Economie - Editoriaux - 7 juillet 2019

Lagarde, le candidat idéal à la BCE pour accompagner l’effondrement du Système

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Christine  LAGARDE Présidente du FMI est nommée à la tête du FMI du Parlement Européen 2019

17,8% de hausse pour le CAC 40 depuis le 1er Janvier 2019. L’AMF, gendarme de la bourse de Paris, redoute une correction sur les marchés financiers : « le ralentissement économique et les incertitudes politiques » sont toujours présents et l’extrême faiblesse des taux qui laisse peu de marge de manœuvre aux banques centrales, incite à l’endettement avec risque accru d’insolvabilité.

Les mauvaises nouvelles en économie, suite aux actions correctrices des banques centrales deviennent des bonnes nouvelles pour les boursiers, et inversement. Le monde boursier marche sur la tête. C’est ainsi que la bonne nouvelle de 224.000 emplois créés aux Etats-Unis, alors que l’attente était de 160.000, a fait très légèrement reculer ce vendredi 5 juin le CAC 40, le Dow Jones, le Nasdaq et le S&P. Tout comme Trump, les boursiers se réjouissent des taux d’intérêt bas générateurs de profits et d’un dollar faible qui permet d’exporter davantage.

 

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Lagarde arrive à la BCE avec la réputation d’une colombe habile, politicienne qui sait bien naviguer, toujours bien orientée dans le vent. Elle est entrée dans la combine Tapie pour plaire à Nicolas Sarkozy et a réussi le tour de force d’être condamnée (pour négligence) sans être condamnée car la Cour avait jugé que sa réputation internationale plaidait en sa faveur. La réalité, c’est que Lagarde a un simple vernis en économie, suite à ses fonctions en France et à la tête du FMI, mais fondamentalement, c’est une juriste qui s’appuie sur l’avis de ses collaborateurs car elle n’a aucune formation en économie, aucune expérience dans les politiques monétaires et n’a jamais dirigé une banque ou le moindre service bancaire opérationnel. Lagarde, c’est l’anti Benoît Coeuré, Français hyper-compétent, membre actuel du Directoire de la BCE, qui a la malchance d’être un homme, nouvelle maladie du siècle.

Lagarde ne fait que confirmer la politisation et la perte d’indépendance de la BCE face au tsunami financier qui se prépare à l’horizon. Lagarde sera en fait la responsable de la communication de la BCE pour bien-pensants. Les banques centrales sont prises au piège des taux négatifs et des assouplissements quantitatifs à gogo. Sa mission consistera à endormir les foules, d’accorder des prêts LTRO aux banques italiennes insolvables, de poursuivre la politique laxiste monétaire actuelle, jusqu’à ce que tout explose. Lagarde a tout à fait sa place au milieu des absurdités de la théorie monétaire moderne.

 

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Lagarde va imprimer de plus en plus de monnaie avec comme contrepartie à l’actif de la BCE, le rachat d’obligations pourries des États, des banques et des entreprises en Europe. Lagarde va exceller à repousser l’explosion, mais elle sera le dos au mur, complètement désarmée si malgré tout, la récession s’accroît dans le monde.

On risque en fait d’assister à un schisme au sein de la zone euro. D’un côté : les partisans de la baisse des taux  d’intérêts négatifs de dépôts par les banques à la BCE de – 0,4 % à – 0,5 %, la reprise de l’assouplissement quantitatif au premier trimestre 2020. De l’autre côté : l’Europe du Nord et l’Allemagne, dont la dette publique est inférieure à 60% du PIB, mais aussi tous les  épargnants européens laminés et spoliés par la baisse des taux, ainsi que les banques européennes dont les marges sont tout autant laminées avec la politique des taux zéros. Chaque émission de monnaie supplémentaire par Madame Lagarde devra être considérée comme une destruction supplémentaire de la valeur de la monnaie euro, un baril de poudre supplémentaire susceptible d’exploser le jour J ! L’économiste de renom Jean-Luc Ginder, dans le Huffington Post, n’a pas hésité à parler d’«une crise à venir trente fois plus puissante qu’en 2008 ».

