LE FRONT NATIONAL EST MORT… VIVE LE PARTI DE LA FRANCE !

Le parti de la

LE FRONT NATIONAL EST MORT… VIVE LE PARTI DE LA FRANCE !

Extrait de l’Édition du 4 juin 2018
Réinfo, journal d’information

Le Front National est mort… Vive le Parti de la France !
Le Front National est mort. Ce que l’anti-France espérait depuis 45 ans, Marine Le Pen l’a réalisé. Après avoir exclu en 2015 son père, fondateur et président d’honneur du FN, elle vient aujourd’hui de liquider le Front national. Pour Carl Lang, je cite, « Jean-Marie Le Pen a été le fondateur du Front national, Marine Le Pen, sa fille, en est la fossoyeuse ».

Le néo-FN s’appelle officiellement, à partir de ce vendredi soir, le Rassemblement National, deux mois après un congrès au cours duquel ce nom avait été proposé par Marine Le Pen. Un changement de nom approuvé par 80,81 % des 53 % de militants FN qui se sont exprimés sur la question… c’est-à-dire moins d’un sympathisant sur deux. Le Président-fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen – même si, ne l’oublions pas, il reste l’un des responsables de ce qu’il appelle une trahison, en imposant en 2007 sa fille envers et contre tous – évoque, je cite, cet « honteux effacement de son identité » comme « le coup le plus rude que le Front national ait jamais reçu depuis sa fondation ».

Celui qui n’a plus aucune fonction, ni responsabilité dans la nouvelle structure précise sa pensée dans un communiqué, je cite : « Plus qu’une étiquette, c’est aussi une longue et courageuse histoire militante que l’on renie ». Il condamne « les inspirateurs comme les exécutants » de cette décision.

Pour le député européen qui siège dans les rangs des sans-étiquettes à Bruxelles, « rien de bon ne saurait naître d’un tel abandon, ni pour le mouvement lui-même, ni pour le service des Français […]Seuls les adversaires et les concurrents tireront bénéfice de cette trahison ».

La boucle de l’imposture, du parricide, des reniements et des allégeances honteuses est bouclée. Il aura suffi de sept années à Marine le Pen pour détruire l’héritage politique et le mouvement dont elle a hérité en 2011. Pour Carl Lang, « le mythe de la dédiabolisation et la quête frénétique de la normalisation médiatique ont transformé le parti de Marine Le Pen en composante docile et caricaturale du système politique en place, auquel elle n’a cessé de donner des gages de soumission ».
Marine Le Pen a beau avoir changé le nom de son parti, elle n’a en rien changé les situations financière, judiciaire et politique où elle a embourbé le néo-FN. Elle rebaptise donc une épave qui sombre.

La situation financièrement tout d’abord. Jamais le FN n’a eu autant de financements publics, et pourtant jamais le RN n’a eu autant de dettes ! 7 millions auprès du Parlement européen. 9 millions auprès d’une banque chypriote, 2 millions de reconnaissance de dettes à l’égard de députés européens, 6 millions d’euros auprès de COTELEC… 500 000 euros, de plus, réclamés par le Parlement européen la semaine dernière. Des sources jusque-là bien placées dans l’appareil évoquent un nouveau prêt philippin de 8 millions sans que l’on puisse réellement le confirmer ou non. Tout comme on ne connaît pas l’ampleur du fameux emprunt patriotique, lancé par la diva de Montretout, où vous pouviez dîner en tête à tête avec elle, pour 75 000 euros…


Et tout ça pour un parti mis en examen comme personne morale dans plusieurs affaires judiciaires et qui, s’il est reconnu coupable, devra s’acquitter d’amendes carabinées.


Coup de matraque supplémentaire sur ce tableau déjà bien défraîchit, les comptes de campagne de la candidate à la présidentielle de 2017 viennent d’être retoqués de près de 900 000 euros… qui échoiront évidemment au Parti. Faudrait quand même pas déconner…

Une situation judiciaire compliquée, ensuite, et c’est le moins que l’on puisse dire. Outre les mises en examen de Marine Le Pen sur son patrimoine personnel, des cadres comme Louis Alliot, Wallerand de Saint-Just, Jean-François Jalkh et des personnes morales comme le Front National, son micro-parti Jeanne et le groupe ENF au Parlement européen, des prestataires de services très liés à Marine Le Pen sont plusieurs fois mis en examen : complicité et recel d’abus de confiance, complicité d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux, blanchiment, emplois fictifs, surfacturations, faux et usages de faux, pour les campagnes électorales de 2011, 2012, 2014, 2015… On a du mal à appréhender la totalité de l’univers judiciaire de la nébuleuse mariniste, nous en oublions certainement. La justice russe elle-même s’intéresse au FN, puisque l’Agence d’assurance des dépôts bancaires russes (l’ASV) réclame en effet au parti de Marine Le Pen, le remboursement du prêt de 9 millions d’euros et a lancé une procédure judiciaire dans ce but.

