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LES VOEUX DU PRESIDENT

 

Editorial de l'Imprécateur 

 

L’Imprécateur)

Macronmonarque

Le discours en forme de vœux du président n’a pas convaincu grand monde, si l’on en croit les réactions qui circulent sur la seule source fiable d’informations (à condition de savoir filtrer), internet. Pourtant il n’a pas lésiné sur les « chers compatriotes » et autres flatteries auxquelles plus personne ne croit.

« Au lieu de décider tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante devait représenter et fouler aux pieds le peuple au Parlement, le suffrage universel doit servir au peuple… Cette critique du parlementarisme est justifiée aujourd’hui, du fait de la domination des socialistes et de l’opportunisme des parlementaires, ces social-traîtres au prolétariat.
Comme ils ont laissé aux anarchistes le soin de critiquer le parlementarisme, ils qualifient « d’anarchiste » toute critique du parlementarisme ! On ne s’étonne pas que les prolétaires des pays parlementaires « avancés », soient écœurés à la vue des socialistes »
(Marx – 1871 – cité par Lénine).

La tentation de s’imposer par la force et la menace

Dans la France d’aujourd’hui, les LREM sont au Parlement français ce qu’étaient les socialistes à la Douma, le parlement de l’Empire russe avant 1917, et les anarchistes sont les gilets jaunes. Ils dominent l’Assemblée nationale sans avoir les compétences et le niveau d’intelligence nécessaires. Trop souvent élus simplement pour avoir mis la photo de Macron sur leur affiche électorale sans avoir jamais au préalable fait la preuve de leurs capacités. D’où la tentation à laquelle ils cèdent, et le président avec eux, de s’imposer par la force (les blindés de Castaner dans Paris), la menace, « L’ordre républicain sera assuré  sans complaisance » et l’autorité des lois qu’ils ont votées, faute de légitimité électorale réelle.

Les traiter de « social-traîtres » serait tomber dans le vocabulaire marxiste de base, mais ce qu’expriment les gilets-jaunes, parfois avec maladresse, est bien un sentiment de trahison d’une élite qui leur a promis beaucoup de choses pour se faire élire et développe maintenant un programme de dissolution de la France dans une Europe dirigée par des technocrates non élus en attendant la soumission à une gouvernance mondiale inspirée par l’élite financière et bancaire des Rothschild, Rockefeller, Goldman Sachs et autres Lazard, comme l’a révélé le député LREM Aurélien Taché.

Droits de l’Homme et Constitution nous protègent

C’est pour éviter cette domination proto-totalitaire que la Déclaration des Droits de l’Homme ainsi que la Constitution de la Vème République ont mis des garde-fous. Leur objectif est de pacifier et réguler la vie politique par le respect de la norme suprême qu’est la Constitution. Si le président LREM Emmanuel Macron avait étudié la Constitution – ce que l’on attend en principe d’un élève de l’ENA – il aurait évité quelques une des énormités de son discours de vœux de Nouvel An.

Macron devrait savoir que les principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et les règles de la Constitution s’imposent non seulement aux citoyens, mais aux élus, aux administrations, à toutes les autorités publiques y compris au président de la République.
Il ne s’agit pas de vagues principes philosophico-politiques mais d’un véritable corpus de règles juridiques effectives et donc contraignantes.

La souveraineté de la Nation ne peut être bradée à l’Europe sans l’accord du peuple

Exemple : La France ne peut pas être mise sous la tutelle d’un ordre international quel qu’il soit sans que le peuple ait été consulté. L’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme (DDH) est formel « Le principe de toute souveraineté réside dans la Nation« . Or, qu’est-ce que la Nation ? « L’ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique » (Larousse).

C’est la définition du peuple français. La souveraineté appartient au peuple qui peut la déléguer à des représentants, c’est la démocratie représentative que célèbre Macron quand il se souvient qu’il a des députés à sa botte et que ça l’arrange, mais le peuple conserve le droit fondamental de les désavouer quand ils s’écartent du mandat qu’ils ont reçu.

Or quel était le mandat donné aux élus LREM à partir de leurs promesses électorales ? Entreprendre les réformes qui permettraient de redresser la situation économique et sociale lamentable léguée par le catastrophique quinquennat de Hollande. Pas de dissoudre l’identité et les institutions de la France dans une Europe technocratique apatride et déjà largement soumise à un gouvernement mondial en construction sous la houlette des banques et de l’islam (projet NEOM).

