GUERRE UKRAINE/RUSSIE : QUI VEUT (VRAIMENT) LA GUERRE MONDIALE ?
- EDITO ANDREA MARCIGLIANO
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La tensione cresce tra NATO e Russia. Truppe dell’alleanza occidentale si ammassano – oltre trecentomila uomini – al confine con la Bielorussia… caccia italiani che intercettano aerei da guerra russi che hanno violato lo spazio aereo polacco… ZELENSKY che urla e chiede missili a lunga gittata per colpire Crimea e Russia… Macron che annuncia nuove consegne di armi a Kiev, e prospetta l’invio di truppe al fronte… e PUTIN che dichiara che colpirà gli F16, forniti dallla NATO all’Ucraina, ovunque… anche nelle basi situate in territorio dell’Alleanza Atlantica.
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Un coro di voci, notizie, chiacchere che ha un unico scopo chiaro. Convincerci che la guerra, la Grande Guerra, sia ormai inevitabile. Solo questione di tempo…
Già… ma chi davvero la vuole questa guerra? PUTIN, dicono i nostri Media. Washington, rispondono i russi.
Personalmente, sono convinto che non sia così semplice attribuire intenti e colpe. E che la realtà, al di là del velo della disinformazione, sia ben più sfumata e complessa.
Anche perché incidenti, come quello avvenuto tra aerei italiani e russi, stanno venendo artatamente caricati di significati che, semplicemente, non esistono.
Non lo dico io. Lo dice il generale Tricarico. Che è stato Capo di Stato Maggiore della nostra aeronautica. Ed è, oggi, uno dei più lucidi analisti militari italiani.
Davanti ad una giornalista italiana (tg4), esterrefatta e imbarazzatissima – evidentemente lo aveva invitato aspettandosi ben altro – il generale ha tranquillamente dichiarato che quanto avvenuto nei cieli polacchi è stata… normale routine.
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I caccia italiani hanno semplicemente accompagnato quelli russi fino al loro spazio aereo. E i russi non avevano alcuna intenzione offensiva. Cose che accadono sempre, e da sempre, nei cieli fra due paesi…
Il grave, il pericolo, ha però aggiunto, sta nel come questa (non) notizia sia stata enfatizzata e falsificata. Dai media occidentali. Soprattutto per ispirazione dei Paesi Baltici. Che sono quelli che, davvero, spingono per uno scontro diretto fra NATO e Russia. Per le loro paure storiche. Per i loro interessi.
Poi, come carico da novanta, spiega che PUTIN non ha minacciato guerra alla NATO. Semplicemente ha detto che i russi colpiranno/intercetteranno gli F16 ucraini, da dovunque questi partano per missioni di guerra. Una ovvietà per qualsiasi militare.
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E allora sorge la domanda. Chi davvero vuole la Terza Guerra Mondiale? E questo al netto di colpe, e colpevoli interessi di parte, che hanno portato al conflitto russo-ucraino. Che non significa, automaticamente, perseguire la conflagrazione mondiale.
Vediamo un po’.
Non lo vuole la Russia. Non lo vuole PUTIN. Che, per quanto tirato per i capelli (che non ha) ha sempre cercato, e cerca di mantenere la sua Operazione Speciale entro limiti prestabiliti. Una guerra regionale, per ridefinire i confini.
E davvero non la vuole neppure Washington. Neppure BIDEN e la sua cricca. Che cercano solo di indebolire Mosca in un conflitto estenuante. A spese degli Ucraini. Che ci rimettono la pelle.
Se poi arrivasse TRUMP… altra storia.
Non la vogliono questa guerra gran parte dei paesi NATO dell’est Europa. Bulgaria, Ungheria, Repubblica Ceka, Slovacchia, Romania… non avrebbero nulla da guadagnare. E tutto da perdere.
E persino in Polonia sono evidenti i dubbi sull’andare oltre un certo limite nel sostegno a Kiev.
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La vogliono invece, i tre, piccoli Paesi Baltici. Sull’orlo del fallimento economico. E dove vigono sistemi di apartheid nei confronti delle minoranze.
La Germania… i vertici tedeschi nicchiano. La Spagna si chiama fuori. L’Italia… beh, non pervenuta, per assenza di una propria politica estera. Ma gli arzigogoli dialettici di Tajani ci fanno comprendere che, certo, non è entusiasta della prospettiva.
Resta MACRON con il suo, grottesco, bellicismo da Capitan Fracassa. E resta Londra. Dove si parla molto meno. Ma si lavora sotto terra. Come le patate.
Poi Bruxelles. Una burocrazia che è espressione, solo di interessi finanziari. Gli unici che da un conflitto mondiale avrebbero da guadagnare.
Ma Bruxelles non ha un suo esercito. Piccolo particolare, non trascurabile.
E tuttavia c’è da essere preoccupati. Perché in tutta Europa i Media stanno battendo ossessivi sui tamburi di guerra. Non negli States, osservo. Dove molti giornalisti fanno ancora… i giornalisti. E non gli Agenti di Propaganda.
