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POLITIQUE EN PACA & POLICY IN THE WORLD in English, French and Italian 0632173633 - diaconesco@gmail.com
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POLITIQUE EN PACA & POLICY IN THE WORLD in English, French and Italian 0632173633 - diaconesco@gmail.com
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6 juillet 2026

 

IV- IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE ( SUITE )

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 24

LE RETOUR A LA PAIX

Ce conflit s’achève sans réel vainqueur sur le plan militaire. Les belligérants sont tous épuisés, ruinés et saignés à blanc. Quand l’Allemagne demande l’armistice le 11 novembre 1918, ses troupes sont en France et en Belgique, le « Vater land » est inviolé. C’est d’ailleurs là-dessus qu’HITLER

basera sa propagande avec le mythe du coup de poignard dans le dos.  Cette guerre a sonné le glas de l’hégémonie Européenne. La chute de trois empires et la victoire des démocraties, voit l’émergence des Etats-Unis et l’apparition de deux systèmes économiques opposés. Le vieil équilibre monétaire est à jamais déréglé par l’inflation. La mobilisation en France et dans le Comté avait frappé majoritairement les populations rurales. Des cantons comme : Guillaumes ou saint Martin-de-Vésubie perdent près de 20% de leurs habitants, ce qui accélère le dépeuplement de l’arrière-pays. Après la paix certains villages ou hameaux, ne retrouveront pas leur démographie et l’agriculture en pâtira. Des familles entières ont été décimées et il suffit de lire les trop longues listes de noms des monuments pour s’en convaincre. Des villages comme Sospel, voient près du tiers des hommes mobilisés mourir sur les champs de bataille. Durant toutes les hostilités, l’Eclaireur de Nice publie un supplément hebdomadaire : « Bulletin des hôpitaux de Nice et de la région » qui rend compte des morts au combat ou suite à leurs blessures. Des poèmes et des nouvelles entretiennent la fibre patriotique. La ville de Nice va éditer le livre d’or de la guerre. Ce dernier consacrera une fiche biographique pour chacun des 3655 Niçois morts durant ce conflit. La municipalité reprend la suggestion de monsieur Louis Martiny qui en janvier 1915, demandait un monument pour les morts de la guerre. L’éclaireur publie la séance du conseil municipal du 23 novembre 1917 qui décide l’apposition d’une plaque au 12 quai Rauba Capeu. Cette dernière sera inaugurée le 26 janvier 1918. Le 31 décembre 1918 sur le rapport du conseiller municipal Jules Febvre, la municipalité lance un concours sur un projet de monument aux morts, qui sera érigé à Rauba Capeu, au pied de la colline du château. En attendant, pour le premier anniversaire de l’armistice, un cénotaphe est installé. Il sera déplacé place Bellevue, près de la statue de Charles Félix

quand les travaux du monument commenceront. Le monument définitif est inauguré le 29 janvier 1928 par le maire Alexandre MARI 

en présence du maréchal Foch. Chaque village du Comté élèvera à ses fils un monument ou une stèle, afin que leur sacrifice reste un exemple pour les générations futures.  Si la guerre n’avait pas touché le Comté dans sa terre, en revanche, les familles donnèrent le tribut du sang. Combien n’avaient plus de fils ou de mari pour continuer l’exploitation agricole ou le commerce familial ? Combien d’épouses se retrouvaient seuls avec des enfants qui ne connaîtraient jamais leur papa et sans ressources ? C’est pour cela que des associations se créèrent afin de venir en aide à ces familles dont les fils ou les époux avaient donnés leur vie pour la liberté. Pour toutes les citer, il faudrait y consacrer un ouvrage. Nous nous contenterons d’en nommer que quelques-unes : La cocarde du souvenir, qui deviendra le souvenir français, s’occupe des tombes de soldats et l’on peut voir dans les cimetières, une cocarde tricolore honorer une tombe. Des fois c’est comme à Caucade ou au cimetière d’Eze village, un carré militaire. Le club des aveugles des Alpes Maritimes, ou d’autres associations , des amicales : les anciens de tel ou tel régiment , toutes ces structures ont pour but d’aider les anciens combattants, les éclopés, les veuves ou les orphelins et de défendre leur mémoire et leurs intérêts. On les trouve un peu partout : Boulevard Mac MAHON 

qui deviendra Bd des Italiens en l’honneur de notre alliée, rue Gioffredo, rue de Russie, mais il semble que la rue Chauvain selon l’indicateur de Nice et des Alpes Maritimes de 1921, en concentra le plus grand nombres.

