Italie : les Européistes font tout pour contourner le vote du 4 mars

Publié le 8 mai 2018 - par

En ce huit mai, l’Italie n’est pas à la fête, déjà ce jour n’est pas férié, en 1945 l’Italie n’était pas dans le camp des vainqueurs, mais surtout la journée d’hier n’a pas permis le choix d’un président du conseil, ni par le suivi de la procédure, ni par un retournement théâtral que nos voisins affectionnent ; rien, mais ne croyez pas que le temps printanier ait porté les politiques italiens au farniente (qui en Italien se dit dolce fare niente), bien au contraire agitation, stratégies de tensions, seconds couteaux affûtés, télés en ébullition, fils internet mis à jour minute par minute, tweets énigmatiques ou incendiaires, réunions tendues, conciliabules discrets, toute la journée Rome a bruissé comme un essaim d’abeilles, portant le pollen ensemenceur de pistils ministériels vers des corolles partisanes.

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Dans ce pays la politique à encore un sens et les électeurs sont attentifs aux débats autant qu’aux personnes, heureuse contrée ; les mots fusent, mais ils recouvrent des réalités tangibles, il y a une grande violence verbale, mais jamais d’anathème, d’insultes irrémédiables, chacun sait qu’il pourrait, un jour, gouverner avec chacun ; ce sont des bras de fer multiples, puissants, soupesés attentivement par les citoyens parce qu’en prise directe avec des intentions politiques concrètes. Ces luttes ne concernent pas que les adversaires des autres camps mais ont lieu aussi, publiquement, entre co-partisans, et ce n’est pas considéré comme un manque de solidarité, jusqu’à un certain point subtil que chacun scrute ; que Di Maio fasse un pas vers son mentor Beppe Grillo permet à chaque Italien de savoir que «  les pragmatiques » du Movimento Cinque Stelle reculent un peu et que la perspective d’un référendum sur l’euro gagne du terrain. Heureuse contrée où  la parole est libre, l’expression soignée, les attaches intellectuelles solides,  les inconséquents, minables, vénaux, caractériels, haineux, dogmatiques députés macroniens auraient sur les bords du Tibre une durée de vie politique n’excédant pas la quinzaine ; heureuse contrée vous dis-je.

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Si la démocratie est toujours vivante de ce côté-là des Alpes c’est que la pluralité de la presse y existe encore, ici les journalistes ne se trompent pas de métier, contrairement aux nôtres ils ne sont pas de vulgaires propagandistes à genoux devant la soupe. Dans les média, même clairement situés dans un camp, il y a une relation complète de l’avis de tous, ainsi dans La Républica euro-socialiste, les déclarations de Salvini sont citées in extenso, les propositions de la Lega abordées, sous un jour critique, mais sans mensonges, même les commentaires des sites nourrissent le débat sans filtre ; imaginez une tribune libre de Louis Alliot dans Le Monde, sans les modérateurs maghrébins, et vous aurez une idée ! A propos, les journaux se vendent, sans subvention ; à lui tout seul le Corriere Della Sera tire plus que Le Monde et le Figaro réunis.

Flotte en Italie le parfum d’une capiteuse liberté d’âme, un état d’esprit du débat, la croyance en la force du Verbe ; la prise de conscience du Peuple Italien, de la mainmise de l’Union Européenne sur les décisions économico-sociales de leur pays, de la perte du pouvoir de décider par eux-mêmes pour eux-mêmes, se trouve à l’origine de la montée de M5S et de la Lega. Si le Movimento Cinque Stelle progresse moins depuis les élections alors que la Lega monte sans cesse dans les sondages c’est peut-être parce que le premier a adouci sa critique tandis que la Lega reste sur ses positions radicales ; notamment concernant l’invasion.

Tenez, pour illustrer mon propos, un fait récent caché en France : dans la région de Naples où une élection municipale locale se déroule en raison du renversement d’un maire désavoué, on a trouvé une effigie de Salvini (Lega, potentiel chef du gouvernement italien), avec une croix gammée sur le dos, pendue par les pieds comme un rappel de l’assassinat de Mussolini : unanimement les partis politiques ont protesté sans concession pour les auteurs, le président de la République a condamné l’acte, les média ont tous regretté l’affront à la démocratie ; alors même que les tractations se poursuivaient pour former le gouvernement. Lorsque Nicolas Dupont-Aignan fut agressé, lorsque Robert Menard fut jeté à terre, dans tant d’autres situations d’actions physiques contre des candidats du FN ou de la droite, quelles ont été les réactions des opposants politiques, des média, des institutions ?

