26 mars 2019

HISTOIRE DE LA GUERRE D’ ALGÉRIE : NE JAMAIS OUBLIER SON LÂCHE ABANDON PAR LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE ( 1954-1962 )

GUERRE D'ALGERIE LA DATE MAUDITE DU 26 MARS 1962 A ALGER EST CELLE DU MASSACRE DE FRANÇAIS PAR D'AUTRES FRANÇAIS ACTE CRIMINEL VOULU PAR CHARLES DE GAULLE POUR DONNER DEFINITIVEMENT L'INDEPENDANCE AUX ALGÉRIENS ET A NOS PIRES ENNEMIS LE F.L.N. ET L' A.N.L. 

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ALGER - TERRE DE FRANCE LE 26 MARS 1962 -

Un crime a été commis ce jour-là. Les assassins n'ont pas été punis et les victimes n'ont pas été reconnues comme telles. Le massacre de Français sur une terre française n'intéresse personne et nos livres d'histoire sont muets.

26 MARS 1962, rue d'ISLY, à ALGER.

Alors que le cessez-le-feu a été signé, l'armée française tire sur ordre du gouvernement français sur une population innocente, dont le seul crime est de vouloir rester FRANÇAISE sur une terre française. Une centaine de morts, plus de 200 blessés, des rescapés de ce génocide traumatisés à vie, des familles anéanties à jamais par ce drame.

Ce qui rend cette journée atroce, c'est que des Français ont été assassinés par traîtrise : par des balles françaises, des rafales tirées dans le dos des manifestants. Pire, les blessés ont été achevés à bout portant, alors qu'ils étaient à terre, sans défense.

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MAIS POURQUOI CE DRAME ?

19 MARS 1962.

Le gouvernement français signe l'abandon de l'Algérie. A PARIS, la trahison s'installe et trouve son expression ignoble chez celui-là même qui avait été porté au pouvoir par les Français d'Algérie : DE GAULLE.

Trahissant sans vergogne son engagement, il négocie avec les représentants du F.L.N.

  • Il trahit donc la France, la république puisqu'elle est une, indivisible, et que l'Algérie est formée de départements.
  • Il trahit son armée. Victorieuse sur le terrain, elle se voit refuser cette victoire.
  • Il trahit les Français d'Algérie, à qui il avait promis l'ALGÉRIE FRANÇAISE.
  • AU FORUM RN Annonce VA 13mars14 JPN 100315 W

Une signature au bas de ce chiffon nommé les accords d'ÉVIAN, et il fallut abandonner le fruit du travail de nos aînés : 132 années de labeur acharné. Des marécages ont été asséchés, ces terres ont été ensuite cultivées, des hôpitaux, des routes, des voies ferrées, des barrages hydrauliques, des ponts, des écoles, une université ont été construits. Et aujourd'hui, il faut tout laisser.

Les accords d'Évian donnent l'Algérie à des gens qui non aucun droit historique sur ce pays et n'offrent que d'illusoires garanties. Celles-ci seront balayées dès que le gouvernement algérien sera au pouvoir. En fait, il ne faudra même pas attendre l'indépendance de l'Algérie pour que les engagements signés ne soient pas respectés et par le FLN et par le gouvernement Français. Désespérés, les Français d'Algérie vont refuser d'admettre l'horrible situation. Ils veulent encore croire qu'une solution est possible. Ils ont confiance en une partie de l'armée restée fidèle à la parole donnée.

23 MARS 1962.

Le quartier de BÂB-EL-OUED est interdit aux forces de l'ordre. Malheureusement des coups de feu vont être échangés. Aussitôt, l'armée et la gendarmerie encerclent ce quartier, y pénètrent à grands renforts de blindés, écrasent les voitures, éventrent les devantures des magasins. Les troupes tirent sur les balcons, dans les rues, sur les façades, des maisons. Une petite fille à l'intérieur de son appartement trouve ainsi la mort. L'aviation mitraille les toits, les perquisitions se succèdent, les appartements sont saccagés. On ne sait pas combien il y a de morts. Les blessés, les malades ne sont pas soignés. Les morts ne sont pas enterrés. IL n'y a plus de ravitaillement…. BÂB-EL-OUED est transformé en véritable ghetto.