T Jan.

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 25

L’ENTRE DEUX GUERRES

‘Plus jamais ça ! » Tout le monde s’accorde la dessus, plus jamais cet enfer.  Nice a perdu 3655 de ses fils sur les champs de bataille. Tout le monde aspire à la paix et une opinion fait au lendemain de la guerre l’unanimité : « Plus jamais ça ! ».  La société, les mœurs et l’aspiration générale, font que chacun a une soif de plaisir et un peu comme pour exorciser les souvenirs de cette horrible boucherie, les artistes et les écrivains mènent les nouveaux courants artistiques et littéraires. Il faut à la fois témoigner pour le respect de la mémoire des sacrifiés et dénoncer le cynisme des états-majors qui n’étaient guère avare des vies humaines. Dès 1920 la politique voit l’explosion des socialistes et l’émergence du parti communiste avec Virgile BAREL, héros de la guerre. Cet instituteur adepte de la méthode Freinet sera durant 50 ans le chef du parti communiste des Alpes Maritimes et du Comté. La vie politique s’anime dès la fin des hostilités. Un an après l’armistice, de nouvelles élections vont créer ce que l’on a appelé : « La chambre bleue horizon » L’élection se fait sur liste. La liste Raiberti remporta le plus de suffrages et Flaminius RAIBERTI sera élu avec ses colistiers : Humbert Ricolfi, Léon Barety et Edouard Grinda. La presse avec l’Eclaireur, soutient cette liste. En 1924, Raiberti est devenu sénateur, mais les trois autres députés de Nice sont à nouveau élus toujours au suffrage de liste. Pour la première fois, un petit instituteur, Virgile Barel se présente sur la liste du : Bloc ouvrier et paysan, il est battu. Le 29 avril 1928, le mode d’élection change et l’on passe au scrutin d’arrondissement. La ville de Nice a quatre circonscriptions. Les sortants sont réélus : Grinda dans la 1°, Barety dans la 2ème, Ricolfi dans la 3ème et un nouveau, Antonin Gianotti dans la 4ème. Les 4 élus appartiennent au même parti et ont le soutien de l’Eclaireur. Le 8 mai 1932 Jean Médecin qui est maire depuis quatre ans est élu député dans la première circonscription. Si Léon BARETY

retrouve son siège dans la 2ème, la 3ème voit élire Paul Deudon qui bat Ricolfi et la 4ème investi Henri TORRES qui élimine Bastianelli. Ces deux hommes sont des adversaires de Jean Médecin et de l’Eclaireur. Pourtant Deudon fut un conseiller municipal de Médecin, il tentera sans succès de le battre aux municipales de 1935 et fera élire Barel en 1936. Lors des élections du 3 mai 1936, Médecin et Barety conservent leurs sièges, étant même élus au premier tour. Virgile Barel conquière la 3ème circonscription quant à Henri TORRES,

