Elections de mi-mandat : Les Démocrates disent adieu à leur extravagante « vague bleue »

 

 

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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 novembre 2018

Les premières estimations fiables sont tombées vers 21h – heure de Washington, les Démocrates disent qu’ils se contenteront d’une « petite vaguelette » a déclaré Bernie Sanders.

Avec leur espoir de vague bleue, les Démocrates ont divagué. Leur politique de « résistance », de fureur et de division ne fonctionne pas comme ils l’espèrent.

Leur programme non plus.

Nous mettrons cette page à jour au fur et à mesure que les résultats nous parviennent.

  • Les Démocrates veulent plus de gouvernement. Nous en voulons moins.
  • Ils veulent des frontières ouvertes. Nous voulons les sécuriser.
  • Ils veulent augmenter nos impôts. Nous voulons les réduire.
  • Ils veulent des soins de santé gérés par le gouvernement. Nous voulons des soins de santé gérés par nous les patients.

 

Sénat

23:00 : Républicains 52 sièges, Démocrates 46 (100 au total).

17:00 : Républicains 52 sièges, Démocrates 45

09:00 : Républicains 52 sièges, Démocrates 44.

06:40 : Républicains 52 sièges.

06:03 : Républicains 52 sièges.

23:20 (05:20 à Paris) : Républicains : 51 sièges.

23:02 : Républicains : 50 sièges soit 2 sièges gagnés, Démocrates 43.

A 22:30 (heure de Washington) : Les Républicains sont sur la voie de conserver la majorité au sénat et de gagner 3 ou 4 sièges.

Chambre des représentants

16:00 : Démocrates 223, Républicains 201 –  (la majorité est à 218, le total est 435).

09:45 : Démocrates 222, Républicains 201.

09:00 : Démocrates 221, Républicains 196.

07:30 : Démocrates 217, Républicains 195.

07:10 : Démocrates 214, Républicains 191.

06:40 : Démocrates 212, Républicains 189.

06:03 : Démocrates 211, Républicains 186.

23:20 (05:20 à Paris) : Démocrates 209 sièges, Républicains 180.

23:02 : Les Démocrates ont gagné 17 sièges – 206 sièges contre 171 au GOP. Evidemment chez moi en Californie, c’est une élection toute bleue qui nous attend…

A 22:30 (heure de Washington) : Les Démocrates ont gagné 13 sièges, ils n’ont pas encore le contrôle de la Chambre des représentants mais sont sur le chemin – ce n’est une surprise pour personne : la chambre des représentants n’est restée que deux fois dans l’histoire récente du côté du président aux élections de mi-mandat, la raison est que c’est la première fois que les perdants de l’élection présidentielle ont l’opportunité de se « venger ». Et dans le cas de Trump, inutile de préciser que les médias ont tellement chauffé les Démocrates, que leur envie de vengeance est immense. Les Républicains ont à cette heure encore une majorité de 155 sièges.

Gouverneurs

16:00 : Républicains 26, Démocrates 23.

09:00 : inchangé.

06:40 : Républicains 25, Démocrates 20.

06:03 : Républicains 24, Démocrates 19.

23:20 (05:20 à Paris) : 23 Républicains, 18 Démocrates.

A 22:30 (heure de Washington) : Le parti Républicain a pour l’instant 19 sièges, les Démocrates 14.

Elections phares

  • Ted Cruz (R) bat O’Rourke au poste de sénateur au Texas.
  • De Santis (R) bat Gillum au poste de gouverneur de Floride.
  • Scott Perry (R) bat George Scott à la chambre en Pennsylvanie.
  • Rick Scott (R) bat son concurrent Démocrate au poste de sénateur en Floride.
  • La socialiste Alexandria Ocasio-Cortez a été élue : ça fait drôle, l’extrême-gauche au Congrès.

La chambre va passer aux Démocrates, mais Trump a gagné la partie

Qui a refusé de voter l’annulation d’Obamacare promise par Trump ? La chambre des représentants, Républicaine. Qui a refusé de financer le mur avec le Mexique ? La chambre. Qui a perdu des sièges ce soir ? Vous avez la réponse et l’explication.