Les Italiens ne donnent de leçons à personne, mais ils vivent la démocratie. Et justement de démocratie il en est question à Rome où aucune alliance n’a pu voir le jour pour former un gouvernement, « C’est la première fois depuis que la république existe (1946) qu’une législature pourrait finir sans avoir commencé, que le vote populaire ne serait pas utilisé et ne produirait aucun effet. » a dit Sergio Mattarella, le président de la République Italienne.

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Rappelons que les élections ont eu lieu le 4 mars, et que devant la montée du populisme les tyrans Bruxellois avaient orchestré le retour de Berlusconi, certains qu’il tiendrait la laisse du petit Salvini, populiste sans diplôme, et qu’ensuite la Lega serait abandonnée au profit du Partito Democratico de Matteo Renzi, le chouchou des libéraux-atlantistes, qui récupérerait son poste dont il avait été éjecté par les citoyens ; bref ils avaient trouvé le moyen de contourner l’avis du Peuple Italien sans passer par la case manipulation comme pour Macron en France. C’était oublier qu’à Rome on vote depuis 2.500 ans !

Patatras, non seulement la Lega a supplanté Berlusconi, mais Movimento Cinque Stelle, ce mouvement inclassable et sans équivalent, a fait mieux que prévu. Forza Italia et le Partito Democratico ensemble, même en racolant les candidats indépendants, ne peuvent prétendre à avoir la majorité parlementaire, M5S et la Lega si.

 

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Depuis deux mois l’U.E. cherche une combine, l’idée d’une alliance M5S – trop facilement classé à gauche – et du Partito Democratico qui s’est fracassée sur la base contestataire emmenée par Beppe Grillo et sur les sondages indiquant que seuls 8 % des Italiens préféraient le MacDo-kebab Bruxellois à la pizza du Mezzogiorno.

Parfait, mais un repas pizza/rizzoto c’est un peu lourd, il faut un peu tailler dans les deux plats, par exemple en retirant les champignons à la sauce Berlusconi. Salvini connu pour sa gourmandise – il se fait régulièrement photographier en cuistot ou en train de déguster des spécialités locales – ne voulu pas ; il pense qu’il y a encore de la moelle à retirer du vieil os.

Il a sans doute raison, voyons rapidement le résultat des sondages et études prospectives depuis deux mois : la Lega s’approche de 24 % (+6,3)  et Forza Italia est sous les 10 % (-4,1),  les autres partis très à droite de la coalition baissent faiblement (-1,3) ce qui marque un transfert mais aussi une croissance de la Lega ; certains chiffres aujourd’hui donnent même la Lega à plus de 25 % et Forza Italia à moins de 9 %.

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Ne pouvant nommer un président du Conseil désigné par une coalition, Mattarella a plusieurs options :

– un gouvernement « politique » d’union, ou un Premier ministre extérieur aux partis tenterait, au coup par coup d’obtenir des majorités, voir de créer une nouvelle alliance ; ce choix, autrefois utilisé est aujourd’hui rejeté par les Italiens. Il subirait un vote négatif du parlement dominé par M5S et la Lega obligeant à une dissolution immédiate des deux chambres.

– un gouvernement « neutre », que M5S et la Lega se sont empressés de refuser et de renommer « technique » selon la terminologie habituelle des cabinets de transition fréquents en Italie ; c’est le cas de celui actuel de Gentiloni suite à la démission de Renzi en juin 2016. Ce gouvernement serait nommé jusqu’en décembre avec l’idée de voter le budget, de suivre les échéances européennes et de mettre en place une énième réforme électorale, destinée à tuer M5S.

– le maintient du gouvernement actuel, en dépit du résultat des élections ; ce n’est pas anticonstitutionnel.

L’obsession des européistes est de tout faire pour gagner du temps en espérant un revirement des Italiens, par lassitude ou soumission à la propagande. Déjà des noms de ministres circulent et tous proviennent de la haute administration Italienne tout aussi contaminée par l’idéologie anti-nation que la nôtre.

– le coup de force sur Salvini, le nommant président du conseil, à charge pour lui de décider quelle alliance il choisit, ou alors d’essuyer la défiance du parlement et d’être obligé de démissionner, pour céder la place au gouvernement « neutre », mais dans un autre contexte politique.

– une dissolution de la chambre, demandée un temps par M5S avec un vote en juin ; depuis des obstacles juridiques ont été évoqués.

Selon toute probabilité, les Italiens retourneront voter en juillet, le 8 prévalait hier, mais aujourd’hui c’est le 22 qui semble retenu ; c’est en direct d’une petite ville de Sicile que je vous commenterai les résultats, souhaitons-le, calamiteux pour les européistes.