Alors, dans un immense esprit de solidarité le reste de la population va apporter son soutien, quelques vivres et un peu d'amitié à ce quartier martyr. Une manifestation pacifique est organisée.

 

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LUNDI 26 MARS.

Ce jour-là, c'est en toute confiance que les ALGÉROIS, drapeaux tricolores en tête, marchent vers BÂB-EL-OUED. Ils n'y arriveront jamais. Ils trouveront la mort en chemin.

Il y a bien quelques barrages, mais qui s'écartent devant la foule. Rien n'est fait pour dissuader les manifestants de continuer leur marche. Le piège est bien organisé. Tout est bien prémédité. Pour un rassemblement pacifique, les autorités ont prévu qu'elles auront besoin de leur équipement de combat, de leurs casques lourds et de leurs fusils mitrailleurs.

Soudain, une longue rafale, suivie d'autres. Des militaires, conditionnés pour tuer du FRANÇAIS sont là. Bien sûr, il ne s'agit pas de l'armée qui avait choisi l'honneur, qui s'était battue pour garder l'ALGÉRIE FRANÇAISE. Non, ce sont les autres, qui obéissent aveuglément à ceux qui ont décidé de nous faire comprendre par la manière forte que nous n'étions plus chez nous.

L'armée va tirer sans sommation, ce 26 mars 1962, pendant 12 minutes.

La version officielle dira qu'il y a eu un tir venant d'une terrasse vers l'armée. Curieusement, au lieu de riposter vers le tireur embusqué sur le toit, l'armée va tirer sur les manifestants. Beaucoup se sont jetés à terre pour se protéger, d'autres se réfugient dans les immeubles mais rien n'arrête ces forcenés. Ils tirent dans le dos des manifestants qui fuient, qui se sont couchés sur le sol. Ils achèvent des blessés, vont jusque dans les immeubles, montant dans les étages pour terminer leur sinistre besogne.

Peu importe que ces pauvres gens aient un drapeau bleu, blanc rouge. On tire sur les drapeaux. On tire à l'arme automatique sur tout ce qui bouge. Des pompiers sont blessés. Un médecin est assassiné alors qu'il fait son devoir, celui de porter secours. Pendant un cours instant, un petit lieutenant incapable de se faire obéir par ses hommes crie poussé par un civil : HALTE AU FEU !

 Cliquez ici pour entendre un enregistrement de l'époque . 

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Quelques secondes d'espoir, puis les tirs recommencent. Couchés sur la chaussée, certains blottis les uns contre les autres, les algérois attendent que cette folie meurtrière s'achève.

 

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Rue d'Isly, 14h50-15h02, l'irréparable vient d'être commis.

Dans d'autres points d'Alger, les gendarmes mobiles tirent aussi. Dès 18 heures, on compte 46 morts du côté des manifestants, plus de 200 blessés. Beaucoup ne purent survivre à leurs terribles blessures.

Aujourd'hui, on peut lire sur les rapports militaires : incidents du 26 mars 1962. Cet incident fit une centaine de morts et plus de 200 blessés. Nous, nous disons qu'un crime a été commis.

 

LISTE PARTIELLE DES VICTIMES DE LA FUSILLADE DU 26 MARS 1962 A ALGER (FRANCE)

Gabriel ALDEGUER, 42 ans

Georges BAYARD, 58 ans

Henri BERNARD, 76 ans

Albert BLUMHOFER,

Jacqueline CAZAYOUS, 19 ans

Tayeb CHOUIDER, 58 ans

Charles CIAVALDINI, 22 ans

Jacques COURAUD, 30 ans

Lucien DUPUY, 62 ans

Marie-Jeanne EIME, 57 ans

Marcel FABRE, 53 ans

André FAGUE, 28 ans

Louis FERMI, , 53 ans

Renée FERRANDIS, 22 ans

Jacqueline FRASQUET, 23 ans, née SEGUI

André FREDJ, 41 ans

André GALIERO, 35 ans

Philippe GAUTIER, 28 ans

Fernand GERBY, 43 ans

Jacky. GHIRARDI-GIAUSSERAN, 27 ans

Faustine GREGORI,  53 ans

Pauline HUGUES, 66 ans ( née BERTHON)

