Que le temps a passé si vite ... c'était le 9 septembre en 2005 à Nice le Vernissage Fred Forest à l'ancienne Galerie d'art contemporain de Christian Depardieu

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Du 9 septembre au 28 octobre 2005, l'artiste Fred Forest, présentera, à la Galerie Christian Depardieu à Nice, sa dernière oeuvre multimédia en ligne, crée sous le titre d'images-Mémoire, réalisée en partenariat avec l'INA ( Institut National de l'Audiovisuel ), présentée à la presse par M. Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication, exposée dans le hall du Ministère de la Culture en mars dernier. A la Galerie Depardieu, une installation in situ, spécifique et originale, sera mise en fonction. Il s'agit, avec cette nouvelle proposition, d'une réflexion "artistico-esthétique" approfondie, ludique et participative, au sujet d'Internet. Pour Fred Forest, le Web doit désormais être appréhendé et traduit comme une sorte de mémoire globale d'images, la mémoire des mémoires ! Un réservoir inépuisable de couleurs, de formes, de représentations, mises à notre disposition, qu'un moteur de recherche ratisse de façon inlassable, dans sa moisson systématique d'images.

 

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Fred Forest, artiste atypique, singulier et inventif, s'est imposé au fil des ans, en totale indépendance critique, par rapport au marché de l'art et aux Institutions. Figure historique emblématique de la scène de l'art contemporain, il est doublement reconnu, à la fois comme pionnier de l'art vidéo ( 1970 ) et, trente ans plus tard, comme pionnier du Net Art ( 1995 ). Fait sans précédent pour un artiste vivant, l'ensemble de son oeuvre a rejoint, en juillet 2004, le patrimoine national par le biais de l'INA. Il est, par ailleurs, à l'origine de deux mouvements artistiques majeures, celui de l'art sociologique et celui de l'esthétique de la communication avec Mario Costa. Il participe, depuis sa création, à la "Fête de l'Internet" dont il est l'un des fondateurs. On se souvient notamment de ses actions retentissantes, comme "J'arrête le temps", au Pub Renault, sur les Champs-Élysées, " Le Centre du monde" à l'Espace Pierre Cardin, ou encore son propre "Techno Mariage", à la mairie d'Issy-les-Moulineaux.

 

Agitateur d'idées, il faut rappeler son rôle de précurseur à Nice comme professeur d'Université, avec un séminaire de renommée internationale qui a vu défiler, dans l'auditorium du MAMAC, les artistes et les théoriciens les plus importants en matière d'art numérique, d'Internet et de nouvelles technologies. Également, son long compagnonnage avec Pierre Restany et notamment une mémorable soirée qu'ils ont organisé, en parfaits compères, comme une énorme provocation, dans les salons de l'Hôtel Westminster sur la Promenade des Anglais... Fred Forest a un attachement viscéral pour la ville de Nice, qu'il adore et qui le lui rend bien. Son activité a été si intense en ces lieux, qu'il fût même question, au cours de discussions passionnées qu'il soit labellisé comme artiste de l'École de Nice ! ( il y avait les artistes inconditionnels pour et ceux franchement contre ... )

Fred Forest, n'en est pas à son coup d'essai. Son exposition à Nice réservera bien d'autres surprises. Déjà, en 1973 il s'est vu décerner le Grand Prix de la communication  à la Biennale de Sao Paulo ( Brésil ). Invité par Pierre Restany, qui était commissaire du pavillon Français, il a représenté la France à la Biennale de Venise, ainsi qu' à la Documenta de Kassel...

En attendant sa prochaine première rétrospective, prévue à l'étranger, ne ratez surtout pas son installation "Images-mémoire" à la Galerie Depardieu!

VERNISSAGE LE VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2005.

Une bonne occasion de retrouver sa verve et sa chaleur humaine et caustique.

ex- Galerie Depardieu 64 Boulevard Risso 06300 Nice ( face au MAMAC )

tél : 04 97 12 12 97 fax : 04 97 12 12 90

http://www.galerie-depardieu.com

http://www.fredforest.org/Ina

Management et soutien technique du projet à Nice par Gérard Diaconesco 

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Installation Multimédia avec l' INA au Ministère de la Culture à Paris, performance Images-mémoire de Fred Forest durant la Fête de l' Internet en mars 2005 

 

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LA PERFORMANCE DE FRED FOREST A NICE      

 

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PHOTO PRESSE Gérard DIACONESCO American Company INTERNET COUNCIL LLC - NICE - 2005 

CHEMIN DE CROIX 

UNE EXPÉRIENCE DE DÉMOCRATIE DIRECTE A NICE

Internet et " CHEMIN DE CROIX " ; une action participative et citoyenne de Fred Forest sous forme d'une exposition

Avec cette installation multimédia, chaque citoyen niçois va pouvoir produire son propre chemin de croix en zone PACA.