il perd la 4ème au profil de Jean Hennessy. Léon Barety, fonde le 14 mai un groupe modéré à l’assemblée sous le nom : « Gauche démocratique et radicale » Le Sénat renouvelle lui aussi ses membres, mais un peu plus tard, au début des années vingt. Honoré Sauvan sera remplacé en 1922 par Flaminius Raiberti qui restera au palais du Luxembourg jusqu’en 1929. Jean Amic élu au palais du Luxembourg en 1911 reste sénateur jusqu’à 1926, lui succède Eugène Charabot jusqu’à 1937. Alfred Donadéi prend la suite de Raiberti et demeure au sénat jusqu’à 1933, c’est Antonin Gianotti qui le remplace jusqu’en 1938. Le successeur de Charabot est Louis  Dreyfus en 1937. Jean Médecin sera sénateur en 1939 et votera les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Le conseil général  fut présidé successivement par : Flaminius Raiberti durant 15 ans. En 1926 Louis Gassin le préside jusqu’à 1931. Joseph Bermond ne conserve la présidence que durant un an. Léon Barety prend la présidence en 1932 et la conserve jusqu’à la guerre. La mairie de Nice avec Honoré Sauvan retrouvant son fauteuil de maire en 1919, le général Goiran renonçant à se représenter. Pierre Gautier lui succède en 1922, ce dernier mettra Jean Médecin le pied à l’étrier en le faisant élire sur sa liste en 1925. En 1927 c’est l’éphémère Alexandre Mari qui devient maire, immédiatement suivit en 1928 par Jean Médecin.  L’entre-deux guerres est une période où les grèves sont fréquentes. Une période de crise économique où le chômage menace. Les syndicats, intermédiaires entre le personnel de l’entreprise ou de l’usine et les patrons s’activent. C’est l’heure des grandes revendications avec 1936. A Nice les grèves vont toucher : les grands magasins et les magasins à bon marché. L’usine à gaz, les services du gaz et de l’électricité, l’usine des asphaltiers de saint Roch, les TNL, la compagnie des eaux, les établissements Michel spécialisés dans le matériel ferroviaire, le palais de la Jetée Promenade, la fabrique de chaussure Reppelin, les abattoirs, etc… Les grèves se poursuivront durant tout le mois de juin et quand une situation semblait se débloquer, une autre entreprise prenait le relais. Finalement les directeurs d’hôtels fermeront leurs portes, attendant la fin du conflit social. Ce sont les Galeries Lafayette qui furent les premiers en grève avec l’occupation du magasin par les employés. Cette crise prendra fin avec les accords de Matignon et les premiers congés payés, ce qui aura pour Nice d’importantes conséquences avec l’arrivée des Estivants.

T Jan.

 

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 26

LES HOMMES POLITIQUES ET LA PRESSE  DES ANNÉÉS ‘30’

BAREL VIRGILE

Il est né le 17 décembre 1889 à Drap et est mort le 7 novembre 1979 à Nice. Cet instituteur adepte de la méthode Freinet, sera durant un demi-siècle le leader du parti communiste dans les Alpes Maritimes. Il collabora à plusieurs journaux dont : « le cri des travailleurs », « l’aurore de Nice » et « le Patriote ». En 1936, il sera élu député avec l’aide de Deudon dans la 3ème circonscription de Nice. Après la guerre il tente vainement de conquérir la mairie, il sera néanmoins conseiller général et municipal. Il retrouve son siège au palais Bourbon en 1967 et reste élu de la I° de Nice jusqu’à 1978.

BARETY LEON

Il voit le jour à Nice le 18 octobre 1883. Ce docteur en droit sera à 27 ans conseiller général de Puget Théniers et le restera durant 30 ans. Il prend en 1932 la présidence du conseil général. Elu député il conservera son siège jusqu’au front populaire. Il fut aussi ministre et ami de Jean Médecin, défendit la politique touristique. De 1962 à sa mort en 1971, il présidera l’Academia Nissarda.

DEUDON PAUL

Ce niçois nait le 2 avril 1896, avocat, héros de la guerre, il est conseiller municipal en 1925 avec Jean Médecin et adjoint de celui-ci en 1928. En 1932 il bat Ricolfi dans la 3ème de Nice, il devient un adversaire de Médecin et tente sans succès de le battre en 1935. Il sera un artisan de la victoire de Barel en 1936. Après la guerre il échoue aux municipales. Il meurt à Neuilly le 22 mai 1956.

GRINDA EDOUARD

De par son âge, il est un homme de l’avant-guerre, d’une autre génération, né en 1866 et fait un peu figure d’homme du siècle, puisqu’il mourra dans sa ville en 1959. Il connut ainsi cinq régimes politiques. On le surnommait le médecin des pauvres. Il fut chirurgien en chef des hôpitaux de Nice. Elu député en 1919, il le restera jusqu’en 1932 où il se retire en appelant à voter Médecin, il occupa en 1930 un ministère.

RICOLFI HUMBERT

Cet avocat né en 1886, réformé, s’engage volontaire à la guerre en 1914. Après le conflit il sera conseiller général en 1919 et député sur la liste de Raiberti. Avec la division des modérés, il perd son siège en 1932. Il décède à Contes, sa ville natale le 28 novembre 1959.

