Communiqué de l’Entente Républicaine de Nice 

 

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Nice, le 15 novembre 2017 

Au sujet de la sanction prise contre l’adjoint au maire Auguste Vérola

 

 

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L’Entente républicaine de Nice regrette la sanction prise par le maire de Nice à l’encontre de l’adjoint Auguste Vérola, de lui retirer toutes ses délégations municipales dont la délégation la plus symbolique à ses yeux de l’état civil qu’il avait déjà exercé sous la double mandature de Me J. Peyrat, dans la suite de son père sous Jean Médecin.

Si la perte de cette même délégation, dans les dernières années du second mandat de J. Peyrat avait pu être justifiée par des votes contraires à de multiples reprises sur deux projets d’envergure, la sanction décidée à son encontre par l’actuel maire de Nice, ne peut apparaître que comme profondément injuste n’étant assortie d’aucun motif légitime et cache certainement des mobiles politiciens inavouables.

Au-delà du cas d’un homme, cette situation révèle l’inadaptation d’une législation actuelle des collectivités locales qui permet au maire d’une ville comme Nice de retirer sans motifs sérieux d’importantes délégations à un élu pourtant ancré dans son territoire de ville et tirant une forte légitimité dans un secteur de la ville dont il avait doublement la responsabilité au titre du Territoire de Ville « Cœur de ville » ainsi que dans son mandat de conseiller départemental élu dans un canton qui recoupe exactement les délimitations du dit-Territoire placé sous sa responsabilité.

La municipalité de Jacques Peyrat avait à l’époque, en 2002, dans le cadre de sa Politique de proximité, instauré 8 territoires de ville, avec pour chacun d’eux des services situés au sein de Maisons de Territoires.

Jacques Peyrat avait souhaité par cette nouvelle organisation de proximité créer les conditions pour le futur d’une division de la ville en plusieurs arrondissement administratifs.

Cela fait en effet de nombreuses années que le législateur aurait dû prévoir d’associer des villes de population telle que la nôtre ou Toulouse, au statut dit « PLM » qui couvre les villes de Paris, Lyon et Marseille.

Ainsi c’est sur la base de ces arrondissements, que serait élu le Conseil municipal de Nice en autant de portions que d’arrondissements existants, comme ce fut d’ailleurs le cas à Nice pour les élections antérieures à celles de 1983 avec trois secteurs électoraux.

Les arrondissements auraient ainsi à leurs têtes non plus des adjoints de Territoires mais des maires d’arrondissements élus par leurs conseils d’arrondissements respectifs.

Un tel système offrirait l’avantage d’une proximité plus grande des élus avec leurs électeurs et une meilleure légitimité à l’élu de territoire, mieux identifié auprès de la population et non plus soumis à l’arbitraire d’un seul homme voire de son cabinet, évitant ainsi de vivre des situations comparables à celle à laquelle nous avons assistée ces derniers jours. 

Aussi, l’Entente républicaine a pris l’initiative d’écrire à M. Eric Ciotti, le député de Nice le plus proche de sa sensibilité politique, afin de lui soumettre cette proposition et lui demander d’y apporter toute suite utile sur le plan législatif selon l’appréciation qu’il en fera. 

Hervé de Surville, président de l’Entente Républicaine de Nice

Contact : 06 03 75 55 95

 

COURRIER à Monsieur le Député des Alpes-Maritimes Eric CIOTTI

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