6 septembre 2018 Publié par

 

 

IMPÔT − LE PIÈGE DU

 

 

 

PRÉLÈVEMENT

 

 

 

À LA SOURCE

 

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SOURCE

 

 

Editorial de Jean Goychman

 

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Dans son livre « L’Histoire des Banques Centrales & de l’Asservissement de l’Humanité », Stephen Midford Goodson cite cette phrase de Nathan Rothschild : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je me moque de qui fait les lois. La minorité qui comprend le système sera soit si intéressée par ses profits ou si dépendante de ses faveurs qu’il n’y aura jamais d’opposition de la part de cette classe sociale ».

Cette phrase date de 1815. Elle est toujours d’actualité. Tout le système financier et monétaire mondial, basé sur l’émission de monnaie fiduciaire en contrepartie d’une dette d’État ne peut se faire que parce que quelqu’un, in fine, pourra garantir que les dettes pourront être remboursées. Vous devinerez vite qui est ce « quelqu’un »…

 

Sans impôt, pas de Banque Centrale

L’histoire de la création de la Réserve Fédérale est le meilleur exemple. Lorsqu’en 1910 un certain nombre de banquiers européens et américains se réunirent secrètement en vue d’élaborer ce qui allait devenir en 1913 le « Federal Reserve Act », la phase finale d’une lutte secrète entre les grandes banques et le peuple américain, commencée avant même la guerre d’indépendance, allait se jouer. Ce principe même de création monétaire basée sur la dette avait déjà été introduit en 1694, notamment en Angleterre, par un groupe de banquiers privés. Suivant le vieil adage « on ne prête qu’aux riches », la solvabilité d’un État (quel qu’il soit) ne pouvait être garantie que par la richesse possédée par cet État. La meilleure source étant la plus fiable, les banques centrales s’arrangèrent pour que la collecte de l’impôt soit obligatoire, de façon à garantir les dettes d’État.

Aux États-Unis, le peuple était majoritairement hostile à l’établissement de l’ « impôt fédéral ». Celui-ci fut créé presque en même temps que la FED, dans le texte de loi nommé « Federal Reseve Act » adopté par le Congrès le 23 décembre 1913.

 

Le consentement à l’impôt, essentiel pour la démocratie

de William Howard Taft ...

à Donald Trump

La chronologie est importante. L’idée d’un impôt fédéral aux États-Unis fut avancée pour la première fois en 1909 par le Président William Taft. Si les grands industriels du Nord-Est (véritables “maîtres” des États-Unis) étaient opposés à ce projet, les dirigeants des États pauvres du Sud y étaient plutôt favorables.

L’Alabama fut le 1er État à ratifier le texte de Taft. Ce fut incontestablement une étape importante vers le projet de Banque Centrale américaine. Le texte fut inscrit dans la Constitution en février 1913 lorsqu’il fut ratifié par plus de 75% des États américains. Il est toutefois intéressant de noter que les industriels du Nord-Est étaient essentiellement représentés par le Parti Républicain et qu’ils préféraient que l’État fédéral se finance par les droits de douane plutôt que le prélèvement de l’impôt.

Une fois de plus − mieux vaut se répéter que se contredire − nous vous recommandons bien vivement de lire ou de relire l’ouvrage d’Eustace Mullins : Les Secrets de la Réserve Fédérale (22 €) pour bien appréhender et comprendre les subtilités (et la perversité) du Système bancaire international que nous subissons aujourd’hui.

Donald Trump n’est-il pas sur cette ligne, au grand dam des mondialistes, partisans du libre-échange généralisé ?

Cependant, si les démocraties sont réputées « redistributives » grâce à l’impôt, ce dernier ne saurait devenir « confiscatoire » et il existe de toute évidence une limite à ne pas franchir. Certains économistes ont coutume de dire « trop d’impôt tue l’impôt ». C’est probablement vrai. Seulement, dans la situation financière mondiale et compte-tenu d’une dette abyssale, on ne voit pas comment une réduction des impôts serait envisageable. C’est tout le problème qui se pose à nos dirigeants depuis des décennies.

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Pourquoi imposer la retenue à la source ?

Ce type de prélèvement a été employé en Europe dès 1925 en Allemagne et, progressivement, les autres pays ont suivi. L’un des derniers à ne pas l’utiliser est le nôtre. Pourquoi ? Probablement parce l’impôt était bien accepté par la plupart de nos concitoyens. Sa proportionnalité qui faisait que les « riches » payaient plus et que les « pauvres » en fussent exonérés y est certainement pour beaucoup, ces derniers étant plus nombreux électoralement que les premiers. La mensualisation, proposée il y a plusieurs décennies, avait connu un véritable succès, à tel enseigne que 70% des contribuables avait opté pour ce mode de règlement, assez proche de la retenue à la source.

Pourtant, à y regarder bien, il existe une énorme différence.

  • Dans son principe, le consentement à l’impôt est un acte volontaire. On peut choisir de payer ou de ne pas payer. Bien sûr, dans ce dernier cas, on contrevient à la loi en s’exposant à des poursuites. C’est néanmoins une « liberté ».
  • Il en va différemment de la retenue à la source qui échappe complètement au contribuable qui ne peut que s’y soumettre…

On voit le gain évident : d’accord ou pas d’accord, vous paierez.

 

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La seule façon de s’y soustraire est de ne plus travailler et ne plus percevoir de ressources, quelles qu’elles soient. Autant vous dire que seuls quelques chanceux à gros capital peuvent l’envisager. De plus, le fisc peut, seul, décider du montant de la retenue. Il y a bien le Parlement qui pourrait s’y opposer, mais l’arme constitutionnelle du 49.3 viendrait rapidement calmer les ardeurs de nos députés récalcitrants.

 

Tout bénéfice pour les marchés financiers

Cette « automatisation » de la collecte − indépendante des contribuables − permet de rassurer les sacro-saints « marchés financiers » quant au paiement des intérêts de la dette nationale (environ 2.300 milliards d’euros). Et il est prévisible qu’elle va encore augmenter dans les années à venir si le Système perdure. La volonté affichée par les gouvernants successifs depuis près de 50 ans de vouloir diminuer les dépenses de l’État afin de ne pas augmenter l’impôt a toujours relevé du « vœu pieux » qui fait plaisir à entendre mais ne débouche jamais, une fois passées les élections. À chaque fois, les impôts (quelle que soit leur forme) ont toujours augmenté. Redoutant peut-être une sorte de grève des contribuables, le pouvoir politique caressait ce projet depuis longtemps. Ce sera chose faite le 1er janvier 2019 : nous ne pourrons même plus nous opposer à quoi que ce soit, du fait que la retenue sera faite sans notre consentement.

Encore une fois, les marchés auront gagné.

Jean Goychman
05/09/2018