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POLITIQUE EN PACA & POLICY IN THE WORLD in English, French and Italian 0632173633 - diaconesco@gmail.com
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22 septembre 2022

LES PAYS DE L'EUROPE APPARTENANT A L'OTAN VONT-ILS ETRES ENTRAINES A LA GUERRE CONTRE LA RUSSIE DANS CETTE GUERRE EN UKRAINE ?

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

La guerre en Ukraine. Et maintenant ?

Sacrée question n’est-ce pas ?

Tout d’abord, en termes analytiques, la guerre en Europe, l’implication de la France alignée sur les intérêts de l’Otan, mais également, les impacts économiques importants qui vont frapper les pays européens dans les prochains jours ne vont pas simplifier notre quotidien. Je vous propose un rapide tour d’horizon des conséquences économiques à court terme mais avant une petite mise en garde et une réflexion qui me semble importante.

Une guerre en Europe n’est jamais courte. 

L’Europe est un vieux continent avec beaucoup d’histoire. Nous en connaissons un rayon en guerres, massacres, pogroms, génocides et autres tueries de masse.

Je dirais même que nous sommes parmi les meilleurs au monde dans cet art de s’entretuer.

Une guerre en Europe n’est jamais courte. Jamais. Disons que d’un point de vue statistiques depuis la guerre de 100 ans, nous nous écharpons consciencieusement pendant de longues durées. Remarquez ce n’est pas « que » depuis la guerre de 100 ans. Il y a bien longtemps Jules César et la guerre des Gaules qui a durée des années aussi.

La dernière fois que nous nous sommes étripés en plein cœur de l’Europe c’était en ex-Yougoslavie. Cela a duré de 1991 à 2001. Notre pays, la France y était impliqué. D’ailleurs l’actuel chef d’état-major de l’armée, alors jeune capitaine, a repris un pont qui avait été occupé par les Serbes sous les ordres de Chirac.

Il n’y a jamais de petite guerre en Europe, et les guerres en Europe réveillent toujours ce que François Mitterrand appelait les « forces telluriques ». Si le pire n’est jamais sûr, il ne faut pas être naïf. Un assassinat d’archiduc est suffisant pour déclencher une 1ère guerre mondiale que personne ne voulait à l’époque.

Personne ne sait où la situation actuelle va nous mener. Il n’y a pas de petite guerre en Europe. Jamais. Espérons que, cette fois, nous saurons faire mentir l’Histoire.

Suspension de la campagne et report des élections ?

Plus grave, peut-on imaginer une campagne électorale dans une telle situation ?

L’une des premières victimes de la guerre russe en Ukraine pourrait bien être le processus électoral français avec la suspension de la campagne et peut-être même le report des élections à un moment plus calme.

Les premières victimes de la guerre sont toujours la vérité… et les élections.

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

L’inflation va exploser. 

Facture de gaz, prix de l’énergie, cela va exploser à la hausse. Il faudra payer le coût des sanctions contre la Russie qui seront également dévastatrices pour les économies européennes. Nous en paierons donc tous le prix. Cela aura un impact direct sur l’inflation.

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

Des risques sur les approvisionnements. 

En 3 semaines les trains partis du centre de la Chine arrivent à la gare de Valenton en région parisienne. Ce train qui passe notamment par le Kazakhstan, la Russie et la Pologne circule deux fois par mois. Et la SNCF, qui l’exploite, n’a pas trop de difficultés à le remplir. Ce sont des dizaines de containers.

Le transport aérien est également très fortement impacté puisque l’espace aérien au dessus de l’Ukraine est fermé et également aussi au-dessus de la Russie. Du coup ce sont des détours importants pour aller jusqu’en Asie.

A l’est c’est aussi toutes les usines qui produisent par exemple des engrais…

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

Des risques sur l’alimentaire. 

L’Ukraine c’est aussi le grenier à blé de la Russie et l’un des greniers du monde. Les prix des céréales est déjà en train d’exploser.

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

La BCE va devoir intervenir.

Des risques sur les marchés financiers qui s’effondrent, mais aussi la nécessité de faire face aux conséquences économiques qui seront massives, notamment pour l’Allemagne déjà en récession et qui va s’enfoncer très profondément en terrain négatif puisque l’Allemagne et l’industrie germanique dépendent à 60 % du gaz russe.

La BCE interviendra rapidement et dès que ce sera nécessaire, et nous risquons de bien rapidement voir les banques centrales plutôt que de « normaliser » leurs politiques monétaires, faire tourner les rotatives de plus belles.

Après la faute aux subprimes, après la faute au Covid, ce sera la faute à Poutine.

VICA

Volatil, Incertain, Complexe et Ambigu. Nous entrons à nouveau dans une période VICA, c’est dans ces moments-là que des fortunes se perdent ou se créent.

A propos d’ambiguïté et de complexité. Je vous laisse sur cette dernière indiscrétion. Mais chut, c’est un secret.

« La Russie a attaqué ce matin dans la région de Gostomel avec une opération héliportée d’ampleur avec des commandos associant hélicoptères d’attaque Kamov Ka-52a et Mi-8 Sapsan. Si la Russie annonce avoir détruit 11 aérodromes militaires, il est en un qu’elle a préservé. Et pour cause. C’est dans cette zone qu’est située, à proximité de Kiev, la base des Antonov An-124 exploités par l’Occident, et notamment la France pour les opérations de transport stratégique hors gabarit (y compris parfois des satellites envoyés en Guyane). Les autres appareils du même type sont exploités par… l’armée russe. A ce stade, la confusion la plus totale règne en Ukraine, notamment dans cette zone proche de la frontière. L’Ukraine était historiquement une République clé dans la construction aéronautique russe, et c’est toujours le cas sans l’appartenance à la fédération russe.