Il n’y a eu que 5 fois au cours des 105 dernières années qu’un président a remporté des sièges au Sénat lors des élections de mi-mandat.

Souvenons-nous que par comparaison, Obama a plus perdu en 2014 que Trump en 2018 : Obama avait perdu les deux chambres.

Et bien Obama a encore perdu : quatre des quatre candidats qu’il a soutenus ont perdu l’élection.

En revanche, les candidats directement soutenus par Trump sont réélus. Enfin, Trump est confirmé comme le chef du parti Républicain : avec la victoire de Mitt Romney, les pires « never-Trump » rentrent dans le rang.

Et le sénat, qui est la branche la plus puissante du Congrès, devient beaucoup plus trumpien : d’un point de vue qualitatif, les postes gagnés au sénat sont des soutiens indéfectibles du président.

Le très à gauche Buzzfeed analyse ce soir qu’avec autant de stars Démocrates qui ont perdu, le parti n’a plus de personnalité pour le diriger et définir les lignes.

Avec la victoire aux postes de gouverneur de la Floride, de l’Ohio, du New Hampshire et de l’Iowa, le parti Républicain a maintenant à sa disposition la machine politique de l’élu le plus important de ces Etats, et vient de solidifier la réélection de Trump en 2020.

Conclusion

Contrairement à mes confrères américains, y compris ceux de Fox News, je ne pense pas que cette élection de mi-mandat soit l’élection du siècle. Je pense que cette emphase est un réflexe journalistique destiné à augmenter l’audience. Sean Hannity, pour qui j’ai énormément de respect, disait l’an dernier que si le FBI et le DOJ (département de la Justice) sont salement impliqués dans le dossier russe contre Trump, ce serait une crise constitutionnelle majeure. Il s’est avéré qu’ils sont salement impliqués, et la crise constitutionnelle n’a pas eu lieu.

  • Ils vont déclencher des enquêtes multiples contre Trump et ses entreprises ? On l’a vu depuis deux ans, ça ne l’empêche en rien d’avancer, mais cela va solidifier sa réélection en 2020 car les gens n’aimeront pas cet acharnement contre le président.
  • Ils vont refuser de voter les lois qu’il demande ? Il agira par décret. Et de plus, n’oublions pas que Paul Ryan se plaignait en début d’année que plus de 200 lois avaient été validées par la chambre – Républicaine – et elles n’ont pas été validées par le sénat…

Et pour l’impeachment, il faut la majorité des ⅔ qui sénat. Cela n’arrivera pas.

Je ne pouvais pas publier cette opinion avant les élections car beaucoup de compatriotes francophones nous lisent, et certains auraient pu être tentés de rester chez eux suite à mon article, mais c’est certes une élection importante, mais pas celle qui va transformer l’Amérique.

Une mention sur les chaînes câblées : Kudos à ABC News, qui a publié les chiffres les plus précis et le plus rapidement pour la chambre des représentants. Carton rouge à CNN qui a été en retard de deux métros toute la soirée. Fox News, qui a été le plus à jour pour les résultats au sénat, a été décevant concernant la chambre, avec un retard constant sur ABC News.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Sénat : l’exploit de Trump n’a été réussi que 5 fois en 105 ans

 