MEDECIN JEAN

Il est né le 2 décembre 1890, conseiller sur la liste de Pierre GAUTIER, il devient maire en 1928, conseiller général de Sospel en 1931, député de la 1ère de Nice en 1932 et sénateur en 1939. Il votera les pleins pouvoirs à Pétain et aura d’ailleurs rejoint le PPF de Doriot. Après la guerre il retrouve assez rapidement ses mandats : le conseil général avec le IV° canton de Nice en septembre 1945, député en 1946 et la mairie l’année suivante. Il présidera de 1951 à 1961 le conseil général. Il renonce alors à ses mandats, ne conservant que la mairie qu’il conserve jusqu’à sa mort le 18 décembre 1965. Jean Médecin fut un honorable candidat à la présidence de la république en 1953.

LA PRESSE A NICE AVANT 1939

Le rôle des journaux perd son avantage de rapidité dans la divulgation des informations, ce avec le développement de la radio. La presse magazine illustrées et les revues politiques comme : « Voilà », obligent les quotidiens à diversifier leur contenu.

Le « Petit Niçois » jusqu’à présent, faisait jeu égal avec son concurrent :

« L’Eclaireur ». Ce dernier se régionalise et étend son influence jusque dans le Var. Le journal créé par Borriglione perd ainsi des parts de marché. En 1926, un troisième quotidien est proposé aux Niçois : « La France de Nice et du sud est ». Ce journal du matin est dirigé par Albert Dubarry maire de Beaulieu sur mer et Edouard Péguilhan. Des personnalités du monde intellectuel de Paris y collaborent comme : Victor Marguerite, Albert Dauzat ou Gaston Vidal. Ce journal est opposé aux hommes en place comme Jean Médecin. « La France de Nice et du sud est » insère une page en italien, afin de se fidéliser l’importante communauté transalpine réfugiée et anti fasciste. Dubarry quittera la direction de son journal en décembre 1927, ce dernier perdurera péniblement jusqu’à sa disparition le 22 mars 1930.

D’autres journaux comme :

 

« La côte d’azur et les alpes françaises » de Dominique DURANDY directeur du « Petit Niçois » qui défend l’idée d’un tourisme populaire et promeut l’arrière-pays.

« L’écho des Palaces » lancé en 1924 fait la promotion des stations de sports d’hiver comme : Beuil, Peira cava et la Colmiane.

L’humour et la critique ont leur journal avec le journal satirique :

« Le Caméléon ». Ce dernier fera une campagne critique sur l’image publicitaire de St Martin Vésubie :

 « La Suisse Niçoise ».

T Jan.

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 27

LA VIE INTELLECTUELLE ET ÉCONOMIQUE  Á NICE DURANT LES ANNÉÉS FOLLES

UN  NOUVEAU  TYPE DE TOURISME

La nouvelle mode en 1925 va à l’encontre de tous les canons de l’avant-guerre : il faut maintenant être bronzé et s’adonner aux bains de mer. C’est les Américains dont un couple sulfureux : « Les Gould » qui lanceront la station de Juan les Pins et la mode de la plage. La saison d’été va inciter les touristes à se rapprocher du bord de la mer et les palaces comme le Regina ou l’hôtel Impérial étant trop éloignés des plages seront désertés  par cette nouvelle clientèle balnéaire. Après 1936 et le front populaire, les congés payés amènent la clientèle populaire, laquelle va développer les meublés, ces hôtels où l’on peut séjourner et y cuisiner. Les quartiers autours de la gare et de la Buffa vont voir ces petits marchands de sommeil à caractère familiaux se multiplier. Les établissements balnéaires s’installent le long de la promenade des Anglais pour une riche clientèle non aristocratique mais exigeante et qui fréquente les palaces ou les hôtels de premier ordre du front de mer. Nice a désormais deux saisons : les hivernants et les estivants se succèdent dans la capitale du Comté.