La ville de Nice, cinquième ville de France, peut s'enorgueillir d'une situation géographique exceptionnelle et d'un passé culturel glorieux. Le fait est patent. Mais, comme toute métropole ayant connu une telle richesse, Nice traverse un moment difficile et a bien du mal à s'adapter à la modernité. Certains parlent même d'un lent et irréversible déclin. Cela pour de multiples raisons dont, notamment, une gestion calamiteuse qui défraye régulièrement la chronique des gazettes.  

Mais, au-delà de péripéties judiciaires saisonnières, somme toute ponctuelles et enracinées dans sa tradition historique, Nice souffre d'un manque évident de perspectives pour le futur. 

L'imagination n'est pas au pouvoir, c'est le moins qu'on puisse dire ! Je peux l'attester, ayant vécu dans cette ville, et y avoir proposé mille et un projets qui n'ont jamais reçu le moindre commencement de mise en oeuvre(1). 

Cela me désole, c'est que cette ville dispose en vérité d'un extraordinaire vivier, d'un potentiel créatif qui ne demande qu'à s'épanouir, et dont les forces vives ne rencontrent que l'inertie et l'étroitesse d'esprit des édiles municipaux en place.

Cette exposition que je réalise à la Galerie Christian Depardieu pour mon retour à Nice, au moment où mon oeuvre entre au Patrimoine National, est un véritable cri d'amour et de foi dans le destin de cette ville, que les nouvelles générations doivent désormais prendre en main, sans tarder, si elles veulent la sauver.

Comme le disait mon ami et complice, Pierre Restany, avec qui j'ai réalisé de nombreuses actions à Nice, dont la plus mémorable à l'Hôtel Westminster en 1996 : "Avec l'art sociologique, la fonction esthétique se déplace vers la fonction éthique et critique ".   Pour qui me connaît, mon approche critique, n'est jamais triste, ni revendicative, ni amère, mais plutôt distancée, dans un registre où l'humour s'efforce d'être toujours présent. C'est pourquoi, j'offre à la belle ville de Nice, que j'aime tant, comme antidote à sa nostalgie du passé ce qui, assurément, lui manquait encore, un chemin de croix en quatorze stations !

Un chemin de croix, c'est comme un itinéraire qui se parcourt, de station en station, pour exorciser un mal d'être trop grand à supporter. La modernité de ce chemin decroix, c'est qu'il est constitué de quatorze étapes qui sont autant d'œuvres mosaïques, qu'un moteur de recherche va collecter sur Internet, avant de nous les livrer sous forme d'un métissage composite d'images.

Chaque oeuvre comporte un carré de 63 vignettes et un mot-clef qui a contribué à réunir cet agrégat d'images comme résultat final. Des images qui sont toutes là, pour faire du sens citoyen, et nous donner l'occasion de proclamer, avec qui le veut : Nice je t'aime, moi non plus, en attendant des jours meilleurs.

La grande originalité de ce projet, en matière de démocratie directe, réside dans le fait qu'il s'agit, là, d'un véritable cahier de doléances. Un document que nous propose de constituer l'artiste, car les visiteurs de la Galerie Depardieu pourront, eux-mêmes, selon leur humeur participative du moment, aller sur Internet. Ils ajouteront aux 14 stations, déjà existantes, autant de nouvelles stations, qui témoigneront de leur vécu quotidien. L'ensemble des documents, crée numériquement, sera relié en peau de chagrin. Ouvrage d'art unique, dont la réalisation sera confiée à un maître artisan, lauréat d'un concours quelconque, sélectionné par un jury impartial, et remis au premier magistrat de la ville de Nice, lors d'une cérémonie officielle. Une fanfare militaire, avec ses cuivres ronflants et reluisants, sera en charge de l'ambiance, martiale et musicale pour bien rester sans fausses notes, dans le ton de la culture dominante.

Nice, je t'offre ce chemin de croix, en toute humilité, pour exorciser ton présent et vivre avec l'attente, l'espoir et la ferveur, de ton renouveau, qui ne saurait tarder.