Publié le 7 novembre 2018 - par

With political future on line, Trump makes last midterm push
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Le référendum anti-Trump  a échoué. Et Trump  savoure sa “victoire”.
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« Nous avons reçu tant de félicitations de la part de tant de personnes pour notre grande victoire hier soir, y compris de la part de nations étrangères amies qui m’attendaient et espéraient participer à des transactions commerciales. Maintenant, nous pouvons tous retourner au travail et faire avancer les choses ! »
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Certes, les démocrates ont remporté la Chambre des représentants, mais il n’y a pas eu de tsunami démocrate, comme espéré par toute la gauche américaine et européenne.
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Les républicains se renforcent au Sénat, ce qui permet à Trump de garder la mainmise sur la Cour suprême en nommant les juges qui lui sont acquis.
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Barack Obama avait perdu la chambre basse et le Sénat, ce qui ne l’a pas empêché d’être réélu.
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Pour un président en exercice, conserver le Sénat lors des midterms n’est arrivé que 5 fois en 105 ans ! C’est pour cela que Trump jubile. Il fait mieux que ses prédécesseurs.
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Car aux États-Unis, les sénateurs, élus pour 6 ans, ont plus de poids politique que les représentants, élus pour deux ans.
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La cohabitation dans le système présidentiel américain n’a rien à voir avec la cohabitation à la française.
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Quand un président français perd les législatives, il perd tout son pouvoir, car c’est l’opposition qui forme le gouvernement et mène sa propre politique.
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Mais après les midterms, Trump garde la direction du pays avec son équipe ministérielle, en gouvernant par ordonnances, même s’il devra composer avec la chambre basse pour la politique intérieure.
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Les démocrates vont pouvoir lancer des enquêtes parlementaires, ou même une procédure de destitution, mais ce sera en pure perte puisque c’est le Sénat, acquis à Trump, qui aura le dernier mot.
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Ce n’est d’ailleurs pas l’intérêt des démocrates de diviser encore plus le pays.
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Car il ressort de ces élections qu’aucune figure n’émerge dans le camp démocrate pour affronter Trump en 2020.
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Celui-ci est déjà en campagne. Il a amassé un trésor de guerre de 106 millions de dollars. Du jamais vu. À comparer avec les 4 millions de dollars de Barack Obama à la même époque de son mandat.
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Dans la tête de Trump, il ne fait aucun doute qu’il est là pour huit ans. Il a d’ailleurs déjà nommé son directeur de campagne pour 2020.
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Les démocrates ont misé sur les femmes, dont 64 % ont une opinion défavorable à l’égard de Trump, et sur les diverses minorités du pays, toujours plus nombreuses.
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Trump a misé sur le patriotisme de l’Amérique profonde, attachée à son identité et effrayée par son déclassement économique.
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Trump, c’est l’Amérique blanche des WASP ou de souche européenne, face aux “gauchos” immigrationnistes du camp démocrate. C’est l’Amérique des années 1950 contre celle du multiculturalisme des années Obama.
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Les chiffres lui donnent raison. Mais il a contre lui toute la presse, aussi droguée au mondialisme que la presse européenne.
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L’Amérique change de visage. Aujourd’hui, 80 % des décès concernent la population blanche. Mais 52 % des naissances sont issues des minorités.
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En 1960, 85 % de la population était blanche. En 2060, les Blancs seront minoritaires. Ce sont ceux qui ont peur de ce tableau qui votent Trump.
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Steve Bannon estime que la presse américaine est droguée au politiquement correct et a perdu toute crédibilité par manque d’objectivité.
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D’où le succès des médias alternatifs, comme Breitbart News.
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Pour Trump, qui ne fait jamais dans la dentelle, les médias sont tout simplement « les ennemis du peuple » !
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Il n’a pas tort. Nationalisme, anti-mondialisme, fermeture des frontières et préférence nationale représentent tout ce que la presse américaine abhorre.
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Pour la presse, le nationalisme de Trump, c’est du racisme.
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Tout est bon pour abattre le milliardaire. Mensonges, accusations sans preuve et coups bas en tout genre sont devenus la règle depuis deux ans. Mais rien n’y fait.
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Trump résiste à tout, il est insubmersible car il possède une vertu ignorée de la plupart des élus : il reste fidèle envers et contre tout aux citoyens qui l’ont élu.
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Moyennant quoi, il peut compter sur eux en toute circonstance. Pour le petit peuple de l’Amérique profonde, tout ce que dit la presse n’est que mensonge.
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En attendant, tout accaparés à faire de l’obstruction systématique à la politique de Donald Trump, les démocrates n’ont ni leader, ni vision, ni programme.
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En leur confiant la Chambre des représentants, les anti-Trump viennent de leur signer un chèque en blanc. Un pari risqué.
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Pour 2020, je les sens très mal partis !
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Jacques Guillemain.