Cela commence à faire beaucoup pour certains… Le coprésident néerlandais du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) au Parlement européen, Marcel de Graaff, a vivement critiqué les largesses de ses alliés français du néo-FN, révélées quelques heures plus tôt par le site Politico.Au nom du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, l’eurodéputé s’est dit « offusqué » des pratiques d’« enrichissement de la part de la délégation française », et a assuré s’« en distancier totalement ». Les tables dans des restaurants à 3 étoiles pour 400 euros par couvert passent mal… et mettent à mal politiquement la pseudo-relance voulue par Marine Le Pen avec le changement de nom.


Si l’on ajoute à tout ce qui précède, les changements de cap à répétition sur les questions européennes, la gauchisation démagogique du discours, le lamentable et honteux débat présidentiel face à Macron, comment s’étonner que les intentions de vote dans les sondages passent de 23 %, à 17 % puis à 15 %, alors que la campagne n’a pas encore commencé ?… Dernier revers en date, le refus net et catégorique de Nicolas Dupont-Aignan de faire liste commune pour les Européennes. Et oui, on ne s’amarre pas à un bateau qui coule…

À la création du Parti de la France, Carl Lang déclarait n’avoir aucune confiance, ni politique, ni personnelle, ni technique en Marine Le Pen. Les faits ne cessent de lui donner raison.


La recherche obsessionnelle de la soi-disant dédiabolisation de Marine Le Pen l’a conduite à sa perte. La diabolisation médiatique et politique est une arme psychologique utilisée en particulier par la gauche, autoproclamée morale, contre tous ses adversaires. La gauche française traite ses adversaires de racistes, d’antisémites, d’extrémistes de droite ou d’homophobes, au choix, en fonction de l’actualité. Croire que l’on peut mener le combat politique de résistance nationale, sans subir la diabolisation par les ennemis de la nation, est d’une affligeante stupidité. Dans cette naïve démarche de dédiabolisation qui conduit mécaniquement à l’allégeance, Marine Le Pen n’en fera jamais assez. Elle a exclu son père, liquidé le Front national mais elle s’appelle encore Le Pen. Afin d’aller au bout de sa logique de reniements, il faut qu’elle aussi change de nom. C’est d’ailleurs ce qu’elle devrait faire, rendre son nom et son parti à son père.
Madame Le Pen ne croit pas aux valeurs et aux principes de la droite nationale, elle fait du souverainisme de gauche et, finalement, pour résumer, elle pense comme Chevènement.

Dans un communiqué et une vidéo que vous pourrez retrouver sur notre site, Carl Lang, le président du Parti de la France, lance un appel, je cite « aux militants, aux élus et aux sympathisants de la droite nationale de conviction qui ne se reconnaissent pas dans le nouveau parti de Marine Le Pen à rejoindre le Parti de la France. Ensemble, au service de la France et du peuple français, nous porterons avec fierté les valeurs et les principes de la droite nationale, populaire et sociale. Plus que jamais notre combat de résistance et de reconquête continue ! »

Carl LANG

Président du Parti de la FRANCE

Carl_Lang

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Expliciter et proclamer la richesse de l’identité française

 

Rédigé le Mardi 29 Mai 2018 à 12:39 | 1 commentaire(s)

Alors qu’elle devrait être un sujet de consensus, l’identité nationale est paradoxalement devenue une cause de polémique. Le Système cherche à occulter tout débat à son sujet et, quand il est contraint d’aborder la question, il réduit notre identité à un simple panel de prétendues valeurs.