 Les titres des quatorze stations à suivre sur Internet :

- 1 Villa Arson - 2 Chantiers - 3 Tramway - 4 Jazz - 5 Musique Militaire - 6 Gare du Sud - 7 Grand Stade - 8 Place Masséna - 9 Platanes  - 10 Insécurité - 11 Garibaldi - 12 MAMAC - 13 Contraventions - 14 Prisons,

                                                                 FRED FOREST

(1) - C'est Fred Forest, artiste et titulaire de la Chaire des Sciences de l'Information et de la Communication de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, qui a introduit Internet dans ses enseignements dès 1994 comme artiste pionnier de ce médium en France.

MAIS QUI EST FRED FOREST ?

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Fred Forest devant son installation de l'Expo " Chemin de Croix " à la Galerie Depardieu à Nice ( Crédit Photo Presse Copyright Gérard Diaconesco )

 

PARCOURS BIOGRAPHIQUE DE FRED FOREST

Fred Forest naît en 1933 à Mascara, en Algérie. A l'adolescence, il pratique la peinture sur le motif. Employé des PTT, c'est la communication qui déjà le fascine. En 1962, après l'indépendance de l'Algérie, il se retrouve à Paris où il fréquente musées et galeries. Conscient des limites de la peinture, il invente le concept de " tableau-écran ". A la surface du tableau, est ménagé un espace vierge destiné à recevoir des projections d'images fixes ou animées.

Dès 1969, il fait partie des pionniers qui utilisent la vidéo pour des actions artistiques. En 1973, avec Hervé Fisher et Jean-Paul Thénot, il crée le collectif d'art sociologique. La réalisation d'actions ponctuelles liées à l'actualité politique et sociale caractérise l'oeuvre de Fred Forest. Lors de la XII e Biennale de Säo Paulo ( Brésil ), ses actions lui valent des démêlés avec la police politique. Ses actions sont toujours étayées par une réflexion théorique. En collaboration avec Mario Costa, est écrit en 1984 le " Manifeste de l'esthétique de la communication ". En 1985, il transforme la soutenance de son doctorat d'état en performance artistique.

En 1998, il publie " Pour un art actuel ", une apologie des nouveaux médias de l'art. "Fonctionnement et dysfonctionnement de l'art contemporain" relate le procès qu'il intente en 1995 au Centre Pompidou.

Pour la réalisation de ses projets, Fred Forest établit une étroite collaboration avec techniciens et scientifiques. Il créé de nombreuses actions et sites sur Internet, dans lesquels le visiteur virtuel est souvent invité à participer.

Entretien avec Fred Forest

Comment as-tu commencé à t ' intéresser à l' art ?

Je suis né en Algérie, je suis donc pied-noir, et l' une de mes tantes était peintre amateur. Nous allions à la campagne et je la regardais peindre des paysages avec une certaine admiration. Puis un jour, elle m 'a autorisé à utiliser ses pinceaux...

As-tu suivi une quelconque formation ?

Je suis un autodidacte puisque je n' ai jamais été dans une école d' art. Par contre, mon école, c' est l' école de la vie. Une partie de ma démarche artistique et de mes centres d' intérêt découle du fait que j' ai passé onze ans dans l' administration des PTT, à vendre des timbres et à passer des communications téléphoniques. Mon intérêt se portait au-delà de la manipulation technique; j' imaginais à qui ces lettres allaient parvenir, et comment moi, une sorte de démiurge, je pouvais, en triant ce courrier, être l' interface entre deux personnes, et une interface qui pouvait avoir ses propres dérives, en ce sens que parfois, je me fixais de trier les yeux fermés pendant trois minutes. J' éprouvais ce plaisir d' être le bras du destin, ce qui pouvais avoir des effets tout à fait négatifs, mais également des effets positifs. Négatifs, parce qu' une lettre qui n' est pas reçue vous plonge dans l ' anxiété, peut faire rater un rendez-vous ou un train... Des effets positifs en ce sens que, par exemple entre deux personnes, deux amoureux qui auraient eu une altercation passagère, le fait que la réception d' une lettre soit différée permet entre temps que ces deux personnes se revoient, ce qui relativise le contenu négatif de la lettre reçue par la suite.