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Publié par Hélios d'Alexandrie le 31 octobre 2018

Tout le monde ou presque s’est trompé au sujet de Donald Trump. Rares sont ceux qui, comme Guy Millière, Dick Morris et Ann Coulter, ont prédit son ascension fulgurante et son succès.

À la fin du règne d’Obama, le paysage politique mondial ressemblait étrangement à un village Potemkine : le mondialisme en apparence triomphant dominait le paysage. Domination psychologique autant que visuelle et verbale, mais domination sans profondeur, qui tenait davantage du bluff et de la force pure, que de l’autorité morale et de l’adhésion volontaire des peuples.

Le gaucho-mondialisme ou la voie qui mène à la servitude

Dans une dizaine d’années, les historiens et les psychologues se pencheront sur cet étrange phénomène que fut cette emprise de l’idéologie gaucho-mondialiste. Ils chercheront à comprendre pourquoi et comment des millions d’humains, en fait des peuples entiers, se sont laissés dominer aussi facilement. Comment les citoyens d’un grand nombre de pays développés et démocratiques, ont laissé une infime minorité d’idéologues, de politiciens et de tireur de ficelles, empoisonner leur présent et hypothéquer leur avenir.

Le mondialisme allié à la gauche a réussi au cours de décennies entières à neutraliser les mécanismes de défense des gens. Les peuples se sont laissés déposséder de tout ce qui naguère faisait leur indépendance, leur puissance et leur fierté. Les industries où ils gagnaient leur vie ont été délocalisées, les frontières de leurs pays ont été abolies, leurs territoires ont été envahis par des hordes de migrants, autant indésirables que non désireux de s’assimiler. Le passé de ces peuples a été systématiquement dénigré et leur Histoire a été réécrite pour instiller dans leur âme un sentiment indélébile de culpabilité et de honte. Le sentiment d’appartenance nationale a été piétiné, ceux qui osaient l’exprimer ont été accusés de racisme et d’islamophobie ; du coup l’expression franche et joyeuse d’amour et d’attachement à son pays et à son peuple, a pratiquement disparu de l’espace public.

Sous couvert de justice et de modernité, le gaucho-mondialisme s’est appliqué à détruire les traditions et les valeurs morales des peuples et en particulier leurs racines judéo-chrétiennes. À travers l’école, les universités et les médias, tout un programme de formatage psychologique a été mis en place, qui a eu pour effet de confondre les esprits et brouiller les repères moraux. Proprement conditionné, l’individu se centre désormais sur lui-même, sur ses besoins et la satisfaction immédiate de ses désirs. Un cocon douillet fait de matérialisme, a été soigneusement tissé pour le moi et ses aspirations. Dans un tel piège, l’âme est incapable d’étancher sa soif spirituelle et son besoin d’enracinement ne peut être comblé. Spirituellement démuni, l’individu n’a d’autres choix que de suivre le chemin tracé qui le conduit à l’endroit voulu, là où son sens moral se conformera aux nouvelles conventions que le gaucho-mondialisme lui a soigneusement préparées. L’éthique de cauchemar qu’il adoptera lui fera accepter n’importe quoi, de l’avortement de millions d’enfants à naître, à la confusion des genres, en passant par le mariage homosexuel et l’euthanasie. Il apprendra à renoncer au bon sens, à son esprit critique et observera scrupuleusement les règles de la rectitude politique.