Jacques INNOCENTI, 60 ans

Gilbert LAMENDOUR, 31 ans

René LIGNON, 42 ans

Emile LORETTI, 63 ans

Joseph LUISI, 65 ans

Henri LURATI,  51 ans

Gilbert MAILLE, 57 ans

Jean-Paul MASSONAT, 38 ans

Marc MAURY, 29 ans

Guy MAZARD, 29 ans

Jeanine MESQUIDA, 41 ans,

Georges MOATI, 22 ans

Roger MONPO, 48 ans

François PISELLA, 55 ans

Claude PUIG, 31 ans

Marcel PUIG, 52 ans

Domingo PUIGCERVER, 62 ans

Alain Pierre RAZES, 32 ans

René RICHARD, 47 ans

Henri ROCH, 26 ans

Gaspard SANCHIS, 64 ans

Joachim SANTACREU, 48 ans

Adolphe SERRANO, 42 ans

Michèle TORRES, 20 ans

Georges VAN DEN BROECK, 55 ans

Juan VENGUT, 64 ans

Elie-Paul Edouard ZELPHATI, 40 ans

Sur ordre des autorités, nos morts ne nous seront pas rendus. Amenés par camions militaires au petit matin, à une heure que nous n'avions même pas choisie, ils seront enterrés sans même une cérémonie religieuse.

De même, sur un rapport, un colonel commandant se félicite qu'il n'y ait pas eu plus de victimes, ceci grâce au sang-froid de l'armée. Pour avoir tiré sur des innocents pendant 12 minutes, il serait plus juste de dire avec sang-froid.

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Pour éviter cette tragédie, il aurait été facile que le préfet VITALIS CROSS instaure un couvre-feu, ou que l'armée se serve de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les accords d'ÉVIAN prévoyaient le cessez-le-feu. En quelques jours, ils étaient déjà bafoués.

C'est fini ! Ils ont réussi à nous faire comprendre que nous n'étions plus chez nous, qu'il fallait partir de cette terre tant aimée.

Nous avons pris une valise, et plus tard nous avons fait rapatrier nos cercueils. Au pays des droits de l'Homme, notre Histoire n'intéresse personne. Il faut étouffer le crime du 26 Mars.

Les attestations de décès délivrées mentionneront " blessés mortellement lors d'un attentat terroriste à l'aide d'armes à feu.. ". Il faut taire aussi le massacre des oranais le 5 juillet 1962. Le général en poste à ORAN dira qu'il n'avait pas reçu l'ordre de protéger la population. Alors tout naturellement, il laissa, enlever, pendre aux étals de bouchers les oranais. Pourtant, les accords d'Évian prévoyaient que la population serait protégée. Encore bafoués.

Il faut oublier les 150 000 HARKIS, soldats de la France livrés à l'ennemi sur ordre du gouvernement de De GAULLE et ne pas penser qu'ils ont été égorgés, ébouillantés….

Peut-être qu'un jour devant le tribunal de l'Histoire et de la conscience humaine, lorsque celle-ci sera enfin désabusée et quand tous les acteurs de ces drames auront disparu, justice nous sera enfin rendue

Le droit de voter fut interdit aux français d’Algérie pour décider de leur sort. Le référendum organisé par le gouvernement gauliste français pour entériner cet abandon ne prévoyait pas que cette population française fasse entendre sa voix. Ce qui est contraire à notre Constitution.

