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POLITIQUE EN PACA & POLICY IN THE WORLD in English, French and Italian 0632173633 - diaconesco@gmail.com
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3 décembre 2023

Crépol : ce sondage accablant pour Macron, Borne,

Crépol : ce sondage accablant
pour Macron, Borne,
Darmanin et Dupond-Moretti

 

Olivier Véran a été envoyé à Crépol par le pouvoir, dix jours après l'attaque sanglante du bal du village qui a coûté la vie à Thomas. Dix jours de retard qui s'ajoutent à des années d'impéritie. Pour faire oublier sa double défaillance, aussi bien dans son incapacité à maîtriser une violence endémique issue de l'immigration que dans sa tentative de minimisation des faits. Dans ce petit village de la Drôme, meurtri au sens propre, le ministre, sous les huées, a été contraint d'énoncer le constat qu'il réprouve quand c'est Éric Zemmour ou Marine Le Pen qui le fait. Comme la vaine récupération d'une indignation nationale qui le submerge.

Les Français sont cohérents et quand Véran, comme naguère Collomb, dit le réel et parle comme Zemmour ou Marine Le Pen, ils le suivent. Ainsi, selon un sondage Elabe publié, jeudi, par Les Échos, 78 % des personnes interrogées approuvent les propos du porte-parole du gouvernement, Olivier Véran. « Ce n’est ni un fait divers, ni une simple rixe en marge d’un bal de village. C’est un drame qui nous fait courir le risque d’un basculement de notre société si nous ne sommes pas à la hauteur. »

Les Français sont cohérents, mais pas dupes, et, après Crépol, comme Gabrielle Cluzel, savent bien que « la prophétie s'est déjà réalisée, que la société a basculé et qu'ils ne sont pas à la hauteur ». Toujours selon ce sondage, ils sont aussi 78 % à juger que la situation en matière de sécurité s'est dégradée, ces dernières années, en France. Et si ce n'est pas un basculement… « La progression est spectaculaire puisqu'elle atteint 10 points en un an, avec notamment une progression de 22 points chez les cadres et de 17 points parmi ceux qui se disent électeurs d'Emmanuel Macron. » Même l'électorat macroniste est contraint de voir le réel qu'il subit. D'où la nouvelle rhétorique Véran.

Mais là encore, les Français ne se laissent pas tromper par le gouvernement de la parole et de cette « plus grande fermeté » dont ils ne voient jamais la couleur. Et les chiffres deviennent vraiment inquiétants pour le pouvoir : 91 % des Français estiment que « le recul de l'autorité est un problème majeur » et 87 % pensent que la Justice est « trop laxiste ». Deux pourcentages en nette hausse. « Emmanuel Macron, comme Élisabeth Borne, Gérald Darmanin ou Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, ont beau multiplier les déclarations martiales, les Français sont loin d'estimer que les résultats sont au rendez-vous », commente Les Échos.

En matière de sécurité, de justice comme d'immigration, le roi Macron est nu et le fruit est mûr : quand une telle proportion de Français, de 75 % à 90 %, attendent un changement complet de politique, on voit mal comment un pouvoir responsable de cette situation et qui rechigne toujours à traiter les problèmes en profondeur pourrait se perpétuer longtemps. Après la majorité relative, en toute logique, devrait venir l'heure de l'alternance.

Ce sondage réalisé après Crépol enregistre un tournant : non seulement les Français n'adhèrent plus au discours que leur imposent médias dominants et gouvernement, mais ils sont une majorité à avoir pris conscience du basculement démographique et civilisationnel du pays : 54 % d'entre nous pensent que « deux peuples vivent en France, dont l’un doit fuir sans cesse les agressions d’une fraction de plus en plus violente de l’autre, un djihad du quotidien que subissent les Français ». Dans toute l'étendue du malheur français, cette prise de conscience est une bonne nouvelle.

