Discours de Clément Gautier, secrétaire général de l’Action Française, le 12 mai à Paris lors de l’hommage rendu à sainte Jeanne d’Arc

 

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Chers amis,

 

Le temps n'est plus où le parti communiste voulait voir en Jeanne d'Arc la première paysanne de France ! La république a complètement rejeté celle qui est la figure de la Patrie et qui incarne à la fois les vertus naturelles et surnaturelles.

Comme chaque année depuis un siècle, l'Action Française rend hommage à celle qui a sauvé la France alors que tout semblait perdu et nous le faisons pour des raisons aussi bien historiques et doctrinales.

Historiques d'abord car nul ici n'ignore que c'est l'Action Française qui au début du XX e siècle a bravé les entraves de la république pour réveiller le culte de notre héroïne nationale.

En 1908 les valeureux Camelots du roi défilèrent sans craindre de se faire tabasser par les forces de l'ordre et c'est finalement au prix de 10 000 jours de prison et après 4 années d'affrontement que le cortège fut autorisé en 1912. Après la Grande Guerre, c'est sous l'impulsion de Maurice Barrès que les députés votèrent la loi qui instituaient cette belle fête nationale.

Je tiens à saluer la présence ici de Marielle Pujo qui représente cette Tradition nationaliste.

A travers elle nous saluons nos maîtres, Charles Maurras bien sûr, mais aussi son père, Maurice Pujo, fondateur de l'Action Française, à un moment où les Français étaient divisés par l'affaire du traître Dreyfus.

J'ai aussi une pensée émue pour Michel Fromentoux, qui, aujourd'hui malade, aurait aimé être des nôtres. Que d'illustres défenseurs de la Patrie sont venus et viennent encore aux pieds de celle que Jean-Marie le Pen n'a pas hésité à qualifier de «plus grand homme politique de France » !

Nous marchons donc ici dans les pas de ceux qui ont tracé le sillon du nationalisme intégral et qui sont restés fidèles à cette doctrine contre vents et marées. 

Et c'est bien pour des raisons doctrinales que nous répondons présents à l'appel de Jeanne, celle qui incarne cette espérance française au plus haut degré.

En observant les crises et l'état pitoyable dans lequel se trouve la France nous constatons que la leçon politique de la sainte de la patrie, le « politique d'abord » est plus que jamais d'actualité.

Quand nous disons « politique d'abord » nous ne mettons pas la politique au-dessus de tout.

Rien n'est plus agaçant que d'entendre parler du soi-disant agnosticisme de Maurras qui l'aurait poussé à méconnaître le surnaturel et à nier l'importance de la prière. Charles Maurras avait hélas pour des raisons bien complexes perdu la foi à l'âge de 14 ans et il en souffrit toute sa vie. Mais il n'a jamais cessé de faire éclater dans son œuvre son admiration pour l'ordre Catholique.

Nul mieux que le maître de Martigues n'a compris avec autant de clarté le mystère de Jeanne d'Arc.

Après la libération d'Orléans, notre héroïne refusa de courir chasser les anglais et préféra la route de Reims pour y faire sacrer le Dauphin Charles.

Et c'est là, chers amis, qu’apparaît tout le sens de la politique de Jeanne d'Arc en qui l'Action Française a toujours reconnu le modèle du vrai nationaliste : le but était religieux mais les moyens étaient politiques, la France existait par son Roi légitime et il fallait d'abord que celui-ci régnât.

Sans doute quelques-uns pensaient qu'il suffisait de demander des processions, des pèlerinages et des messes, de transformer le peuple en un peuple d'anges pour que tout le monde s'entendit et qu'on n'eut plus besoin de se battre !

Ce discours-là, démocrate-chrétien avant l'heure, Jeanne l'entendit sûrement !

Mais elle était réaliste et ne croyait pas à la restauration spontanée de l'ordre.

Nous comprenons alors que les voix de Jeanne s'accordent avec les principes d'une politique sage, qui sait se plier à la nature des choses.Tant qu'il n'y avait pas de roi sacré, tout demeurait aléatoire. Tant que le pouvoir n'était pas légitime, le pays - ou ce qu'il en restait - était livré au chaos.

