Lettre ouverte à tous les syndicats de la police nationale, avec extension à la gendarmerie et aux compagnies de CRS

manuel

Source publiée par Manuel Gomez le 30 septembre 2018

Il existe des centaines de zones de non-droit sur notre territoire et vous le savez mieux que personne.

Vous déclarez que ces zones subsistent par manque d’effectifs dans la police.

Je vous comprends, cela vous offrirez des adhésions en plus, mais vous savez que c’est faux.

Ce ne sont pas les policiers qui manquent, 1.000 ou 10.000 de plus ne changeront rien, les zones de non-droit fonctionneront toujours.

Ce ne sont pas les policiers qui manquent mais les ordres, les ordres venus de tout en haut, de toute la hiérarchie, du ministre de l’Intérieur jusqu’au chef de l’Etat en passant par le gouvernement et, puisque c’est le mot à la mode actuellement, disons «qu’ils n’ont pas les couilles pour donner ces ordres ».

Sans les ordres de les éradiquer par la force de la loi, les zones de non-droit poursuivront et prolifèreront dans l’impunité la plus totale et, fort heureusement, ils continueront à se tuer entre eux.

Seuls des ordres sans ambiguïté pourraient tenter, je dis bien tenter, de mettre fin à quelques zones de non-droit dans quelques grandes villes de France, pas dans toutes car je crains qu’il soit déjà bien trop tard pour des régions comme l’Ile de France par exemple. Des départements comme la Seine-Saint-Denis, la Seine et Marne, le Val d’Oise et l’Essonne sont trop gangrenées.

L’exemple nous vient, comme trop souvent, des Etats-Unis et, en ce qui concerne la sécurité rétablie dans une capitale, de New-York, depuis que, dans le milieu des années 1990, le maire républicain, Rudy Giuliani, ait décidé de la rétablir par la force de la police.

Politique poursuivi depuis par le chef de la police, le regretté William Bratton, parti à la retraite et remplacé par James O’Neill, qui suit les mêmes directives.

La criminalité a baissé de 50% à New-York alors qu’elle progresse et vient même d’établir un record en raison d’une hausse des violences entre gangs, à Chicago.

Et tous les faits divers quotidiens que nous dénonçons en France témoignent que nous sommes sur une voie identique à celle de Chicago : les affrontements, quelquefois meurtriers, entre bandes se multiplient sous le regard impuissant de ceux qui sont désignés et payés pour les combattre.

Il faut occuper par la force les zones de non-droit, arrêter les guetteurs, les dealers, les fournisseurs et les faire parler, qu’ils se mettent à table, qu’ils balancent, de gré ou de force, quelques soit la manière employée.

Abattre sans hésiter ceux qui sortent leurs armes, sans risquer les foudres de l’IGPN, de l’IGS, des procureurs et des magistrats.

Ne pas attendre d’être tué pour tirer.

C’est de cette manière que New-York a retrouvé sa sérénité.

N’en déplaise à certains « Yann sans couilles », les policiers, les gendarmes, les CRS, ont des couilles mais n’ont pas le droit de s’en servir, n’ont pas le droit de « baiser » la racaille, les voyous, les délinquants.

N’est-ce pas ce que vous avez souhaité exprimer, Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police FO ?

Et ce n’est pas en déférant devant un juge, en mettant en examen et sous contrôle judiciaire, un sous-officier de gendarmerie du GIGN, qui a fait son boulot, qui est, à moins que je sois dans l’erreur, d’arrêter les voleurs, les assassins, les violeurs, et de les stopper par tous les moyens quand ils tentent de s’échapper (ou alors est-il engagé pour les laisser s’enfuir en toute tranquillité ou pour se faire abattre avant de tirer ?).

Ce n’est pas en agissant de la sorte que la paix civile est revenu à New-York et ce n’est pas en agissant de la sorte que l’ordre républicain se rétablira dans les zones de non-droit en France !

Mais comme de tels ordres ne seront jamais donnés, continuons à fournir quotidiennement notre rubrique des faits divers sanglants !

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

manuel

Manuel Gomez est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1931.

Engagé par Albert Camus, à l'âge de 15 ans, comme  pigiste à "Alger Républicain", Manuel Gomez a poursuivi sa carrière comme rédacteur dans les quotidiens "La Dépêche d'Algérie", puis à Paris à "L'Aurore" et "Paris-Turf. 

Il a été chef de rubrique au "Méridional" de Marseille. et rédacteur en chef de "Midi-Magazine" à Nice.

Gomez a été le proche collaborateur de M. Georges Bidault, dernier président, après Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance et dernier responsable de l'OAS, après l'arrestation du général Salan, et rédacteur en chef du Bulletin National du CNR/OAS "France Presse-Action" en 1961. Après 1995, il a écrit et publié 21 livres, tous en vente sur Amazon, y compris le dernier "Et si je revenais..." paru cette semaine."

Lauréat du "Prix Véritas" 2015 pour son livre "J'accuse De Gaulle".