 

 

 

 

Brest :
les islamistes projetaient
de massacrer tout un village

 

France orange mécanique, épisode 761. Après trois ans et demi d’instruction, six hommes, dont un mineur, impliqués dans la préparation d’actes violents façon État islamique ont été renvoyés devant la cour d’assises des mineurs spéciale pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, informe l'AFP. Nés entre 1983 et 2003, les six accusés, dont cinq encore détenus, sont soupçonnés d'avoir envisagé plusieurs cibles pour des actions violentes : la base navale de Brest, les célébrations du Nouvel An chinois en France, une synagogue, des matchs de foot...

Depuis septembre 2019, la DGSI suivait Mohamad D., un Palestinien né en 1985 à Homs, en Syrie, arrivé en France avec le statut de réfugié en novembre 2015. D’après les enquêteurs, l’individu aurait combattu dans les rangs de l’État islamique en Syrie en 2014, avant sa venue dans l’Hexagone - ce qu’il conteste. Il y a quatre ans, ce sont d’abord ses liens avec Wahid Bouraya, propriétaire de l’épicerie orientale « Chez Wahid », située en périphérie de Brest au 246, rue Jean-Jaurès, qui interrogent les enquêteurs. En effet, le commerçant d’une trentaine d’années avait déjà été condamné pour apologie du terrorisme. Au lendemain des attentats du 13 novembre, l’homme avait simulé le mitraillage d’un fourgon de police. Condamné à trois de prison avec sursis en 2018, il a pu continuer de vivre quasi normalement avant son interpellation, en 2020, pour projet d’attentat.

Un boucher pas comme les autres

Wahid Bouraya est décrit comme quelqu’un de manipulable « car trop gentil » et « bien dans sa peau » par ses proches. Tellement bien dans sa peau qu’il accueillit régulièrement, entre 2019 et 2020, dans son fonds de commerce, des réunions au parfum de préparatif d’attentat. Mais le proverbe ne ment pas : les murs ont des oreilles. Sonorisée par les renseignements généraux, la boutique orientale du « gentil » trentenaire s'est révélée être le quartier général d’une dangereuse équipée.

Dans une sonorisation du 9 décembre 2019, Mohamad D. dit à Wahid B. : « Il nous faut un peu d'entraînement, il nous faut des armes, et il faut apprendre certaines choses [...] On peut y aller pas trop loin, par exemple, on va voir les campagnes. On passe à quatre ou cinq, armés, tu tues tout le village en une seule nuit, c'est facile [...] Il faut avoir l'audace, et que tu aies tout prévu. » Un peu d'audace, un soupçon d'anticipation, des kalachnikov... et le tour est joué.

Si les hommes se défendent en prétendant que ces enregistrements sont décontextualisés, les juges antiterroristes ne sont pas dupes et mentionnent des séances de paintball (pour s’entraîner au tir), des projets d’achat d’armes à Brest et en Bosnie-Herzégovine, une fascination collective pour les attaques djihadistes et leur camarade Mohamad D. combattant de Daech.

Une sphère islamiste

 

bien identifiée

Depuis longtemps, le boucher musulman – à deux doigts d’être un boucher islamiste – aurait dû éveiller les soupçons. Marié à Donia B., Bretonne convertie à l’islam, avec qui il a deux filles, Wahid B. était déjà connu pour ses relations étroites avec l’islamisme radical. En septembre 2014, sa femme et lui avaient été arrêtés à la frontière serbo-bulgare, route bien connue du djihadisme à l’époque. À leur retour en France, sa compagne, depuis divorcée (elle vit désormais avec un autre homme au Maroc, rapportent nos confrères du Télégramme), devient une militante islamiste assumée. Contrainte de pointer chaque jour au commissariat de la ville, Donia B. venait toujours vêtue d’une burqa et de gants noirs, alors même que la France venait de vivre les attentats du 13 novembre et subissait l'état d’urgence.

On apprend ainsi incidemment qu'on a échappé au massacre d'un « petit village  gaulois » par des islamistes, à la manière du Hamas massacrant un kibboutz.

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