En 2011-2012, la Grèce empruntait à 33 % contre 2,8 % aujourd’hui, l’Italie à 7 %, contre 1,85 % aujourd’hui, tandis que l’Allemagne et la France en quasi-faillite, avec un endettement du PIB à 100 %, empruntent à des taux négatifs pour la première fois de leur histoire. Tout cela se terminera par l’effondrement de la monnaie et du Système, la ruine des épargnants, Madame Lagarde étant toujours à la tête de la BCE, après avoir simplement retardé le plus longtemps possible le moment de l’explosion.

 

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L'EUROPE D'AUJOURD'HUI CONTINUE A ÊTRE GÉRÉE PAR DES MONDIALISTES PROGRESSISTES-SOCIAUX-LIBÉRAUX !

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Au secours, Lagarde revient !

Publié le 5 juillet 2019 - par

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C’est officiel : Christine Lagarde va prendre la tête de la Banque centrale européenne, pour succéder à Mario Draghi. Deux-tiers des Français applaudissent cette nomination, qui vient, nous dit-on, donner une nouvelle fois une reconnaissance à la compétence de niveau international de certains de nos hauts fonctionnaires et dirigeants. Cela signifie que deux Français sur trois ont la mémoire bien courte…

 

Quelques commentateurs ont tenté de tempérer l’enthousiasme général, en rappelant qu’elle n’est « ni une experte en politique monétaire, ni une spécialiste des marchés financiers » (La Tribune). C’est le moins que l’on puisse dire. Jusqu’à présent, ce sont toujours d’anciens gouverneurs de banque centrale qui avaient été choisis. Les résultats n’étaient pas forcément très heureux, mais ils avaient à tout le moins le profil de l’emploi. En fait d’expérience, outre le FMI, madame Lagarde devrait surtout se rappeler à notre bon souvenir par son expérience comme ministre des Finances à l’époque de Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2011. Un petit retour en arrière s’impose. En 2012, deux journalistes, Marianne Delattre et Emmanuel Levy, publiaient un essai ravageur, Un quinquennat à 500 milliards, pour rappeler que sous l’ère bienveillante de Lagarde et Sarkozy, la France avait battu les records d’endettement de son histoire. Durant cette période, la dette de la France a augmenté de 630 milliards d’euros, passant de 1 150 milliards à 1 780 milliards d’euros. La crise de 2008, en son temps, fut avancée comme explication commode, mais largement insuffisante. Les experts montrèrent que la crise de 2008, en abaissant les recettes et en grevant les dépenses, aurait alourdi la dette de 109 milliards d’euros. Mais le reste, pour la coquette somme de 520 milliards, restait entièrement de la responsabilité de Nicolas Sarkozy et de son brillant ministre. Ce triste bilan ne devait pas empêcher madame Lagarde, au lendemain de sa nomination au FMI, à New-York, de fustiger avec un certain toupet l’endettement de la France et la gestion financière irresponsable de ses dirigeants. On ne le lui fait pas dire.

 

Mais les hauts faits d’arme de Christine Lagarde ne s’arrêtent pas là. Si sa compétence économique et financière laisse à désirer, nous ne sommes guère mieux servis sur le plan des symboles, de l’anthropologie et de la vision politique. Madame Lagarde est en effet aussi celle par laquelle la finance islamique s’est véritablement installée en France, et y a acquis droit de cité, dans une conception totalement dévoyée du libéralisme, chère à une partie de la droite dite gouvernementale. Le 3 novembre 2009, elle présidait à Bercy une grande conférence sur le thème « La finance islamique : quelles opportunités pour les entreprises françaises ? » À ses côtés, le Cheikh Abdullah Bin Bayyah, vice-président de l’Union internationale des savants musulmans, qui commença son intervention par une prière en arabe. Que n’eût-il prié en latin : nous aurions alors peut-être pu espérer une dénonciation publique de l’immixtion de l’intégrisme religieux dans la sphère publique. Une fois au FMI, Christine Lagarde devait récidiver, en multipliant les déclarations en faveur d’une finance inspirée par la charia, « facteur de stabilité » (sic).

 

Voilà donc le personnage auquel l’Union européenne vient de confier la lourde charge de veiller sur sa politique monétaire. Il y a de quoi être passablement inquiet, quand ni les compétences, ni le programme politique ne sont au rendez-vous.

 

François Billot de Lochner

 

Président de Liberté politique

 

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Editorial/Au-secours-Lagarde-revient