Ensuite, après l ' indépendance de l ' Algérie, j ' ai reçu ma nomination en France hexagonale dans un grand centra téléphonique à Paris. Je travaillais coude à coude avec une centaine de standardistes. C' était d' ailleurs un travail très aliénant de ce point de vue puisque nous avions des surveillants derrière le dos qui comptabilisaient les communications, car à cette époque-là, le téléphone n' était pas encore automatisé. Par contre, j' ai vécu là une expérience très forte. Quand les gens appelaient, des petites lumières s' allumaient les unes après les autres. Le soir, à une heure donnée, elles s ' allumaient jusqu' à ce que tous les " keyboards ", ça s' appelait comme ça, deviennent rougeoyants. Chaque communication s' accompagnait d' un bruit spécial, comme une sorte de bruissement d ' élytres d ' énormes insectes. Mon émotion venait du fait que je savais que ces signes se manifestaient au moment précis où le feilleton à la télévision venait de s ' arrêter, parce qu' alors les gens étaient disponibles pour téléphoner. Relier un phénomène visuel et sonore à un phénomène social lié aux médias, me procurait un grand plaisir.

Quelle était l' origine de ce plaisir ?

C' était peut-être un goût pour la communication, et pour la mise en relation de phénomènes que j'interprétais. Je pense aussi que cette jouissance était due au fait que parmi mes collègues, je me sentais quelqu'un de très privilégié ayant accès à un sens du monde que j'étais le seul à posséder;

A Paris, comment se traduit ton engagement artistique ?

J'ai pu m'installer avec du matériel à disposition, et me suis mis à peindre de grandes toiles. J'ai beaucoup peint, et à un moment donné s'est passé la rupture quand j'ai conçu qu'un tableau terminé, dès lors qu'il était signé, eh bien il était foutu !

Je concevais qu'une oeuvre soit, un peu dans l'esprit d' Umberto Ecco, l' oeuvre ouverte, une chose en constant devenir. J'avais conscience que le monde changeait de plus en plus vite autour de nous. Il fallait faire en sorte qu'une oeuvre d'art puisse intégrer ces nouvelles données dans sa proposition de départ. Par ses couleurs, ses formes et son contenu, le tableau devait témoigner de cette constante transformation. J'ai eu recours à une première solution consistant à laisser des non-dits, des espaces blancs en réserve dans mes toiles, qui me laissaient la possibilité d'intervenir ultérieurement. Là est peut-être née la première idée de participation du public, dans la mesure où j'offrais à d'autres l'opportunité d'intervenir sur mes toiles. Cette solution n'étant pas entièrement satisfaisante, je suis arrivé au concept de " tableau écran ". Le tableau comportait une base plastique fixe, c'est-à-dire des formes et des couleurs qui sont là pour toujours, et par ailleurs une portion d'espace laissée vierge sur laquelle je réalisais des projections de diapositives ou de films. Ce procédé rendait possible un renouvellement de formes, de couleurs et même de mots puisque ces projections pouvaient être réactualisées.

Quelle idée de l 'art sous-tend ta démarche ?

Jadis, l' homme des cavernes laissait sa trace sur les parois des grottes, aujourd' hui cette trace ne s' incarne plus dans l' espace physique, mais dans l'espace de l' information. En janvier 1972, j' ai utilisé la Presse écrite comme support de mon oeuvre. Dans le journal "Le Monde", j'avais publié un carré blanc de cent cinquante centimètres carré de papier journal sur lequel je demandais au lecteur de s'exprimer par l'écriture ou par le dessin, et de me faire parvenir sa réponse. Je m' engageais à faire une exposition de la totalité des réponses, sans opérer le moindre choix. J'en ai reçu plus de sept cent cinquante qui ont été présentées les unes à côté des autres sur un mur, comme une sorte de fresque. La globalité de cette fresque constituait une sorte de photographie ou d'état de la sensibilité à un moment donné. La grande variété plastique, graphique, intellectuelle des réponses m' a enrichi et procuré énormément de plaisir. Même à l' heure actuelle, certains de mes amis qui m' ont connu peintre me demandent si je n' éprouve pas la frustration de ne plus me confronter à la manipulation de la matière, etc. J' essaye de leur expliquer qu' hier, l' artiste travaillait avec le burin pour formater le marbre, mais aujourd' hui, c' est le contexte social qu'il doit travailler pour obtenir les moyens nécessaires à sa création. Les appels téléphoniques, les déplacements, les rendez-vous sont autant de dépenses d' énergie pour obtenir la forme finale qu' il recherche. Pour moi l' art n' existe pas en soi, mais par rapport à notre environnement, c'est-à-dire à un moment donné, par rapport aux connaissances techniques, aux matériaux dont on dispose, et aussi à l' idéologie du moment. En fait, les artistes n' inventent rien, ils travaillent avec les matériaux de leur temps. Leur invention réside dans la recombinaison des éléments dont ils disposent.