 

Aussi Ligne droite estime-t-elle indispensable que les Français reprennent conscience de la richesse de leur identité et que celle-ci soit dès lors clairement explicitée et proclamée. La France, c’est un peuple européen, une culture d’origine gréco-romaine, une religion chrétienne, un territoire au cœur de l’Europe, le tout sublimé par une histoire qui a fait de notre nation sinon la première sur le continent, en tout cas la synthèse la plus accomplie du monde européen.

L’identité, un sujet tabou

Parce que l’identité est un sujet tabou du politiquement correct, les Français ne savent plus qui ils sont. Ils ont bien sûr une conscience intuitive plus ou moins prononcée de leurs origines et de ce qu’est leur patrie. Mais il n’y a plus rien d’explicite ni de formalisé. Et pour cause, tout est fait par le Système pour occulter la réalité de l’identité française. Que ce soit à l’école, dans les médias ou chez les politiques, la France n’est plus qu’une abstraction théorique.

Une identité réduite à de prétendues valeurs

Pour les docteurs de la pensée unique, l’identité de notre pays se réduit en effet à un ensemble de valeurs qui représenteraient non seulement notre patrimoine commun mais aussi l’essence même de ce que nous sommes. Aussi peut-on affirmer sans beaucoup simplifier que, pour eux, la France est un territoire régi par l’état de droit, les valeurs de la République et les droits de l’homme. C’est pourquoi n’importe quel individu habitant dans l’Hexagone a vocation selon eux à être français pour peu qu’il communie dans ces prétendues valeurs.

L’identité de la France, une réalité complexe

Faut-il à ce stade souligner l’absurdité d’une telle conception ? Si l’identité de la France se limitait à un ensemble de valeurs, en quoi se différencierait-elle de tous les autres pays qui se réfèrent eux aussi aux droits de l’homme et à la démocratie ?

La vérité est que l’identité de la France s’avère une réalité beaucoup plus complexe et plus exclusive. Sans doute n’est-elle pas facile à mettre en équation mais on peut tenter de l’approcher par la prise en compte de quatre données fondamentales.

Un peuple européen

La première donnée, ce sont les Français eux-mêmes, c’est-à-dire le peuple qu’ils forment depuis les origines de notre nation et qui, de par ses racines gallo-romaines, germaniques, celtiques et nordiques, se révèle fondamentalement européen et donc de race blanche. Une réalité ethnique demeurée inchangée jusqu’au milieu du siècle dernier et qui constitue le fonds identitaire que notre nation partage avec ses voisins européens.

Une culture d’origine greco-latine

La seconde composante est bien sûr la culture française, un trésor d’une incroyable richesse qui s’enracine dans son héritage grec et romain et qui s’est déployé pendant des siècles dans tous les domaines de l’art et de la science. Forgée autour de notre langue, le français, elle a rayonné dans le monde, forçant bien souvent l’admiration des étrangers.

Une religion, le christianisme

Quant à la troisième donnée, il s’agit du christianisme qui a été pendant quinze cents ans la religion dominante de notre nation. Aussi, que l’on soit chrétien ou non, pratiquant ou non, personne ne peut nier aujourd’hui le rôle majeur que cette religion a joué dans la formation de notre pays. N’a-t-elle pas pendant des siècles couvert notre sol d’églises et de cathédrales admirables et, au-delà, marqué la conscience, la culture et l’histoire des Français ?

Un territoire forgé par la volonté et le sacrifice

Enfin la dernière composante est bien sûr le territoire de notre pays qui constitue un espace privilégié au cœur de l’Europe. Un territoire d’une étonnante richesse et d’une grande beauté qui a profondément contribué à forger l’identité de ceux qui y ont vécu. Un territoire dont les frontières se sont fixées progressivement au fil des siècles par la volonté de ses rois et de ses chefs et grâce aussi au sang versé par ceux de nos ancêtres qui se sont battus pour l’agrandir ou le défendre.

Une histoire qui a tout sublimé

Mais ces quatre composantes ne seraient rien sans l’histoire qui, au fil des siècles, a brassé tous ces atouts culturels, territoriaux, ethniques et religieux pour façonner ce pays qui est le nôtre et dont nous avons hérité. Une histoire qui ne commence pas en 1789 mais plonge ses racines dans notre lointain passé. Tantôt douloureuse, tantôt grandiose, elle a conduit aux pires épreuves comme aux plus grandes gloires et, à la manière d’une mystérieuse alchimie, a forgé cette nation qui n’est semblable à aucune autre et dont nous devons être fiers.