Le despotisme anglais et l'anarchie féodale devaient être dominés par un Roi légitime, la solution à la crise était donc politique !

Charles Maurras souligne cela quand il dit que « Rien ne se fait dans la cité des hommes, sans une règle d'ordre étendue à toutes les fonctions. Il en est de plus hautes que la fonction politique, mais dans la suite du temps, elle est la première. Politique d'abord ! Dans un pays sujet au déchirement des partis, le gouvernement du Roi a la vertu de mettre fin aux divisions et aux convoitises du gouvernement de plusieurs ! C'est donc par le Roi qu'il nous faut commencer ! »

A l'école de l'Action Française nous pensons, comme Jeanne, que la prise du pouvoir politique précédera la résolution des problèmes, qu'ils soient sociaux, moraux et identitaires. C'est la raison pour laquelle notre action est d'abord politique avant d'être culturelle, morale ou religieuse.

Aujourd'hui, nous subissons les effets de l'infâme démocratie : la puissance de la fortune anonyme et vagabonde, l'action néfaste des États dans l’État combinée au grand remplacement et à une crise des mœurs sans précédent !

Tout cela nous invite à tirer la leçon politique de l'action de Jeanne d'Arc ! Avec Jeanne, nous sommes à la jonction du politique d'abord et du Dieu premier servi, chacun de ces principes appelle l'autre et cela érige l'action politique au niveau de l'une des formes les plus excellentes de la charité !

Alors chers amis, appliquons-nous à mener l'action jusqu'au bout car nous défendons l'héritage en l'absence de l'héritier : il s'agit d'oser renverser la démocratie pour qu'enfin les libertés d'en bas soient garanties par l'autorité d'en haut ! Car jamais autant que sous nos yeux ne s'est vérifiée la prédiction de notre vieux maître Charles Maurras : « La démocratie c'est le Mal, la démocratie c'est la mort » !

Et puisque notre pays est placé sous la protection de Notre-Dame, n'ayons pas peur de joindre l'action à la prière à l'image de ce que fit Jeanne, c'est ce à quoi nous invite la petite Thérèse de l'enfant Jésus en disant : « il faut toujours prier comme si l'action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante » !

 

Nous résistons sur le dernier bastion ! 

« Tout désespoir en politique est une sottise absolue » 

Vive Jeanne, 

Vive la France 

Et Vive le Roi !

 

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55 % d’abrutis ont voté pour des immigrationnistes fous et des écolos tarés

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Publié le 26 mai 2019 - par Cyrano 

 

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Certes, Macron est battu, alors qu’il avait mis tout son poids dans cette bataille. C’est, il ne faut pas le cacher, un camouflet pour le président de la République, qui rêvait de devenir le leader mondial contre ce qu’il appelait la peste populiste.

Je sais que de nombreux compatriotes préféreront ne voir que cela, et je comprends leur joie, due en particulier aux qualités surprenantes du jeune Jordan Bardella, véritable révélation de cette élection. C’est ce qu’exprimeront dans ce numéro Jacques Guillemain et Benoît Rayski, dans deux registres différents.

Pourtant, j’avoue partager en grande partie la frustration exprimée par Pierre Cassen, dans sa vidéo du soir où notre fondateur ne cache pas sa rancœur et sa colère devant le résultat de cette élection.

 

Qui peut se réjouir, alors que nos compatriotes sont matraqués fiscalement, croulent sous les impôts, quand l’électricité va encore augmenter de 5,9 % au 1er juillet, après 6 mois de Gilet jaunes où Macron a été malmené comme rarement un président l’a été, que ce dernier perde à peine 2 % par rapport à son score du premier tour de l’élection présidentielle ?

