/image%2F1325762%2F20260504%2Fob_96fdb8_plus-de-carburant-choc-petrolier.jpg)
« Disette énergétique, comment vous y préparer ? »
L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 4 Mai 2026 | A la une, Choc Pétrolier | 12 commentaires
/image%2F1325762%2F20260504%2Fob_112544_youtube-disette-energetique-comment-vo.jpg)
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Nous sommes à plus de 64 jours de guerre.
Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué et rien ne passe ou si peu.
La conclusion est logique.
Le choc énergétique se précise.
Qui dit choc énergétique dit pénuries énergétiques. Ces pénuries ne seront pas une famine totale (une absence) d’énergie mais une disette durable d’énergie (un manque).
L’ajustement se fera beaucoup par les prix, un peu par le rationnement et les priorisations et aussi par la baisse de la demande (ceux pour qui c’est trop cher et qui feront autrement ou ne feront pas).
La bonne idée est donc de réfléchir avant tout le monde à la manière d’adapter nos comportements pour faire face à cette disette énergétique et y être préparé au mieux !
La bonne idée c’est de penser le coup d’après et de prendre des décisions dès maintenant du type « face je gagner et pile je ne perds rien » ce qui veut dire que dans tous les cas les décisions seront bonnes pour vous.
Prenons un exemple. Le gaz va coûter de plus en plus cher parce qu’il y a la guerre en Iran, parce que le gouvernement vient d’interdire les chaudières à gaz dans le neuf et qu’il y aura de moins en moins de ménages chauffés au gaz. Résultat non seulement les cours sont plus élevés mais en plus les coûts d’entretien des réseaux vont peser sur de moins en moins de consommateurs. Résultat ? Si votre chaudière gaz tombe en panne, mieux vaut la remplacer par un système électrique ! Et si tout redevenait normal ? Et bien le gaz resterait une énergie carbonée alors que l’on vise un net zéro carbone en 2050. Face je gagne, pile ne je perds rien.
Autre exemple d’axe de réflexion, nous chauffons 200 ou 300m2 de logement pour que 1m2 (vous, moi) ayons chaud ! Cette stratégie énergétiquement totalement stupide n’a que 70 ans dans le monde par rapport à 10 000 ans d’histoire de l’humanité. Il fut un temps où l’on mettait des pulls, des couvertures et même une brique chaude pour réchauffer un lit mais pas toute une maison ce qui est une déperdition considérable d’énergie (et donc d’argent).
Je ne vous dis pas qu’il faut que vous cessiez de vous chauffer.
Je vous dis en revanche, que nous avons à la fois une histoire. Dans mon petit coin de Normandie, on ne se chauffait pas, alors on construisait en conséquence, avec des plafonds bas, des longères avec les animaux d’un côté qui réchauffaient aussi la maison. Avec des petites fenêtres. Aujourd’hui les normes imposent l’inverse. Des plafonds au moins à 2.50 mètres, des grandes fenêtres.
Nous avons une base de connaissances incroyable sur ce que l’on peut faire pour économiser l’énergie. Mais mieux encore, nous disposons également aujourd’hui de technologies d’une efficacité redoutable pour nous chauffer sans dépenser, pour nous maintenir au chaud sans consommer plus d’énergie.
C’est ce sujet passionnant que je traite
dans
le dossier STRATEGIES du mois de mai et consacré à la préparation à la disette énergétique.
Je vous y partage mes derniers achats et mes stratégies personnelles d’adaptation en partant du principe que je déteste l’idée de décroissance, profondément négative et imposée à laquelle je préfère la simplicité volontaire qui a le mérite d’être …. Volontaire ! Mon objectif est simple. Comment économiser une énergie qui sera toujours là (nous avons de l’électricité à défaut d’avoir suffisamment de kérosène ou de gasoil) mais de plus en plus chère sans sacrifier le confort du quotidien. Voilà la bonne question. Comment faire aussi bien avec nettement moins ? Pour réussir c’est aussi simple que compliqué. Simple en réalité, mais à condition d’accepter de raisonner autrement, différemment. Nous avons vécu ces 70 dernières années en pensant que nous pouvions gâcher l’énergie. Ce n’est ni bien ni mal, c’est ainsi. En attendant de réussir notre électrification, il nous faudra apprendre à raisonner sous contrainte énergétique. En renversant nos logiques, je vous assure qu’il y a des moyens rudement efficaces pour vivre sereinement cette nouvelle situation qui s’impose à nous que nous le voulions ou pas. Alors, mes amis, plutôt que d’attendre que le changement nous prenne par le cou, prenons-le par la main comme le disait si justement Sir Winston Chruchill.
Je vous dis tout dans ce dossier.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
/image%2F1325762%2F20260504%2Fob_9eaa51_2213974-le-diesel-plus-cher-que-lessen.jpg)
L’Etat ne fait rien pour les carburants parce que l’Etat n’a plus les moyens de vous aider !
par Charles Sannat | 4 Mai 2026 | Chronique de l'effondrement, Grille article | 8 commentaires
/image%2F1325762%2F20260504%2Fob_0ee4e0_c0b6d288cde87f2a89d0cd67732a2b4b.jpeg)
Nicolas BOUZOU explique parfaitement ici sur BFM que l’Etat n’a pas du tout les moyens de baisser les taxes sur les carburants parce que notre pays est tellement mal géré, tellement endetté que nous n’avons plus la possibilité de faire un « geste » pour les consommateurs français.
Nous aidons le monde entier, des Ukrainiens aux Chinois (à qui nous versons des millions d’aides au développement) mais il ne reste plus rien pour la population française (toutes origines confondues hein !!!).
Nous aidons tous ceux qui ne travaillent pas (toutes origines confondues là aussi hein) et nous ne pouvons plus aider ceux qui travaillent et qui ont besoin de rouler et de se déplacer tellement notre politique est généreuse avec ceux qui ne travaillent pas sur le dos de ceux qui bossent et gagnent de moins en moins.
Vous pouvez hurler, taper du pied, la réalité est celle-ci.
Cruelle.
Froide.
Dramatique économiquement.
La France punit ceux qui bossent pour financer d’une manière insupportable ceux qui ne veulent même pas prendre leur part de ce que l’on appelle une Société.
Travailler ce n’est pas que gagner de l’argent. Travailler c’est participer, chacun à sa mesure, et en fonction de ses capacités à l’édification d’une Société qui est notre bien commun à tous.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
/image%2F1325762%2F20260504%2Fob_3cf5cc_poches-vides.jpg)