Pour mieux asseoir sa domination, le gaucho-mondialisme a usé et abusé de cette vieille politique qui consiste à diviser pour régner. Sous son parapluie s’est rassemblé un nombre sans cesse grandissant de groupes minoritaires remuants et bruyants, dont le principal dénominateur commun est le statut de « victime » : islamistes, migrants illégaux, anarchistes, « antifascistes », « représentants » de minorités raciales et ethniques, militants LGBTQ, féministes radicales, activistes professionnels de tout genre, ONG gauchistes à la solde de grands financiers, etc. Abondamment pourvus de ressources de tous genres, solidement branchés aux médias complices et travaillant de concert, ces groupes minoritaires occupent l’avant-scène, font énormément de bruit et dévient l’attention des vrais enjeux. Ils sont les troupes de choc du gaucho-mondialisme, leurs cibles sont l’appareil gouvernemental et le citoyen moyen. Aux États-Unis les démocrates sous Obama se sont fait les champions de ces minorités ; reniant le principe d’égalité entre les citoyens, ils les ont classés par ordre de valeur : en haut de l’échelle trône l’islam et ses représentants extrémistes, viennent ensuite les LGBTQ (volontairement aveugles à la haine islamique dont ils sont l’objet), suivent les migrants illégaux à qui la gauche accorde tous les droits y compris celui de voter, loin derrière, les minorités ethniques et raciales, celles qui se laissent prendre par le discours victimaire, quant aux féministes radicales elles occupent l’échelon du bas.

Le « mâle blanc », qu’il soit de gauche ou conservateur, est exclu entièrement de l’échelle des valeurs, c’est qu’il jouit injustement d’un privilège unique, communément appelé le « privilège blanc ». Son statut de « mâle blanc » lui donne un accès facile et direct à la réussite sociale et à la prospérité, et c’est justement cela qui fait de lui l’ennemi à abattre. La notion de privilège blanc, si elle est bien ancrée dans l’esprit des groupes minoritaires, ouvre la porte à toutes les dérives et à tous les excès : elle autorise et justifie l’ostracisme et l’exclusion des hommes blancs et des femmes blanches qui ne se soumettent pas à la doxa victimaire ; elle les culpabilise et les place constamment sur la défensive. Elle explique, rationalise et absout l’ignorance, les échecs, les erreurs, le sous-développement et même la violence des groupes minoritaires, dont le statut de victime les dégage de toutes responsabilités.

Cette division de la société entre victimes et privilégiés est proprement manichéenne, elle sert à assurer le pouvoir au parti démocrate qui s’érige en champion des victimes. Ces dernières deviennent sa clientèle « naturelle » et fidèle qu’il s’efforce de satisfaire, tout en la maintenant dans l’état précaire où elle se plaît à rester. Victime un jour, victime toujours et il est à présent impensable pour les victimes « professionnelles » de renoncer à leur « titre de noblesse ». Au « privilège blanc » le parti démocrate oppose désormais le privilège de victime, lequel est transmissible aux générations futures garantissant au parti la possession indéfinie du pouvoir.

Mais il est devenu de plus en plus évident, même pour ceux qui détournent le regard, que les Démocrates promoteurs de cette division de la société se placent bien loin et au-dessus du commun des mortels. Mâles et blancs pour la plupart, ils ne se considèrent pas comme des privilégiés mais plutôt comme des ayant-droits. De par leur « supériorité morale » et leur disposition favorable envers les « victimes » ils s’arrogent le droit de régner et de perpétuer leur règne. La rage qui les a pris et qui ne les abandonne pas depuis l’élection de Donald Trump ne s’explique pas autrement, d’autant plus qu’ils voient dans l’administration actuelle un danger existentiel, non seulement à leur conception tordue de la société, mais encore plus à leur prétendu droit inaliénable de détenir et de garder le pouvoir.

Il n’est donc pas étonnant de voir cette gauche, richissime et hypocrite, mépriser et dénigrer les déshérités de la mondialisation : ceux qui ont perdu emploi et dignité et ceux qui doivent composer avec une migration illégale qui s’approprie leurs emplois, réduit leurs salaires et menace leur sécurité. À l’abri dans les quartiers cossus et défendus par des gardes armés, elle ne se sent pas menacée, ni par les terroristes musulmans ni par les criminels latino-américains. Elle favorise les villes sanctuaires qui offrent autant de repères sûrs et commodes aux trafiquants de drogue et aux criminels violents en situation illégale dans le pays. Elle combat bec et ongle le projet d’un mur protecteur à la frontière avec le Mexique. Elle fait cause commune avec le mondialisme avec lequel elle partage nombre d’intérêts communs. Cette gauche qui se dit ouverte, tolérante et compassionnelle, a à sa disposition des ressources financières et médiatiques colossales, qui lui permettent de manipuler et asservir l’opinion publique par la désinformation et le mensonge. Elle dresse les citoyens les uns contre les autres et pervertit systématiquement les règles démocratiques.