Une synthèse de la réalité européenne

Une nation qui a de plus cette particularité étonnante d’être la synthèse de tout ce que représente l’Europe. Appartenant à la fois au Nord et au Sud, ouverte sur l’Océan comme sur le cœur du continent, elle a reçu les influences de tous les foyers culturels européens. Des apports qu’elle a su assimiler et sublimer pour édifier cette identité qui permet aujourd’hui d’affirmer que l’Europe n’existerait pas sans la France.

Une âme, un principe spirituel

Cette réalité de notre identité nationale, à la fois culturelle, religieuse, ethnique, territoriale et historique, est apparue pendant des siècles tellement évidente que personne ne songeait à l’expliciter. Et beaucoup considéraient comme Renan qu’à côté des réalités visibles telles « la race, la langue ou les affinités religieuses » il y avait comme « une âme, un principe spirituel » qui s’exprimait par « un fait tangible … le désir clairement exprimé de continuer la vie commune ».

Le refus du Vivre ensemble

Même imparfait ou incomplet, l’énoncé explicite de l’identité de notre nation se révèle capital car il permet de comprendre que c’est dans ses différentes composantes que l’identité de la France est aujourd’hui attaquée. Ainsi, la dimension ethnique du peuple français se trouve clairement mise en cause par l’afflux de populations extra européennes. La composante chrétienne de notre identité est de son côté fragilisée par la concurrence d’un islam en pleine expansion qui cherche à s’imposer. Quant à sa composante culturelle, elle est compromise par la montée migratoire mais aussi par la pression anglo-saxonne et par le processus de déconstruction des valeurs orchestré par la nouvelle gauche.

Même la formule de Renan résonne aujourd’hui comme un sinistre avertissement. Si au bout du compte en effet notre identité nationale devait n’être qu’une volonté de vivre ensemble, elle n’existerait déjà plus puisqu’en dépit du slogan sans cesse martelé par les porte-parole du Système, il est clair qu’entre les Français d’origine et les populations immigrées il n’y a aucune volonté de vivre ensemble. Les premiers cherchent par tous les moyens à ne pas vivre avec les seconds lesquels préfèrent de leur côté vivre entre eux comme chez eux.

Aussi, pour défendre l’identité française, Ligne droite estime-t-elle aujourd’hui indispensable de l’expliciter et de la proclamer telle qu’elle apparaît dans toute la richesse de ses différentes composantes. Les Français doivent reprendre conscience de ce qu’ils sont.


Source : https://lignedroite.club/reprendre-conscience-de-lidentite-francaise/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=la_lettre_de_ligne_droite&utm_term=2018-05-29

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L’Italie et la Hongrie créent un « axe anti-immigration »

Rédigé le Samedi 22 Septembre 2018 à 18:07 | 1 commentaire(s)

« Le continent européen amorce un tournant historique. Je suis sidéré qu’une gauche politique qui n’existe plus que pour la provocation puisse s’étonner que Milan accueille le président d’une puissance européenne, comme si la gauche avait le pouvoir de décider de qui parle ou pas ; et après ils se demandent pourquoi personne ne vote plus pour eux. » – Matteo Salvini, ministre italien de l’intérieur.

 

« C’est la première d’une longue série de réunions qui ont pour but de changer la destinée, non seulement de l’Italie et de la Hongrie, mais de tout le continent européen. » – Matteo Salvini.

 

« Nous avons besoin d’une nouvelle Commission européenne qui défende les frontières de l’Europe. Après les élections européennes, nous aurons besoin d’une commission qui ne punisse pas les pays qui, comme la Hongrie, protègent leurs frontières. » – Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

 


 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, se sont publiquement engagés à créer un « axe anti-immigration » destiné à contrer les politiques immigrationnistes de l’Union européenne.

 

Orbán et Salvini se sont réunis à Milan le 28 août, avec l’Autriche et le groupe de Visegrad – la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie – pour contrer  le groupe des pays européens pro-migrants dirigé par le président français Emmanuel Macron.
 

 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini se sont rencontrés à Milan, en Italie, le 28 août. (Source : capture d’écran de la vidéo de RT France)

 

Orbán et Salvini projettent  une stratégie coordonnée pour vaincre les immigrationnistes du Parti socialiste européen (PSE) – un parti paneuropéen composé des partis socialistes de chacun des États membres de l’UE – aux élections au Parlement européen de mars 2019. L’objectif est de modifier la composition politique des institutions européennes, y compris le Parlement européen et la Commission européenne, afin d’inverser les politiques de frontières ouvertes de l’UE.