Que t'a apporté le " Collectif d' art sociologique " ?

C'est en 1974 avec Hervé Fisher et Jean-Paul Thenot que nous avons créé un collectif dit d'art sociologique. Par notre activisme et notre motivation, nous avons réussi à exister très fortement sans le soutien des Institutions. Pour moi, ce fut une aventure très intéressante, mais parallèlement aux actions menées avec le collectif, j'avais continué à faire des actions tout seul.

Comment définis-tu l' Art Sociologique ?

L'art sociologique est une forme d'art qui a un intérêt particulier pour l'environnement personnel quotidien, mais aussi pour l'environnement sociétal. L'art sociologique n'est pas de la sociologie. D'ailleurs le choix de ce vocable est un paradoxe parce qu'allier le mot art à celui de sociologie qui serait une science, peut apparaître antinomique. En fait, l'art sociologique est un questionnement de notre environnement et un travail sur le terrain, travail d'activation, d'animation, de conscientisation, de provocation. Ce travail initial s'effectue dans des milieux spécifique, avec des personnes du troisième âge, dans la rue, sur la place publique ou alors dans le contexte de la télévision. Lequel travail trouve ensuite sa place dans des lieux culturels.

Quel regard portes-tu sur ta pratique artistique ?

Ma démarche est expérimentale, empirique, je suis en permanence dans l'action. Avec le recul, ce qui m'a permis de repérer une certaine cohérence, c'est le regard que les autres ont porté sur mon oeuvre. Notamment, j'ai eu cette grande chance que des théoriciens, des sociologues, des critiques d'art s'intéressent à mon travail, et m'apprennent ce que j'étais en train de faire.

REVUE DE PRESSE POUR L' EXPOSITION FRED FOREST "CHEMIN DE CROIX"A LA GALERIE CHRISTIAN DEPARDIEU DE NICE

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LES PHOTOS NUMÉRIQUES DE L' EXPOSITION " CHEMIN DE CROIX " DE FRED FOREST PAR Gérard DIACONESCO American Company INTERNET COUNCIL LLC - NICE - 2005 -

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La Place Masséna de Nice en Prison et en plein travaux pour un Tramway dénommé " désiré " ! ( Crédit Photos Gérard Diaconesco Copyright)

 

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FRED FOREST PARCOURT LE MONDE!               

     ACTUALITES FRED FOREST  

 

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http://www.webnetmuseum.org/php/fr/php-news_fr/show_newsfr.php

1 - Fred Forest parcourt le monde, mais son cœur et ses engagements sont toujours plus que jamais ancrés dans la Baie des Anges à Nice !

Il se pourrait bien que l'année prochaine, à l'occasion des élections, il nous gratifie d'une de ces surprises "décoiffantes", dont il est le seul à détenir le secret en Région PACA. Gérard Diaconesco son fidèle lieutenant sera toujours présent bien sur pour veiller dans l'ombre. Mais motus et bouche cousu, ne déflorons pas le sujet ! De toute façon, la Revue "performARTS" qu'on s'arrache déjà à Paris au point que ses derniers exemplaires se vendent au marché noir au Palais de Tokyo derrière le comptoir, vous tiendra au courant les premiers, c'est promis !

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Donc, Fred Forest se voit consacré avec une première " grande " rétrospective à l'étranger. Et, de fait, la Galerie Christian Depardieu est étroitement associée à cette montée en puissance et à ce succès rien d 'étonnant à cela ! Rien d' étonnant à ce que cette rétrospective se réalise à l ' étranger quand on constate comment la France s'en va en quenouille. C'est normal, estime l'artiste que ce soit au Brésil, un pays neuf, où l'art n'est pas à la traîne et à la remorque des "amerloques". Sao Paulo c'est New York, puissance dix, dans tout ce que cette ville a d'excessif, en bien comme, en mal, en positif, comme en négatif.

http://www.webnetmuseum.org/php/image_catalogue/index_fr.php

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Au Brésil, en Mai 2006, rééditant ses exploits du passé, lors de la XIIe Biennale de Sao Paulo, où il s'était distingué par le " Grand Prix " de la communication et son arrestation par la police militaire, l'artiste va faire son exposition rétrospective au Paço das Artes, mais selon sa pratique, il va réaliser des " expériences " de presse participatives avec des journaux comme La Folha de Sao Paulo et des Télévisions comme TV Globo.