Le gaucho-mondialisme : un tigre en papier

Mais le mondialisme et la gauche n’ont réussi qu’à forcer les gens à taire leurs opinions, à cacher leurs sentiments et à ronger leur frein. Le feu ne s’est pas éteint, il a continué à couver en attendant les jours propices. Face à la déferlante migratoire, la volonté des peuples s’est trouvée mise en échec par ceux-là mêmes dont le devoir était de protéger les frontières et la culture nationales. Les citoyens mirent du temps à prendre acte de la trahison des hommes politiques et des élites, dont l’arrogance leur a fait croire qu’ils avaient réussi à contraindre les peuples à se renier et à se laisser mourir.

Aux États-Unis le réveil imprévu des déshérités, lors des élections présidentielles du 8 novembre 2016, a contre toute attente accordé la victoire à Donald Trump. Coup de tonnerre dans un ciel en apparence bleu, cette ascension soudaine de Trump a signalé un tournant historique. Certains y ont vu un accident de parcours, mais l’affolement de la gauche et la rage qui l’a suivi, sont autant d’indices de son profond désarroi, face au retour en force des convictions refoulées. Le génie du patriotisme et de la fierté nationale s’est libéré de la bouteille où le masochisme moral l’avait enfermé. Cette Amérique profonde laissée pour compte : mères de famille, chômeurs, cols bleus, petits entrepreneurs, fermiers, jeunes diplômés sans emploi stable, bref tous les perdants de la mondialisation que le gaucho-mondialisme et les élites méprisent, ceux dont l’horizon était obstrué et qui ne votaient plus parce qu’ils n’espéraient plus rien du système politique, ont émergé d’on ne sait où pour accorder leur suffrage à Donald Trump.

Tout au long de la campagne électorale, Trump a évoqué des thèmes qui ont résonné dans l’esprit des Américains. Rendre sa grandeur à l’Amérique, ça voulait aussi dire que le gaucho-mondialisme au pouvoir à Washington, l’avait délibérément rabougrie et assujetti aux diktats des organismes internationaux. L’Amérique, un pays comme les autres, ni plus ni moins exceptionnel que la Grèce ou le Bangladesh, ça voulait dire que le plan établi par les décideurs internationaux s’appliquait intégralement, quels que soient ses effets délétères sur les travailleurs américains. Dépouillée de son industrie manufacturière, le pays profond se voyait condamné à l’assistanat et à subir indéfiniment, la condescendance des élites mondialistes et des bureaucrates de la capitale. Quand l’électeur réalise que le candidat à la présidence n’est pas à proprement parler un politicien, qu’il ne parle ni agit comme un « professionnel » de la politique, mais comme un patriote qui propose des solutions concrètes au marasme, alors l’espoir éteint se rallume et l’enthousiasme se ranime. Il est réconfortant d’écouter un homme qui a passé sa vie à bâtir et à réaliser des projets d’envergure, parler des solutions qu’il entrevoit pour ramener les industries qui ont déserté le pays, et ainsi remettre les chômeurs au travail. Dans ses nombreux discours Trump évoquait et évoque encore, non seulement la satisfaction que ressentent les gens à gagner leur vie en travaillant, mais également le sentiment de dignité et de fierté qui en découle. Trump, l’entrepreneur proche de ses ouvriers, a touché une corde sensible, quand il a fait preuve dans ses discours, d’une compréhension profonde des problèmes vécus par les chômeurs.

