données et aux collectivités de réclamer publiquement ce qui leur appartient.

Affaire à suivre…

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à NICE, la scandaleuse taxe des ordures ménagères.

 

       

Communique de presse


Selon la loi, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) doit être proportionnée par rapport au montant des dépenses engagées pour collecter et traiter les ordures ménagères.

Une décision du Conseil d'Etat ( n°368111) rendue le 31 mars 2014 confirme la loi et fait jurisprudence.

A Lyon, le Tribunal Administratif a annulé les taux de la TEOM pour les années 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

La lecture des comptes administratifs de la Métropole Nice Côte d'Azur fait apparaître cela :

TEOM 2014 : 96.780.682€.
Collecte et gestion des déchets 2014 : 36.018.565€.
Soit un trop perçu, pour 2014, de 60.762.117€.

TEOM 2015 : 97.270.700€.
Collecte et gestion des déchets 2015 : 30.150.831€.
Soit un trop perçu, pour 2015, de 67.119.869€.

Nous vous informerons ultérieurement des chiffres pour les années 2011, 2012, 2013, 2016 et 2017. Nous estimons le montant total à rembourser, pour les années 2011 à 2017, aux niçois à plusieurs centaines de millions d'euros.

Nous demandons au Président de la Métropole Nice Côte d'Azur, le remboursement des sommes trop perçus, dans les meilleurs délais, aux contribuables niçois. 

Laurent GUIBERT,

Porte-Parole collectif " LES NICOIS".

Laurent GUIBERT, 06.18.86.40.52. 


Décision du Conseil d'Etat

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000028812904&fastReqId=1204701737&fastPos=1


Comptes administratifs Métropole nice Côte d'Azur :  http://www.nicecotedazur.org/uploads/media_items/ca-2015-nca-rapport-de-présentation.original.pdf

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