http://redeglobo.globo.com/

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2 - Fred Forest publie aux éditions de l 'Harmattan un nouvel essai sous le titre sybillin : "L'oeuvre-système invisible". Il prétend que les artistes vont travailler de plus en plus dans la dimension de l' invisible... Une équipe de Chercheurs, de Scientifiques et d ' Artistes, ont formé un groupe de recherche autour de lui et du critique Louis José Lestocart sur la problématique d'un art dit "cognitif" ? Son livre postule sur le prolongement et le dépassement de l'art sociologique, de l'esthétique de la communication et de l'esthétique relationnelle...

3 - Fred Forest au Brésil au mois de Mai 2006, sera en Juin au Canada à l'invitation de BRAVO un regroupement de 2500 artistes visuels de l' Ontario pour une série d'interventions à Ottawa, Toronto et Mattawa.

En attendant de revenir bientôt à Nice, comme beaucoup le réclame, Fred Forest fourbit ses armes à l ' étranger sous la protection attentive de Sainte Rita omniprésente en région PACA comme ailleurs et vous donne rendez-vous pour les futures élections à Nice sur la place Masséna ! 

Gérard Diaconesco

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L' art sur Internet et l' arrivée en force du numérique avec Fred Forest et Sophie Lavaud

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Fred Forest : " La Machine à travailler le Temps ", création interactive sur Internet fonctionnant avec une installation physique. Espace Landowski. Boulogne-Billancourt, 1998

 

              Fred Forest, artiste pionnier dans la création sur Internet, a été pressenti par les organisateurs de la Foire d'art contemporain Art Jonction de Nice cette année 2001 pour mettre en place une table ronde appelée à débattre des nouvelles formes d'art numérique et présenter sa pratique personnelle. Fred Forest passe pour être aussi le pionnier en France du Net-Art et de l'Art numérique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages :

 

 Art Sociologique, 1977 - Manifeste de l'Esthétique de la Communication, 1985 - Pour un Art actuel, l'Art à l'heure d'Internet, 1998 - Fonctionnement et dysfonctionnement de l'Art Contemporain, un procès pour l'exemple, 2000

 

Sophie Lavaud l'épouse de Fred Forest, autre artiste du numérique et de la réalité virtuelle ( RV ), a présenté également son travail, notamment son œuvre " Cyber Sky " réalisée avec une machine informatique baptisée pour la circonstance "installation interactive, capture d'écran".

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Sophie Lavaud " CYBER-SKI " , 1995-2001, installation interactive numérique, capture d'écran présenté au salon d'Art Jonction 2001 de Nice

 

Sophie Lavaud, artiste plasticienne multimédia est pionnière en France des arts numériques et de la réalité virtuelle ( RV ). Dès 1986 elle utilise grâce à l'informatique des palettes et des logiciels 2D et 3D avec la notion "d'installation". Elle réalise en 1995 la première version d'une installation virtuelle : " Centre Lumière Bleu " . Elle participe à de nombreuses expositions dont " Art Virtuel " à l'Espace Landowski, "@rt-Outsiders" en 2000. 

 

L'artiste Sophie Lavaud est titulaire d'un DEA d'arts plastiques, option Esthétique technologie et création artistique à l'Université de  PARIS VIII. De plus elle est titulaire d'un diplôme national d'intégrateur multimédia. Sophie Lavaud est devenue Madame Fred Forest à la suite d'un techno-mariage sur la toile du Net avec Fred en Mars 1999 dans la Commune d'Issy-les-Moulineaux.

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Coupure de Presse sur le " Techno-Mariage " de Fred Forest et Sophie Lavaud  

 