 

Hélios d' Alexandrie

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Encore raté, les Américains aiment toujours Trump

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A mi-mandat, il est bien moins affaibli que ne l'espéraient les médias


Malgré l’opposition frontale de la plupart des médias, Donald Trump a fait mieux que limiter les dégâts lors des élections de mi-mandat: si la Chambre des représentants penche, comme attendu, du côté démocrate, les Républicains renforcent, eux, leur majorité au Sénat. 


Donald Trump est une personnalité particulièrement clivante. Mais c’est bien son parcours, sa philosophie générale et sa conception de l’action politique qui ont fait apparaître au grand jour un clivage planétaire préexistant, qu’il n’a pas créé mais simplement catalysé. L’acharnement hystérique des médias, du show-biz, de la bienpensance sociétale urbaine, d’une partie de la finance, du clan Clinton contre Donald Trump ont été vains. Les élections de mi-mandat, du 6 novembre dernier, aux Etats-Unis ont encore décanté la scission de la société américaine entre deux conceptions du monde et de l’homme.

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Ils ont pourtant tout tenté…

Si Donald Trump va devoir s’attendre à de nouvelles tracasseries de la part d’une Chambre des représentants qui, lui étant désormais défavorable, multipliera les enquêtes à son sujet et sur son administration, freinant un peu son action, le dernier mot sera, comme la Constitution américaine le prévoit, au Sénat qui, à la fin décide de tout, y compris des nominations des juges fédéraux et de la Cour suprême. Or, les Républicains tendance Trump y seront désormais plus majoritaires que prévu. Débarrassé de sa caste patricienne, le « Grand old party », étonnamment devenu populaire ou populiste, sera trumpiste. Et les Démocrates vont s’enfermer dans l’acrimonie sociétale (leur partition habituelle et seule possibilité), suivis en cela par une partie des médias.

Le sénateur du petit Vermont Bernie Sanders, à peine réélu, a déjà donné le « la » : une charge violente contre le président, ce « menteur pathologique » aux « politiques racistes ». Rien sur le fond et les sujets majeurs de l’économie, de la fiscalité, de l’emploi, de l’immigration. Or les médias (principalement le New York Times et CNN) ont perdu leurs paris électoraux et politiques douteux et n’ont pas gagné celui des « midterms ». Leur mauvaise foi a été constante et sidérante : ils ont inventé des faux scandales, rêvé de destitution, raillé toute la famille présidentielle et s’en sont même pris au jeune fils timide, Barron Trump, 12 ans. L’évolution phraséologique des Démocrates va probablement se gauchiser et se communautariser. Comme en France. On ne parlera plus des Etats-Unis, de l’intérêt national, de l’emploi, de la paix mais des femmes, des noirs ou des latinos, de l’écologie, des gays et lesbiennes. Ces Démocrates-là discréditeront leur parti et leur stratégie de gêne maximum au président à la Chambre des représentants pourrait contribuer à la réélection de Donald Trump en 2020.

Vulgaire mais efficace

Mais voilà, ce président hors norme, sans doute vulgaire et imprévisible, habitué des spectacles de télé, des matchs de catch et des explications houleuses avec les corps de métier sur ses chantiers immobiliers, capable d’auto dérision et d’aveux sur sa jeunesse scabreuse, ce macho assumé, à l’ancienne, a tout réussi… Sur le plan politique : se faire élire, placer ses gens dans tous les postes importants et à la Cour suprême. Et, dans la nuit de mardi à mercredi, il a limité les dégâts aux élections de mi-mandat que la plupart des sondeurs prédisaient ravageuses pour lui. Sur le plan du commerce international, il a mis fin aux accords transpacifiques, mis au pas l’Europe, la Corée du Sud, a renégocié le Tafta en tordant les bras du Mexique puis du Canada, et s’est fait procureur contre le multilatéralisme défendu par Emmanuel Macron et Jean-Claude Junker. Car, pour Donald Trump, le multilatéralisme oblige les nations à faire ce que leurs peuples ne veulent pas… Bientôt, inexorablement, la Chine sera contrainte de renégocier ses politiques : monétaire, sur-exportatrice, de propriété intellectuelle. Il est imaginable qu’elle devra aussi revoir son attitude sur les droits de l’homme (des millions de prisonniers politiques) et réduire son arrogante expansion géostratégique et militaire.