LES REALISATIONS ARTS DECOS

On ne construit plus de châteaux ou de villas démesurés, mais des immeubles d’habitation. Un art nouveau nait à l’occasion de l’exposition des arts décoratifs à Paris en 1925. Ce dernier se caractérise par une simplicité des volumes et le dépouillement, il utilise les lignes géométriques et a une prédilection pour la mosaïque. A Nice c’est sur la promenade : le Forum, l’immeuble du comité des fêtes, la Mascotte, le palais bel azur. Le Gloria Mansions rue de France, le Palladium boulevard Gambetta. Un immeuble à souligner pour sa participation à la libération en 1944 (palais Stella) au 20 Bd de Cessole.  Les églises de ce style, construites à Nice : Notre Dame Auxiliatrice place Don Bosco. Elle est remarquable par sa décoration intérieure de style néo-Byzantin. Eglise Sainte Jeanne d’Arc rue Charles Péguy, son intérêt est dans ses coupoles et son porche. Entièrement en béton avec à l’intérieur une statue de Jeanne d’Arc sculptée dans celui-ci, elle marque un nouveau pas dans l’expression de l’art religieux. L’abbaye de Roselande est une exception qui mérite d’être soulignée. Elle n’a jamais été une abbaye, mais une maison des champs, un de ces lieux de villégiature des familles nobles Niçoises. En 1925

Edouard LARCASE antiquaire originaire du sud-ouest, acquière cette maison et va la transformer par des éléments provenant de l’époque Médiévale et du XV° siècle. Il ajoute à ce bâtiment du XIX° en trompe l’œil : une chapelle et un cloître dont les 26 colonnades proviennent de la Daurade édifice religieux du V° siècle et du cloître de Bonnefond, tous deux originaires de la région Toulousaine.

CHARLES DALMAS ET LES ARCHITECTES NICOIS

Ce célèbre architecte niçois s’il continue dans le style belle époque avec le bâtiment de la BNP avenue de la Victoire, va en revanche exprimer

l’art Déco avec le palais de la Méditerranée en 1929 avec son fils Marcel. C’est Franck J Gould qui en a l’initiative, souhaitant ouvrir un casino d’été à Nice Un autre architecte, Guillaume TRONCHET construit en 1931 la poste Thiers avec ses briques rouges. Clément Guyénèche l’année précédente décorera la salle du conseil municipal, des fresques et le bureau du maire .En 1930 Jacques Oroz pour l’église sainte Jeanne d’Arc et Jules Fébvre et Marius Deporta pour notre Dame Auxiliatrice en 1933.

NICE CAPITALE DU CINEMA

En 1930 Nice a 6 studios de cinéma, ce qui la place au deuxième rang après Paris. Ces studios sont : Carras, saint Laurent du Var, la Californie, saint André, route de Turin qui fermeront avec la disparition du muet, ne restera que les Studios de la Victorine ou de Saint Augustin.

Avant la guerre, les studios de la route de Turin, dirigés par Roméo ROSSETTI se chargeaient du comique avec la « comica » de Pathé. La Sultane, la Croisade, un Ours et le Chevalier de Gaby furent des succès de Walpas à la Victorine. Jean Renoir en 1927 à la Grave de Peille tourne la Marquita. D’autres comme Jacques Feyder, Marcel l’Herbier ou Rex Ingram, choisiront la riviera pour la beauté de ses paysages et surtout sa lumière. L’origine de la Victorine remonte au Duc de Rivoli qui baptisa sa propriété d’agrément ainsi en s’inspirant de sa nièce qui se prénommait : Victoire. En 1919 Louis Walpas et Serge Sandberg y créent des studios de cinéma. En 1928 on compte à Nice une quinzaine de salles de cinéma.

LE DEVELOPPEMENT URBAIN

Depuis le rattachement, la population de Nice est passée de 48 000 habitants à 242 000 en 1936. La loi du 4 mars 1919 dites plan Cornodet, définie les canons urbanistiques de l’aménagement et de l’extension des villes. Durant cette période de vingt ans, trois municipalités vont se succéder à Nice. Les maires : Gautier, Mari et Médecin vont tracer et percer de nouvelles avenues et surtout développer le réseau d’assainissement des eaux usées. En une dizaine d’années les égouts vont s’étendre, d’abord dans les collines, puis sur la promenade avec des émissaires en mer qui au pont Magnan ou au champ d’aviation seront enfouis. Les boulevards

Auguste RAYNAUD en 1926, trois ans plus tard Gustave Desplaces aujourd’hui : De Cessole, Gorbella en 1934, Saint Roch en 1936, l’avenue Paul Arène est prolongée le 23 mai 1936 par le percement de deux tunnels sous l’hôtel Impérial, ce qui élimine le cul de sac où le tram numéro 3 venait faire sa manœuvre. Ce percement permet un accès sud nord vers les collines par la Mantéga.  La municipalité encourage l’essor de l’aérodrome, cela entraîne une polémique dans le petit Niçois du 25 avril 1938. Les riverains ne veulent pas d’un aéroport à la Californie. Ils arguent que cet endroit est la seule plage de sable de la baie des anges, laquelle assurerait le succès de la saison d’été. Certains voudraient y construire un casino. Des études seront faites pour la construction d’un aérodrome à Villeneuve Loubet dans la plaine d’Antibes.