                     Il est certain que le marché de l'art en entrant dans le 3eme millénaire et l'ère du numérique va devoir s'ajuster, à un moment ou un autre, à d'autres types de "produits". Il l'a déjà fait, nécessairement, quand sont apparus, successivement dans son histoire, la lithographie qui inaugurait en quelque sorte l'ère du multiple, la photo, le happening, la performance, l'installation, la vidéo, etc... L'économie de l'art à l'heure actuelle repose encore, essentiellement, sur une économie fondée sur l'échange et la commercialisation d'objets dûment matérialisés. Si on prend comme modèle les développements du commerce dans d'autres secteurs de l'activité humaine, on constate combien l'économie de l'information, "immatérielle", prend de jour en jour une importance grandissante dans notre vie quotidienne. Il ne fait aucun doute que des mutations liées au numérique affecteront dans les années à venir l'économie de l'art, la circulation de son information, la nature de ses supports et, inévitablement en conséquence, sa portée symbolique. Certes la fonction "décorative", dévolue à l'art depuis toujours, subsistera encore, peut-être sous forme d'écrans plats à cristaux liquides. Des écrans plats diffusant ( pourquoi pas ? ) des bandes alternées, en rapport avec le papier peint de votre salon, comme d'autres accrochent des pommes dans un compotier, des sous-bois ou des couchers de soleil. Mais l'art en train de se faire et de s'inventer, aujourd'hui, sera ailleurs. Il sera dans ( et sur ) les réseaux d'Internet !

 

PORTRAIT_2_sature_expo   Le développement des ventes en ligne, qu'on peut déjà constater, grignotant peu à peu les usages du commerce traditionnel, la multiplication de start-up comme opérateurs actifs du commerce de l'art sur Internet est la preuve, tangible et irréversible, de cette évolution (révolution). Selon l'étymologie, le mot "esthétique" désigne une connaissance du sensible. Il ne s'agit pas pour nous ici de disserter sur une catégorie abstraite. Il s'agit, plutôt, de chercher à comprendre comment ce monde du sensible "technologique", affecte désormais directement les individus que nous sommes et, par voie de conséquence, l'art lui-même ! Si nous n'en avons pas encore une conscience claire, ni individuellement, ni collectivement, les artistes sont là pour nous le rappeler. C'est une fonction qu'ils ont assurée tout au long de l'histoire de l'art et de l'humanité, en s'efforçant toujours de rendre visible l'invisible...

 

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L' art des réseaux participe à une esthétique de notre temps. Une esthétique conditionnée par un environnement informatique sans cesse plus prégnant ; et une utilisation d'Internet qui se généralise, que ce soit dans le privé, le professionnel ou la formation, à un public de plus en plus large. Un effort nous est encore nécessaire pour le constater, car le monde qui nous est propre est encore celui qu'une acculturation millénaire nous a conditionnés à voir ... Pour comprendre donc ce qui nous est sensible aujourd'hui, une esthétique de tradition, uniquement philosophique, ou relevant d'une analyse du type "beaux-arts", ne suffit plus à l'évidence. Il nous faut procéder à un élargissement du champ esthétique, faire sauter les verrous universitaires et ceux de l'analyse critique traditionnelle des oeuvres d'art, ses spécialisations , ses cloisonnements. Les critères de l'esthétique de la communication dont nous avons esquissé les principe avec Mario Costa, dès 1983, s'efforçaient précisément d'intégrer, au-delà de l'esthétique traditionnelle, convenue, des données relevant des sciences humaines, des sciences exactes, des neurosciences, enfin de tout ce qui est susceptible, sciences ou non, d'apporter une connaissance à son objet, qui est celui du "sensible". Nous vivons désormais dans un monde où tout est intimement imbriqué, un monde dans lequel les phénomènes biologiques, psychologiques, scientifiques, sociaux et environnementaux sont interdépendants. Pour tenter de toucher à la "sphère" du sensible, il faut mettre en oeuvre une approche systémique. La méthode discursive et linéaire d'hier est impuissante à le faire.

ART SOCIOLOGIQUE

Incapable de couvrir les champs multiples qui s'ouvrent avec Internet. A travers une modification progressive de nos systèmes de valeurs, de nos systèmes de pensée, de nos perceptions, nous passons sensiblement d'une vision mécaniste de la réalité à une conception holistique. Le monde de la communication, la structure en maillage des réseaux, les notions d'interactivité qui lui sont propres, nous introduisent dans d'autres formes de schémas mentaux. La notion d'objets séparés fait place dans notre conscience à une perception globale. Le rythme, les flux, sont plus importants que l'objet qui le produit. La réalité qui nous entoure est vécue sur le réseau comme une danse ponctuée par les cycles d'informations. Dans certains moments de notre vie, particulièrement riches, nous ressentons ce synchronisme qui nous met en harmonie avec l'ensemble de l'univers. Internet développe et favorise ce type de perception. Comme si dans ces moments, précisément, toute forme de séparation ou de fragmentation de notre conscience se trouvait miraculeusement abolie.