En politique étrangère, Donald Trump a réalisé un étonnant déblocage historique en Corée du Nord, pays jusque-là tenu par la Chine dans une situation de menace larvée pesant sur l’Asie. Il a mis l’Iran dans une situation économique, et donc politique, fragile car il ne veut pas que le régime islamiste des mollahs dispose de la bombe atomique. Il a aussi mis en application une très vieille décision du Congrès de 1995 : transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem, tout en laissant entendre que si les Palestiniens devenaient une entité politique pacifique ils pourraient implanter leur capitale à Jérusalem Est… Il a également relancé l’industrie américaine en abaissant les impôts, instaurant des droits de douanes sur les importations déloyales (de Corée, de Chine et, un temps, d’Europe), ce qui a encouragé la relocalisation des productions. Il a lancé d’énormes commandes militaires ou des grands chantiers. Il a traqué le travail au noir des clandestins et l’immigration économique sauvage, au point que le taux de chômage est descendu très bas (3,9 %). Certes il a déchiré l’accord de Paris sur le climat ; et l’état de santé des citoyens américains, notamment celui des plus pauvres, n’est pas bon.

Donald Trump, révélateur des maux de la planète

Quoi qu’il en soit, après son succès relatif aux élections de mi-mandat, il convient à présent de se demander ce que va faire Donald Trump pendant les deux ans qui vont suivre. C’est très facile : Donald Trump écrit et dit ce qu’il fera, puis il le fait. Il sera d’autant plus encouragé à le faire que ses conceptions politiques et économiques trouvent des échos partout dans le monde : en Russie, au Brésil, en Europe (Royaume Uni, Italie, Pologne…) et même en Afrique. Ces conceptions se résument en quelques maîtres mots : l’intérêt national avant tout ; l’action énergique sur le réel ; la négociation carotte-bâton sur tout. En somme, du gros bon sens musclé.

En ce qui concerne l’économie, les résultats des Etats-Unis ne seront confirmés que si l’industrie est capable de compenser la chute des importations depuis la Chine. Et si le déficit budgétaire est corrélativement diminué par l’augmentation du PIB dû à cette relance, à la fois par l’offre et par la demande. L’enjeu est non seulement interne mais international car la politique offensive de l’administration Trump contre la mondialisation et l’OMC est si brutale que cette dernière peut disparaître en tant que telle. Par-delà, c’est toute une conception des relations internationales, dite multilatéraliste, qui est soudain remise en cause. Avec des effets collatéraux attendus sur la politique intérieure chinoise et sur les fondations fissurées du système bruxellois.

Une autre question majeure devient désormais centrale : la question démographique et donc migratoire. Quand Donald Trump est né, la planète comptait deux milliards d’habitants ; elle en supporte dorénavant plus de sept. Les vagues migratoires incontrôlées, les atteintes à l’environnement en sont les conséquences directes, ainsi que des guerres et des tensions interethniques et religieuses dramatiques.

Enfin, sur les plans géostratégique et militaire, Donald Trump veut en finir avec la guerre froide et donc avec l’outil coûteux qui avait été édifié pour y faire face dans le contexte des années 50 : l’OTAN. Il voudra probablement faire un nouveau Yalta avec Poutine, pacifier la question ukrainienne (il a, par sa femme et son fils, un tropisme slave), transférer le coût de fonctionnement de l’OTAN à ses alliés européens et, avec la récupération de ce budget improductif, redonner une avance technologique à l’armée américaine, ce qui relancera au passage son industrie militaire.

Avec ses excès et ses foucades, Donald Trump est un révélateur des maux de la planète. Et il y apporte ses solutions : la liberté des nations. Ces solutions marchent aux Etats-Unis. Et cela va contraindre nos falots politiciens à s’adapter au monde nouveau qui vient. Ou à remballer leur camelote idéologique, et partir.

 

Henri TEMPLE