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CÉRÉMONIE DU SOUVENIR DE LA DATE DU 26 MARS DU MASSACRE DE LA RUE D'ISLY A ALGER CE MATIN AU JARDIN ALSACE-LORRAINE A NICE LE 26 MARS 2019

Reportage et photos presse Acency Press International DIACONESCO.TV - C. COPYRIGHT - 29.03.2019 - NICE

1* Cérémonie État Pied-Noir 

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 PHOTOS PRESSE Gérard DIACONESCO - C. COPYRIGHT AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - 29.03.2019 - NICE

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Liste des personnaltés présentes à la cérémonie de l ' Etat Pied-Noir :

* Jacques VILLARD  Président de l'Etat Pied-Noir  "La Fédération des Deux Rives‌"
* René PICO  Président de l'assemblée Nationale
* Gérard DARMON  Ministre des Sports
* Jean Pierre SANDRA  Secrétaire du conseil des Ministres
* Jean-Claude INTARTAGLIA  Ministre de la Maîtrise de l'Energie et des Relations Internationales
* Jean-François GALEA   Ministre des Arts et Lettres, peintre officiel de l'Etat Pied-Noir
* Vivian GILABERT Député
* Adrien CARZOLA  Député
* Claudine LABORDA  Député

* Michelle et Jean SOLER du Cercle Algérianiste de Nice

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2 * Cérémonie Ville de Nice 

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 PHOTOS PRESSE Gérard DIACONESCO - C. COPYRIGHT AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - 29.03.2019 - NICE

 

COMMEMORATION DU 26 MARS PAR LA VILLE DE NICE

Les Rapatriés, les anciens combattants et les Harkis se sont retrouvés nombreux pour commémorer la journée tragique du 26 Mars 1962 à Alger, à la stèle dédiée au Square Alsace Lorraine.

C'est ainsi que sous un soleil printanier en la présence des élus dont notamment le Docteur Agnès RAMPAL, Maire Adjoint Déléguée aux Rapatriés et M. Olivier ROBAUT, Conseiller Municipal, délégué aux Anciens Combattants, Auguste VEROLA, Vice-Président Département a été rappelé par Emile SERNA, ancien inspecteur général de l'éducation nationale représentant le Cercle de Documentation historique sur l'Algérie, le déroulement de cette odieuse fusillade qui fit 86 morts et plus de 200 blessés dans la Rue d'Isly, victimes  des tirs d'un détachement du 4ème RTA.

Après cette évocation qui raviva certaines plaies, 4 gerbes furent déposées successivement :

- l'une par les 3 H  Louma ABDELKADER (les Harkis)

 - Pour les Rapatriés et UNC06 :Henry GHIRINGHELLI (UNC), Mme Marie-Pierre DIMECK et M. LIDON de la Maison des Rapatriés

- Par le Conseil Général

et par la ville de Nice

La Sonnerie aux Morts retentit qui figea l'assistance tandis qu'une vibrante Marseillaise fut chantée en choeur suivie des "Africains".

A l'issue de cette cérémonie émouvante rehaussée par la musique des Sapeurs Pompiers, les participants se rendirent en cortège à l'église St Pierre d'Arène proche, où fut célébrée par les Pères SCOTTO, anciens prêtres d'Oranie bien connus, une messe à la mémoire des victimes pacifiques et sans armes de cet atroce mitraillage, qui a suivi de près les sinistres "accords d'Evian", annonciateurs de massacres et de drames à une autre échelle.

On notait également la présence rehaussée par 7 Porte Drapeau conduits par André CAMOUS, les généraux Jean-Luc JANIN, Commandeur de la Légion d'honneur et dignitaire de l'ONM, nouveau Président d'honneur de l'UNC06 et Michel Georges CHOUX, Président de SEMLH, François RABUT, ancien délégué aux anciens combattants, Le Colonel Jean-Paul LANGUIN, Président de l'Amicale de la Légion étrangère de Nice, Philippe DESCATOIRE, Président UNP accompagné d'une délégation de paras en bérets rouge, Mme Marie-Pierre BOREILLO, Présidente des Efants d'Hussein Dey, Mme Hélène SALICETTI, Conseillère Municipale, Mme Marie-Josée BRIAL, Présidente des fils de Tués et M. Pierre ALBERIGGI, de la section de Levens

Précisons qu'unie dans une même communion, l'association des Familles des victimes du 26 Mars 1962  récemment affiliée à l'UNC Paris, s'est recueillie au mémorial national de la guerre d'Algérie quai Branly à Paris.