EN FRANCAIS
QUI VEUT (VRAIMENT) LA GUERRE ?
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La tension monte entre l’OTAN et la Russie. Les troupes de l'alliance occidentale se massent - plus de trois cent mille hommes - à la frontière avec la Biélorussie... Des avions de combat italiens interceptent des avions de combat russes qui ont violé l'espace aérien polonais... Zelenski crie et demande des missiles à longue portée pour frapper la Crimée et la Russie ... Macron qui annonce de nouvelles livraisons d'armes à Kiev, et envisage d'envoyer des troupes au front... et Poutine qui déclare qu'il frappera partout les F16 fournis par l'OTAN à l'Ukraine... même dans les bases situées en le territoire de l'Alliance atlantique.
Un chœur de voix, d’informations, de bavardages qui ont un seul objectif clair. Se convaincre que la guerre, la Grande Guerre, est désormais inévitable. Ce n'est qu'une question de temps…
Oui... mais qui veut vraiment cette guerre ? Poutine, disent nos médias. Washington, les Russes répondent.
Personnellement, je suis convaincu qu’il n’est pas si simple d’attribuer une intention et un blâme. Et que la réalité, au-delà du voile de la désinformation, est bien plus nuancée et complexe.
Aussi parce que des accidents, comme celui survenu entre des avions italiens et russes, sont astucieusement chargés de significations qui n’existent tout simplement pas.
Je ne dis pas ça. Le général Tricarico le dit. Qui était le chef d'état-major de notre force aérienne. Et il est aujourd’hui l’un des analystes militaires italiens les plus lucides.
Devant une journaliste italienne (TG4), étonnée et extrêmement embarrassée - elle l'avait visiblement invité en s'attendant à autre chose - le général a déclaré calmement que ce qui se passait dans le ciel polonais était... une routine normale.
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Les chasseurs italiens ont simplement accompagné les chasseurs russes jusqu'à leur espace aérien. Et les Russes n’avaient aucune intention offensive. Des choses qui se sont toujours produites, et se sont toujours produites, dans le ciel entre deux pays...
Mais le sérieux, le danger, a-t-il ajouté, réside dans la manière dont cette (non) nouvelle a été soulignée et falsifiée. Des médias occidentaux. Surtout pour l'inspiration des pays baltes. Quels sont ceux qui poussent réellement à un affrontement direct entre l’OTAN et la Russie. Pour leurs craintes historiques. Pour leurs intérêts.
Puis, en fait, il explique que Poutine n’a pas menacé de guerre contre l’OTAN. Il a simplement déclaré que les Russes frapperaient/intercepteraient les F16 ukrainiens, quel que soit leur point de départ en mission de guerre. Une évidence pour tout soldat.
Et puis la question se pose. Qui veut vraiment la Troisième Guerre mondiale ? Et cela sans culpabilité ni intérêts partisans coupables, qui ont conduit au conflit russo-ukrainien. Ce qui ne signifie pas automatiquement poursuivre une conflagration mondiale.
Voyons'.
La Russie n’en veut pas. Poutine n’en veut pas. Qui, aussi difficile que cela soit (ce qui n'est pas le cas), a toujours essayé et essaie de maintenir son opération spéciale dans des limites préétablies. Une guerre régionale, pour redéfinir les frontières.
Et Washington n’en veut vraiment pas non plus. Pas même BIDEN et ses acolytes. Qui ne cherchent qu’à affaiblir Moscou dans un conflit épuisant. Aux dépens des Ukrainiens. Qui perdent leur peau.
Si TUMP arrive alors... une autre histoire.
La plupart des pays de l’OTAN en Europe de l’Est ne veulent pas de cette guerre. Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Roumanie… ils n’auraient rien à gagner. Et tout à perdre.
Et même en Pologne, il existe des doutes évidents quant au dépassement d’une certaine limite dans le soutien à Kiev.
Ce sont plutôt les trois petits pays baltes qui le souhaitent. Au bord de la faillite économique. Et là où existent des systèmes d’apartheid contre les minorités.
Allemagne... les dirigeants allemands se taisent. L'Espagne est interpellée. L'Italie... enfin, pas atteint, en raison de l'absence de sa propre politique étrangère. Mais les arguties dialectiques de Tajani nous font comprendre qu'il n'est certainement pas enthousiasmé par cette perspective.
Cela laisse MACRON avec sa belligérance grotesque à la manière du capitaine Fracassa. Et Londres reste. Où on parle beaucoup moins. Mais nous travaillons sous terre. Comme les pommes de terre.
Puis Bruxelles. Une bureaucratie qui n’est que l’expression d’intérêts financiers. Les seuls qui gagneraient à un conflit mondial.
Mais Bruxelles ne dispose pas de sa propre armée. Petit détail, non négligeable.
Et pourtant, il y a de quoi s’inquiéter. Car dans toute l’Europe, les médias battent de manière obsessionnelle le tambour de la guerre. Pas aux États-Unis, j’observe. Là où de nombreux journalistes sont encore… des journalistes. Et pas les agents de propagande.
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