Demander des comptes aux élus et aux agents publics est un droit fondamental

Article 15 de la DDH : le peuple « a le droit de demander compte à tout agent public de son administration« .
C’est ce que font les gilets jaunes quand ils demandent sur les ronds-points « qu’est-ce que vous faites de notre pognon ? »
Avec 75 à 80 % des Français qui les soutiennent sur le fond, ils sont le peuple, la Nation, et ce sont eux qui représentent le peuple français titulaire de la souveraineté, pas les godillots qui siègent à l’Assemblée et leur président à l’Elysée.

Leur droit fondamental inscrit dans le Préambule de la Constitution est de se soulever contre un régime qui tente de les asservir par les lois qu’il vote, tente de les dégrader par les insultes dont il les abreuve, et les appauvrit alors que la Nation doit garantir aux individus et à leurs familles « les conditions nécessaires à leur développement«  (Art. 10 du Préambule de la Constitution).

La dette augmente, le chômage ne baisse pas, le service public se dégrade

Car pour le moment, la dette augmente toujours. Elle vient d’atteindre 100 % du PIB et les dépassera inévitablement en 2019 puisque le budget prévoit d’emprunter 200 milliards supplémentaires.
Cela dit, la dette est une notion complexe :

Le chômage ne baisse pas ; le niveau de l’Education nationale ne se redresse pas (voir les classements internationaux) ; le niveau des services publics s’affaisse ; côté Santé, de premiers il y a quarante ans nous sommes maintenant au cinquième rang européen ; les équipements publics désertent les zones campagnardes parce que les bobos des administrations estiment que « les bouseux coûtent trop cher » ; l’Etat est toujours incapable de réduire son train de vie luxueux, etc.

Le contrat entre la Nation et le président n’a pas été respecté

Donc le contrat signé entre la Nation et le président et ses godillots n’a pas été respecté et personne à part eux ne voit que les choses puissent s’améliorer en persévérant dans une politique de réformes qui n’en sont pas. « La réforme des chemins de fer » comme dit Macron, c’est bien, mais ce n’est que quelques pour cents de la réforme fondamentale du statut de la fonction publique qu’il fallait mettre en œuvre dès les premiers mois de son mandat.

La réforme du travail dont il se vante n’est qu’une parcelle minime de la réforme du statut syndical, des retraites, du service public, du statut des élus qui se votent en toute discrétion et impunité des avantages financiers et fiscaux, des cumuls de revenus et des retraites d’une injustice sociale écœurante.

L’armée, la gendarmerie et la police manquent de moyens et d’effectifs malgré les miettes que leur jette de temps en temps le président pour tenter de calmer leur colère, la Justice « itou » qui, de plus, connaît une dérive vers une justice racialiste, politisée et de classe qui devient intolérable au citoyen quand il comprend que son sort dépend de plus en plus souvent de l’appartenance du juge à tel syndicat ou tel parti politique. Un juge qui libère un violeur meurtrier sous prétexte qu’il ne connaîtrait pas les codes de la société française, une autorité judiciaire qui ne le limoge pas immédiatement, n’assurent plus « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine de race ou de religion » qu’ordonne l’article premier de la Constitution.

Le peuple veut des actes conformes à ce qu’il demande

Et ce n’est pas en nous balançant des « chers compatriotes » (qu’il pense, il l’a dit, être des « gens de rien« , « illettrés« , « fainéants« ,  » foule haineuse« , etc) qu’il convaincra les Français de revenir vers lui et d’obéir à ses injonctions de retour à l’ordre en supportant toujours plus d’impôts comme les annonce son ministre du budget et plus de misère comme l’apportera le budget 2019 construit par ses énarques.

D’autant plus que le taux de croissance, déjà faible en 2018 avec un 4ème trimestre catastrophique, ne dépassera probablement pas 1,2 ou 1,3 % en 2019 (Jean-Marc Daniel, économiste). On voit sur le graphique que le taux de croissance du PIB qui était à 6% par an s’effondre à partir de la prise de pouvoir par les énarques en 1969 (président l’énarque Pompidou, 1er ministre le Sciences Po Chaban-Delmas).

On en revient toujours à la même question : pourquoi les autres pays européens font-ils beaucoup mieux ?

L’Imprécateur

3 janvier 2018