Après son agression, Robert Ménard : “des élus socialistes, des insoumis, de nombreux maires filmaient et souriaient quand j’étais à terre”

 

PUBLIÉ PAR GAIA - DREUZ LE 8 MAI 2018

 

SIPA_00857650_000035

 

Le maire de Béziers Robert Ménard revient pour Valeurs sur les circonstances de son agression ce week-end.

Valeurs actuelles. Pouvez-vous raconter en détails votre agression ?

Je me rendais dans ce petit village (Saint-André de Cubzac, en Gironde) pour une réunion avec les élus locaux sur l’union des droites. J’ai déjeuné avec ces élus, et l’après-midi nous nous sommes ensuite rendus dans une salle de cette petite ville pour une réunion publique. Je suis arrivé sans gardes du corps, car je n’en ai jamais, et il y avait déjà une cinquantaine de personnes qui vociféraient, qui hurlaient. Ils ont le droit, c’est la démocratie. Sauf qu’à un moment, un homme m’a frappé derrière la tête, avec sa main ou avec un objet je ne sais pas, j’ai vacillé et j’ai eu affreusement mal. J’ai continué mon chemin, et les gens autour de moi ont continué à me bousculer, je suis tombé une deuxième fois. Je me suis à nouveau fait mal… tout ça sous les yeux des élus locaux ! Il y avait des élus socialistes, des insoumis, de nombreux maires… qui filmaient et souriaient quand j’étais à terre ! J’ai eu quatre jours d’ITT (Interruption temporaire de Travail) complets et dix jours d’ITT partiels. Je pose une seconde question : quid des gendarmes ? Ils ne sont pas intervenus ! ça n’arriverait jamais dans ma ville. Le sous-préfet de permanence a volontairement minimisé les choses. Que ce soit clair : je n’accuse pas les gendarmes, j’ai trop de respect pour eux et je sais le travail qu’ils font.

Valeurs actuelles. Pourquoi selon vous il n’y a pas eu de réaction « officielle » ?

L’absence de réaction officielle est invraisemblable ! J’ai eu quatre jours d’ITT complets. Quand Nathalie Kosciusko-Morizet a été bousculée, le tollé a été général. Et à juste raison ! Elle avait eu deux jours ITT… Même Edouard Philippe avait réagi et pris position, cela avait fait la une des médias ! Imaginez un instant que ce soit un autre élu que moi, imaginez si un élu d’extrême-gauche avait été bousculé par l’extrême-droite ! Il y aurait donc deux sortes d’élus ? Pas un mot du ministre de l’Intérieur. Je suis un élu de la République ! La classe politique traditionnelle pousse de grands cris d’Orphraie. En dehors d’Eric Ciotti et de quelques députés LR que je salue, qui a dit quelque chose aux Républicains ?

Valeurs actuelles. Qu’attendez-vous désormais de la justice ?


J’ai porté plainte avec constitution de partie civile. Il s’agit de violence en réunion contre un élu de la République. La gendarmerie m’a assuré de sa volonté d’avancer. Je souhaite que les auteurs soient punis mais qu’on s’interroge surtout sur certaines personnes. Avant ma visite, le responsable local d’En Marche avait dit de tels mensonges à mon égard, en disant par exemple qu’il y avait des milices à Béziers ! Quand on chauffe à blanc, on porte une part de responsabilité. La classe politique traditionnelle ne s’offusque que dans certains cas. A part Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson, et certains autres que je salue, c’est silence complet. Quel silence ahurissant !

 

Source : Valeursactuelles

***********************************************************************