 

Lors d’une conférence de presse conjointe, Salvini a déclaré  :

 

« Une aventure démarre aujourd’hui, qui se poursuivra dans les prochains mois pour aboutir à une autre Europe, réformer la Commission européenne et les politiques européennes, afin de remettre au centre le droit à la vie, au travail, à la santé, à la sécurité, bref tout ce que nient les élites européennes, financées par [le milliardaire hongrois philanthrope George] Soros et représentées par Macron.

« Le continent européen amorce un tournant historique. Je suis sidéré qu’une gauche politique qui n’existe plus que dans la provocation s’étonne que Milan accueille le président d’une puissance européenne, comme si la gauche avait seule le pouvoir de donner la parole ; et après ils se demandent pourquoi personne ne vote plus pour eux.

« Cette réunion est la première d’une longue série pour réorienter le destin de l’Italie et de la Hongrie, mais aussi de tout le continent européen. »

 

Orbán a ajouté  :

 

« Les prochaines élections européennes doivent marquer un changement. Actuellement, deux partis s’opposent en Europe : l’un soutient les migrations de masse et il est dirigée par Macron. L’autre regroupe des pays qui veulent protéger leurs frontières. C’est à ce dernier que la Hongrie et l’Italie appartiennent.

« La Hongrie a montré qu’il était possible d’arrêter les migrants qui arrivent par voie terrestre. Salvini a montré que les migrants peuvent être stoppés en mer. Nous le remercions de protéger les frontières de l’Europe.

« Les migrants doivent être renvoyés dans leur pays. Bruxelles dit que ce n’est pas possible. Ils ont également déclaré qu’on ne pouvait arrêter les migrants sur terre, mais nous l’avons fait.

« Salvini et moi, partageons apparemment le même destin. Il est mon héros. »

 

Macron a répondu  :

 

« Il est clair aujourd’hui que se structure une opposition forte entre nationalistes et progressistes. Et je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison. »

 

Salvini a riposté :

 

« Depuis le début de 2017, la France politiquement correcte de Macron a rejeté plus de 48 000 immigrants à la frontière italienne, dont des femmes et des enfants. Est-ce là l’Europe « accueillante et solidaire » dont parlent Macron et les autres bien-pensants ?

« Au lieu de donner des leçons, j’invite ce président français hypocrite à rouvrir ses frontières et à accueillir les milliers de réfugiés qu’il a promis de recevoir.

« L’Italie n’est plus le camp de réfugiés de l’Europe. La fête des passeurs et des bien-pensants est terminée ! »

 

En juillet, Salvini a déclaré  vouloir créer un réseau paneuropéen de partis nationalistes résolus à protéger leurs frontières :

 

« Pour gagner [les élections italiennes], nous devions unir l’Italie. Maintenant nous devons unir l’Europe. Je pense à une « Ligue des ligues d’Europe » qui rassemblerait tous les mouvements libres et souverainistes qui aspirent à défendre leur peuple et leurs frontières. »

 

Salvini a proposé  que ce réseau soit composé du chancelier autrichien Sebastian Kurz, du dirigeant du Parti de la liberté hollandais Geert Wilders, du leader du Front national français Marine Le Pen et du Hongrois Orbán, entre autres. Il a ajouté  que les élections de 2019 au Parlement européen devaient devenir un référendum qui propose aux citoyens de choisir entre « une Europe sans frontières » ou « une Europe qui protège ses citoyens ».

 

Salvini a multiplié les critiques envers l’Union européenne, l’accusant d’avoir laissée l’Italie seule pour gérer les 600 000 migrants qui avaient pris pied  dans le pays depuis 2014. Le problème a été exacerbé par la réglementation européenne.

 

Les règles de l’UE – dites Règlement de Dublin -, obligent les migrants à demander asile dans le premier pays de l’Union européenne où ils mettent le pied. Un fardeau démesuré a ainsi été imposé à l’Italie en raison de sa proximité géographique avec l’Afrique.