En marge de la cérémonie officielle niçoise et une heure auparavant les représentants de l'Etat autoproclamé Pieds-Noirs avaient tenu également à marquer cette douloureuse commémoration.

Henry GHIRINGHELLI (UNC)

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Discours de Robert Ménard MAIRE de Béziers : Hommage aux Français victimes du massacre de la rue d'Isly à Alger
26 mars 2019

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"Mesdames, Messieurs,

Merci d’être là, d’être là pour tous ceux qui sont tombés, le 26 mars 1962, rue d'Isly, à Alger.

Que reste-t-il, aujourd’hui, de cette tuerie de la rue d'Isly ? Quelques témoignages, le son des balles, des figures qui courent sur un film en noir et blanc. Une mémoire éparpillée au vent de l'Histoire, des bribes de souffrances tues, cachées, une date quasi effacée, j’allais dire presque interdite de ce qu’on enseigne de cette Algérie qui fut française.

Tout juste une semaine après la signature des Accords d'Evian, les Français d'Algérie avaient voulu manifester. Un rassemblement empreint de désespoir pour tout le petit peuple pied-noir.

Le monde, leur monde, notre monde, mon monde venait de s'écrouler. Mais fallait-il encore se faire tuer par ses propres compatriotes ? Fallait-il que le destin s'acharne à ce point ?

Je ne vais pas polémiquer, je ne vais pas poser les questions qui dérangent, je voudrais juste dire l’horrible indifférence du pouvoir, les soldats la peur au ventre, l’air quasiment irrespirable.

L'Algérie était une Atlantide en sursis. L'Algérie coulait dans l'océan de l'inconnu.

Les semaines qui suivirent furent des pages barbares marquées d’horreur et d’effroi. Loin des ministères parisiens, loin des rédactions de la capitale, tout le monde en avait conscience au sud de la Méditerranée, ce qui était encore chez nous.

Je ne vais pas polémiquer, disais-je, mais rappeler quand même que ce 26 mars 1962 est un démenti, un démenti cinglant, sanglant à tous ces révisionnistes qui, commémorant le 19 mars, veulent nous faire croire que la signature des accords d’Evian marquait la fin de la guerre en Algérie. Des menteurs, des falsificateurs.

À ces pseudos historiens, à ces pseudos journalistes et, plus triste encore, à ces pseudos enseignants, je dis pour vous et pour moi : vos mensonges, nous les combattrons encore et toujours. Il en va de l'honneur de ceux qui sont morts après le 19 mars, il en va du respect de nos morts.

Tant que je serai maire de Béziers, je ne célébrerai pas le 19 mars, tant que je serai maire de cette ville, nos drapeaux seront en berne le 19 mars.

Falsificateurs, révisionnistes : sachez que les 80 morts, les 200 blessés de la rue d'Isly vous observent, ici et de là-haut. Sachez que votre version mensongère de ce qui s’est passé ce jour-là en Algérie n'aura pas toujours valeur de vérité. Les dogmes, tous les dogmes officiels finissent par être abattus, à un moment ou à un autre.

Quand on réhabilitera l'Algérie de nos pères et des pères de nos pères, quand on reconnaîtra enfin l'épouvante de la rue d'Isly, les âmes de nos ancêtres retrouveront la paix.

C’est aujourd’hui la seule chose que j’espère. Pour ne pas être à jamais les perdants de l’histoire, qu’on caricature, qu’on offense, qu’on moque, qu’on méprise.

Je crois que les Français d’Algérie méritent mieux, que les victimes de la rue d’Isly méritent mieux ! Ils sont le sel de notre terre.

Pour nos morts ! Vive la France ! Vive la France en Algérie !"


Robert Ménard, maire de Béziers
26 mars 2019 - Hommage aux Français victimes du massacre de la rue d'Isly à Alger

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Commentaires sur HISTOIRE DE LA GUERRE D’ ALGÉRIE : NE JAMAIS OUBLIER SON LÂCHE ABANDON PAR LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE ( 1954-1962 )

  • MERCI à vous, pour mon père, ma défunte mère,.... Mes enfants.

    Posté par ejcc, 15 mars 2020 à 16:17 | | Répondre
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