Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Il y a quelques mois, on nous annonçait que la crise des banques régionales était terminée. Il faut dire que la FED avait mis les moyens pour éteindre l’incendie qui menaçait de s’étendre au monde entier alors que deux grosses banques européennes vacillaient également et que la Suisse devait organiser le rachat du Crédit Suisse par UBS.
Reprenons ce qu’il s’était passé.
Les fonds propres des banques partout dans le monde sont obligatoirement investis dans des obligations d’Etats. Lorsque les taux ont été remontés par les banques centrales, les obligations détenues en fonds propres par ces banques ont vu leur valeur s’effondrer puisqu’elles rapportaient peu. Logiquement sans fonds propres les banques ne respectaient plus les ratios prudentiels et de solvabilité. Stupeur. Panique. Et tremblements.
Pour éviter la catastrophe et ne pas avoir à baisser les taux, la FED a dit deux choses.
1/ Qu’elle rachèterait les obligations à leur valeur d’émission et pas à la valeur de marché… ce qui veut dire qu’en une phrase et une décision la FED a tué le marché obligataire qui se trouve de facto nationalisé.
2/ Qu’elle (enfin via la FDIC) garantirait les dépôts des gens sans limite de montant pour éviter la panique qui, en créant des retraits massifs, déclenche les faillites bancaires.
Or, depuis quelques semaines, de nouveaux craquements se font entendre sur le front des petites banques régionales américaines comme en témoigne l’effondrement du cours de bourse de la New York Community Bank, en baisse de 63 % en 1 mois ! L’indice des banques régionales quant à lui est en baisse de 13 % depuis le début de l’année.

C’est dans ce contexte que le gouverneur de la FED Jerome Powell, vient de déclarer que « certaines banques devront être fermées ou fusionnées » et « il s’agira pour la plupart de petites banques, je suppose. »
Vous remarquerez le « je suppose », qui induit une forme d’incertitude, et émet l’hypothèse qu’une grosse banque pourrait aussi, éventuellement être concernée.
La crise bancaire n’est pas terminée.
Elle va revenir nous hanter régulièrement.
Crise bancaire, crise obligataire et crise de la dette sont intimement liées.
Pour le moment les autorités monétaires, les banques centrales savent intervenir assez rapidement et trouvent des expédients et autres mesures non-conventionnelles pour éviter et reporter le pire.
Reporter le pire.
C’est de cela qu’il s’agit maintenant depuis presque 20 ans et la crise des supbrimes.
Nous reportons le pire.
Nous évitons le pire.
Mais cela s’exprime par toujours plus de déficit, toujours plus de dette, toujours plus de déséquilibres financiers, toujours plus de fuite en avant.
Pour le moment cela tient.
Cela peut tenir sans doute encore.
Mais, un jour, l’accident se produira.
Ce jour-là vous, vous n’aurez pas intérêt à avoir encore tous vos sous à la banque !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
En Chine rien ne vas plus.
Pourquoi en un mot ?
Evergrande.
Après deux ans d’incertitude, Evergrande, un immense promoteur avec plus de 300 milliards de dollars de dettes, a reçu l’ordre d’un tribunal de Hong Kong de procéder à sa liquidation, ce qui va déclencher une course des avocats pour trouver et saisir tout ce qui appartient à Evergrande et qui peut être vendu… » C’est ce que l’on appelle une liquidation d’actifs. Les pertes vont se compter par dizaines de milliards. Chacun va chercher à savoir qui a des pertes, et les marchés paniquent et corrigent.
Dans cette ambiance de crise, comme toujours ce sont les banques qui inquiètent les épargnants qui craignent de faire les frais de la faillite et des pertes encaissées par ces mêmes banques qui se retrouvent très fragilisées.
Il n’en faut pas plus pour déclencher une crise de confiance.
Hong Kong augmente sa garantie sur l’épargne bancaire de 64 000 $ à 102 000 $ dans le but d’apaiser les inquiétudes économiques.
Les changements permettront de couvrir plus de 92 % des déposants de la ville.
Leur décision d’augmenter les niveaux d’assurance des dépôts est intervenue après une révision entamée pendant la crise des banques régionales.
Le conseil d’administration s’est dit « ouvert d’esprit » à l’idée d’augmenter davantage l’assurance-dépôts à l’avenir.
De nouvelles mesures de relance sont désormais monnaie courante en Chine.
Plusieurs banques chinoises ont cherché à offrir des services aux entreprises crypto à Hong Kong, malgré l'interdiction des cryptomonnaies sur le territoire chinois.

Les entreprises de cryptomonnaies qui s'installent à Hong Kong avant la mise en place d'un nouveau régime de licences pour les exchanges de cryptomonnaies en juin auraient trouvé des alliés inattendus dans la région : les banques d'État chinoises.
Selon un rapport de Bloomberg en date du 27 mars, des banques chinoises, dont Shanghai Pudong Development Bank, Bank of Communications Co. et Bank of China Ltd, ont commencé à proposer des services bancaires aux entreprises de cryptomonnaies à Hong Kong ou se sont renseignées auprès d'elles, d'après des « personnes bien informées sur le sujet ».
Une source affirme qu'un représentant commercial d'une banque chinoise a même visité le bureau principal d'une entreprise de cryptomonnaies pour présenter des services bancaires. Tout cela malgré l'interdiction des cryptomonnaies en Chine.
Cointelegraph a contacté Shanghai Pudong Development Bank, Bank of Communications Co. et Bank of China Ltd pour plus de commentaires, mais n'a pas reçu de réponse avant la publication.
Interrogée, Julia Pang, responsable des relations bancaires de la plateforme de trading de cryptomonnaies OSL, basée à Hong Kong, a déclaré à Cointelegraph que son entreprise saluait « l'intérêt croissant des banques chinoises à s'engager dans l'industrie réglementée des cryptomonnaies ».
« Ce progrès est encourageant à la fois pour l'industrie et pour l'écosystème au sens large, car il démontre une compréhension de plus en plus mûre du secteur de la crytomonnaie par les institutions financières traditionnelles », a-t-elle affirmé.
Un porte-parole de l'entreprise a fait savoir qu'il n'était pas possible pour l'instant de dire si l'entreprise avait été approchée par des banques d'État chinoises.
À lire également : Hong Kong veut devenir une plaque tournante de la cryptomonnaie malgré la crise de l'industrie
En octobre de l'année dernière, le gouvernement de Hong Kong a lancé l'idée de présenter son propre projet de loi pour réglementer l'industrie des cryptomonnaies, et la Securities and Futures Commission de Hong Kong a publié le 20 février une proposition de régime pour les exchanges de cryptomonnaies, qui devrait entrer en vigueur en juin.
Christopher Hui, secrétaire aux services financiers et au bureau du Trésor, prononce le discours d'ouverture et renforce la vision du gouvernement de Hong Kong concernant le développement du secteur des actifs numériques à Hong Kong. Il mentionne que le Web 3 représente un changement de paradigme dans l'ère d'internet. pic.twitter.com/9MGkWOCj0O - Everest Ventures Group (EVG) (@EVG_Ventures) 20 mars 2023
Selon un rapport du 20 février, il semblerait aussi que des représentants du bureau de liaison chinois aient assisté à des rassemblements de cryptomonnaies à Hong Kong.