Mais surtout, et c’est là la grande colère de Pierre, dans cette vidéo qui fera date, qui peut se réjouir que les écologistes dégénérés puissent atteindre un score de 13 % ? Certes, et c’est une des rares satisfactions de la soirée, Mélenchon et sa potiche Manon Aubry se prennent une belle gamelle à 6,5 %, bien loin des 19 % de la présidentielle. Bien fait pour lui, pour ses compromissions avec Obono et les islamistes. Il paie la note. Mais Glucksmann à 6,5 % se voit rembourser ses frais de campagne, et aura des députés au Parlement européen, qui vont rapporter chacun 600 000 euros par élu, pendant 5 ans. Et si on ajoute aux 3 % de Hamon (pourvu qu’il ne soit pas remboursé, ce roquet) et les 2,5 % de Brossat (au moins, lui, il ne passera pas à la caisse), on arrive quand même à plus de 30 % de nos compatriotes qui votent pour des partis qui veulent nous imposer la dictature climatique, la submersion migratoire et la soumission à l’islam. Et si on ajoute à cela les 22 % des électeurs de Macron qui, sur ces sujets, sont sur la même ligne, on arrive au résultat épouvantable de 55 %.

6 mois de Gilets jaunes, les attentats islamistes, 450 000 immigrés, soit une ville comme Toulouse, le prix de l’essence qui bat tous les records, les prix qui explosent, Macron qui insulte la France et méprise les Français, les exploits de Sibeth Ndiaye, Castaner, Belloubet… et nos compatriotes continuent à voter comme des ânes pour la majorité d’entre eux ! Nos enfants, nos parents, nos voisins se font insulter, agresser, parfois tuer, et ceux qui nous envoient à l’abattoir, les Macron, Jadot, Mélenchon, Hamon, Glucksmann, Brossat, obtiennent la majorité des voix.

Plus il y a de migrants, plus il y a de viols, plus nos anciens sont agressés dans des conditions sordides, que taisent les grands médias, mais que rappelle, entre autres, Manuel Gomez chaque jour, dans ces colonnes.

Nos gosses sont de plus en plus minoritaires dans nos écoles, ils vont le devenir encore davantage, avec tout ce que cela va impliquer pour eux, et 55 % de crétins votent pour ceux qui les mettent en danger !

Zemmour a démonté Cohn-Bendit en beauté, Jordan Bardella a ridiculisé Loiseau tout au long de la campagne, et cela ne fait que 2 % d’écart !

Et Bilal Hamon, lèche-babouches de compétition, paraît dépasser les 3 %, quand Asselineau dépasse à peine le 1 % et Philippot les 0,6 % ! C’est insupportable !

Certes, on pourrait se réjouir, ce que n’a pas fait Pierre dans sa vidéo, que le tricheur Macron, qui a monopolisé les ondes pendant le Grand Débat, comme son copain BHL, et qui a eu la mesquinerie de compter le temps de parole de Bannon dans celui du RN (via ses copains du CSA), et que cette défaite soit un camouflet pour lui. Je suis sans illusion, et n’ignore pas que dans certains bureaux de vote, trop nombreux, il y a des entourloupes, avec des bulletins manquants pour le RN, pour DLF et parfois même pour la France Insoumise.

On pourrait également se réjouir que Macron paraisse affaibli, et que le RN, avec pertinence, réclame la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais il ne faut pas rêver…

Il faut regarder les choses en face, et voir l’essentiel, même s’il ne nous fait plaisir.

Que, dans le contexte actuel, le RN fasse 2 % de moins qu’en 2014 ne peut, au-delà de sa victoire du jour, qu’il faut savoir apprécier, réjouir nos compatriotes qui veulent sauver le pays.

Force est de le constater, même dans les urnes, la majorité des Français se comporte comme des Collabos et des Soumis, alors qu’ils ont tous les moyens de savoir que nos dirigeants sont en train de les vendre, de les trahir et de les envoyer à la mort.

55 % d’abrutis, soit 13 millions d’électeurs ! Et à peine 30 % qui votent pour la mouvance patriotique, allez près de 40 si on compte les LR !

C’est dire l’ampleur du travail qui demeure à faire…

CYRANO