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Les voix de ce camp se sont élevées pour fustiger une décision hâtive, une date inappropriée pour des élections (ce serait en effet une première), et le risque d’une abstention massive. Voyons cela ; plus de la moitié des Italiens ne partent pas en vacances, et les deux tiers qui partent restent en Italie, ces vacanciers sont la moitié à choisir le mois d’août, tout ceci minore le risque d’une forte abstention, mais, Forza Italia et le Partito Democratico , compte tenu de la sociologie et de la classe sociale de leurs électeurs, auront plus à pâtir que M5S et la Lega.

J’en étais là de ma rédaction lorsque j’apprends par un fil d’information que je lisais distraitement que la Lega a notifié une sorte d’ultimatum à Berlusconi, tout est relancé :

Après le gong, le combat continue.

Gérard Couvert

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La condamnation immunitaire par la justice italienne contre Sylvio BERLUSCONI vient d'être levée contre lui il pourra désormais se représenter à de futures  élections en Italie dès cette année 2018.

 

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Italie, un gouvernement 100% populiste : le rêve !

SOURCE : Publié le 12 mai 2018 - par

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Les Italiens ont eu le courage de renverser réellement la table. Un grand bravo !

Si les Gaulois ont cru faire table rase en virant les vieux partis pour élire Macron, ils ont eu tout faux, car ils ont porté au pouvoir le pire des mondialistes et immigrationnistes qui soit. Un fossoyeur de l’identité française.

Mais en Italie, c’est un réel gouvernement anti-système qui est en gestation.

Une coalition des extrêmes, donc une claque magistrale aux dictateurs de Bruxelles qui méprisent les peuples et veulent les anéantir au nom du multiculturalisme.

Le Mouvement 5 étoiles et la Ligue vont former un gouvernement 100 % populiste, au grand dam de Bruxelles, qui n’a toujours pas compris que les peuples européens ne veulent plus être sacrifiés sur l’autel du mondialisme et sont décidés à défendre chèrement leur peau pour ne pas disparaître.

Pendant que Macron réclame toujours plus d’Europe et d’immigration, les peuples européens ne veulent plus de cette Europe impérialiste qui décide de leur avenir en bradant leur identité et en les dépossédant de leur propre pays au nom du “vivre ensemble”.

Quand on sait qu’en France, il est impossible de faire vivre dans la même cage d’escalier des Arabes avec des Gitans ou des Turcs, on mesure à sa juste valeur la grande illusion du “vivre ensemble” et la trahison de nos élus qui veulent nous imposer cette folie dévastatrice.

Les illuminés de Bruxelles ont beau pleurnicher, ils sont les premiers responsables de la colère des citoyens qui ont compris que l’UE ne cherchait pas à les protéger mais à les détruire au nom de leur idéologie suicidaire.

L’UE, c’est le tombeau de nos 2000 ans d’histoire et de nos 1500 ans de civilisation chrétienne.

Plus l’UE combat les nationalismes, plus les peuples se radicalisent et veulent sauver leur identité et leur patrimoine culturel.

Le leader de la Ligue, Mattéo Salvini et le chef du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, enterrant la hache de guerre et mettant un mouchoir sur leur ego, se sont enfin mis d’accord pour que ce soit un troisième homme qui devienne Président du Conseil italien.

On peut critiquer le programme économique très à gauche de cette coalition, qui va gonfler les déficits, mais sur l’essentiel les deux partis sont d’accord :

A savoir fermer les frontières et expulser les centaines de milliers de migrants qui ont submergé l’Italie.

Car pour les deux leaders politiques, l’immigration africaine est devenue une menace existentielle pour l’Italie. Ils  ont compris qu’aucune politique économqiue n’est possible si on ne stoppe pas l’immigration-invasion.

Après le Brexit, après la montée des partis nationalistes à chaque élection et avec la rébellion des pays de l’Est qui refusent de subir le chaos racial qui s’installe partout en France, il est clair que l’Europe est en train de crever de son immigration extra-européenne qui refuse de s’intégrer.

L’euro et l’ouverture des frontières sont les deux cancers de l’UE.

Une Europe anti-démocratique qui refuse d’écouter les peuples et impose ses diktats par une violence judiciaire inouïe, qui condamne les patriotes à tours de bras, ne peut que finir dans le mur et se désintégrer. Le plus tôt sera le mieux.

Souhaitons bonne chance aux Italiens qui ont su dire non à la dictature bruxelloise. A quand le réveil gaulois ?

Jacques Guillemain