 

L’Italie a longtemps bataillé pour obtenir une réforme  du règlement de Dublin, mais d’autres États membres de l’UE, à commencer par la Hongrie, s’y sont opposés. Ce différend met en lumière les défis liés à l’unification d’un axe anti-immigration au sein de l’UE : les intérêts des États membres de l’UE sont contradictoires.

 

L’Italie et Hongrie sont d’accord pour stopper les migrations de masse mais diffèrent sur la manière de traiter les migrants déjà présents au sein de l’UE. L’Italie souhaite relocaliser les migrants dans d’autres pays de l’UE, mais la Hongrie et les États de Visegrad refusent d’ouvrir leurs frontières.

 

Dans un entretien accordé au journal tchèque DNES, le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, à la veille d’une visite à Rome, le 28 août, en vue d’une rencontre avec le Premier ministre italien Giuseppe Conte, a déclaré  :

 

« Je réitère mon opposition à l’arrivée de migrants clandestins en Hongrie qu’ils viennent d’Italie ou d’ailleurs. Notre position n’est en rien hostile à l’Italie, pays pour lequel nous avons une grande sympathie ; c’est une stratégie cruciale. Il nous semble qu’il faut envoyer un signal fort, un symbole et un message aux migrants et aux passeurs que cela n’a pas de sens de naviguer vers l’Europe …

 

Babiš a ajouté  que l’Union européenne doit surmonter ses divergences et s’accorder sur une politique migratoire paneuropéenne commune :

 

« Si l’Italie n’accepte pas les migrants, si Malte ne les accepte pas, alors l’Espagne ne les acceptera pas non plus. Aujourd’hui, les migrants comprennent qu’il est possible de se rendre en Europe en passant par le Maroc puis l’Espagne. Nous devons arrêter ce flux migratoire. Je dois en parler à mes partenaires en Italie, à Malte et, bien sûr, avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui soutient aujourd’hui l’Espagne. Nous devons aboutir rapidement à une solution car ce débat absurde sur les quotas nous a fait perdre trois ans inutilement…

« Nous devons protéger ce que nos ancêtres ont construit pendant plus de mille ans. Ce n’est pas un slogan, c’est un fait. »

 

L’accolade de Salvini à Orbán a également révélé les différences d’approche qui perduraient au sein de la coalition au pouvoir en Italie, entre la Ligue de Salvini et le mouvement populiste 5 Etoiles (M5S) de Luigi Di Maio.

 

Le 23 août, Di Maio a menacé de suspendre la cotisation de l’Italie à l’Union européenne si la réunion au sommet prévue le 24 août à Bruxelles n’accouchait pas d’une solution de long terme sur le problème des sauvetages des migrants en mer. Dans une interview à la télévision italienne, également publiée sur son compte Facebook, Di Maio a déclaré :

 

« Si demain, rien ne sort de la réunion de la Commission européenne, s’ils ne décident rien à propos du Diciotti et de la relocalisation des migrants, l’ensemble du Mouvement Cinq Etoiles [le parti de Di Maio] et moi sommes prêts à ne plus donner 20 milliards d’euros par an à l’Union européenne. »

 

Après l’échec  de la réunion de l’UE , les dirigeants du M5S de la chambre des députés et du sénat italiens, Francesco D’Uva et Stefano Patuanelli, ont publié  une déclaration :

 

« Les pays qui ne participent pas à la relocalisation et qui ne daignent même pas répondre à la demande d’aide de l’Italie, ne devraient plus recevoir de fonds européens, et la Hongrie en fait partie. »

 

Le 27 août, à l’occasion d’une interview  à La Stampa, Di Maio a de nouveau critiqué Orbán :

 

« La Hongrie d’Orbán dresse ses barbelés et refuse les quotas de migrants. Ceux qui ne jouent pas le jeu de la relocalisation ne devraient pas avoir droit à un financement européen. »

 

Salvini a défendu  Orbán : « Je respecte le droit absolu de la Hongrie à défendre les frontières et la sécurité de son peuple. L’objectif commun est la défense des frontières extérieures. »

 

Orbán a répondu  : « Nous avons besoin d’une nouvelle Commission européenne qui défende les frontières européennes. Nous avons besoin qu’une Commission nouvelle émerge des élections européennes pour ne pas punir les pays qui, comme la Hongrie, protègent leurs frontières. »

 

Soeren Kern  est Senior Fellow au Gatestone Institute de New York.

source : europe-israel.org