Un tournoi de combats médiévaux à Monaco
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Un tournoi de combats
médiévaux à Monaco
Sous le chapiteau de Fontvieille, se déroulera samedi prochain un tournoi international de combat médiéval. Un évènement gratuit et accessible à tous qui perpétue la tradition du béhourd en Principauté.
Retour au Moyen Age samedi prochain sous le chapiteau ! De 10h à 18h, on pourra assister à des combats en costume d’époque d’une grande intensité dans le cadre du tournoi international Magna Carta, un projet mené par une communauté de passionnés de reconstitutions historiques et de combats médiévaux.
D’une grande intensité car réels : « Du monde des combats médiévaux, nous tirons de véritables affrontements physiques : pas de mises en scène, que des coups authentiques », indiquent les organisateurs.
Dans ce tournoi, 10 équipes - sept de France, une d'Espagne et deux provenant d'Italie - sont composées de 12 combattants maximum. De 10h30 à 14h, il sera possible d’assister aux entraînements de ces guerriers. La compétition, à sept contre sept, démarre à 15h… « De 15h à 17h, c’est précisément cette période qui est la plus spectaculaire », indiquent-ils.

© DR
« Nous croyons que les idéaux de la chevalerie – bravoure, honneur et fraternité – ne sont pas des vestiges du passé, mais des valeurs qui ont encore toute leur place au XXIe siècle », rappellent les organisateurs du tournoi en Principauté.
Ce tournoi « Magna Carta-Monaco Malizia », gratuit et libre d’accès, promet un beau spectacle de béhourd, un sport médiéval qui se perpétue en Principauté grâce aux Grimaldi Milites !
Aurélie BELLISI
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C’est la 23e section sportive à rejoindre les rangs de l’AS Monaco. Les Grimaldi Milites espèrent pouvoir reprendre leur pratique dès que les conditions sanitaires le permettront dans leur toute nouvelle salle située au sein de l’immeuble Le Triton à Fontvieille. Le club de béhourd, qui ambitionne de participer aux championnats du monde en juillet prochain, multiplie les projets de développement avec notamment le lancement d’une école de combat médiéval soft à la rentrée de septembre.
Rouge. C’est la couleur fraîchement peinte qui revêt du sol aux murs les vestiaires de la salle d’entraînement de combat médiéval, au sein de laquelle trône une lice (équivalent d’un ring en boxe, NDLR) toute neuve. « Cet espace de combat doit être solide et nous permet de travailler sur l’adversaire, de mettre en place des tactiques. Grâce à elle, on peut cadrer le combat et orienter les stratégies », explique Joffrey Laberche, combattant du club. En effet, l’espace d’entraînement a fait peau neuve, les travaux ayant commencé début décembre 2020 pour s’achever à la fin de ce mois de janvier. « Nous avons mis à profit cette inactivité pour réaliser les travaux. L’objectif était d’avoir la salle prête dès que les conditions sanitaires le permettront. On espère être opérationnel début février à 100%. Il y aura des casiers bien destinés à l’équipe principale ».

Car depuis le début de la pandémie, l’équipe, composée d’une quinzaine de combattants, est au repos forcé. S’il n’y a pas eu de « désertion », comme plaisante Joffrey Laberche, « tout est en stand-by ». Au milieu de la salle, l’amas de sacs remplis du matériel des Grimaldi Milites n’a pas bougé depuis un an. « A l’heure actuelle puisque les sports de contact sont interdits, c’est à la charge individuelle de chaque combattant de s’entretenir : cardio, renforcement musculaire… » Une hygiène de vie essentielle au vu de l’effort physique requis. Rien que l’armure peut peser entre 23kg et 30kg, le casque seul affiche 7kg. « On essaye d’avoir des pièces en titane car c’est plus léger, mais le coût est plus élevé. Cela peut donc prendre plusieurs mois afin d’acquérir des armures complètes », confie-t-il. Avant même de combattre, enfiler l’armure reste un effort en soi. A tel point que les combattants expliquent ne pas l’enlever de la journée lors des tournois !

Les prochaines échéances se tiendront en juin, sur la place du Palais à l’occasion de la journée des anciens fiefs. Quatre équipes - une normande, une bretonne, une franc-comtoise et les Grimaldi Milites - s’affronteront. « Ce tournoi local va permettre à des combattants peu expérimentés de participer à leur premier combat et de s’aguerrir, car nous ne souhaitons pas prendre de risques avec l’équipe principale », prévient-il. Pour cause, une semaine après, du 1er au 4 juillet, se dérouleront les championnats du monde à Oradea en Roumanie. Alors pour renforcer leurs effectifs avant ce tournoi local, les Grimaldi Milites souhaitent ouvrir le recrutement. « Idéalement, nous aimerions entre quatre et six personnes, mais plus il y en aura, mieux ce sera. Ils peuvent nous contacter sur nos réseaux sociaux via notre page Facebook et Instagram pour mettre en place dès que possible un test. Ce n’est pas de l’élitisme mais nous avons besoin d’avoir des combattants motivés, qui soient physiquement aguerris et puissent supporter le port de l’armure », se défend Joffrey Laberche.
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Autre recrutement, chez les plus jeunes cette fois, avec le projet d’ouverture d’une école de combat médiéval soft à la rentrée de septembre. « Les armes seront en mousse, les casques aussi. Il s’agit d’une première phase d’apprentissage, en équipe ou individuel, avec un travail à la touche très ludique, réservée aux filles et garçons de 6 à 18 ans ». Une idée née d’un certain engouement sur le territoire monégasque, notamment au sein de la communauté russophone. « Le HMB soft est un sport extrêmement développé en Russie où il existe de nombreuses écoles pour les enfants et au vu de la population, nous avons eu pas mal de demandes en Principauté », relate Joffrey Laberche. Une initiative qui démontre qu’à Monaco, le sport médiéval évolue en terrain conquis.
Délia KRIEL
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