COMMUNIQUE DE PRESSE DE MADAME CHRISTINE ARNAUTU Député Européen, Conseiller Municipal et Métropolitain de la ville de Nice 

 

Terrorisme islamiste :

 

 

 

quand Christian Estrosi

 

 

 

réclame à Bruxelles un

 

 

 

hochet à agiter

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Chers amis,

Le président de la Métropole Nice-Côte d’Azur, Christian Estrosi, n’aime rien tant que de se mettre en scène, surtout lorsqu’il parle de sécurité. Pas question de venir titiller l’ex-maire redevenu maire de Nice sur ce terrain-là. Comme Messieurs Valls, Urvoas ou Ciotti, Christian Estrosi se rêve en Monsieur Sécurité. Adepte des gesticulations politico-médiatiques, il applique les mêmes recettes que son mentor Nicolas Sarkozy, roi de l’enfumage : un coup de barre à droite, un coup de barre à gauche et vous voilà cocufiés pour au moins cinq ans…

Lorsque ses obsessions anti-Front national le quittent un instant, Christian Estrosi multiplie les coups de com’ en matière de sécurité, avec un goût très prononcé pour les longues tirades d’autosatisfaction : mise en place de portiques dans les gares aussi inutiles que coûteux, installation tous azimuts de caméras de vidéosurveillance, déclarations tonitruantes sur l’insécurité…

Dernière opération de communication en date : le 29 septembre dernier, lors de l’Assemblée Euro-Méditerranéenne des villes : « Les Maires face au défi du terrorisme ». But de la manœuvre : faire signer à une soixante de municipalités du pourtour méditerranéen la « Déclaration de Nice » visant à lutter contre le terrorisme et qui conclut en ces termes, je cite : « Nous invitons tous les Élus, tous les représentants des villes d’Europe, de Méditerranée et au-delà à nous rejoindre afin de constituer une force incontournable pour lutter contre l’obscurantisme et assurer la paix dans le monde ». Vaste programme !

Le texte a été signé en présence de Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, et du commissaire européen chargé de l’union de la sécurité, Julien King, celui-là même qui n’avait rien trouvé de mieux que de s’inquiéter de « la menace croissante que représente l’extrémisme violent de droite » lors d’une commémoration à la mémoire des victimes des attentats de Bruxelles, le 22 mars dernier.

Monsieur Estrosi, à l’occasion de cette conférence, a proposé la création d’un nouveau fonds européen destiné à contribuer à la sécurisation des espaces publics en ville. Ce faisant, il s’inscrit dans une triple logique : celle du Président de la République et de son gouvernement ambitieux à souhait sur la scène européenne ; celle des eurocrates qui veulent affaiblir les nations par le renforcement du triptyque métropoles – régions – Union européenne ; et enfin, la sienne propre qui consiste à ne rater aucune occasion pour valoriser son image.

La demande peut paraître légitime, au vu des forts investissements consentis pour réduire les risques d’attentats à l’aide de voitures ou camions béliers. Mais, une fois encore, il ne s’agit là que d’une réponse superficielle au défi du terrorisme islamiste. Transformer nos villes en bunker ne suffira pas à arrêter un djihadiste décidé à massacrer des innocents. Et se contenter d’adapter le tissu urbain à la menace islamiste revient à dire à nos concitoyens qu’ils n’ont d’autres choix que de s’y habituer. Quel terrible aveu d’impuissance de la part de nos pouvoirs publics. Voilà qui n’est guère étonnant. À force de ne pas appliquer un véritable état d’exception, nécessaire lorsqu’un pays est en guerre sur son propre sol, les pouvoirs ont recours à ce type de hochet européiste qui n’a même pas le mérite de la cohérence, l’UE étant par sa politique immigrationniste tout aussi responsable de l’essor du terrorisme islamiste que nos gouvernements.

Alors qu’il ferait mieux de faire l’inventaire du quinquennat Sarkozy, et de sa propre politique clientéliste favorable à l’UOIF, Christian Estrosi est plus soucieux de recourir aux bons services de la Commission européenne. Il l’avait déjà fait par le passé, lorsqu’il s’était vanté d’avoir obtenu 200 millions de subventions européennes pour la PACA alors qu’il n’y était strictement pour rien, la décision ayant été prise avant qu’il ne devienne éphémère président de région.

Mais puisqu’il y tient, commençons donc par supprimer l’ensemble des fonds européens versés aux migrants pour leur soi-disant intégration, à toutes les associations parasites qui les aident à se maintenir sur notre sol, et aux inutiles projets dits de dé-radicalisation. Cela représenterait une économie de plusieurs milliards d’euros qui pourraient exclusivement servir à prendre des mesures radicales, pour que cesse l’immigration-invasion de notre continent, ainsi que les compromissions avec l’islamisme radical. C’est une proposition que je viens d’ailleurs de la soumettre aux institutions bruxelloises, sans trop d’illusions, toutefois sur leur réponse…

Chers amis, la France et les nations européennes ont besoin d’une politique à la fois réaliste sur le plan international et extrêmement ferme sur le plan intérieur. Lutter contre le terrorisme islamiste implique d’en finir avec l’ingérence occidentale, de rejeter l’utopie droit-de-l’hommiste qui nous paralyse, de dénoncer les textes internationaux qui empêchent l’expulsion des clandestins, de mettre fin à des décennies de laxisme judiciaire, de protéger nos frontières comme le font la Hongrie, l’Australie et désormais l’Autriche, de sortir de l’espace Schengen, véritable passoire, et de nous libérer du carcan qu’est l’Union Européenne afin de rendre vraiment possible et efficace, une coopération entre nations redevenues souveraines …

Localement, les municipalités ont également des actions essentielles à mener. Plutôt que de constituer des cellules de dé-radicalisation dérisoires et d’arroser des associations communautaristes qui font le lit de l’islamisme, elles devraient consacrer toute leur énergie à rétablir l’autorité de l’État partout où elle est bafouée, à contribuer à l’éradication des zones de non-droit où prospèrent toutes sortes de trafics qui alimentent les filières djihadistes, à lutter contre la petite délinquance, à renoncer à la perpétuelle culture de l’excuse… Les autorités locales, Christian Estrosi devrait le savoir, ont des leviers pour inverser le rapport de force avec ceux qui ont juré notre perte. La peur doit changer de camp. Et pour cela nul besoin de recourir à d’hypothétiques fonds européens, ni de faire de grandes déclarations solennelles, lesquelles ne sont jamais suivies d’effet !

Christine ARNAUTU

Député Européen

Conseiller Municipal et Métropolitain de la ville de Nice

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