L’INDUSTRIE A NICE

Il y a deux pôles principaux de l’activité industrielle à Nice : Riquier et la rive gauche du Paillon, on y trouve entre autres le port et ses dockers, la manufacture des tabacs de la rue Barla, au 20 de la route de Turin il y a l’usine qui à partir du « coke » produit le gaz pour Nice, du 9 au 15 du boulevard de Riquier on trouve la brasserie Rubens, la fabrique de comptoir de bar « Unica » a son usine au 93 quai Pasteur, les fonderies Giordan frères 76 rue Barbéris, la marbrerie Bardi place Saluzzo aujourd’hui Max Barel et les pâtes Albertiny 23 quai Pasteur. La Madeleine, on peut citer : ses blanchisseries, la biscuiterie Hugues et les huiles Alziari. D’autres entreprises se trouvent dans la ville moderne, on évoquera les transports Sazias 5 rue du maréchal Pétain qui sera après la guerre, la rue de la liberté, Manufrance au 21 du boulevard Gambetta, l’imprimerie de l’Eclaireur 21 rue Meyerbeer ou encore le tailleur Sigrand 37 avenue de la victoire. Ainsi, avec le tourisme et ces industries, Nice dispose d’un tissu économique qui assure l’emploi  pour sa population.

T Jan

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE COMTÉ DE NICE

« CETTE CHRONIQUE VA ÉVOQUER L’HISTOIRE DU COMTÉ DEPUIS 1860. »

NUMÉRO : 28

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

LA POLITIQUE A LA VEILLE DE LA GUERRE

Afin de répondre aux revendications de Mussolini, des hommes comme Jouan Nicola et la Ciamada Nissarda en 1925 et surtout Francis Gag et son théâtre niçois en 1933, vont développer ce qu’on appellera la « nissartitude ». La colonie italienne est très importante. Elle se compose de réfugiés ayant fui  la nuit fasciste et de provocateurs qui militent pour un retour du Comté à l’Italie.  Les partis de gauche sont à l’aube des années trente, faibles. Les communistes menés par

Virgile BAREL, Boivert au PTT ou Defaut au PLM, ne comptent que 300 membres. La SFIO de Fabiani est encore plus squelettique. Les deux partis vont s’unir à la fin 1934, c’est le front populaire. 1936 avec la victoire de la gauche unie et Barel élu député, le meeting de Thorez et l’abbé Daumas qui répond à la politique de la main tendue et les premiers congés payés, amènent une nouvelle vision de la société où les loisirs deviennent une légitimité pour chacun. C’est aussi la guerre d’Espagne et le départ des volontaires niçois en novembre. L’Italie durcie sa politique et revendique Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie et Djibouti. Le président du conseil général exprime son inquiétude. 1939 l’année terrible, « Le Cri des Travailleurs » affirme Nice comme terre française, en février un défilé naval dans la baie des anges, montre la puissance maritime de la France. Un Junker 52 allemand, revenant d’Espagne, s’écrase à Roubion le 24 février avec 11 personnes à son bord. Le 26 mars Jacques Bounin est élu député en remplacement de

Jean MEDECIN devenu sénateur. Il est un candidat du colonel De La Rocque.  Le 20 août pour le 150° anniversaire de la révolution, Thorez fait un discours à Nice. Une semaine plus tard, suite au pacte germano soviétique, il y a des manifestations contre la vente du « Cri Des Travailleurs » En septembre ce sera les affiches de la mobilisation.

 

 

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

« …La guerre d’aujourd’hui détruit ce qu’elle prétend favoriser….. » (Saint Exupéry : Terre des hommes.)