 

ESTHETIQUE COMMUNICATION

Cette évolution amène inévitablement les artistes à s'approprier d'autres types d'outils pour produire le symbolique propre à leur temps et traduire sa sensibilité, dans un monde où le fonctionnement de l'art va s'exprimer désormais, non plus en termes d'objets isolés, mais en termes de relation et d'intégration. Les oeuvres, les données, les systèmes d'art, seront appréhendés comme des "touts" intégrés. Des touts intégrés qui ne pourront en aucune manière se diviser ou se réduire à l'inventaire des parties constitutives dûment matérialisées.

TERRITOIREMONACO                                   

 

INSTALLATION TECHNIQUE " TERRITOIRE DU MÈTRE CARRE " DE FRED FOREST A IMAGINA EN PRINCIPAUTÉ DE MONACO AVEC GÉRARD DIACONESCO

Ce qui fonde "l'œuvre"( mais n'était-ce pas déjà le cas hier ? ), ce n'est plus tant son support matériel, sa représentation picturale intrinsèque, mais ce qui précisément n'est pas immédiatement perceptible à nos sens, au premier niveau, tout en l'étant à notre sensibilité, à notre intelligence. Les notions de dispositif, de connexion, de système, de mise en relation, d'interactivité, de présence à distance, d'action à distance, de virtualité prévalent désormais dans les nouvelles formes d'art qui se cherchent sur Internet. 

OSAKA1970

 

Installation Technique Performance diaporama de Fred Forest à OSAKA ( Japon ) en 1970

 

Les techniques électriques, électroniques, informatiques, le réseau Internet, lui-même, nous ont introduits dans la société d'information et de communication. La société des NTIC, comme on l'appelle de façon barbare. Ces techniques sont au cœur des changements intervenus dans la vie sociale depuis un siècle, modifiant notre environnement physique, mais aussi nos représentations mentales. Électricité, électronique, informatique et, aujourd'hui, Internet fournissent aux artistes de nouveaux instruments de création. Ce qui est déterminant, c'est la transformation de notre environnement, chaque jour un peu plus dans ce sens, et notre rapport d'ajustement, sans cesse en évolution avec une réalité mouvante.

 

J'ARRETE LE TEMPS

 

 

INSTALLATION SYMBOLIQUE ... MAIS SUR LA TOILE DU NET  " J' ARRÊTE LE TEMPS " DE FRED FOREST

 

En proposant des systèmes de communication comme "oeuvres" à saisir dans leurs fonctionnalités, leurs mouvements, leurs flux, leurs rétroactions, sur le support globalisant et planétaire d'Internet, l'artiste de la communication prétend, tout simplement, modifier nos habitudes de perception, prétend inciter sur nos comportements perceptifs et l'interprétation même de l'art. L'enjeu véritable de l'art contemporain, que je préfère pour ma part appeler "l'art actuel", se situe bien au-delà, désormais, du statut de l'image et du statut de la forme. Il se joue autour du rapport que nous entretenons dans notre relation au monde avec ce que nous nommons, communément, "réalité". Réel ? Virtuel ? Où se trouve donc aujourd'hui la véritable appréciation que nous pouvons avoir du monde ? C'est vrai qu'un chien représenté sur un tableau dans une scène de chasse n'a jamais mordu personne. Ce n'est pas si sûr qu'il en soit de même, demain, pour un avatar, lorsque le programme de réalité virtuel aura été connecté à un dispositif de robotique. Aux problèmes esthétiques s'ajoutent des interrogations d'ordre éthique. En arrière-plan, des comportements esthétiques qui évoluent en fonction de l'évolution des technologies, ce que proposent les artistes, notamment ceux qui créent aujourd'hui sur Internet, c'est en fait la constitution de nouveaux modèles anthropologiques.  

 

Fred Forest

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FRED FOREST A NICE DEVANT LA STATUE DE JOSEPH GARIBALDI L'UNIFICATEUR NICOIS DE L'UNITE NATIONALE ITALIENNE AU IXXe.SIECLE - PHOTO PRESSE Gérard Diaconesco - C. COPYRIGHT

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FRED FOREST ( RETROSPECTIVE )

 

 

FRED FOREST ( RETROSPECTIVE )

 

 

Rétrospective du parcourt sans faille d'un artiste atypique hors du commun "Fred Forest" suivi en cela durant près de 15 ans par un journaliste qui au fil du temps deviendra son ami et "disciple " dans cette quête de la "connaissance et du savoir" avec les outils des nouvelles technologies de l'Internet...

Photos et films Copyrights DIACONESCO.TV

 

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