Des avions importants pour la France

La France comptait notamment sur les Antonov An-124 pour déménager Barkhane du Mali puis du Sahel. Un An-124 peut lever entre 100 et 150 tonnes (ou quatre à six hélicoptères de manœuvre) selon l’altitude et la température du terrain. La France les exploite depuis 1994 et le Rwanda. Ils ont notamment servi en Afghanistan, en Centrafrique et au Sahel. Cette mainmise sur les An-124 révèle, si besoin était, que la Russie a clairement planifié l’invasion de l’Ukraine et cible, en outre, des ressources qu’elle va pouvoir utiliser à son seul profit ».

Poutine nous couillonne dans les grandes largeurs et nos soldats de Barkhane risquent de rester plus longtemps au Mali… loin de la Russie de Poutine et du théâtre d’opération européen. La guerre cela se prépare, longtemps, très longtemps à l’avance, Poutine s’y prépare depuis 10 ans intensivement.

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est sous une nouvelle direction titre The Economist qui nous parle et nous présente le général Alexander Dvornikov, un vétéran de la guerre civile syrienne et le nouveau commandant en chef de la guerre en Ukraine.

L’intervention russe n’est pas une grande réussite, et il ne faut pas forcément en blâmer les Russes puisque nous, les Occidentaux et l’Otan avons sacrément savonner la planche russe avec un succès d’ailleurs remarquable. Les généraux d’armée russes ont été tués au combat, non pas par la bravoure ukrainienne que l’histoire officielle retiendra mais par les renseignements américains, les drones turcs, et les frappes précises sur les postes de commandements. L’attaque russe a été très désorganisée, et disons-le, les forces de l’Otan qui encadrent les Ukrainiens, arment les Ukrainiens, renseignent les Ukrainiens ont réussi à stopper net l’avancée des troupes russes.

Ceci étant dit, les Russes ne sont pas des amateurs et ils sont en train de revoir intégralement leur doctrine face à l’efficacité de la nôtre.

Poutine n’est pas fou, il ne semble pas du tout en délicatesse avec son état-major, mieux, il vient de nommer un général réputé pour son indépendance et son manque de fayotage, un général qui, semble-t-il sait écouter, enfin d’après les renseignements américains.

« L’invasion RUSSE de l’Ukraine étant au point mort en février et mars, les responsables occidentaux ont fouillé les services de renseignement pour déterminer qui était aux commandes. Personne, semblait-il. La Russie avait attaqué l’Ukraine à partir de plusieurs axes au nord, à l’est et au sud. Chacune de ces forces menait – et dans certains cas, perdait – sa propre guerre. Alors que la Russie abandonne pour l’instant son assaut sur Kiev et se concentre plutôt sur la région du Donbass et le reste de l’est de l’Ukraine, elle apprend de ses erreurs. Le 8 avril, un responsable occidental a déclaré à The Economist et à d’autres agences de presse que le général Alexander Dvornikov, commandant du district militaire du sud de la Russie, avait été chargé des opérations en Ukraine. Qui est-il ?

Le général Dvornikov est né à Ussuriysk, une ville située près de la frontière chinoise dans l’extrême est de la Russie, en 1961. Il est diplômé de l’école militaire locale à l’adolescence et a gravi les échelons dans ce qu’on appelait alors le district militaire d’Extrême-Orient russe, dont la tâche principale était de se prémunir contre une attaque chinoise. Comme Vladimir Poutine, le président russe, il a servi en Allemagne de l’Est, partant avec les dernières forces russes en 1994. Il a également combattu dans la deuxième guerre de Tchétchénie exceptionnellement brutale au tournant du millénaire. « Il a tout accompli sans heurts et avec un travail acharné, n’a jamais été le protégé de personne et a gravi les échelons avec beaucoup de difficulté », a déclaré une source militaire aux médias d’État russes en 2016. Il a ensuite été nommé commandant adjoint du district Est, puis chef d’état-major de celui du Centre, qui a la responsabilité de l’Asie centrale ».

Les choses vont d’abord se « reposer », les dispositifs russes s’adapter et nous allons passer à une nouvelle étape de la guerre en Ukraine qui n’est pas terminée, et les négociations semblent, elles aussi au point mort et ne plus être de l’intérêt des parties en présence.

 

Pour l’Europe « l’heure n’est pas à l’apaisement ». L’Europe c’est donc la guerre !

ursula-van-der-leyen

Le discours d’Ursula von der Leyen la présidente de la Commission Européenne est un discours de guerre.

Ses propos sont très clairs.

« L’heure n’est pas à l’apaisement ».

Si l’heure n’est pas à l’apaisement, c’est que l’heure est à la guerre.

La guerre n’est jamais une bonne chose.

Et l’histoire récente, comme ancienne, nous montre sans ambiguïté, que les guerres, en réalité, ne se gagnent jamais.

Les « grandes victoires » qui génèrent de grandes humiliations nourrissent généralement les guerres suivantes toujours plus dévastatrices que les précédentes.

Le vrai courage, ce n’est jamais d’aller faire la guerre, c’est d’être capable de gagner la paix.

Etre un artisan de paix, c’est toujours beaucoup plus difficile.

L’Europe de ma jeunesse portait un idéal de paix et de prospérité.

L’Europe actuelle ne nous promet que plus de guerre et plus de pauvreté.

Vous savez pourquoi ?

Parce que l’Europe se rêve désormais en tant que puissance. Une puissance expansionniste, autoritaire et d’une certaine manière violente.

Il faut poser les mots. Dire que le rêve européen a laissé petit à petit la place à un cauchemar.

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