 

Le plébiscite de 1860 a toujours été un sujet de polémique entre les tenants de la Nice française et ceux qui arguaient d’une consultation truquée et revendiquaient Nice italienne. L’irrédentisme de 1929 à 1939 plaide la thèse italienne et le consulat devient : « la casa d’Italia » véritable relais et foyer de propagande pour les fascistes et les partisans de l’Italie. On trouve à Nice une importante colonie italienne. Certains de ceux-ci sont des réfugiés qui ont fui l’éclipse de la liberté, tel un futur président de la république italienne : « Sandro Pertini ». Mais d’autres sont des agents provocateurs de Mussolini. Le maire de Nice par sa forte personnalité défend le particularisme du Comté et en même temps son fidèle attachement à la France. Avant même l’avènement du fascisme, l’Italie marquait sa volonté de récupérer le Comté. Devant la rumeur d’une possible annexion, le 10 juillet 1920, Nice pavoisait aux couleurs de la France. A chaque fois le peuple niçois a confirmé son attachement à la France. Durant la guerre deux hommes vont marquer de leur empreinte le cours des événements : le premier Jean Médecin, le roi Jean et surtout monseigneur Rémond, l’évêque de Nice qui avec l’aide du curé de saint Pierre d’Arène cachera des enfants juifs dont celui qui deviendra l’écrivain

 

Joseph JOFFO. La guerre amène à prendre des mesures de suretés. Dès le 5 septembre, les ressortissants Allemands ou Autrichiens sont internés au fort carré d’Antibes. L’Italie est neutre, mais par précaution, le bureau du tourisme italien est fermé le 15 du même mois. Suite au pacte germano soviétique, les communistes sont arrêtés et Virgile Barel le sera le 8 octobre. Le 24 novembre un paquebot italien est arraisonné et conduit à Villefranche. Les Alpes Maritimes sont un département frontière avec un pays potentiellement hostile. Les tensions sont de plus en plus vives entre la France et l’Italie. La ligne Maginot couvre les crêtes alpines et des casernements un peu partout dans l’arrière-pays, assurent la protection des vallées. Ainsi la Bévéra est défendue par la caserne Salel à Sospel. La frontière n’est cependant pas fermée et on peut la franchir avec son passeport de part en part. L’Italie est la sœur Latine et combien ont des parents de chaque côté du lime ? Malgré les rodomontades du dictateur italien, combien croient vraiment entre une guerre entre ces deux nations ?

UNE GUERRE FRATRICIDE

Suite à l’attaque allemande du 10 mai 1940, les mesures de sécurité se durcissent après l’épisode de la drôle de guerre. Ainsi le 25 mai est décrétée la fermeture des casinos et dancing, quatre jours plus tard, les premiers réfugiés arrivent à Nice. Le front bientôt s’écroule et c’est alors, tandis que nos armées sont en pleine déroute, que le 10 juin l’Italie déclare lâchement la guerre à la France déjà vaincue. Cette bassesse a été justement appelée le coup de poignard dans le dos. Le 12 juin on note les premiers combats près d’Isola. Les fascistes notoires sont internés au fort carré. Le 14 juin le soldat Rigot est le premier tué français sur le front italien au Capelet. Durant une dizaine de jours l’aviation italienne va bombarder les populations civiles faisant de nombreuses victimes. La guerre aura duré quinze jours, l’armistice est signée avec l’Italie le 15 juin 1940. L’agresseur en fait avait été repoussé par des forces six fois inférieures aux siennes. Les forts avaient admirablement remplis leur rôle. Mussolini voulait Nice, il ne l’aura pas, devant se contenter que de : Fontan, une partie d’Isola, Menton, Rimplas, saint Martin Vésubie, Belvédère, Roquebillière, Saorge, Breil, Sospel et Castellar.

 

Le Duce Benito MUSSOLINI avait avant sa lâche agression déclaré : « J’ai besoin de quelques millier de morts pour pouvoir m’asseoir à la table des négociations » Il en aura 631, on peut ainsi mesurer le cas qu’il faisait des vies humaines. La France remportera une victoire contre l’Italie le 22 juin 1940 : Le train blindé numéro 2 de la marine italienne qui depuis la Mortola bombardait nos rivages, sera neutralisé par un tir provenant du mont Agel. Une plaque commémore les six morts italiens à Vintimille. L’armée des Alpes était invaincue quand le maréchal Pétain signa l’armistice avec l’Allemagne et l’Italie. Nice avait montré sa fidélité à la France.

 

à suivre ... à suivre ... à suivre ...

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